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C'est dangereux |
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Protection ou progrès,
stabilité ou mouvement, ordre ou
désordre, biens ou services, économie
ou écologie, présent ou
futur, global ou local... Ces dichotomies et
la logique binaire qui les sous-tend sont héritées
de l'ère industrielle. Elles ne sont plus du
tout adaptées au monde actuel. Mais nos réflexes
sont tenaces, quitte à nous nuire en nous empêchant
d'adopter des modes de pensée appropriés...
>>> suite du feuilleton : http://www.algoric.eu/noeu/n2.htm |
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Les grèves d'EDF - oubliées
- ou celles de la SNCF, le 11 septembre, la grande panne
du GPS et bien d'autres exemples nous invitent à
nous interroger sur l'intelligence ambiante. Non pas
celle des auteurs de ces exploits, mais au sens où
ce terme désigne un ensemble de systèmes
techniques et organisationnels, reliés par une
multitude de réseaux entrelacés, dont
l'élaboration est tellement complexe que l'utilisation
en est simple. Revers de la médaille : des soucis
de fiabilité et de dépendance, qui ne
sont pas forcément techniques... >>> lire l'article Et le
feuilleton, alors ?
Non, je n'ai pas oublié notre feuilleton 2007 "3 nuds". On y reviendra dans la prochaine lettre. Mais c'est une des composantes d'un ensemble d'éléments qui s'enrichissent mutuellement et doivent donc progresser de façon coordonnée. Depuis un mois, la progression s'est faite notamment sur le front des contributions "historiques" à cette construction [lire >>] et sur celui de la mise en perspective de l'ensemble à partir d'une analyse de décalages entre le monde dans lequel sont déjà nos pieds et celui dans lequel sont encore nos têtes. Ce thème sera développé dans un livre auquel je travaille depuis plusieurs années. Sans le déflorer, un survol de ses lignes directrices permet également de commencer à alimenter la version en ligne de la Molécule [lire >>] et de relier des parties d'édition "papier" à ce site "électronique", dans le cadre d'un projet plus global d'édition combinée >>> http://www.algoric.eu/m/cnl7/ Les pieds
ici... la tête là
? Un mot sur ce prochain
livre... Misère politique,
politique de misère
A l'époque de Monnet et Schuman, en 1950, les choses étaient simples : pour relever les défis du moment, il suffisait de faire l'Europe. Et dans ce contexte de ruines d'après-guerre, il suffisait d'avoir un projet politique, une volonté affirmée, une imagination créatrice, une capacité d'entraînement des différents acteurs concernés et de mobilisation des partenaires européens [lire >>] Aujourd'hui, dans notre contexte miséreux d'après-paix, face à de nouveaux défis, on a à nouveau les mêmes besoins - s'il y a des hommes d'Etat, s'ils répondent aux critères, qu'ils posent la première pierre ! Besoins auxquels s'ajoute celui d'une aptitude pédagogique à mobiliser les peuples, car si en 1950 ces questions pouvaient se décider entre grands de ce monde, aujourd'hui l'engagement de la société civile est une condition sans laquelle aucun projet ne peut aboutir >>> http://www.algoric.com/ti/127.htm C'est bien pédagogique que j'ai écrit, pas démagogique. Les dernières citations >>> |
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Avec un nom pareil, ça ne peut pas être sérieux, pensent certains. Et pourtant, la mémétique est à la culture ce que la génétique est à la nature. C'est dire à quel point elle peut nous aider à comprendre des situations complexes, à agir dans et sur les systèmes, institutions, réseaux, mécanismes et processus qui nous environnent ou nous affectent. Quand on fait du marketing, du knowledge management, du lobbying ou d'autres formes de communication stratégique, on est dans le champ de la mémétique, souvent sans le savoir, comme Monsieur Jourdain quand il était dans celui de la prose. Mettant en évidence les codages sous-jacents de comportements sociaux ou de pratiques culturelles, cette science nous aide à les décrypter et nous alerte sur des manipulations qui prolifèrent à l'insu de notre plein gré... et de notre libre-arbitre ; elle nous éclaire sur ce qui nous permet d'orienter les systèmes au lieu de nous enfermer dans leur logique et nous évite de suivre aveuglément la voie qu'ils nous désignent. A défaut de devenir un méméticien
accompli, il est utile d'en connaître les grands traits,
ce qui évite souvent de se tromper de jeu sans même
s'en rendre compte. Comme pour conduire une voiture moderne,
à défaut de devenir un mécanicien émérite
ou un électronicien chevronné, il n'est pas
inutile de savoir qu'on n'est pas en train de pousser une
brouette... lire
l'article >>> Dans le prochain article (mai),
il sera question d'intelligence ambiante.
