A
partir du 13ème siècle
apparaissent les premières mentions concernant la
paroisse de Pezuls, en 1283 il est question
de La parochia de Pesulio.
Une tradition populaire transmise à travers les ans,
que l'on retrouve dans de nombreux écrits anciens,
fait de Pezuls un lieu de convalescence des religieux
de l'abbaye de Paunat. Leur habitation, dont les
vestiges ont subsisté jusqu'au milieu du 19ème siècle,
était située au sud de l'église. Elle communiquait
avec celle-ci par une petite porte voûtée. L'emplacement
de cette ouverture, murée depuis fort longtemps se
remarque encore de nos jours.
Toujours d'après cette tradition il a existé, il y
a très longtemps, une église ou chapelle au Nord Ouest
du village. Il se peut même que là était l'église
paroissiale, l'église actuelle étant la chapelle des
religieux de Paunat. Rien ne permet d'en déterminer
l'emplacement exact ni l'époque et les causes de sa
disparition.
La Fontaine Ste Anne est située auprès de l'église,
on y venait en dévotion, les anciens assuraient que
son eau prenait la couleur lactée avant les orages.
Le manoir du Puy de Rèze, 18ème, occupe l'emplacement
de l'ancien château. C'est à cet endroit, dominant
la vallée conduisant à Trémolat, que se dressait le
Castrum de Podio Daregas. L'origine de ce repaire
noble était très ancienne, c'est là que naquit
Guillaume de Cendrieux de Pédevèges qui fut le
quatrième évêque de Sarlat, de 1334 à 1338.
Avant d'être démoli et remplacé par le manoir actuel,
par la famille Duchassaing de Fonbressin, le château
appartenait aux Lostanges. Dans la liste des hommages
au Comte, en 1541, figure Bertrand de Lostanges, seigneur
de Ste Alvère et de Puydarège. Depuis 1609, bientôt
400 ans, la cloche de l'église Ste Anne porte gravé
sur son flanc le nom de son parrain: Louis de Lostanges.
Le 19ème siècle modifia légèrement le bourg de
Pezuls. De cette époque date le passage de la
route Port de Couze à Bretenoux ainsi que celle de
Ste Alvère à la station de chemin de fer de Trémolat.
De 1877 à 1883 toutes les vignes furent touchées par
le phylloxera, provoquant leur disparition et l'exode
de beaucoup de paysans. La population passa de 474
à 262 habitants en 20 ans. Au début de notre siècle
une amélioration apparaît, malheureusement la Grande
Guerre survient et la baisse de la population continuera
inexorablement jusqu'aux années 1970.
Lueur d'espoir, à l'aube du troisième millénaire,
nous assistons à l'installation de nouveaux habitants
qui viennent rejoindre cette sympathique communauté
: celle des Pezulois.
Recherches
historiques et texte de Francis Castillon