Lait de vache
Laitages 
Produits laitiers

Des préjugés, mythes, idées reçues, et conditionnements

Laits et laitages illustrent le danger de ne tenir compte que de certains éléments pour décider de ses choix
et
le danger des préjugés, mythes,
idées reçues,conditionnements, . . .
(revoir les repères et schémas généraux déjà exposés au fil des modules et pages de ce site)

* un aliment fondamental pour l'humain? : le lait de vache n'est pas en réalité un aliment fondamental pour l'être humain :
en fait, il constitue un aliment fondamental
pour le nouveau-né de la vache, le veau;

pour chacun des mammifères, le lait produit est spécifique et adapté au nouveau-né de la même espèce, durant une phase passagère après la naissance, en prenant le relais du placenta et en lui apportant les composants et les informations qui lui correspondent et qui répondent à ses besoins de développement et à ses possibilités de digestion et d'assimilation;

ainsi, pour le nourrisson humain, ces constituants et informations ne sont pas adaptés à ses besoins spécifiques de développement et à ses possibilités digestives et assimilatrices,
et
pour l'enfant ou l'adulte, sa digestibilité faible pour l'humain exige que ceux-ci possèdent un métabolisme intense et un pouvoir important de digestion pour en venir à bout, le digérer, l'absorber, et l'assimiler sans problèmes, et dans les faits ce n'est pas le cas pour la majorité;

par exemple le lait de vache est très riche
en caséine, une grosse protéine,
qui forme dans le tube digestif humain, dont les secrétions et processus sont différents de ceux du petit veau, des amas collants qui retiennent aussi les nutriments, les minéraux, les toxines,..,
et
qui, lorsque les capacités digestives sont insuffisantes pour la digérer complètement, est
à la source de troubles et maladies soit par intolérances métaboliques et/ou soit par réactions allergiques manifestes ou insidieuses
(l'intolérance et/ou l'allergie
aux protéines du lait de vache,
notamment la caséine, est l'une des intolérances et/ou allergies alimentaires les plus fréquentes).

* leur richesse en calcium est-elle un critère suffisant pour décider de les consommer?
la réponse est non!
revoir les repères et schémas généraux déjà exposés au fil des modules et pages de ce site, notamment les Schémas 1, 2, et 3

ainsi, d'autres sources de calcium peuvent se révéler mieux adaptés à ses capacités et à ses besoins: fruits secs oléagineux (amande, noisette, . . .), algues (spiruline, nori, . . .), crustacées (crevettes, moules, . . .), poissons, choux, épinards, haricots verts, salades, châtaignes, sarrasin, céréales complètes ou semi-complètes, légumineuses (pois chiche, lentille, haricot sec, . . .), cacao, chocolat, . . .

de plus, ne pas perdre de vue que les problèmes de calcium et de minéralisation ne sont pas uniquement liés à des insuffisances d'apport; souvent il peut s'agir de problèmes d'assimilation, d'utilisation, d'intégration, de fixation, . . . . . ., le calcium mal utilisé devenant alors une toxine ou un toxique pour l'organisme;
voici une image de raisonnement simpliste et dangereux: la maison est construite avec des briques - constat que sa construction est ralentie ou arrêtée, et envoi alors sans arrêt de camions et de camions de briques - encombrement et blocage total du chantier par les briques - en fait l'apport en briques n'avait jamais été insuffisant, la problématique se situait au niveau de certains maçons (fatigue, absence, grève, . . .) d'une part et d'autre part au niveau de l'architecte et du chef de chantier qui ne leur avaient pas transmis à temps certains plans et procédures . . . . . . . .

