chap.1 .
chap.2 . chap.3
. chap.4 . chap.5
. chap.6 . chap.7
. chap.8 . chap.9
. chap.10 . chap.11
. chap.12 . chap.13
. chap.14 . concl
. |
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Avant-propos : Pourquoi
un autre regard...
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Technologie, économie, écologie, société,
institutions, géopolitique... les désordres se multiplient.
Ce sont des indices d'une mutation globale. Mais on ne
peut pas la voir tant qu'on isole ces turbulences
alors qu'elles sont liées, ou qu'on décode aujourd'hui
et demain avec les clés d'hier. Alors on cultive la peur
du changement, au lieu d'explorer les nouveaux horizons qu'il
ouvre. Un autre regard s'impose, pour comprendre
"l'incompréhensible" et pour exploiter les ressources
d'une nouvelle ère.
Parce que nous sommes tous concernés, ce livre veut exposer
la situation en termes simples, tout en respectant la complexité
du sujet. Pour inciter chacun à sortir de la spirale complication-résignation-soumission,
il lance une interpellation et un espoir...
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Réveillez-vous, ce n'est pas si difficile et ça rapporte
gros ! |
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Le lecteur familier de la notion de mutation pourra
survoler rapidement cette scène d'exposition... |
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Chapitre 1 : Fatalité ou absurdité
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Sentiment d'insécurité, écolonomie
déréglée, crise de l'autorité ou des
valeurs, institutions inopérantes, etc. : le désarroi
est d'autant plus fort qu'on aborde des tendances de long terme
avec des concepts et moyens élaborés pour le court
terme... |
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Difficile de régler des problèmes quand
ils sont mal posés ; quand on donne des réponses quantitatives
et spécialisées à des questions qualitatives
et globales ; quand on cloisonne les domaines alors que tout
se tient... |
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Guerre économique, dialogue Nord-Sud, travail
et emploi, machine et chômage... de vrais
enjeux sont souvent cachés par de faux
défis qui nous abusent... |
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Saucissonner des questions liées empêche
la vue d'ensemble,
fausse l'analyse et induit des actions incohérentes. |
Chapitre 2 : Chocs technologiques
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Avec la 3è Révolution industrielle,
la technologie est entrée dans l'ère du soupçon.
Elle semble ajouter aux menaces plutôt qu'aux bienfaits. Suspicion
souvent injuste ou fondée sur une perception biaisée.
Un biais courant : le déterminisme
technologique. |
| |
Ne sous-estimons pas pour autant la portée
de l'irruption de la technologie (technique incorporant des connaissances
scientifiques), surtout qu'elle va de pair avec d'autres catalyseurs
de changement, accélération,
dimension, complexité, qui bousculent bien des repères... |
| |
Mais alors, menace ou opportunité ? Il y a
ambivalence et on ne peut ni accuser
la technologie d'être à l'origine de "la crise",
ni attendre d'elle seule qu'elle nous en sorte... |
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Diverses évolutions convergent : technologies, mentalités,
organisation sociale... |
Chapitre 3 : Crise de la valeur ajoutée
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Décroissance subie ou choix d'un autre modèle
? Problème de limites physiques, de règles du jeu
à changer, de projet collectif à définir ?
Changer le carburant, le code de la route ou la destination ? Bien
des questions sous-tendent ce qui est plus et autre chose
qu'un slogan : halte à la croissance
! |
| |
Difficulté majeure, nous sommes mal équipés
pour observer et analyser ces changements. Malgré de grands
progrès, nos méthodes et instruments sont mal adaptés
aux réalités actuelles, à certains flux propres
aux systèmes complexes. Au-delà du calcul du PIB,
évaluer le bonheur national brut
? |
| |
Mais d'abord, pourquoi se borner à ce qui est
quantifiable, économique, alors que la valeur devrait être
prise dans sa globalité, incluant la
valeur ajoutée sociale (au sens plein du terme : "sociétale")
? A la sortie du livre en 1982, on n'avait pas encore qualifié
cette notion de "pleine valeur" ou "valeur globale".
Entre autres effets, nos visions réductrices brident les
moteurs d'une nouvelle croissance : éducation, santé,
loisirs, culture, communication... |
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S'interroger sur la valeur qu'on veut et peut produire. |
Chapitre 4 : Léviathan empêtré
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Bien des turbulences sont liées à des
décalages entre les institutions et la vie, à des
défaillances de régulation entre les attentes de la
société et les réponses institutionnelles.
