04/11
Au fin-fond de la province
reculée, on peut se rendre compte à quel point les
orthodontistes déconnent, deux défenses
d'éléphant sacrifiées rien que pour les incisives
de Christine Lagarde et, aujourd'hui, François Cluzet qui ne
peut même plus fermer la bouche… trop, c'est trop !
Si tu ne viens pas à Lafferiére, Lafferiére viendra à toi !
03/novembre
La saison des prix bat son plein, les palombes sont presque toutes passées (d'après Sud Ouest, 545 349 à Urrugne), les rosés des prés sont là, on attend les cèpes avec impatience.

Marie reste calme, Delphine n'est pas déçue pour autant

Rue des Saints Pères, les attachées de presse
ont préparé un "petit quelque chose" pour Fredo
(au premier plan, Fasquelle reste dubitatif)

Pierre Michon remercie Hélène Carrère d'Encausse
d'avoir voté utile
30/10
Pierre "pot-au-feu" Michon, grand prix de
l'académie française !
Télérama se réjouit… évidemment !
L'académie, les curés et les
académiciens ne se trompent jamais, ils peuvent lever
à
plusieurs verstres un lièvre académique, serait-il
camouflé sous les défroques les plus exotiques…
le galbe reconnaissable entre tous d'un pied de chaise Louis XVI
foiré par le Faubourg Saint Antoine ! Le cassoulet à la
mode de… Le calendrier des Postes de guingois au dessus du
congélateur ! Le vin de table revisité par un
couple de "jeunes vignerons venus de la com'" ! Le vintage
relooké, la rillette reconstituée !
Surimi ! Sons et lumières ! Puy du Fou ! L'encensoir brandi… l'aisselle de sacristain !
Pétain de sort ! Ça craint… Encore heureux, le
mois prochain, je vais chasser la palombe et ramasser les
cèpes dans le 24 sans en chier une pendule (avec le cadran
émaillé et le balancier en cuivre).
En tous les cas, chevalier de la Légion d'honneur, grand prix de
l'académie française, cette année, le rebelle est habillé pour l'hiver…
29/10

Chantal part en week-end le jeudi
28/10
J'ai si peu de choses à faire et de tellement peu d'importance que je ne sais pas par laquelle commencer.
27/10
Pascal Quignard de Chardin.
26/10

Carambolage monstre au départ du Prix Marcel Duchamp
25/10

Perrotin a fait les frais
(en cash)
23/10
Passé hier à la Fiac.
Cour Carrée du Louvre, 90% des artistes exposés devraient
reverser 10% à Présence Panchounette, en tous les cas, je
pourrais signer à moi tout seul 90% des "pièces" exposées. Qu'ils les
fabriquent à ma place me convient plutôt, qu'ils ne
m'applaudissent pas dans les allées m'indiffére, qu'ils
ne se découvrent pas en ma présence ne m'affecte pas, il
n'y a que pour le pognon que j'ai comme un regret.

.
"Ça va barder, je vide les caisses !" menace le délégué aux arts plastiques,

tandis que son assistante surveille les arrières
Et pas un seul Combas (mais un Bernard Buffet) !
Trente ans après ou presque, c'est une sensation étrange
d'être de nouveau le
"jeune-écrivain-qui-envoie-son-manuscrit-par-la-poste". Les
résultats sont les mêmes (ou presque) : Yves Pagès
(
Verticales) a confié sa désolation à mon
répondeur (c'est courageux) ; Dominique Gaultier (
Le Dilettante) m'a fait parvenir (c'est élégant) un
compte-rendu de lecture, œuvre d'un(e) stagiaire qui ne s'est pas
rendu compte que je n'avais confié que la première
partie de mon texte à son employeur ; le pompon pour l'instant
à Sylvie Gracia (
Le Rouergue) qui m'a envoyé un mail pour
me demander de lui téléphoner afin de me dire qu'elle ne
me publierait pas (l'adjectif me manque).
On ne sait ce qui l'emporte du mépris ou de
l'indifférence. En tous les cas, pour l'instant, la
grossièreté et la vulgarité se répartissent
les rôles à la perfection.
Ça me rajeunit, mais des fois, il faut bien le dire, ça
m'affecte un tantinet (n'oublions pas que, contrairement à ce
que l'on pourrait penser, le vieillard devient fragile…
l'ostéoporose et le bris aisé du col du fémur sont
là pour le prouver).
J'ai toujours vaguement publié
contre mes éditeurs
(quelquefois même
carrément contre), mais là, je
crois que le temps du grand divorce est venu. Ce qui est étrange
(mauvaise nouvelle pour tout le monde !), c'est que ça ne me
décourage absolument pas… ça m'excite.
Ça tombe bien aussi, ils sont FOUTUS !
21/10
Enorme coquille cette semaine en couverture de Marianne, il ne fallait pas lire : "Jean Sarkozy, la goutte d'eau qui
fait déborder le vase", mais bien : "Jean Sarkozy, la goutte d'eau
qui fait déborder la vase".
18/10
Je me sentais seul, mais je suis
un peu rassuré depuis que j'ai lu (in BibliObs) que Didier Jacob se posait des
questions sur les molécules utilisées par Marie-Laure
Delorme, il penche pour les amphétamines… j'y crois pas
trop, mais enfin !
Dans un petit supplément de sa
rubrique hebdomadaire du Journal-du-Dimanche-qui-paraît-le-samedi, notre critique psychédélique en descente de psychotropes
signale que deux auteurs "au centre de la rentrée
littéraire par (sic) le succès de leurs romans" :
Marie NDiaye et… (pour changer un brin) Justine "j'ai-demandé-un-I.pod-pour-Noël-papa-m'a-refilé-l'epad-à-la-Toussaint" Lévy (qui, toujours modeste, a vu dans Blonde l'histoire de sa propre mère) admirent Joyce Carol Oates (moi aussi d'ailleurs, qui ai vu dans Blonde l'histoire de Marilyn Monroë), mais pourquoi donc cacher que Joyce Carol Oates voue un véritable culte à Justine Lévy ?
Un certain Marc Beigbeder, natif de Salies-de-Béarn, a publié
Les Cacagons chez Robert Morel en 1966. Un parent ?
17/10

