Entrée/home
Une expérience de modélisme ferroviaire
au 1/87e (H0e) / A narrow gauge model railway
la
ReFeRe
Inspiration - Aspirations -
Précisions - Réalisation
- Construction -Exploitation
- Prévisions
Glossaire
n°1 (vues du réseau, en
général et en détail, la façade et les
coulisses...)
n°2 (l'extension en construction)
n°3 (la zone intermédiaire
et les hésitations)
n°4 (la Tuyauterie)
n°5 (une
grue)
n°6 (des bâtiments...)
n°7 (encore des immeubles)
n°8
(au-delà)
n°9 (en voir le bout
?)
n°10 (la gare ou le souk ?)
n°11 (un aperçu de
l'au-delà)
n°12 (l'au-delà, c'est
ça)
n°13 (le poste d'aiguillage)
n°14 (dans les coulisses, tout au
fond)
n°15 (en
travaux)
n°16 (l'ASAF,
de bas en haut)
n°17 (détournements)
n°18 (la Bienveillance Durable)
n°19 (le kilomètre
zéro)
n°20 (vers la fin du monde)
n°21 (tout ce qui roule...)
n°22 (modules)
n°23
(l'Ovale)
n°24 (la Nuit)
Un état des lieux en juin 2005
Le tour de plaine en décembre 2005
Quelques considérations sur la
peinture..., sur la fabrication de
wagons...,
Cahier technique dec. 2005, le
Glossaire
Le dernier reportage d'un envoyé
spécial de TRAINS
Des liens internautiques
choisis.
Ci-contre : le km 7 fin janvier 2001et, tout en bas de la pile, en octobre 2001...
« [...] Le pays est pauvre, au regard des normes occidentales, mais une population laborieuse et ingénieuse réussit, en dépit de ressources naturelles très réduites et d'importations limitées aux produits de première nécessité, à y maintenir des services d'un bon niveau. Et quel n'est pas l'étonnement du touriste d'y voir installé et entretenu un réseau de chemin de fer dense, actif, utile et efficace, quoique pittoresque, à commencer par son nom de ReFeRe (prononcer "référé" - Réseaux Ferrés Réunis). Hors normes sur le plan technique, son fonctionnement est, selon plusieurs observateurs, « assez chaotique » ; par ailleurs, le coût de sa maintenance, des acquisitions de matériel et des extensions projetées sont dénoncés par les experts de la Banque mondiale, tandis que les Ecologistes crient au saccage d'espaces encore libres. Mais cet ancien chemin de fer (ou « tramway ») colonial fait partie du paysage (qui n'est pas spécialement beau) et du patrimoine (pas spécialement riche, par ailleurs). Petit train contre voiture, combien de temps tiendront-ils ? [...] [R]
Réaliser, module après module, un réseau à l'échelle HO représentant des éléments du « petit train » (le journaliste est un peu méprisant ?) évoqué ci-dessus, avec une extrême fidélité aux spécifications, aux détails et à l'ambiance de ce réseau exotique, tels que je les imagine. [R]
Une vue d'un premier module (50 cm de long, 32
de profondeur) - état en novembre 2000

L'élément central est un atelier d'entretien pour wagons et
engins moteurs, à deux voies, qui se situe sur le plan
intermédiaire. Sa toiture est surmontée d'installations techniques
et d'un réservoir. A gauche : un pont transbordeur. Devant, un quai
(sur 3 étages, en fait...). A droite, une cour - mais au niveau
inférieur, où sont construites 3 voies parallèles. Au
premier plan, une structure - qui prolonge l'avant-corps du bâtiment
principal - héritée d'un ancien usage des lieux (il devait
y avoir là des trémies de chargement). Au fond, l'infrastructure
de la voie supérieure (tramway-métro) qui surplombe des cabanes
de cheminots (un demi wagon récupéré, au dessous de
l'indication en bas-relief "KM 7") avant de s'engager sur un viaduc en
béton imitant les viaducs en fonte...
Cet extrait de presse est bien laconique. Une recherche sur Internet (la visite des lieux n'est pas possible dans les circonstances qu'on connaît) a porté sur les aspects ferroviaires mais aussi architecturaux, climatiques, paysagers, agricoles, hydrologiques, sur la faune entomologique et pour savoir si les paraboles sont autorisées.
Les points importants sont :
- le réseau de chemin de fer est à voie étroite (77,7 cm), un écartement choisi à l'époque par isolationisme (et radinisme, selon une source connexe) ;
- il assure le transport de voyageurs, d'animaux et de marchandises grâce à des wagons disparates, rachetés d'occasion et modifiés (améliorés, disent les cheminots locaux), tirés par des locotracteurs de différents modèles, alimentés au carburant local. La plupart des wagons sont à bogies, bien que courts ; ils ont munis d'un gros attelage central ;
- les signaux, rares, sont inopérants, ce sont des reliques. Les mécaniciens communiquent par Internet (à vérifier) avec une radio de secours ;
- le réseau a un plan qui est incompréhensible à qui ne sait pas qu'il résulte de rachats et de fusions-acquisitions (et, à une certaine époque, de confiscations) de compagnies de tramway, de lignes de banlieue, d'une jonction capitale-principal port maritime, de la desserte de la station d'estivage des cadres de l'armée et de l'administration, de compagnies d'exploitation de marnes et de granulats, de fabrication de plaques de fibrociment, de dessertes de mines d'amiante, etc.