Au niveau des Pouvoirs publics, d'abord - mais est-ce étonnant
quand, à de rares exceptions près (Union européenne
ou intercommunalités), nos institutions politiques ont des
Pères fondateurs qui vivaient entre le XVIè et le
XVIIIè siècles ? Au risque d'outrager
Montesquieu, il faut affiner la séparation des pouvoirs... |
| |
Les mêmes décalages existent au-delà
des frontières. Commerce ou culture, finance ou environnement,
terrorisme ou tourisme, la réalité des activités
humaines est mondiale, mais les institutions peinent à s'organiser
à ce niveau. Leurs relations restent inter-nationales,
entre nations : elles ont l'âge de Jean-Jacques Rousseau,
c'est toujours l'état de nature... |
| |
Ces décalages se manifestent également
au niveau d'institutions plus spécialisées, elles
aussi issues de la société industrielle. Leurs réponses
restent calées sur des questions de l'époque. Comment
fonder notre nouvelle valeur sur l'éducation, la santé,
etc. avec une école, un hôpital et autres institutions
inadaptées à de nouveaux défis, étant
toujours programmées sur ceux d'hier ? |
| |
Les institutions qui prolifèrent ont-elles vraiment prise
sur nos problèmes ? |
Chapitre 5 : Sortir du dédale
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Crise ou mutation ? Crise de mutation ! Comme toute
mutation, c'est un changement d'état. Inutile de continuer
à essayer de comprendre le nouvel état en utilisant
les références de l'ancien, ça ne peut pas
marcher. Une métaphore nous éclaire : le
mystère de la vapeur... |
| |
Alors que tout bouge, il reste un
invariant : l'homme, mais il est placé dans un état
social tellement différent du précédent que
sa relation avec les institutions est à réinventer.
Difficile quand ce sont elles qui dominent le jeu, privilégiant
des dimensions spécialisées, techniques ou économiques,
au détriment des finalités éthiques, esthétiques,
morales, civiques... |
| |
Pourtant, ces finalités devraient être
les principaux déterminants de l'action. Pour reprendre la
main, l'homme a besoin de rééquilibrer cette relation.
Condition préalable : comprendre la situation et en percevoir
les enjeux. A suivre... |
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|
Remettre les choses d'aplomb. Une condition : s'y
atteler !
|
|
 |
2è
Partie : UN AUTRE REGARD
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L'état de la société
"après mutation" dépendra à la
fois d'évolutions déjà engagées (ou
de réactions qui l'emporteront sur les évolutions)
et de choix qui seront faits (ou pas faits). Pour mieux discerner
et qualifier ces évolutions, un autre regard s'impose.
Celui qu'on suggère ici ne se veut ni exhaustif, ni le
seul possible. |
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Chapitre 6 : Quelques clés
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S'il y a changement d'état, il faut changer
de clés de décryptage. L'une d'elles est la
dématérialisation, qui remplace de la matière
solide, concrète ou "réelle" par de la matière
grise, abstraite ou virtuelle. L'une est perceptible, crédible,
démontrable, l'autre reste imaginaire, discutable, invérifiable
- ça change la donne, le cadrage de l'action, la prise de
décision... |
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Une autre clé est la
complexité, qui joue à saute-mouton avec la dématérialisation
: elles se renforcent mutuellement. C'est à la fois une contrainte
(surtout quand on aime les vues simplistes) et une opportunité,
quand on parvient à la maîtriser, en combinant la complexité
du processus et la simplicité du mode d'approche ("simplexité",
selon un néologisme ultérieur de l'auteur). Avec
effet cumulatif : la complexité croissante des systèmes
en facilite l'utilisation - à la sortie du livre en 1982,
on n'avait pas encore baptisé ce concept "intelligence
ambiante"... |
| |
Troisième clé : en gravissant les degrés
de la pyramide de Maslow, les aspirations
des personnes deviennent plus complexes et immatérielles
que les besoins plus élémentaires. Or ceux-ci, quantitatifs
et "cohérents" entre eux, étaient plus faciles
à satisfaire que nos aspirations plus qualitatives et surtout
contradictoires... |
