la ReFeRe
Album n°19 (Le kilomètre zéro)
C'est, d'après les plans actuels, au-delà de l'Académie (à droite), avec sa célèbre statue.
Là, plus à gauche, tout au bout, fut construite, se trouve, se meut par rotation autour d'un axe vertical , se laisse perfectionner et inclure dans un environnement à sa mesure et vient se faire admirer de partout une plaque tournante géante.
Ç'est géant ! Ça existe ? Oui, puisqu'on en voit dans pas mal de réseaux anglais et, surtout, dans l'excellent Micro Layout Design Gallery.
C'est, fonctionnellement, l'aboutissement des voies des réseaux, leur
réunion en chair et en os, le point de retournement et de rebroussement
de tous les convois. Un lieu à hautes valeurs
symbolique (*) et technique. Il
évoque tout à fait ce que les modélistes avisés
aménagent au bout ou derrière leur réseau et nomment
"coulisse".
Ça peut accueillir un train et lui faire faire demi-tour - ou même
les 14/21 des 360° ? Bien sûr, c'est fait pour ça . Et,
d'ailleurs, il n'y a rien plus loin : aucun train (en ce début du
XIXe siècle et à notre connaissance) ne poursuit
sa route au-delà, tous partent de ce point : cest l'alpha et l'oméga
du domaine de la ReFeRe, nommé plus simplement le kilomètre
zéro.
Au 1/87e, et tout-en-carton-sauf-les-rails, et pas fini du tout. Un long module terminal-terminus...

... Avec, entre les deux niveaux, une rampe d'une hardiesse...
Examinons de près ce qui se passe au bord de la plaque et demandons-nous comment la voie mobile fixée sur la plaque s'aligne sur la voie fixe fixée sur le paysage, comment le courant passe de l'une à l'autre, comment se meut la plaque et comment elle s'arrête pile poil où il convient...
Tout est dans le portique basculant , solidaire de la voie fixe- dont on
voit ici deux réalisations. Le fer en U renversé et en alu
vient s'enclencher sur le tube en laiton. Et, pour répondre aux questions
ci-dessus, tout fonctionne oculodigitalement - au doigt et à l'oeil,
avec 2 ou 3 doigts et en clignant de l'oeil s'il le faut . Y a-t-il couplage
moins délicat , plus complexe ? J'en doute.
En tous cas, ce monument ferroviaire si particulier, photographié
au soleil levant, a été choisi par le webmestre du site ReFeRe
pour en orner la une ! Qu'il soit loué
pour sa sagacité.
A suivre...
avril 2003
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* A la ReFeRe, à une certaine époque, on a décidé que les convois ne dépasseraient pas 4 unités (dont une motrice, normalement), ceci pour justifier un personnel de conduite pléthorique. Ah, songeons à la plaque tournante qu'il y aurait eu, s'il eût fallu qu'on y retournât des trains style US, de 60 wagons... [vu]