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Promenades en Normandie
Le thème de cette page changera tous les trimestres... si tout va bien !
Faites-moi part de vos impressions...
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La cathédrale Notre-Dame de ROUEN A tout seigneur, tout honneur ! La cathédrale de Rouen, construite à la croisée des deux axes romains présents dans toute ville qui se respecte (cardo et décumanus), ne garde des XIe et XIIe siècles que les deux portails latéraux de la façade Ouest et les trois premiers étages de la tour Nord de cette même façade, qui ont échappé à un incendie vers 1200. La reconstruction s'étale de cette époque jusqu'au début du XVIe siècle, où Roulland le Roux, architecte du Palais de Justice et du Bureau des Finances (actuel Office de Tourisme), édifie le portail central et le dernier étage de la tour-lanterne. Cette tour sera surmontée au XIXe siècle de la flèche actuelle. Le portail s'ouvre sur une nef
de onze travées, s'élevant sur trois
étages : arcades, baies, puis grandes
fenêtres sous lesquelles court une galerie de
circulation. Les bas-côtés
présentent une élévation peu
commune, car la construction de tribunes
était initialement prévue (elle fut
abandonnée quand... la mode changea
!). Le choeur, du XIIIe
siècle, de construction très
légère, se prolonge par la
chapelle de la Vierge, qui abrite plusieurs
magnifiques tombeaux. Tout d'abord celui de
Louis de Brézé,
sénéchal de Normandie et époux
de Diane de Poitiers (v. 1540), dont le
mausolée présente un des premiers
gisants de style "pathétique",
accompagné de sa veuve en pleurs. Le second
tombeau, spectaculaire lui aussi, est celui des
cardinaux d'Amboise, oeuvre de Roulland le
Roux. Les cardinaux, agenouillés, sont
représentés accompagnés, dans
le soubassement de l'édifice, par les vertus
cardinales et théologales. Sur le fond du
monument, Saint Georges terrassant le
dragon. |
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Le portail des Libraires, sur le flanc Nord de la cathédrale, montre toute la richesse de l'inspiration et de la fantaisie que déployaient les sculpteurs. Les soubassements sont décorés de médaillons présentant les formes et les personnages les plus extravagants, dont ces humains à têtes d'animaux... |
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Peu de chapiteaux historiés à l'intérieur de l'édifice, mais il faut remarquer cette représentation de Samson et Dalila, dans le bas-côté Sud. Les ciseaux avec lesquels Dalila va couper les cheveux de Samson pour lui ôter toute sa force et le livrer aux Philistins se trouvent, bien distinctement représentés, à la base du cou de la jeune femme... |
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Une des merveilles du portail Saint-Jean, sur la façade Ouest de la cathédrale : Le martyre de Saint Jean-Baptiste, présentant de droite à gauche le supplice du Saint, décapité (et c'est une des premières représentations de ce type) par un bourreau Noir ; c'est ensuite la remise de sa tête à Salomé, puis la danse de celle-ci devant Hérode et ses invités, pour le remercier d'avoir accédé à ses désirs. |
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Cette fameuse "Danse des sept voiles" est ici assimilée aux exercices présentés au XIIIe siècle par jongleurs et bateleurs lors des banquets seigneuriaux, et Salomé danse sur les mains ! |
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