AOÛT 2009 : LA FÊTE DES BATTAGES

LE PÈRE JEAN-GRANET A BÉNI LES ÂNES
( Article de LA CHARENTE LIBRE du 19 AOÛT 2009 )
Nichée dans son écrin de verdure, la commune de Vitrac a rendez-vous depuis plusieurs années à la mi-août pour la fête des battages à l'ancienne organisée par le comité des fêtes. Dimanche dernier, ainsi que le veut la coutume, la manifestation de cette nouvelle édition a été inaugurée par une messe en plein air, dite par le père Jean-Marc Granet.
Dans un décor champêtre sur les berges du Rivaillon, le prêtre a procédé à la bénédiction des animaux "une coutume ancestrale, qui était lourde de symboles" a dit l'homme d'église, tandis qu'une ânesse baudet du Poitou et ses trois ânons attendaient sagement la fin de l'office en se prêtant de bonne grâce aux caresses des enfants enchantés de cette rencontre avec ces équidés



LES MOISSONS À L'ANCIENNE REMPORTENT L'ADHÉSION DU PUBLIC
(
Article de la CHARENTE LIBRE du 22 AOÛT 2009 )
Désormais rangés au rayon des souvenirs, les battages à l'ancienne n'en demeurent pas moins très présents dans la mémoire collective. La preuve en est apportée par le nombreux public qui chaque année se retrouve dans le pittoresque village de Vitrac-Saint-Vincent pour assister à la fête des moissons d'autrefois. Un rendez-vous d'été incontournable et instauré par le comité des fêtes de la commune. L'édition de dimanche dernier n'a pas dérogé à la règle comme en témoigne Régis Dardillac, président de l'association : «Cette année, la fréquentation a dépassé nos espérances. Et le traditionnel repas des battages à l'ancienne a rassemblé de très nombreux convives.»
Nostalgie pour les plus anciens, découverte d'une autre agriculture pour les jeunes générations, quoi qu'il en soit, les spectateurs étaient nombreux à admirer et photographier la scène champêtre telle qu'elle se déroulait aux alentours des années 50. «Bien évidemment ce ne sont que de bons souvenirs qui reviennent, mais ça fait plaisir de voir que les jeunes sont intéressés», notait un des derniers entrepreneurs du département.
Et avant de procéder à la moisson, c'est tout un cérémonial qu'il avait fallu installer comme l'ont expliqué Michel et Bernard, maîtres d'œuvre de la mise en place : «D'abord récolter le blé dans les champs à la moissonneuse - lieuse comme autrefois, confectionner le gerbier et le décorer de fleurs pour respecter les traditions. Puis caler la batteuse, un travail d'environ deux heures effectué presque à l'aube» . Ensuite, il suffit de démarrer un tracteur d'époque qui actionne une courroie de transmission. Et l'impressionnante machine commence à avaler les gerbes de blé avant de rejeter, d'un côté le grain et de l'autre la paille. Et sous le soleil, dans un ballet parfaitement rodé, chacun a tenu son rôle, malgré la poussière et le bruit, avec des gestes sûrs et précis. «C'est ça qui nourrissait la France à l'époque», notait un ancien agriculteur. Une remarque sans vague à l'âme plutôt lancée comme une simple évidence.




