Fred adore Gérard Garouste

Eric, pas trop

Frédéric arbitre les élégances
(et distribue les cartons jaunes)
13/10
Ceux qui voient la poésie dans l'effusion ont tendance à ne pas l'apercevoir dans l'effusion retenue.
C'est (un peu) la même chose que le happy-end obligatoire
après des tomes de noirceur et des tombereaux d'ignominies, peu
importe la réalité pourvu qu'il y ait la
possibilité d'une rédemption.
12/10
Le premier qui dit "mise en abyme", je lui colle un bourre-pif !
Celui qui dit "choral", je lui fous ma main sur la gueule.
Et si l'on imaginait que la France était aujourd'hui
l'équivalent de la Principauté de Monaco dans les
années 60/70/80 ? On ne serait pas loin de la
réalité : la Principauté de France !
Les Garibaldi (une espèce de famille Duraton) compris…
Georges-Olivier illumine le vestibule
11/10
Mon dernier livre prié d'aller se faire voir ailleurs, Jacques Chessex mort, il n'y a
plus beaucoup d'écrivains pour se garer rue des Saints-Pères.
Chantal met l'accent sur l'événementiel
09/10
Retrouvé dans le Monde des Livres la trace de Jacques Serrano, tromboniste de formation, il s'occupe à Marseille (d'où il est natif) d'une "Semaine de la pop philosophie" !
D'après ses dires, Jacques Serrano aurait créé ces
rencontres pour remédier "au déficit intellectuel et
conceptuel du monde de l'art après les années 80" et
à "l'intense connerie" du dit monde.
Franchement, je le crois tout à fait incapable de
remédier à quoi que ce soit, je me souviens
de lui comme l'un de ceux qui traînaient à la fin des
vernissages dans l'attente de la gamelle en tenant des propos amphibies, et
de sa tentative un peu piteuse
d'entamer une carrière artistique au moment où la
crise de l'art pointait son nez. A l'époque, la "connerie du
monde de l'art" n'avait pas l'air de le gêner vraiment, il voulait
même y participer à toute force, et je ne me souviens pas
l'avoir entendu remédier d'une quelconque manière au
"déficit intellectuel et conceptuel" qui l'afflige aujourd'hui.
Ce n'est pas ce qui est dit de cette "Semaine de la pop philosophie"
qui me fera changer d'avis… on y a fait jouer Aristote au
football (l'OM va mal) ou repéré les "analogies de
structure entre la Phénoménologie de l'esprit
de Hegel et les bluettes dégoulinantes de Barbara Cartland"
à l'Underground Café et ailleurs… le plus con des
années 80, phraséologie à pomper les subventions
comprises.
08/10
La jeune fille de Fayard qui s'occupe de Mal Tiempo de David Fauquemberg n'est pas du genre à lâcher l'affaire, elle a obtenu un article dans le Monde des Livres. Mes sincères félicitations.
C'est un nommé Niels C. Ahl qui s'y est collé, il a
du mérite ; il en oublie parfois ce qu'il écrit lui
même : "David Fauquemberg, né en 1973, est de cette race
d'écrivains-là et il le revendique volontiers" ! On peut se
demander de quelle race il s'agit, en revanche, on apprend que le Fauquemberg "ne manque
pas de squelette" (il n'est donc pas handicapé),
et qu'il "peut changer de style, l'écriture reste la
sienne" (propriétaire d'un squelette, il reste cependant souple comme la méduse). On peut en juger colonne de
droite où l'on donne l'exemple du "travail sur la langue, sur sa
syntaxe et sa construction" de l'ex-prix Nicolas Bouvier. Morceaux
choisis : "Les boxeurs se sont retrouvés au milieu de la
diagonale, ils ont touché les gants à hauteur de hanche"
(faut se représenter la chose) ; "un crochet du droit l'a
