TEMOIGNAGE D’ ALAIN
SUR SON CHOIX
DE LA TRACHEOTOMIE
Bonsoir Éric, bonsoir à vous tous,En premier lieu, je vous préviens que j'utilise un logiciel de reconnaissance vocale, donc soyez indulgents pour les fautes et certains mots bizarres qui pourront se glisser dans le texte. Voilà, je vais d'abord me situer par rapport à la maladie. J'ai 41 ans, deux enfants de 12 et cinq ans, (KEVIN 94) j'ai ressenti les premiers symptômes de la maladie en juillet 2005, elle était d'évolution très rapide, en mai 2006 on a dû me mettre sous ventilation non invasives, d'abord la nuit avec un masque nasal, puis rapidement, c'est-à-dire en aout, 24 heures sur 24 A la date d'aujourd'hui, je suis tétraplégique, ne pouvant diriger mon fauteuil roulant que grâce à mon pied droit. J'ai été trachéotomie au mois d'octobre 2006 . Heureusement, mon épouse et moi avons beaucoup discuté avec les médecins de la trachéotomie, bien avant d'en avoir besoin, c'est-à-dire en avril. Je me suis d'abord trouvé face à l'avis du neurologue qui était complètement opposé à la trachéotomie. Pour lui, c'était allé au bout de la maladie ce qu'il trouve trop dure. On avait beaucoup discuté avec lui, il ne changeait pas d'avis, nous précisant même que la décision de ne reviendrait pas complètement, qu'il avait son mot à dire. Heureusement, j'ai rencontré le pneumologue (qui me suit toujours), pour la mise en place de la ventilations non invasives. C'est quelqu'un de très ouvert, qui nous a beaucoup écouté mon épouse et moi, auquel j'ai expliqué que la trachéotomie était peut-être quelque chose de difficile à vivre, mais qu'en réalité je n'en savais rien, la seule chose que je savais, c'est que si je ne la faisais pas de toute manière je ne saurais jamais si je pouvais la supporter ou pas. Il m'a fait rencontrer le professeur en pneumologie, à qui j'ai raconté tout ça, en lui expliquant qu'au début de la maladie, moi qui étais très sportif et surtout très actif, je m'étais imaginé ne jamais pouvoir supporter le fauteuil roulant et qu'en moins d'un an j'étais dans ce fauteuil et que je supportais cette situation aussi bien que possible. Ce professeur, m'a dit qu'il était tout à fait d'accord avec moi, j'étais le candidat idéal pour une trachéotomie, que je n'avais pas vécu ma vie, et que de toute manière dans beaucoup d'autres maladies on faisait des trachéotomies comme la myopathie, et d'autres tétraplégies sans se poser la question de savoir si c'était bien ou pas bien. Il a même ajouté, qu'il ne fallait pas que je sois en période de crise puisque j'avais pris la décision, et qu'au lieu de maintenir une ventilation non invasives beaucoup plus longtemps, il valait mieux faire la trachéotomie avant l'hiver car en cas d'encombrement seule la trachéotomie pouvait permettre d'aspirer les mucosités. Donc,
j'ai été trachéotomies en octobre 2006, je suis resté trois semaines en
réanimation, période difficile mais malgré tout vite passé.
Alain 94 (Février 2007)
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Si je pouvais... Si je pouvais seulement ressentir, ne
serait-ce qu'un instant, le réel sens de ses regards si doux, si tristes
parfois, de ses mots qui n'ont plus aucun sens et qui m'arrachent le coeur...