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Le frein est moins dans la difficulté que dans nos inerties
mentales. |
Chapitre 7 : Technologies combinatoires
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Alors qu'on voulait caractériser la 3è
Révolution industrielle, on en vient à la mettre en
cause, car la rupture est telle qu'on n'est plus dans la ligne des
2 précédentes : il y a mutation. Son volet scientifique
et technique repose sur l'identification de technologies qualifiées
ici de combinatoires, réparties en trois
familles... |
| |
Sans s'étendre sur les déjà célèbres
technologies de l'information, on évoque les nouvelles
bio-technologies dans la perspective de leurs applications futures
: demain, la bio-industrie ? |
| |
L'identification de la 3è famille était
un des apports originaux du livre, car à l'époque
les matériaux "dématérialisés"
étaient déjà des technologies à part
entière... mais on ne l'avait pas remarqué - pourtant
ils étaient déjà sur le marché, contrairement
aux bio-tech... |
| |
Ces 3 familles ont des traits communs qui font écho
à d'autres caractéristiques de notre mutation. En
particulier, il s'agit de technologies altruistes
: résultant elles-mêmes de combinaisons, elles se combinent
entre elles, mais aussi avec des techniques plus classiques auxquelles
elles donnent un souffle nouveau... |
| |
C'est plus qu'une 3è Révolution industrielle, mais
pas de panique : c'est bien mieux ! |
Chapitre 8 : Une valeur ajoutée réhabilitée
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La crise de la valeur ajoutée se présente
sous un nouvel éclairage, entre autres grâce à
nos instruments technologiques qui autorisent
de nouvelles approches de l'innovation et de la politique industrielle
- à condition qu'on ouvre les yeux et qu'on saisisse ces
opportunités... |
| |
De même est facilité le passage de
l'administration des choses au gouvernement des hommes (à
la sortie du livre en 1982, on ne parlait pas encore de "développement
durable"), au travers de systèmes - communication,
éducation, santé... - utilisant moins de matière,
plus d'information, d'intelligence et de sociabilité, d'autres
rythmes de travail, une autre conception de l'engagement et de l'emploi
du temps... |
| |
Il y a bien là un enjeu
culturel, qui s'exprime au niveau de l'Europe : veut-on conserver
et promouvoir ses spécificités culturelles - diversité,
pluralité, globalité de la personne ? Veut-on préserver,
voire rétablir, son pouvoir d'initiative dans l'ordre mondial
? |
| |
On peut faire plus et mieux, à condition de faire autre chose,
autrement... |
Chapitre 9 : Repenser le "politico-institutionnel"
| |
L'incapacité des systèmes politiques
à élaborer des objectifs cohérents ou à
prendre en compte le long terme accentue l'aspect menaçant
de la mutation. Et empêche d'en saisir les formidables opportunités.
C'est évident à l'échelle mondiale, où
la multilatéralisation internationale
reste abordée dans une logique bipolaire périmée
[lignes pourtant
écrites avant 1989 !]... |
| |
C'est tout aussi vrai à l'échelon national,
fossilisé par l'oligopolisation sociale
: les institutions ont prospéré à l'abri de
la croissance, augmentant la sécurité et le confort
de chacun ou de certains, au prix d'une ossification des structures,
voire des esprits... |
| |
Nous entrons dans une société
en réseaux, horizontalisée et ouverte, mais les
mentalités, les rapports sociaux, les mécanismes institutionnels
et plus généralement le fonctionnement de la société
restent verticalisés et cloisonnés. Le bombardement
croissant d'informations concises et modulaires nous contraindra
à évoluer (depuis 1982, zapping et autres blogs
sont venus confirmer l'analyse), de même que la démassification
des comportements et de la culture... |
| |
Comprendre la logique de fonctionnement d'une société
en réseaux, pour la maîtriser. |
Chapitre 10 : Vers la socio-culture [+
précisions lexicales]
| |
La "socio-culture" (ère Relatio),
vient après la techno-culture
(Techno). C'est un changement comparable au passage
du paléolithique (Paléo) au néolithique
(Agro). La transition s'est facilement engagée
dans le champ des technologies, plus ou moins péniblement
amorcée dans nos esprits, mais l'ordre institutionnel résiste...
