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ALTA MATHEMATICA PRESENTE :

 

Émile Borel (1871-1956)

DESCRIPTION

SOMMAIRE-SUMMARY

Tous ouvrages en édition originale sauf cas spécifiés.

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891. Sur quelques points de la théorie des fonctions. 1894.

600 Euros

707. SUR LES ZÉROS DES FONCTIONS ENTIÈRES. Avec SUR LES SÉRIES DE TAYLOR. 1897.

100 €

892. LEÇONS SUR LA THÉORIE DES FONCTIONS 1898.

400 Euros

603. LEÇONS SUR LA THÉORIE DES FONCTIONS. 1898.

500 Euros

809. LEÇONS SUR LES SÉRIES DIVERGENTES. Paris, Gauthier-Villars 1901.

140 Euros

708. SUR LES SÉRIES DE POLYNOMES ET DE FRACTIONS RATIONNELLES.. Avec ADDITION AU MÉMOIRE (précédent). Puis SUR LES PÉRIODES DES INTÉGRALES ABÉLIENNES ET SUR UN NOUVEAU PROBLÈME TRÈS GÉNÉRAL.1901-1903.

120 €

407. NOTICE SUR LES TRAVAUX SCIENTIFIQUES. 1901-1912.

180 Euros

408. LEÇONS SUR LES SÉRIES A TERMES POSITIFS. 1902.

120 Euros

211. LEÇONS SUR LES SÉRIES A TERMES POSITIFS. 1902.

150 Euros

409. LEÇONS SUR LES FONCTIONS MÉROMORPHES. 1903.

120 Euros

212. LEÇONS SUR LES FONCTIONS MÉROMORPHES. 1903.

120 Euros

213. LEÇONS SUR LES FONCTIONS DE VARIABLES RÉELLES. 1905.

100 Euros

604. MÉMOIRE SUR LES DÉPLACEMENTS À TRAJECTOIRES SPHÉRIQUES. 1905.

280 Euros

897. Remarques sur certaines questions de probabilités. 1905.

500 Euros

898. Les probabilités dénombrables et leur applications arithmétiques, Palerme 1909.

750 Euros

410. ÉLÉMENTS DE LA THÉORIE DES PROBABILITÉS. 1909.

200 Euros

17. LEÇONS SUR LA THÉORIE DE LA CROISSANCE. 1910. Avec :

BERNSTEIN (S.) ; LEÇONS SUR LES PROPRIÉTÉS EXTRÉMALES ET LA MEILLEURE APPROXIMATION DES FONCTIONS ANALYTIQUES D'UNE VARIABLE RÉELLE. 1926.

DE LA VALLÉE POUSSIN ; LEÇONS SUR L'APPROXIMATION DES FONCTIONS D'UNE VARIABLE RÉELLE. 1919.

220 Euros

605. LE HASARD. 1914.

270 Euros

24. LEÇONS SUR LES FONCTIONS MONOGÈNES UNIFORMES D'UNE VARIABLE COMPLEXE. 1917.

120 Euros

810. LEÇONS SUR LES FONCTIONS MONOGÈNES UNIFORMES D'UNE VARIABLE COMPLEXE, rédigées par Gaston JULIA. 1917.

120 Euros
865. ÉLÉMENTS DE LA THÉORIE DES PROBABILITÉS. Troisième édition revue et augmentée. 1924.
250 Euros

28. APPLICATIONS DES PROBABILITÉS A L'ARITHMÉTIQUE ET A LA THÉORIE DES FONCTIONS. 1926.

75 Euros

22. LEÇONS SUR LES SÉRIES DIVERGENTES. Deuxième édition, 1928.

70 Euros

215. LEÇONS sur la THÉORIE DES FONCTIONS. Troisième édition, 1928.

80 Euros
868. BOREL (Émile), VILLE (Jean) ; APPLICATIONS AUX JEUX DE HASARD. 1938.
110 Euros

412. SELECTA. JUBILÉ SCIENTIFIQUE. 1940.

140 Euros

607. THÉORIE MATHÉMATIQUE DU BRIDGE à la portée de tous. 1940.

250 Euros

709. LE JEU, LA CHANCE et les théories scientifiques modernes. 1941.

70 €

* * * * * * *

DESCRIPTION

Abréviations : 30 p = trente pages paginées ; p. 18 = page numéro dix-huit ; (4) p = quatre pages non paginées ; (mêmes conventions avec f = feuille).