* comment considérer les laitages appauvris en Matières Grasses (M.G.) ou à 0 % M.G. ?
face à leur richesse en graisses saturées (lipides saturés) et aux problèmes de santé qui peuvent en résulter, ceux qui sont à teneur réduite ou nulle peuvent avoir une influence bénéfique uniquement par rapport à ce facteur;

et par exemple lors de problèmes de poids (kilos en trop, excès de poids, surcharge pondérale, obésité), ces laitages à 0% permettent de réduire l'apport en graisses et en calories, ce qui est bénéfique, mais ils conservent leurs influences hydratantes et végétatives qui favorisent et aggravent les constitutions, les tempérament et terrains cités ci-contre, caractérisés par une diminution du métabolisme, de la circulation (lymphatique, sanguine, énergétique), de la vie animique, . . . . . . . ., et  par une augmentation de la vie végétative, de l'imprégnation hydrique, de la mise en réserve des substances, de la prise de poids, . . . . . . ., ce qui n'aide pas et même empêche une régulation plus profonde et plus efficace des problèmes de poids et troubles correspondants.

* et les laitages fermentés ?
la fermentation, transformant et pré digérant les constituants, les rend plus faciles à digérer, ce qui peut permettre d'en consommer un peu dans la limite de ses capacités digestives et besoins, sans perdre de vue :
- ce qui a été déjà dit à propos du calcium et/ou des influences hydratantes et végétatives
- que les yaourts ou yoghourts ont aussi des influences acides ou froides pas toujours tolérées
- que les fromages à pâtes dures, cuites ou non, sont en général mieux tolérés, avec modération (Parmesan, Tome de Savoie, St Nectaire, Edam, Gouda, Bonbel, Emmenthal, Comté, . . .) 

Des troubles et maladies pouvant être liés
à leur consommation
(la liste n'est pas limitative)

Les intolérances au lait de vache et à ses produits dérivés (fromages frais ou fromages blancs, petits-suisses, yaourts ou yoghourts, fromages fermentés à pâte dure ou molle, crèmes, beurres, . . . . . . . .) peuvent être liées à des allergies et/ou à des incapacités digestives et métaboliques sans allergie.

Les troubles et maladies qui en résultent sont nombreux et variés, et souvent sans liens directement et/ou immédiatement apparents avec leur consommation :

* digestifs, gastriques et intestinaux :
digestion lente, lourdeur digestive, indigestion, bouche pâteuse ou excès de salive, hoquets, régurgitations nausées, vomissements, hémorroïdes, ralentissement du transit, constipation ou diarrhée avec putréfaction ou fermentation, maux de ventre, tensions, spasmes, coliques, ballonnements, flatulences, selles sanguinolentes et/ou glaireuses, congestion hépatique, insuffisance biliaire, inappétence, anorexie, gastrite, entérite,
gastro-entérite, colite, recto-colite hémorragique ou non, hyposthénie, hypotonie, et/ou atonie digestive et métabolique, . . .

* ORL, bronchiques et respiratoires :
congestions,mucosités, glaires,
catarrhes, écoulements, . . .,
du nez (rhinite ou coryza), des sinus (sinusite), des végétations (végétations adénoïdes), du pharynx (pharyngite, rhinopharyngite), du larynx (laryngite), des amygdales (angine, amygdalite), de la trachée (trachéite), des bronches (bronchite, bronchiolite), des oreilles (otite), des mastoïdes (mastoïdite), des yeux (conjonctivite, blépharite, orgelet, . . .), . . . . . . . .,

aigus ou chroniques, persistantes ou à répétition, avec possibilités de réactions fébriles et/ou spasmodiques allergiques ou non (éternuements, tensions, spasmes, douleurs, spasmes, asthme, oppression respiratoire, . . .), et avec possibilités d'invasion microbienne (bactéries, virus, . . .)

* cutanés ou dermatologiques :
croûtes de lait, rougeurs, eczéma, urticaire, abcès, furoncles, acné, séborrhée,kystes, . . . ,
avec ou sans démangeaisons (prurit),
avec ou sans invasions microbiennes

* rhumatologiques,rhumatismaux,
osseux et/ou articulaires :
rhumatismes avec inflammation
(œdème, arthrite, polyarthrite,
arthritisme, neuro-arthritisme. . .)
et/ou avec dégénérescence (ostéoporose, décalcification, arthrose, épanchement, . . .),

avec ou sans réactions spasmodiques (tensions, raideurs, douleurs, spasmes, contractures, . . .),
et souvent sensibles et aggravés
à l'humidité et/ou au froid

* génitaux et urinaires :
- pertes blanches (leucorrhées), congestion mammaire avec ou sans tension, souvent aggravée avant les règles (syndrome prémenstruel), stérilité, kystes, fibromes,tumeurs, . . . .,
ou chez l'homme congestion prostatique

- néphrite ou néphrose, avec ou sans dépôts calciques, calculs ou lithiases, cystite, cystalgie, énurésie, . . .

