BAKEL

Bakel, ville historique, est située au point de rencontre des frontières du Sénégal, du Mali et de la Mauritanie. A l'origine, ses habitants étaient des sujets de l'empire de Ghana. Par la suite, les envahisseurs malinkés, marchant au sud-ouest, en direction de la Casamance, se répandirent dans la région. Quand ils reprirent leur migration, la ville fut abandonnée jusqu'au jour où des Saracolés et des Bambaras la réoccupèrent.

A partir de 1690, toute cette zone tomba sous la dépendance de la branche musulmane de Boundou. Des cités universitaires se fondèrent, qui dépendaient de Fès et surtout de la ville sainte de Tlemcen, en Afrique du nord. Leur juridiction s'étendait alors à Bakel et aux villes de l'actuel Mali occidental. Malgré la puissance militaire des chefs religieux musulmans, les Français s'emparèrent de Bakel en 1819 et y installèrent une garnison après avoir signé un traité avec le potentat local.

Les forces françaises entreprirent d'organiser le trafic fluvial, avec des barges, et d'édifier un fort dominant le fleuve dès 1847. Faidherbe, nommé gouverneur en 1854, se rendit à Bakel trois ans plus tard et commença à mettre en place une ligne de défense de ses voies de communication, grâce notamment à une canonnière qui eut pour mission de protéger le trafic et de prévenir toute attaque de la part du chef Oumar Saïdou. En 1885, le grand Mar about d'origine sarakolé, Mamadou Lamine, mit le siège devant Bakel, mais il fut blessé d'un coup de feu tiré du fort. Faisant retraite vers Kayes, Mamadou Lamine succomba à ses blessures et la ville retomba au pouvoir des Français pendant les cinq années suivantes.

Disposant d'une position favorable, haut sur le fleuve, près du confluent de la Falamé, Bakel est le terminus du commerce fluvial. Cette ville chargée d'histoire compte de encore de grandes maisons de l'époque coloniale qui valent une visite, ainsi que plusieurs mosquées. La Forteresse, sur les falaises qui dominent le fleuve, bien préservée aprés les améliorations qu'apporta Faidherbe au bastion d'origine, demeure impressionnante.

C'était par ordre d'importance, la troisième place forte du Sénégal. C'est maintenant la résidence du préfet. Le splendide vestige qu'on peut voir est celui du grand pavillon édifié par rené Caillié. Construit en 1819 sur un éperon rocheux, ce bâtiment fut longtemps le dernier avant poste de Dupont et Dusseault, les officiers commandant les forces françaises au Sénégal.

A voir à Bakel:

L'ancien fort Faidherbe

La maison René Caillé

Le marché avec ses couleurs et ses senteurs.

Et la population trés chaleureuse.

On peut faire de superbe balade en pirogue sur le fleuve Sénégal, et découvrir les villages.

 

Rue de Bakel

Préfecture

Le Fleuve Sénégal et la Mauritanie

Une vendeuse au marché

Un vendeur de livre scolaire

Baobab Chacal

Greniers

La Poste