- à l'est de la capitale, dans le proche péri-urbain, la compagnie gère, en contre-bas d'une banlieue linéaire un peu sinistre, un enchevêtrement de voies qui desservent ses ateliers et dépôts, un « noeud ferroviaire » tout particulièrement inspirant pour le modéliste, connu comme "le kilomère 7" ;
- un détail, mais mieux vaut prévenir : les normes de sécurité le long des voies n'ont rien à voir avec ce que nous connaissons. Photographes éventuels, attention ! Rambardes et garde-corps, quant ils existent, mals conçus et d'un seul côté des ponts, tunnels trop étroits et sans refuge (idem le long des murs de soutènement), passages « planchéiés » en matériau glissant et piégeux... ;
- le climat est aride, la pollution extrême : rien ne pousse qui dépasse la taille d'un lichen;
- les bâtiments d'habitation comme les ateliers et entrepôts sont de bric et de broc, en fibrociment (qui parfois imite la brique ou le parpaing !) et plaques (étonnamment minces) d'une sorte de béton ; pas la moindre tuile ni le moindre mur de pierre (même en imitation de) visible des emprises ferroviaires ; le sol est de cailloux friables, blancs, avec pas mal de poussière ;
- très surprenant : les fils de téléphone ont été démontés il y a peu (tout passe par micro-ondes et radio) et le réseau électrique est enterré ;
- la publicité commerciale est interdite et point n'est besoin de préciser qu'il n'y a pas de tageurs en liberté dans ce pays... ;
- le français reste la langue du ministère des Transports et des cheminots (comme en Ethiopie !). [R]
Les renseignements ci-dessus définissent un cadre contraignant et frustrant (?) : pas d'arbres à floquer, pas de fils arachnéens à accrocher à de microscopiques isolateurs, pas de murs en meulière à sculpter...
Vue de deux modules (encore en construction) mis
bout à bout pour la mise au point des raccordements
Par ailleurs, les moyens alloués à la réalisation de la maquette fixent eux aussi des limites :
- de la voie « n » du commerce, au mètre (Peco) (9 mm = 77,7 cm, quelle aubaine !), des aiguillages de la même marque, à commande digitale dans un premier temps ;
Aiguillages installés (collés) avant
les travaux de finition
(en
haut, à gauche, une barre de commande passe sous les voies dans un
caniveau ;
les tronçons de voie sont isolés - ça peut servir...)
- des locos et des wagons "d'occase" autant que possible, mais roulants (ça se vérifie obligatoirement), à l'échelle N, qui seront déshabillés et rhabillés en H0 ;
- du carton (bristol, papier aquarelle 300 g, carton gris, carton bois,
cartonnette...) pour la base du circuit, les infrascructures (voies), les
surperstructures (ponts, bâtiments, murs), les caisses du matériel
roulant (locos, wagons), les accessoires (grues, pont transbordeur, lampadaire,
établi, échaffaudage, rambarde...), bref pour tout ;
Vue oblique du même lieu, où l'on distingue, bâtis en carton, les 3 plans du réseau : bas (avec les aiguillages ci-dessus), moyen (une voie serpentante) et haut (avec l'amorce d'un viaduc)
- avec parcimonie (par religion) : du profilé plastique, du tube, de la gaine de fil électrique, du carton imprimé « briques », du tulle et de la résille à saucisson, du fil laiton dressé ;
- avec parcimonie (par économie) : des bonshommes Preiser à peindre, des fûts, des diables, des volants, des vélos, des valises...
- pour fixer le tout : de la colle à bois Sader rapide (très occasionnellement de la superglu, de la colle à plastique, de la soudure...) ;
Un premier essai de locotracteur et wagon (bristol,
quelques profilés plastique, celluloïd, peinture acrylique) sur
base N
![]()
- pour recouvrir le tout (et durcir le carton), des peintures acryliques (peu de couleurs mais de bonne qualité), étalées au pinceau, à la brosse, au mini-rouleau, au couteau, en empâtements ou lavis ou mouchetures ou glacis... toujours en plusieurs couches, avec ponçage(s)... ;
- de la pierre calcaire broyée (au marteau) et tamisée, utilisée collée ou mélangée à de la gesso ou de l'acrylique ; des fragments plus gros, éventuellement colorés par trempage dans un jus acrylique et séchés ;
- du sopalin (et de la colle) pour les "montagnes" ;
Une vue d'atelier de l'atelier d'entretien du
matérier roulant

(carton lisse, carton vergé, papier aquarelle, papier estampé
"briques", celluloloïd, papier de verre pour le revêtement du
toit- qui n'est pas encore posé à l'époque de cette
photo -, peinture acrylique, fil de fer, brochette, etc.)
