| Plan du Vieux Brest | ||||
| Un
camp fortifié romain fut construit à la fin du IIIe siècle. Une première
forteresse fut bâtie par le comte Morvan pour se protéger des Normands qui
ravageaient la région.
Henri IV donne à Brest le titre de ville en 1593. Mais Brest devint un port militaire sous Richelieu. En 1631, il créa le port et les arsenaux, sur les rives de la Penfeld. La construction du port et des arsenaux nécessita une main-d'uvre abondante qui fallut loger. En 1683 Vauban fortifia la ville. A la fin du règne de Louis XIV la ville est désormais constituée et compte environ 15 000 habitants. Au XVIII s. l'ingénieur brestois Choquet de Lindu dirigea les travaux du port et, en 1750, bâtit le bagne de Brest qui ne sera désaffecté qu'au milieu du XIXe s. Vidocq (1775-1857), fils d'un boulanger d'Arras, s'évadera deux fois du bagne. On tirait un coup de canon lorsqu'un bagnard s'évadait pour avertir la population, car une récompense était offerte à ceux qui le capturaient. L'expression "tonnerre de Brest" ne vient pas de ce coup de canon, mais de celui qui annonçait l'ouverture et la fermeture des portes de l'arsenal. Chaque jour à 6 heures et à 19 heures aux pieds du château tonnait le canon. Après un siècle de marasme, le développement de Brest reprit sous le Second Empire. En 1856, Napoléon III permit à la ville de jeter un pont sur la Penfeld. L'empereur et l'impératrice furent reçus magnifiquement quand ils séjournèrent à Brest du 9 au 12 août 1858. En reconnaissance de cet accueil, Napoléon III fit agrandir l'arsenal, prolonger deux lignes de chemin de fer jusqu'à Brest, et créa le port de commerce. Lors de la
2e guerre mondiale, Brest fut libérée en septembre 1944 par les 2e, 8e
et 29e Division d'Infanterie américaine après un siège de 43 jours. Il
ne restait alors, plus rien du vieux Brest.(rapport
Middleton). |
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