je suis sa fille, j'ai quitte le monde du travail pour son monde, pour être
auprès d'elle a chaque instant je cherche sans cesse a l'aimer davantage,
l'embrasser, la câliner, lui faire plaisir toujours et elle me le rend si
bien...je lui demande de me brosser les cheveux comme quand j'étais petite et
ces moments sont si forts, lorsqu'elle me sert Vous la connaissez par les messages
d'Alexandra ma petite Soeur, mais c'est si difficile, j'avais besoin de
pleurer aujourd'hui, il y a si longtemps que je m'oblige a être forte pour
elle, pour ma Soeur, mon Frère et mon Père. J'ai souvent l'impression de nous
sommes seuls avec ce monstrueux cyclone qui balaye notre vie, tout est si
différent, et tellement de choses auxquelles nous n'attachions pas d'importance
sont belles aujourd'hui... MESSAGE
DE CAROLINE Décembre 2003 |
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SLA, trois lettres, pour décrire
Cette terrible maladie,
Les médias n’en parlent pas,
Autour d’elle personne ne fait de bruit
Pourtant elle est bien là,
Cette horrible maladie
Qui petit à petit,
M’enlève le goût de la vie.
Pourtant vite il faut me reprendre,
Car ils sont là mes chers petits ;
Et lorsque je suis avec eux, je revis.
Lisa, Emie, Victor, Paul…
Et peut être d’autres à venir…
Vous représentez l’avenir.
Aux travers de vos jeux et vos dires,
Vos yeux se remplissent de joie et de vie
Du coup, moi aussi Je reprends goût à cette vie.
Grâce à vous je garde confiance et espérance
Je ne pense plus aux souffrances,
Souffrances de cette vie
Qui m’a donné cette terrible maladie !
Septembre
2005-
Donnes moi la main
Je vais te remettre sur
le chemin.
N’écoute plus ces aînés
Car ils vont t’entraîner
Sur des routes
obscures ;
Et
Tu n’auras plus fière
allure.
Ceux ne sont pas de vrais
copains,
Je t’en supplie !
Lâches leur la main !
Laisses toi guider
Ton père va te pardonner.
Sinon les gendarmes et le
juge
Vont te renfermer,
Pour plusieurs années.
Arrêtes toi !
Il est grand tant de
quitter ces mécréants.
Une petite bêtise est
vite effacée,
Mais surtout ne te laisse
plus entraîner
Car la justice, ne va pas
te louper.
Redonnes moi la main,
Oui il est encore tant,
De faire plaisir à ta
maman.
Septembre 2005
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Salut
à tous!
Je
croyais "avoir voulu oublier" tout ce qu'il nous est arrivé, et ne
plus penser à ma maman malade. Mais en vous lisant, je pense que j'ai de choses
à vous dire, peut-être ceci pourrait vous aider. Je le souhaite.
Elle
était aussi atteinte d'une SLA bulbaire. C'est vrai que le plus angoissant
c'était les moments où elle faisait une
fausse route, bien que le reste était aussi angoissant: ne pas maintenir
l'équilibre -elle était tombée un jour quand je la prenais par le bras...
(c'est très difficile ne pas s'en vouloir, mais il faut comprendre que ce n'est
pas de votre faute, c'est la maladie! ça a été dur d'accepter, mais elle m'a
beaucoup aidé, elle souffrait pour moi, en me voyant pleurer et pas pour ses
blessures, en tombant!!! elle était FORMIDABLE!!!); c'est aussi dur quand tu
veux communiquer avec elle, et qu'elle veut communiquer avec toi: heureusement
nous avions reçu énormément de renseignements (beaucoup d'organismes s'y sont
impliqués). Nous avons trouvé un communicateur, un appareil pour qu'elle puisse
"parler" en écrivant. C'est comme un petit ordinateur (Lightwriter,
je ne sais pas si vous le connaissez; il est
Ma
maman a subi une gastrostomie. C'était programmé car notre cher docteur nous
avait déjà annoncé qu'une gastrostomie d'urgence était
Il fallait faire très attention à qu'elle ne tombe.
Pourtant elle est tombée, elle s'est cassé le nez. Elle a fait une crise
respiratoire, on croyait que c'était le dernier moment. Mais elle a résisté.