BOREL (1871-1956)

891. BOREL (ÉMILE) ; Sur quelques points de la théorie des fonctions. Paris, Gauthier-Villars, 1894.

Grand in-4 de (2) f, 47, (3) p. Plaquette (moderne) demi-chagrin brun, plats marbrés, 1er plat de brochage imprimé conservé (fragile). Beau papier, bel état.

Edition originale. Une autre sera publiée l’année suivante aux Annales de l’Ecole normale. Thèse soutenue en juin 1894 .

600 Euros


707 - BOREL (Émile) ; SUR LES ZÉROS DES FONCTIONS ENTIÈRES. (Stockholm) juillet-octobre 1897.Avec : SUR LES SÉRIES DE TAYLOR. idem septembre 1897. Grand in-4 de p. 357 à 396 et 243 à 247 ; bradel (moderne) de PVC blanc ; très bel état.

Editions originales. Extraits des t. 20 et 21 (1897) des Acta mathematica. Le premier article est daté "Saint Affrique (Aveyron), le 5 octobre 1896". Le second est une "Lettre adressée à l’éditeur", datée de Paris 22 mai 1897.

100 Euros

" In retrospect, Borel's use of measure theory in complex analysis in the 1890s already looks like probabilistic reasoning. Especially striking in this respect is the argument Borel gave in 1897 for his claim that a Taylor series will usually diverge on the boundary of its circle of convergence. In general, he asserted, successive coefficients of the Taylor series, or at least successive groups of coefficients, are independent. He showed that each group of coefficients determines an arc on the circle, that the sum of lengths of the arcs diverges, and that the Taylor series will diverge at a point on the circle if it belongs to infinitely many of the arcs. The arcs being independent, and the sum of their lengths being infinite, a given point must be in infinitely many of them. To make sense of this argument, we must evidently take "in general" to mean that the coefficients are chosen at random and "independent" to mean probabilistically independent; the conclusion then follows by what we now call the Borel-Cantelli Lemma. Borel himself used probabilistic language when he reviewed this work in 1912 (Kahane 1994), and Steinhaus spelled the argument out in fully probabilistic terms in 1930 (Steinhaus 1930a). For Borel in the 1890s, however, complex analysis was not a domain for probability, which was concerned with events in the real world. " H. Glenn Shafer & Vladimir Vovk, The origins and legacy of Kolmogorov's Grundbegriffe.


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892. BOREL (Émile) ; LEÇONS SUR LA THÉORIE DES FONCTIONS par Émile BOREL maître de conférence à l’École Normale Supérieure. P., G.-V. 1898.

400 Euros


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603 - BOREL (Émile) ; LEÇONS SUR LA THÉORIE DES FONCTIONS par Émile BOREL maître de conférence à lÉcole Normale Supérieure. Paris, Gauthier-Villars 1898.

Grand In-8 de viii, (2), 136 p et un papillon derrata. Bradel toile brune dépoque, titré sur dos et plat. Très bel exemplaire,

Edition originale des leçons données par Borel à l'ENS au printemps de 1897. Auditeurs attentifs, des élèves, à peine moins âgés que lui : Lebesgue et Baire.

500 Euros


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<< Les séries divergentes sont en bloc une invention du diable. >>

Abel (lettre à Holmboe, du 16 janvier 1826).

Comment domestiquer les séries divergentes

809. BOREL (Émile) ; LEÇONS SUR LES SÉRIES DIVERGENTES. Paris, Gauthier-Villars 1901.

Grand in-8 broché imprimé de VI, (2), 182, (2) p ; bel état presque de neuf, excellent papier.

Edition originale.

140 Euros

" On avait espéré trouver une frontière entre le terme général des séries convergentes et celui des séries divergentes. Il s’est avéré qu’une pareille frontière n’existait pas. " R. Taton.

