Société d'Histoire et d'Archéologie de Lorraine

Section de Sarrebourg


Histoire de la SHAL au pays de Sarrebourg

Comme le temps passe !

Bonne lecture ! Depuis la fondation de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Lorraine à Metz en 1888, en passant par la constitution d’une section autonome sarrebourgoise en 1903, notre société s’est attachée à promouvoir les richesses de notre patrimoine local.

Afin de mieux nous faire connaître, nous vous présenterons à travers ces quelques lignes un bref rappel historique des actions et évolutions qui ont marqué la vie de la S.H.A.L. - Section Sarrebourg depuis plus d’un siècle.

Dès 1884 un article paru dans la « gazette de Sarrebourg » relate la rencontre des membres de la S.H.A.L. autour des fouilles de la villa gallo-romaine de Saint Ulrich. En 1903, une quarantaine de sociétaires résidant sur la région de « Sarrebourg-Phalsbourg », proposent la création officielle d’une section sarrebourgoise afin de permettre une meilleure autonomie d’action et de gestion vis-à-vis de la maison mère, qui se trouve trop éloignée.
Jusqu'à la première guerre mondiale le nombre des adhérents ne fait qu’augmenter pour atteindre la centaine. Ils se répartissent sur cinq communes de l’arrondissement : Abreschviller, Dabo, Fénétrange, Lorquin et Sarrebourg. Le Mythraeum, actuellement exposé au Musée de Metz


Cette période est marquée par des découvertes exceptionnelles comme celles du Mythraeum exposé de nos jours au Musée de Metz et qui reste une des pièces maîtresses de celui-ci. L’intense activité archéologique autour des fouilles de Saint Ulrich entraîne en 1905 la création du Musée archéologique de Sarrebourg.




Dans le domaine de l’histoire, les publications de sociétaires sarrebourgeois furent nombreuses et diverses. Après un temps d’arrêt provoqué par les événements de la première guerre mondiale, la société reprend ses activités en 1923.
Le travail réalisé par la S.H.A.L. englobe aussi bien l’archéologie celtique que gallo-romaine, l’histoire des régions qui s’y rapporte mais son attention se porte aussi sur l’art populaire, les croix des chemins et plus généralement à tout le domaine du patrimoine.
Le programme de la S.H.A.L. peut se résumer ainsi : maintenir le rayonnement culturel du groupe au moyen de conférences d’intérêt général, mettre en valeur les collections et les enrichir.
Puis c’est l’interruption douloureuse de 1940-1945, le groupe est disloqué. Après la guerre la section se reconstitue pour atteindre le nombre de 150 membres. Elle reprend ses conférences mais celles-ci auront désormais pour thèmes des sujets d’histoire et d’archéologie.

Les ruines de la villa de St Ulrich


En plus des prospections de Saint Ulrich commença en 1946 le sondage de Bettborn; c’est aussi la découverte puis les fouilles de l’officine de la céramique à Mittelbronn. Au printemps 1953, on découvre alors la première estampille de Satto, en octobre ce sont 18 estampilles mises à jours, ainsi que 1000 tessons ornés et une cinquantaine de vases entiers. Les campagnes de 1954 et 1955 furent les plus importantes fouilles que notre section ait jamais entreprises.


A partir des années 70 des changements importants marquent l’activité de la Société. Depuis sa création en 1905 le musée fait partie intégrante de la S.H.A.L. mais à partir des années 60, il est question de la municipalisation de celui-ci, cela fut l’occasion de nombreux débats passionnants et passionnés. Cependant de graves problèmes financiers et de temps de gestion font que le musée est municipalisé. Les recherches archéologiques menées à Saint Ulrich malgré une équipe très soudée, ralentissent petit à petit et furent abandonnées pour des raisons législatives mais également financières. Le travail archéologique devient désormais le domaine de professionnels qui lors des fouilles font appel aux membres bénévoles de la S.H.A.L., ceux-ci sont alors souvent le relais d’informateurs de découvertes.

Depuis 1988, les orientation de la S.H.A.L. sont différentes tout en restant dans les droites lignes définies par les statuts de la Société. Les fouilles archéologiques n’étant plus de son domaine, la nouvelle direction met désormais l’accent sur les recherches historiques, les publications et le recensement de notre important patrimoine.
Le nombre de nos sociétaires s’est grandement accru et atteint presque les 300, répartis sur une cinquantaine de communes.
Grâce au soutien et à l’aide de la municipalité de Sarrebourg, qui a mis à notre disposition des locaux fonctionnels, notre Société peut poursuivre son long travail d’inventaire afin de le faire découvrir à nos concitoyens et le transmettre à ceux qui nous succéderont.

Nos objectifs aujourd’hui peuvent alors se résumer à trois axes :

Mieux connaître le Pays de Sarrebourg pour l’aimer d’avantage.
Connaître son passé, pour comprendre le présent.
Constituer une mémoire collective écrite pour les générations futures.

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