Ce terme désigne un état où,
l'informatique étant devenue omniprésente,
la complexité des systèmes est
à ce point maîtrisée que
leur usage est vraiment simplifié - par
opposition à ce *** de magnétoscope
que l'utilisateur normalement constitué
n'arrive pas à programmer... Et entre-temps, bien sûr,
la suite de notre feuilleton 2007 : "3
nuds, liaisons dangereuses ou unions libres
?" |
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| voir... texte fixe . . . l'image de Gaston Berger . . . la métaphore de la vapeur . . . voeux 06 | ||||||||||
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Il y a 4 issues possibles à la panne institutionnelle de l'Europe, du moins si l'on reste dans des schémas d'analyse inchangés : maintenir le texte actuel, moyennant une pseudo-révision cosmétique ; le réduire en un "mini-Traité", non pas constitutionnel mais institutionnel ; procéder à une renégociation partielle ; tout abandonner. De l'aveu même du président du Parlement européen, aucune de ces solutions ne tient la route... C'est à un autre niveau qu'il faudrait aborder la question, non plus en termes de comment mais, plus fondamentalement, de quoi (quel projet ?) et de pourquoi (quel sens ?). Ce qui supposerait un minimum de vision et d'imagination, notions devenues si rares en politique (sauf au plan local) qu'on n'en a guère vu d'expressions significatives depuis la Communauté européenne de Monnet ou la Nouvelle frontière de Kennedy... Même si on lui en a fait le procès infondé, le Traité constitutionnel ne définit pas un Projet pour l'Europe. Ce n'est pas son objet. Par contre, il donne des réponses précises à des questions importantes en matière d'autorité (qui doit s'occuper de quoi) et de cadre institutionnel (comment prendre les décisions...). Ces questions sont lourdes d'enjeux - pas
ceux du débat idéologique qui a eu lieu sur
la place publique, mais ceux des problèmes qui se posent
vraiment, les fameux faits têtus dont aimait
parler Lénine. Qu'aurait changé l'entrée
en vigueur de la Constitution, prévue au 1er novembre
2006 ? Prenons quelques exemples parmi les défis du
moment : lutte contre les catastrophes, politique migratoire,
stabilité des prix et de l'approvisionnement en énergie...
lire
l'article >>> PDF de l'article précédent
: Réussir les cinq phases du changement. |
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Inertie, résistance, hésitation,
adhésion, engagement : qu'il s'agisse de management,
d'innovation dans les produits et services, d'évolution
de l'organisation sociale, de mutation de la culture ou d'autres
transformations, tout processus de changement passe par ces
cinq phases. Souvent, on néglige ou surévalue
l'une ou l'autre. Ainsi, les pratiques managériales actuelles
s'intéressent particulièrement à l'adhésion
et à l'engagement, champs de prédilection de l'exercice
du leadership. Incontestablement, ces deux phases ont un impact
particulièrement visible sur la réussite du changement.
Plus visible parce que plus en aval ? Mais alors, étant
plus en aval, leur impact n'est-il pas moins déterminant
que celui des phases amont ? Réhabilitons donc l'inertie,
la résistance et l'hésitation - ou au moins l'intérêt
qu'il convient de leur accorder... lire
l'article >>> PDF de l'article précédent
: Vues prospectives et systémiques au
Café du Marketing.
Le dessin du mois : Innovation...
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Ecoles et universités suppriment les cours magistraux et les remplacent par des DVD remis individuellement aux étudiants... A partir de cette information, le débat s'engage sur la relation technologie-société et sur diverses ruptures actuelles. Il illustre notre besoin croissant de vues prospectives et systémiques, mais il montre aussi la difficulté de les concilier avec une expression simple et claire ou avec des habitudes mentales comme la pensée linéaire et autres raisonnements "cerveau gauche"... La scène se déroule au Café du Marketing, qui est au IIIè millénaire ce que le Café du Commerce avait été au XXè siècle. Parmi les habitués, Gigodirect ne dédaigne pas le premier degré, Honséfer apprécie les certitudes opérationnelles a priori, Izonka considère qu'il revient à d'autres de trouver des solutions, Jvouzesplik transmet généreusement son savoir encyclopédique ; par ailleurs, souvent plus ouverts dans leurs analyses et plus nuancés dans leurs conclusions, Séplupareil est particulièrement sensible au changement, Tousstien a un faible pour les approches systémiques, Uvronljeu prône toutes formes d'ouverture... Une de leurs controverses porte sur l'individualisation
de certaines prestations d'accompagnement, tant dans l'enseignement
que dans l'entreprise. Les uns se rallient à l'idée
commune selon laquelle le coaching est en train de phagocyter
les activités de formation, de conseil, voire d'audit
; d'autres développent une approche prospective plus
nuancée... lire
l'article >>> PDF de l'article précédent
: Société civile et gouvernance
européenne.
Prochain article... Concrètement, comment faire ? Le dessin du mois : Courts-circuits...