" Mes travaux sur les séries divergentes, en montrant combien un certain formalisme que Cauchy n’avait adopté qu’à regret et à titre provisoire était excessif, se rattachent aussi à une tournure d’esprit romantique analogue à celle de Georg Cantor. "

Émile Borel, Organon, 1935.

Les procédés de sommation que Borel utilise pour domestiquer les séries divergentes font aujourd’hui encore l’objet d’études et de recherche.

On trouve aussi, p. 53 une réflexion bien proche des travaux de Poincaré sur l’instabilité dynamique (à la source de la théorie du chaos) :

" (un fait) se rencontre dans les problèmes de stabilité : il se peut qu’une modification infiniment petite des conditions initiales change complètement le résultat. C’est ce qui fait que le problème de la stabilité d’un système physique donné peut n’avoir aucun sens, à cause de la précision limitée avec laquelle on peut connaître les conditions initiales (...) "

Et Borel renvoie en note aux "travaux de M. Hadamard sur les géodésiques des surfaces à courbure totale négative : Journal de M. Jordan, 1898, p. 71".



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211. BOREL (É.) ; LEÇONS SUR LES SÉRIES A TERMES POSITIFS professées au Collège de France. Recueillies et rédigées par Robert d’Adhémar. Paris, Gauthier-Villars 1902.

Grand in-8 broché imprimé de VI, (2), 91, (3) p. Cachet de fonds sur garde et titre ; exemplaire en parfait état de neuf, avec un papier de qualité exceptionnelle.

Edition originale.

150 Euros

Pour Borel, la notion de convergence est comme inscrite au coeur de la théorie des fonctions. Rappelant les critères auxquels elle se pliait depuis Cauchy et Bertrand, il entreprend de dessiner l’esquisse d’une théorie de la croissance, appuyée sur les travaux de Poincaré et d’Hadamard, et éclairée des vues de Bois-Reymond, notamment pour la notion de fonction idéale que celui-ci exposait dans son Allgemeine Functionentheorie.

H. Lebesgue dans ses Leçons sur les séries trigonométriques, déclare que l’ouvrage de Borel est un large développement de "la notion de type d’infinitude d’une fonction f(t) qui croît indéfiniment avec t", notion introduite par Du Bois-Reymond, et que Borel avait déjà exposée dans la Note II de ses Leçons sur la théorie des fonctions.


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408. BOREL (Émile) ; LEÇONS SUR LES SÉRIES A TERMES POSITIFS, Recueillies et rédigées par Robert d’Adhémar. Paris, Gauthier-Villars 1902.

Grand in-8 (16,5x25cm) broché imprimé de VI, (2), 91, (3) p. Cachet de l’"Ecole Sainte-Geneviève Versailles" sur faux-titre ; légers manques au dos, coin supérieur 2ème de couverture un peu effrangé, sinon bon état.

Edition originale. 

120 Euros

Comme l’indique H. Lebesgue dans ses Leçons sur les séries trigonométriques (note p. 84), cet ouvrage de Borel est un large développement de "la notion de type d’infinitude d’une fonction f(t) qui croît indéfiniment avec t", notion introduite par Du Bois-Reymond.

Provenance : il est émouvant de posséder un ouvrage qui provient de la bibliothèque de cette célèbre école de préparation aux concours, véritable institution française, tenue d'une main de fer par les pères jésuites.


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409. BOREL (Émile) ; LEÇONS SUR LES FONCTIONS MÉROMORPHES professées au Collège de France par Émile BOREL, recueillies et rédigées par Ludovic Zoretti. Paris, Gauthier-Villars 1903.

Grand in-8 broché imprimé de vi, (2), 122 p. Très bel état, papier d’excellente qualité.

Edition originale.

120 Euros

Revenant sur le théorème de Picard dont il avait donné une démonstration mémorable (en 1896), Borel introduit le concept important d'équation exceptionnelle (p. 55).

" On entre dans un domaine nouveau lorsqu’on étudie les propriétés de la décomposition des fonctions méromorphes en éléments simples, au point de vue de l’ordre ; je crois être le premier à avoir étudié cette question. " E. Borel, notice (1912) sur les travaux scientifiques de M. Émile Borel.