- comme outillage : le classique (cutters sécables, règle longue et lourde, tapis de découpe, réglettes, équerre, pinces, mandrin, perceuse...) et, indispensables, diverses cales à poncer, du gros modèle de menuisier à la brochette gainée de papier de verre fin ;
- un emplacement en ville et un autre à la campagne pour le réseau... d'où la fabrication de modules et le problème des raccords... [R]
La base est un sandwich « nid d'abeille » en carton gris de 2,5 mm (c'est léger et très rigide, jusqu'à 1 m de long au moins). Au dessus, plusieurs « strates » sur le même principe, avec entretoises (ou « couples ») dans le même carton, collé sur le chant, correspondant aux différents plans horizontaux du module. Le plan de la voie est un ruban de carton (plusieurs épaisseurs si nécessaire). Les piles de viaduc sont en carton, etc. La voie est collée avec du «ballast» en pâte, un mélange d'acrylique, de gesso et de poudre de pierre ou à la colle Sader-bois. Le module est ainsi constitué de tranches superposées, détachables pour interventions et fignolages (voire pour réorganisations futures).
La "géologie" du lieu : du carton de 1 à
2,5 mm d'épaisseur
: une strate bien rigide
Le plan ? Pas de dessin précis avant exécution, c'est comme de la sculpture libre, de l'art brut... Le rendu correspond finement au modèle (tout aussi spontané...). Mais une idée générale : une voie en hauteur, au fond, où circulera une navette pour les banlieusards ; une voie basse, en avant de la scène, pour les trains de marchandises, quelques convois de voyageurs à l'occasion ; entre les deux et à mi-hauteur, serpente une desserte d'installations diverses (les ateliers, dépôts, garages... voir au chapitre Inspiration ci-dessus). Au fond ? Un décor en bas-relief d'arrières d'usines et immeubles. Derrière lequel pourra cheminer une voie cachée ou se développer un autre monde, sur l'autre face...
Le module 1 sans dessus-dessous : une
démontabilité indispensable pour ce genre de construction sans
plan...
Actuellement, le parc comporte un locotrateur à bogies, un wagon pour
le transport des ouvriers, des fourgons, une citerne avec pompe, une citerne
sans, des plats porte-cadres, un petit plat à bords, un tombereau
à 2 essieux et 4 roues (photo
ci-contre)
. [R]
A partir d'un court module (50 cm), diorama statique, le réseau a dépassé les 2 m de long ! Il est prévu que les rails reçoivent du courant (pour faire se mouvoir le switcher) et des coupures (éclisses isolantes) ont été posées (peut-être judicieusement). Dans un premier temps et peut-être définitivement, au niveau de la desserte des voies de garage, on adoptera le système rhéostat/inverseur pour la commande de la loco (avec des interrupteurs pour isoler des sections de voies) et une commande digitale des aiguilles (c'est-à-dire au doigt). Pour la voie haute, où une navette devrait créér une animation « de fond », un automatisme (probablement numérique) sera envisagé. [R]
Ces pages internautiques ont été et seront enrichies. La page
d'accueil a été très peu retouchée.
Pour ce qui est du réseau modèle, depuis l'ouverture du site
lors de l'été 2000, des améliorations ont été
portées (le machin s'est compliqué, alourdi...) depuis que
ces photos (à l'ancienne) ont été prises (sans
éclairage artificiel). Les progrès seront décrits sur
ce site, en textes et images... dont voici deux, prises en janvier 2001.
[R]
Quelques suggestions de visites, vers des réseaux peu connus (même si c'est au bout du monde, revenez !).
- le Dutton
Bay Tramway (a freelanced HO scale 2'6" gauge railway based in South
Australia's Eyre Peninsula -en anglais dans le texte) ;
- CaneSIG : The Cane Railway
(Tramline) Modelling Special Interest Group (description soignée,
conseils aux modélistes...) ;
Un Festival de
tramways ;
Une revue (états-unienne) à la hauteur sur le Web :
Finescale Railroader, qui
publie sur papier et sur Internet (téléchargement des
pages .pdf gratuit).
A suivre...
Et aussi Toutes les échelles.
Sur ce site : Quelques considérations sur la
peinture..., sur la fabrication de
wagons... Et une série
d'Albums. Et le
Glossaire
Et... le Chemin de fer agricole.
ReFeRe
Réseaux Ferrés
Réunis
été 2000 - ?
Alain Fraval
Abonné à Voie libre et à
P'tit train
alain.fraval@wanadoo.fr