Elle a passé une vingtaine de jours aux soins intensifs (gros problème, car
elle commençait à ne pas trop bouger les jambes et là, elle a beaucoup perdu,
malheureusement!). C'était terrible: on la voyait mourir peu à peu, et on ne
pouvait pas être tout le temps avec elle. Elle a lutté, elle s'en est sorti!
Moi, j’adorais la masser, la caresser, elle aimait beaucoup. Le temps que je
passais à l'hôpital devenait très court, je me fâchais quand mon bon papa
venait pour que je puisse partir m'allonger un peu. Je voulais toujours rester
avec elle... À l'hôpital tout le monde s'y est bien impliqué.Comme elle était
si forte, elle a même retourné à la maison où elle est décédée trois jours plus
tard, en dormant.
Comme je vous disais au début, je croyais avoir voulu
oublier. C'est tellement impitoyable cette m..... de maladie, elle fait si
mal!!! Mais il faut lutter, avoir des forces (on les a, elles viennent du fond
du coeur, de là où les sentiments naissent). Mais je ne pourrai (ne voudrai)
jamais oublier. C'est ce qu'il nous est arrivé, on a beaucoup souffert (plus
elle que personne, c'est sûr!), mais c'est notre vie...
Parfois avec ma soeur, on se demande si nous ne serions
jamais atteintes d'une SLA. Quand on a mal aux jambes, ou on bégaye en
prononçant, on se regarde et ensuite on rit, car on ne peut pas décider c'est
qu'il va nous arriver! Alors, soyons joyeux puisqu'on a déjà bien souffert (et
que l'on souffre encore) et vivons c'est qu'il va falloir vivre. C'est vrai que
quand on vit de telles expériences, on devient beaucoup plus susceptible. On se
rend compte que, comme on dit
PROFITEZ DE VOS VIES, SOYEZ JOYEUX!!! On le mérite!
Toutes mes amitiés.
Noemí.
(Fevrier 2005)
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Bienvenue sur notre site,
Ma soeur a eu le diagnostic de SLA en 2002. J'ai
moi aussi été atterrée par ce diagnostic. Et une façon de soutenir ma soeur a
été de l'aider à passer à travers toutes phases précé
Nous avons entouré ma soeur de tellement d'amour
que toutes ces étapes elle les a passées en se sentant comprise et aimée.
Nous lui avons demandé d'essayer de vivre une
journée à la fois et nous l'aidions à trouver des moments de joie profonde
qu'elle vivait malgré tout. On réussissait toujours à trouver quelque chose de
positif qui ressortait de son état qui se dégradait.
Aussi curieux que cela puisse être, nous
remarquons que ma soeur n'a jamais été aussi heureuse que maintenant, malgré le
fait qu'elle soit complètement paralysée. Elle a atteint un niveau de sérénité
peu commune, nous aussi.
Elle nous fait tous les jours le plus beau des
cadeaux, c'est-à-dire celui de nous ramener à l'essentiel, à la simplicité
Aime ton frère de façon inconditionnelle, tu
constateras au fil des semaines et des mois des changements
Courage à vous deux.
LouiseL
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VENGEANCE
Madame
la SLA je te hais!
Mais tu peut trembler tes derniers jours sont comptés, avec super KDI nous
allons t'écraser, t'écrabouiller, te pulvériser, te nucléariser, te n... ta
race!
Ouf ça fait du bien: Salope Latérale Anéantie! La journée va être belle. Bisous
à tous. Chantal. AOÜT 2005
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A l’ombre des voiliers
Il n’y a plus ce ballet
Ce ballet de gens colorés
Qui viennent les admirer
Moi qui n’ai jamais navigué,
Je fais comme tous ces gens
J’admire ces beaux voiliers,
Et je me mets à rêver.
Mais la nuit est tombée,
Sur le port des voiliers ;
Et le vent
Fait tinter les haubans ;
Ce bruit sinistre
Nous indique qu’il est tant,
Tant de rentrer, et de quitter
Le beau port des voiliers.
Alain (Août 2005)
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