En Notes sont plusieurs études de travaux récents par Ernst Lindelöf, Pierre Boutroux, Helge von Koch, et surtout le Mémoire de Maillet sur les fonctions quasi-entières et celles quasi-méromorphes.


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212. BOREL (É.) ; LEÇONS SUR LES FONCTIONS MÉROMORPHES professées au Collège de France par Émile BOREL, recueillies et rédigées par Ludovic Zoretti. Paris, Gauthier-Villars 1903.

Grand in-8 broché imprimé de vi, (2), 122 p. Très bel état sauf dos un peu solarisé et traces de colle sur gardes ; papier de qualité exceptionnelle.

Edition originale.

120 Euros

Revenant sur le théorème de Picard dont il avait donné une démonstration mémorable (en 1896), Borel introduit le concept important d'équation exceptionnelle (p. 55).

" On entre dans un domaine nouveau lorsqu’on étudie les propriétés de la décomposition des fonctions méromorphes en éléments simples, au point de vue de l’ordre ; je crois être le premier à avoir étudié cette question. " E. Borel, notice (1912) sur les travaux scientifiques de M. Émile Borel.

En Notes sont plusieurs études de travaux récents par Ernst Lindelöf, Pierre Boutroux, Helge von Koch, et surtout le Mémoire de Maillet sur les fonctions quasi-entières et celles quasi-méromorphes.


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897. BOREL (ÉMILE) ; Remarques sur certaines questions de probabilités. p. 123-128 du BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MATHÉMATIQUE DE FRANCE. Tome XXXIII, fascicule II. Paris, Sorbonne, Gauthier-Villars (avril) 1905.

Entier bulletin trimestriel grand in-8 broché imprimé paginé de 81 à 156. Parfait état presque de neuf, en condition de parution par fascicule, avec les couvertures imprimées. Contient aussi des Mémoires et des Communications de Mathieu WEILL, Ch. BIOCHE, J. CLAIRIN, Arnaud DENJOY, G. FONTENE, Émile BOREL, Ed. MAILLET, le Comte de SPARRE, Maurice FOUCHE.

Edition originale de l’acte de fondation de la théorie moderne des probabilités.
Journal issue with original boards, of this landmark in modern theory of probability.

500 Euros


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213. BOREL (É.) ; LEÇONS SUR LES FONCTIONS DE VARIABLES RÉELLES et les développements en séries de polynomes, professées à l’École Normale Supérieure, et rédigées par Maurice Fréchet, avec des notes Par Paul Painlevé et H. Lebesgue. Paris, Gauthier-Villars 1905.

Grand in-8 de VIII+(II),160 p. Brochage moderne, étiquette de titre au dos, plats de couverture conservés, très bon de papier.

Edition originale.

100 Euros

Borel lui-même fit de cet ouvrage le commentaire suivant :

" J’ai simplifié notablement dans mes Livres l’exposition de nombreux résultats dus à d’autres géomètres. Pour en citer un exemple, M. Arzela avait consacré un long Mémoire à la recherche de la condition nécessaire et suffisante pour qu’une série convergente de fonctions continues représente une fonction continue ; le résultat de M. Arzela était resté presque inconnu, en raison de la longueur de la démonstration ; il est devenu classique, depuis que je l’ai établi en quelques lignes.

A la théorie des développements en série se rattachent les problèmes d’interpolation ; obtenir le développement d’une fonction en série de polynomes revient à trouver un polynome approché, et l’on peut chercher à déterminer un tel polynome par l’interpolation, c’est-à-dire en utilisant les valeurs de la fonction pour certaines valeurs de la variable. J’ai étudié diverses méthodes d’interpolation, en ai simplifié l’exposition et perfectionné le détail [notamment en ce qui concerne les polynomes de Tchebycheff]. "

E. Borel, Notice (1912) sur les travaux scientifiques de M. Émile Borel.

Comme l’explique H. Lebesgue dans ses Leçons sur les séries trigonométriques, Borel montre (ici p. 75), "que la formule d’interpolation ordinaire de Lagrange ne permettait pas, dans tous les cas, l’approximation indéfinie des fonctions continues".