Les mutations successives se sont faites autour
de l'homme... |
| |
Reformulation : un enchaînement d'affrontements
et d'alliances entre l'homme, l'outil, l'organisation... |
| |
Nous sommes au cur de la 3è grande
mutation depuis la préhistoire |
| |
| |
M1
(de l'ère Paléo
à Agro) :
jusqu'alors soumis à la nature, l'homme a pu
la dominer en s'associant aux techniques. |
|
| |
| |
M2 (Agro
à Techno) :
certaines techniques ont épousé des connaissances
scientifiques, sont devenues technologies
et ont pris le pouvoir. Alors l'homme s'est allié aux
institutions et a repris le dessus. |
|
| |
| |
M3 (Techno
à Relatio)
: des institutions ont évolué en systèmes
autonomes qui à leur tour sont devenus hégémoniques
! |
|
| |
D'où le défi central de la mutation
actuelle : assurer la nouvelle régulation critique,
qui porte maintenant sur nos rapports avec ces systèmes,
de même que les précédentes ont successivement
porté sur nos rapports avec la nature puis avec la technologie. |
| |
D'où les défis associés, notamment
: l'impératif d'innovation n'a de sens que dans une démarche
prospective d'innovation globale, tant dans le public que
dans le privé ou aux interfaces, tant dans la gouvernance
que dans le management ou aux interfaces (communication stratégique). |
|
D'où aussi les défis pédagogiques
connexes : faire admettre que nous sommes désormais moins
menacés par la technologie que par les dérives
des systèmes institutionnels ; que nous sommes tous
concernés ; que le sursaut n'est pas difficile
; que le vrai danger est la démission...
|
|
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3è
Partie : DES RESSOURCES
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Les ressources ne manquent pas. Ce qui manque, c'est
plutôt la lucidité et la volonté : réveillez-vous
! Non seulement le "sursaut" est à notre portée,
mais il ne comporte pas les risques qu'on lui attribue. Le véritable
péril est dans la résignation et l'asservissement. |
|
Chapitre 11 : Nouveaux horizons
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Quelles ressources ? Probablement
moins des richesses naturelles que l'aptitude à mettre en
valeur des potentiels : les hommes eux-mêmes, bien sûr
; l'énergie, pas tant l'énergie-matière que
l'énergie morale ; l'information, moins les données
que la capacité d'organisation ; l'espace et le temps,
ou plutôt l'espace-temps... |
| |
Pour changer d'horizon, il faut aussi voir que l'évolution
des concepts eux-mêmes est telle que ce qu'ils deviennent
après une mutation peut aller jusqu'à s'opposer à
ce qu'ils étaient avant. D'où le désarroi de
ceux qui abordent "après" avec les concepts "d'avant"
! L'exemple de la propriété tel qu'il est traité
ici, en 1982, trouve 20 ans après bien d'autres illustrations
précises, par exemple dans tous les enjeux de la propriété
intellectuelle - droits d'auteur, logiciels, molécules, contrefaçons,
peer-to-peer... |
| |
Prendre conscience des enjeux, raisonner en rupture, en bio-logique... |
Chapitre 12 : Du pouvoir du temps au pouvoir sur le temps
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Collision entre les effets du passé et les
exigences de l'avenir, accélération, diversité
des rythmes ou des perceptions de la durée... la
"relativité du temps" prend bien des formes,
avec parfois des ajustements difficiles ou des décalages,
par exemple entre évolutions des techniques, des mentalités
et des institutions, ou entre temps existentiel et opérationnel,
entre temps de la vie et temps de l'action... |
| |
Alors qu'on s'est longtemps référé
au passé (précédent, analogie, extrapolation)
dans les démarches de prévision, l'attitude
face à l'avenir peut désormais prendre la référence
du futur, grâce à la démarche prospective, qui
permet et même suppose une attitude volontariste. Quelques
principes : voir loin, large, profond, prendre des risques, penser
à l'homme... |
| |
Là comme ailleurs, la société
industrielle a cassé des équilibres subtils en les
remplaçant par des solutions binaires, spécialisées,
standardisées : les rythmes sociaux se sont structurés
autour de 2 temps, celui du travail (calibré sur la journée,
la semaine, l'année, la vie) et le reste. La mutation permet
plus de nuances avec le "troisième
temps"... |
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On ne subit plus son destin, on construit son avenir. |
Chapitre 13 : Quelle matière grise ?
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L'innovation sociale agit sur les institutions qui
caractérisent une organisation sociale complexe, en vue d'adapter
leur efficacité aux aspirations des personnes. Qu'elle s'exprime
dans le cadre du management, dans celui de la gouvernance ou aux
interfaces (en 1982 on ne parlait pas encore de "communication
stratégique"), elle repose sur une information-organisation
d'autant plus subtile que se développent les contraintes
et apports de notre mutation, flux et gestion des interfaces, avec
leurs traductions : réseaux, mobilité, pluridisciplinarité,
souplesse... |
| |
... sans oublier le risque, bien sûr. Avec les
subtils équilibres qu'il suppose, par exemple entre sécurité
et liberté. Avec aussi la nécessaire énergie
morale sans laquelle on laisserait passer les opportunités
de la mutation par simple peur viscérale de la nouveauté.