* circulatoires, artériels, veineux, et lymphatiques :
hypertension ou hypotension, anémie, ralentissement circulatoire, congestion veineuse, stase lymphatique, hypertrophie des ganglions, adénite, scrofulose, imprégnation hydrique, rétention d'eau, œdème, dépôt calcique, artériosclérose, angor, artérite, . . .

* généraux :
prédominance de l'Élément Eau Humidité (kapha selon l'ayurveda ou yin selon médecine taoiste),
sensibilité à l'humidité et/ou au froid

diminution et déficit de l'attention, de l'éveil, somnolence, lenteur mentale,
léthargie, autisme,. . .

fatigabilité, fatigue, hyposténie, hypotonie, asthénie, anergie,. . .,
musculaire, nerveuse, et générale,
donc déficience de la vie animique

excès de la vie végétative,
prise de poids, surcharge pondérale, obésité, hypercholestérolémie, hyperlipémie, . . .,
et
déséquilibre, ou aggravation, des
constitution carbonique (kapha selon ayurveda ou yin selon le tao), tempérament lymphatique (kapha ou yin), terrain ou diathèse sycotique (sycose selon homéopathie), pré-cancérose ou terrain diathèse pré-cancéreuse (cancérinisme selon homéopathie) qui favorise des cancers, terrain diathèse arthritique ou neuro-arthritique,terrain allergique, diathèse hyposthénique, diathèse anergique, terrain diabétique, . . .

ralentissement du métabolisme de base, frilosité ou refroidissement, intoxination, . . .

céphalées, maux de tête, migraines,
nervosisme, spasmophilie, tétanie, . . .

maladies auto-immunes, collagénoses, scléroses, dégénérescences, déficience immunitaire, . . .

amaigrissement et dénutrition lors de troubles digestifs chroniques de malabsorption digestive

Comment explorer et découvrir ce qui convient
pour soi ou chacun de ses proches :

Pour ceux qui ne consomment pas de laitages (végétaliens, allergiques, . . .)
la question ne se pose pas

Pour ceux qui ont des troubles et maladies chroniques, traînantes, persistantes, ou répétitives, notamment de la liste ci-dessus, il peut être possible de tester une (ou plusieurs) cure diététique de 2 à 8 semaines sans laitages, sans œufs, et sans gluten (leurs influences étant voisines) (voir recettes),
et de tester entre ces cures certains laitages, bio de préférence, ou céréales à gluten ou œufs, en très petites quantités, et d'observer s'ils conviennent ou non

Pour ceux qui en consomment, voici quelques pistes et repères pour débuter :
- consommation modérée, voire très modérée (parfois inférieure à quelques grammes !), en cherchant ce qui convient pour soi ou chacun de ses proches
- de préférence, un peu de laitages fermentés (fromages à pâtes dures et/ou yaourts, . . .), un peu de beurre cru, et éventuellement un peu de lait incorporé dans préparations ou sous forme de fromages frais (petits-suisses, . . .)

Lorsque ils sont correctement digérés et assimilés, laits et laitages ont des influences, énergétiques et substantielles, végétatives, hydratantes, humidifiantes, vitalisantes, anabolisantes, nourrissantes, sédatives, . . ., et à tendance «Humidité - Froid» pour les yaourts, fromages frais, laits écrémés,. . .,et à tendance «Humidité - Chaleur» pour les fromages fermentés, beurres, crèmes, laits entiers, . . ., riches en graisses saturées et en calories.   
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