La note de Lebesgue, "Note des plus importantes" (Préface), porte sur une démonstration d'un théorème de Baire, intéressante en ce qu'elle ne fait pas appel à la notion de 'transfini'.

" La démonstration de M. Baire utilisait les nombres transfinis (...) il y avait intérêt à justifier un énoncé, qui ne suppose pas la notion de nombre transfini, sans utiliser cette notion ; c'est ce que j'ai fait, grâce surtout à des procédés de raisonnements dus à M. Baire lui-même et en utilisant ce que j'appelle des fonctions de classe un en un point, ou des fonctions de classe un à e près en un point, ou sur un ensemble. Ces fonctions sont définies par analogie avec ce que l'on appelle des fonctions continues en un point ou continues à e près. En même temps, je donnais une autre forme à la condition nécessaire et suffisante : Pour qu'une fonction f soit de classe un au plus, il faut et il suffit que le domaine où elle est définie puisse, quel que soit e >0, être considéré comme la somme d'une infinité dénombrable d'ensembles fermés sur chacun desquels f est continue à moins de e près. " H. L. (Notice sur les travaux scientifiques de M. H. L., Toulouse 1922).

La note de Painlevé fait l'objet de la part de Borel, d'un commentaire remarquablement alambiqué :

" (L'utilisation) de la représentation conforme, (...) méthode du champ complexe, (conduit) à des résultats du plus haut intérêt dans le champ réel (...) pour retourner enfin au champ complexe et y étendre les résultats obtenus pour le champ réel. " (Préface).

Les historiens retiendront surtout la discussion autour de la p. 7, qui conduisit au concept fondamental d’ensemble ouvert.


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604 - BOREL (Émile) ; MÉMOIRE SUR LES DÉPLACEMENTS À TRAJECTOIRES SPHÉRIQUES. Paris, Imprimerie Nationale MDCCCCV (1905).

Grand in-4 broché imprimé de 128 p ; exemplaire entièrement non-coupé, en très bon état, préservé dans un chemisage de carton, dos titré.

Edition originale. Extrait tiré à part des Mémoires de l’Acad. Sc., Divers Savants, Tome XXXIII.

280 Euros

Cette étude, que Borel considérait comme son "travail le plus important publié sur la Géométrie", reçut le Prix Vaillant de l’Académie. Aujourd'hui, elle est au coeur des réflexions sur les singularités cinématiques rencontrés dans les travaux sur la robotique.


898. Borel ; Les probabilités dénombrables et leur applications arithmétiques, p. 247-271 des Rendiconti del Circolo Matematico di Palermo. T. 27 (1° semestre 1909), Palerme 1909. Entier recueil semestriel in-4 de (2) f, 408 p. Relié d’époque en demi-maroquin brun à coins, tranches rouges ; les coiffes sont un peu frottées. Bel exemplaire, très beau de papier.

Edition originale. Contient de nombreuses autres contributions de divers auteurs : notamment, de H. Poincaré, Sur la réduction des intégrales abéliennes et les fonctions fuchsiennes, p. 281-336 ; et aussi, de Hermann Weyl, Über beschränkte quadratische Formen, deren Differenz vollstetig ist, aux p. 373-392 et 402..

750 Euros


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410. BOREL (Émile) ; ÉLÉMENTS DE LA THÉORIE DES PROBABILITÉS. Probabilités discontinues – Probabilités continues – Probabilités des causes. Paris, Librairie scientifique A. Hermann & Fils 1909.

Grand in-8 de vii, (1), 191 p ; relié d’époque en demi-toile vieux rose, dos lisse, étiquette de titre en maroquin brun, plats et gardes marbrés. Bon état d’ensemble, papier un peu terne, une f (p. 63-64) restaurée d’une déchirure sans manque.

Edition originale de tout premier état, sans les errata.