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Septembre
2006
Glocalisation et mutations institutionnelles Société civile et gouvernance européenne J. Bové, P. de Villiers et L. Fabius ont raison : le premier quand il dit que la mondialisation est une affaire sérieuse qu'on ne peut laisser évoluer sans chercher à l'influencer ; le second quand il dit que cette volonté d'influence relève d'une souveraineté que nous devons affirmer ; le troisième quand il dit que cette souveraineté ne s'affirmera que si les intéressés s'expriment. Tous trois ont tort : ce n'est pas en faisant le contraire de ce qu'on dit qu'on arrive à ses fins, sauf si ses fins ne sont pas ce qu'on dit. En effet la mondialisation est une tendance lourde aux impacts profonds. Mais alors pourquoi torpiller toute tentative d'organisation destinée à faire que les évolutions soient moins subies et plus choisies ? Certes, on peut se doter d'une organisation plus ou moins "libérale" ou "sociale" (... ou autre, car il faut aussi dépasser cette alternative manichéenne forgée au XIXè siècle, dans un contexte bien différent de l'actuel !). Bien sûr, il faut faire des choix, mais ce n'est possible que dans un cadre organisé : pour jouer, il faut avoir défini le jeu. Rejeter toute tentative d'organisation du cadre conduit tout simplement à empêcher les intéressés de prendre part au jeu. C'est choisir l'anarchie. Comme tout autre, ce choix est respectable. Mais il faut annoncer la couleur, arrêter de dire "il faut protéger les agneaux contre les loups" et en même temps tirer à vue sur toute bergerie qui se bâtit, sous prétexte que la construction en cours reste vulnérable aux loups. Vaut-il mieux construire puis améliorer, ou laisser le loup libre de ses mouvements ? Quel que soit le nom qu'on lui donne - finance dévoyée, trafic de drogue, mafias, terrorisme ou autre criminalité organisée - Bové a tort de crier au loup en faisant tout pour lui laisser le champ libre. En effet la souveraineté doit s'exercer, tant face à ces loups que face aux risques écologiques et autres manifestations de la complexité du monde actuel, ou surtout face à ses extraordinaires opportunités, qui semblent ne pas intéresser nos Cassandre. Mais elle ne peut s'exercer qu'au niveau pertinent, c'est à dire celui où se posent les problèmes. Le département ou l'Etat sont des niveaux pertinents pour certains problèmes, l'Europe ou le monde pour d'autres. Pour ces derniers, qui est souverain sur quoi ? L'ère de la Guerre froide était un jeu de leadership régulé par 2 superpuissances. Nous sommes sortis de cette ère, une des puissances a disparu... mais l'autre est toujours là, ainsi que le jeu, qu'elle est seule à "réguler" (au sens hiérarchique, pas au sens systémique). Dans le monde, beaucoup voudraient entrer dans un jeu de partnership et attendent de l'Europe qu'elle l'anime... mais certains Européens l'en empêchent, lui déniant - donc se déniant à eux-mêmes - toute souveraineté en la matière. On marche sur la tête ! Le comble est que certains le font sous couleur de "souverainisme". Qu'ils se rassurent : la fenêtre de tir du partnership européen durera peu et, si l'inertie se prolonge, les puissances asiatiques ne tarderont pas à prendre la main. En attendant, Villiers nous invite à faire à la Maison blanche un cadeau que celle-ci ne se prive pas de savourer. En effet les intéressés doivent participer à ces choix : choix du jeu, choix du type de régulation, choix des acteurs de la régulation... Churchill l'a bien dit, la démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous les autres. Ce système a l'avantage de permettre la prise en compte des différents points de vue. Est-il loyal d'affirmer que, comme dans le pâté où l'on mélange différentes espèces, en l'occurrence un éléphant et une vingtaine d'alouettes, seul l'éléphant français a voix au chapitre, pas les alouettes européennes qui veulent se doter solidairement des moyens d'exister et de compter dans le jeu ? Non seulement Fabius l'affirme, mais il prétend nous faire croire que, dans ce jeu illusoire, nous serions dans cette position de force ! Erreurs ou impostures, qu'ils se trompent ou qu'ils nous trompent, le résultat est le même. La démagogie est la pire ennemie de la démocratie, la pédagogie sa meilleure alliée. Cette dernière est cruellement absente par les temps qui courent... Depuis l'invention de la démocratie, qui est le souverain ? C'est "le peuple citoyen". Mais certains croient encore que c'est "le chef" - qu'on l'appelle roi, président, lider maximo ou autre. Dans nos sociétés évoluées, ce peuple citoyen ne se limite plus aux électeurs mais s'élargit à ce qu'on appelle la société civile ; quant au jeu démocratique, ne se limitant plus aux élections, il passe par des formes de plus en plus diversifiées ; et pour ne rien simplifier, une partie de ce jeu relève de l'ordre international - même quand c'est plutôt un désordre. Ces évolutions ne sont pas du goût de ceux qui voudraient jouer au chef. Est-ce une raison pour les laisser dire et faire n'importe quoi ? Si - surtout s'agissant des entreprises - la
société civile ne tient pas toujours son rang,
dans les débats comme dans les actes, c'est en partie
parce qu'elle n'est pas toujours consciente de son identité,
voire de son existence, donc de son rôle... lire
l'article >>> PDF de l'article précédent
: Cluster contre Colbert.
Prochain article... Vues prospectives et systémiques : au Café du Marketing |
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