giflé entre plexus et abdomen" (putain, je sais pas où
c'est, mais ça doit pas faire du bien) ; "le rythme du combat
était son apanage" (on n'en doute pas une minute, coco, mais
achète-toi un dico quand même) ; "Corto bandait sa droite
mais il s'est retenu"…
Il fait bien de se retenir le Corto des Epinettes, parce que,
franchement, y'a des crochets du droit entre la langue et la syntaxe
qui se perdent.
Comme le nom de l'auteur me plaisait, j'ai feuilleté Le Ciel de Bay City
: "les barbecues exultent"… pas mal ! Seulement, et dans le
même mouvement, "les skates bandent, dilatent
démesurément leurs roues…"
Retirons-nous sur la pointe des phalangettes.
Je donne sans hésiter les deux livres précédents pour cette trouvaille
d'Antoine Blondin à propos de la Comédie Française
: "le Racine Club de France".
Karim, natif de Villetaneuse, responsable export, s'est
embrouillé avec les flics dans le RER… on ne saura
évidemment pas qui a tort ou raison (la Police des polices est sur le coup), mais l'on apprend que Karim
fait 300 (TROIS-CENTS) kilomètres par jour (par JOUR) pour
se rendre à son travail et que ça lui prend 3 (TROIS)
heures 35 (TRENTE-CINQ) ; je ne sais pas pourquoi, mais j'ai tendance
à trouver quelques circonstances atténuantes à
Karim de Villetaneuse.
Deux choses en passant sur
l'affaire Mitterrand… Quelle affaire, mon Dieu ! A la
mesure de nos préoccupations ou : en quoi se faire sucer la bite
outre-mer par des pugilistes quadragénaires invaliderait la fonction ministérielle ? A ce
mètre là, il faudrait déchirer la carte
d'électeur de tous ceux que l'on entend la nuit étaler
leur misère sexuelle sur Oui FM, Sky Rock, etc.
Un
A la sortie d'une émission de télévision où
il n'avait rien pu dire et alors qu'il s'en plaignait à voix
basse, Frédéric Mitterrand avait chuchoté le
conseil suivant à l'un de mes amis : "Il ne faut pas venir
là !" (sous-entendu, si l'on a quelque chose à dire). C'était "gentil" (en réalité, pas du
tout) et l'écrivain Mitterrand déterminait ainsi
là où il fallait aller et là où il ne
fallait pas ou plutôt, là où il pouvait aller sans risque puisqu'il était ce qu'il était (que
n'était pas mon ami) ; il semblerait, aujourd'hui, que le
ministre Mitterrand soit allé là où il ne
fallait pas.
Si jamais il est obligé de se démettre, je
lui dirais juste (puisque je suis gentil) : "Il ne fallait pas aller là !"
Deux
Tout le monde aura tendance à
trouver que c'est "la maman" qui
parle par la bouche de Marine Le Pen, en réalité, je
trouve plutôt que c'est "la putain".
Je suis sûr aussi que pas grand monde ne comprendra ce que je veux
dire, mais où la confusion règne,
l'intelligence se raréfie.

Chantal essaie de tenter quelque chose
07/10
"Bob" est mort.
RIP
Je suis l'avant-dernier à me réjouir de la mort de qui
que ce soit, mais je ne peux que vérifier, en parcourant les
éloges funèbres, la justesse de mes préventions
sur le positionnement
politique
de la bande dont il était l'un des seconds de patrouille,
il s'y évoque surtout (souvent sur le mode de la
dénégation) le "sang" et la "terre".
Toros ! Mao ! Torah !
Mouais… Mouais… Mouais…
Marine est copine avec Superwoman
06/10
C'est la rentrée littéraire ! Combien je regrette de ne pas y participer,
noyé parmi les centaines de génies lâchés
dans le bassin à poissons rouges…
Maoïstes ("Encore !") : criminels d'une guerre qu'ils n'ont même pas menée.