200 Euros

En note de dernière page, Borel fait remarquer que dans un univers entièrement déterministe, les causes n’ont pas plus de priorité que les effets. On aboutit ainsi à ce paradoxe qu’un univers entièrement déterminé ne connaît plus la relation de cause à effet !


407. BOREL (Émile) ; NOTICE SUR LES TRAVAUX SCIENTIFIQUES de M. Émile BOREL Paris, Gauthier-Villars, 1901. Suivi de : Idem, 1912. Et de : SUPPLÉMENT (1921) A LA NOTICE (1912), (Toulouse, Privat).

Grand in-4 de respectivement : IV, 40 p ; 78 p, (1) f ; 7 p. Reliure du temps en demi-percaline verte, dos lisse titré transversalement, plats marbrés vert sombre, 1ères de couvertures imprimées conservées. Une inscription au crayon en marge du 1er titre indique "offert par l’auteur le 22 février 1901", avec la signature de M. R. d’Adhémar ; cachets de bibliothèque annulés. Très bon état.

Intéressante réunion des éditions originales de ces notices, introuvables ou dispersées ; il y manque d’ailleurs le très court Supplément sommaire d’Avril 1918 ; mais ici nous avons la Notice de 1901, absente des Oeuvres complètes.

180 Euros

R. d’Adhémar, auditeur du cours de Borel au Collège de France (1900-1901) fut le rédacteur des Leçons sur les séries à termes positifs.


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17- Recueil contenant :

- LEÇONS SUR LA THÉORIE DE LA CROISSANCE professées à la Faculté des Sciences de Paris par Émile Borel, recueillies et rédigées par Arnaud Denjoy. Paris, Gauthier-Villars, 1910.

Vi, (2), 168, (2) p.

- LEÇONS SUR LES PROPRIÉTÉS EXTRÉMALES ET LA MEILLEURE APPROXIMATION DES FONCTIONS ANALYTIQUES D’UNE VARIABLE RÉELLE professées à la Sorbonne par Serge BERNSTEIN Membre de l’Académie des sciences d’Ukraine. Paris, Gauthier-Villars, 1926.

x, 207 p.

- LEÇONS SUR L’APPROXIMATION DES FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE professées à la Sorbonne par C. DE LA VALLÉE POUSSIN. Paris, Gauthier-Villars, 1919.

vi, 150 et (1) p.

Grand in-8 demi-basane bordeaux, plats et gardes marbrés. Parfait état.

Editions originales. Borel a conçu et dirigé longtemps la Collection de monographies sur la théorie des fonctions dans laquelle s’inscrivent ces trois Leçons, ainsi que d’autres de notre catalogue, et en particulier toutes celles de Borel.

220 Euros

" La théorie de la croissance m’apparaît chaque jour d’avantage comme le fondement essentiel de la théorie des fonctions ". Borel, Préface.

Le chap. V sur les applications arithmétiques est particulièrement remarquable pour ses nombreuses considérations sur la définition de certains nombres incommensurables et la longueur des phrases nécessaires à les exprimer, façon de penser qui est à l’origine des théories modernes de l’information et de la notion de séquences aléatoires. On notera aussi l’exposé de la démonstration de Hurwitz de la transcendance de P.

* * *

Serge Bernstein (1880-1968) se forma à Paris (Sorbonne), puis devint un des animateurs de l’École russe de mathématiques. Ses études relatives à la meilleure approximation reposent sur les travaux de Tchebyscheff et se complétèrent avec ceux de La Vallée Poussin. Dans une longue Note, il insiste sur les généralisations diverses du prolongement analytique, et introduit sa propre définition de la quasi-analycité, plus générale que les précédentes dues à Borel et à Denjoy.

* * *

Charles de la Vallée Poussin (1866-1962) fut professeur à Louvain et, pendant l’intervalle de 14-18, à la Sorbonne et au Collège de France. Très marqué par la révolution due à Borel et à Lebesgue, il se consacre à l’étude des fonctions de variables réelles, et obtient des résultats décisifs pour la théorie de l’approximation des fonctions par des séries algébriques ou trigonométriques. Il donne en particulier une interprétation des coefficients de Fourier en termes de meilleure approximation en moyenne quadratique.