Et sans laquelle on livrerait à eux-mêmes les grands
systèmes (éducatifs, financiers, énergétiques,
etc.) qui ont tendance à perdre de vue leurs finalités... |
| |
Un des enjeux est l'autonomie des personnes, supposant
leur implication, donc leur expression réfléchie
- à l'opposé par exemple de l'expression émotive
primaire promue par certains vecteurs mass-médiatiques.
C'est tout un système d'expression, écoute et prise
en compte qui doit être (re)pensé, avec ses délicats
mécanismes de médiation - à l'inverse d'une
volonté pseudo-démocratique de les supprimer au profit
d'une expression spontanée qui facilite la manipulation et
la récupération idéologique... |
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Quand l'homme a délégué aux machines
la fonction force, il leur est resté relié
en conservant et développant la fonction habileté
; maintenant qu'il délègue aux systèmes les
fonctions information et connaissance,
il doit garder le contrôle en cultivant les fonctions intelligence
et créativité, incluant l'imagination,
l'intuition, l'émotion... Toutes fonctions qui, pour les
institutions comme pour les individus, n'ont de sens qu'en référence
à des finalités clairement explicitées
dans un projet et encadrées dans des règles
du jeu. Ces finalités, projet et règles doivent
être assignés par l'homme aux institutions et systèmes
- et non l'inverse -
en référence à une culture, des valeurs,
une éthique... |
Chapitre 14 : Instruments et mode d'emploi
| |
Les relations entre individus sont régies par
des morales de comportement. Pas les
relations entre institutions, ni entre celles-ci et les individus.
Malgré les difficultés de l'exercice, l'adoption de
règles du jeu aux différents niveaux de l'organisation
sociale est un besoin d'autant plus impératif que les institutions
ont un fonctionnement de plus en plus spécialisé et
indépendant, quand au contraire on a besoin de les mettre
en synergie... |
| |
Cet objectif ambitieux exige un
triple effort, correspondant à des démarches complémentaires
à mener simultanément : connaître la réalité
des situations, faire évoluer les concepts et les finalités,
interpeller l'environnement... |
| |
L'impératif d'innovation associé à
notre mutation trouve finalement là une autre expression
: l'innovation globale, dont les composantes
technique et sociale sont complémentaires - la seconde méritant
une attention d'autant plus forte qu'on l'a beaucoup négligée,
d'une part en déployant massivement la première, d'autre
part en multipliant et en renforçant les institutions et
systèmes. Sans oublier la composante culturelle de l'innovation
qui, plus en amont, conditionne l'ensemble.... |
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Des voies et moyens pour combiner autonomie et interdépendance.
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|
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CONCLUSION
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Nous avons besoin d'institutions qui ne se trompent plus sur le
niveau de complexité qu'elles ont à traiter ni sur
la nature des besoins et aspirations à satisfaire. |
| |
Y'a plus qu'à ! On ne peut plus se contenter
d'actions de gestion ("prendre des mesures" !).
Des actions de clarification s'imposent pour préciser
le cap... voire dans bien des cas simplement pour le définir
! Et des actions de sensibilisation pour motiver, mobiliser
et impliquer les intéressés. |
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Moyennant quoi les contraintes héritées d'hier
pourront devenir des opportunités pour demain, ce qui est
le sens profond de l'innovation globale. Ainsi, des domaines particulièrement
affectés par les turbulences actuelles pourront devenir
les premiers vecteurs d'une nouvelle valeur - cf. particulièrement
l'éducation et la santé.
De plus, d'autres domaines - information, culture, loisirs...
- sont dans les starting-blocks (parmi les évolutions
depuis 1982 : le tourisme est en effet devenu la première
industrie mondiale !). Est-il raisonnable d'affecter de précieuses
ressources pour sauver des emplois d'hier (visser des boulons)
au détriment de la création des activités
de demain ? "A côté de nos concepts de cols
blancs et cols bleus, il est temps d'introduire celui
de cols ouverts" (chap. 11)...
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C pas sorcier, mais faut s'en OQP au lieu de rêvasser devant
la télé sopo. |
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En un quart de siècle, la vie a suivi
son cours... >>> |
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