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605 - BOREL (Émile) ; LE HASARD. Paris, Alcan 1914.

Petit in-8 de (2) f, IV, 312 p ; avec plats de brochage imprimés conservés, dans une demi-basane rouge framboise d’époque, dos lisse souligné de filets dorés, étiquettes de titre de maroquin noir, plats et gardes marbrés ; menus défauts à la reliure (épidermures, un coin fragilisé), papier uniformément bruni, sinon bon exemplaire.

Edition originale. On rencontre plus souvent d'autres éditions, parues la même année.

270 Euros

Prolongement naturel des Éléments de la théorie des probabilités, parus cinq ans plus tôt, Le hasard s’adresse à un plus large public. C’est ici que s’introduisent deux des plus célèbres sophismes de la philosophie des probabilités : les singes dactylographes, et le tas de blé.

S’interrogeant sur la réversibilité des équations de la dynamique, et désirant se démarquer de Poincaré, Borel nous conte avec une certaine ampleur les aventures des singes dactylographes (p. 164, 295 et 297). Il invoque une armée de singes qui, après avoir pillé un dépôt de machines à écrire, sont devenus dactylographes, et produisent "la copie exacte des livres de toute nature et de toutes langues conservés dans les plus riches bibliothèques du monde". Ensuite les singes se mettent à prophétiser : "notre armée de singes dactylographes, travaillant toujours dans les mêmes conditions, fournira chaque jour la copie exacte de tous les imprimés, livres et journaux, qui paraîtront le jour correspondant de la semaine suivante sur toute la surface du globe et de toutes les paroles qui seront prononcées par tous les hommes en ce même jour."

Borel se demande aussi (p. 229) : "n’est-il pas possible de limiter notre activité de manière que la probabilité n’y joue aucun rôle ?" Il conclut que cela mènerait tout droit à la folie ; il décrit un parcours totalement paranoïaque dont on se demande s’il n’a pas été pris d’exemples vécus ou racontés : une personne inconnue qui affirme avoir avec vous plusieurs amis communs, finit par vous emprunter de l’argent sous un prétexte qui paraît très naturel.

Et pointe aussi la prémonition des jeux à somme nulle, ou est-ce le caractère "radical socialiste" du politicien Borel, dans une réflexion comme (p. 248) : "Mais la société n’est-elle pas organisée de telle manière que, dans certaines circonstances, le malheur des uns soit indirectement profitable à d’autres" ?


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24. BOREL ; LEÇONS SUR LES FONCTIONS MONOGÈNES UNIFORMES D’UNE VARIABLE COMPLEXE rédigées par Gaston JULIA. Paris, Gauthier-Villars, 1917.

Grand in-8 broché imprimé de ix, (3), 163 p et (1)f. Très bel état de neuf.

Edition originale.

120 Euros

"Le point de départ est l'opposition entre les points de vues de Cauchy et de Weirstrass dans la définition des fonctions de variables complexes que Cauchy appelle monogènes et Weierstrass analytiques." Préface.

En élargissant convenablement le concept de fonction monogène Borel montre que l'on peut dans certains cas prolonger de telles fonctions au-delà de leurs lignes singulières. Et cette idée fondatrice fut le départ d'un nouveau chapitre de la théorie des fonctions, celui des fonctions quasi-analytiques qui devaient permettre d'appréhender la physique du discontinu (théorie des quanta).

" Les valeurs qu’une fonction analytique prend, soit dans un domaine faisant partie de son domaine d’existence, soit sur une courbe de ce domaine, définissent parfaitement cette fonction. (...)

M. Borel a introduit de nouvelles classes de fonctions définies dans le champ complexe et jouissant de la même propriété : les fonctions monogènes introduites par cet auteur, définies dans certains ensembles contenant des courbes, sont encore parfaitement déterminées par les valeurs qu’elles prennent sur un arc, aussi petit qu’il soit, d’une de ces courbes. Les fonctions analytiques peuvent être envisagées comme faisant parties de la classe des fonctions monogènes. "

S. Mandelbrojt, Séries de Fourier et classes quasi-analytiques de fonctions.

" Par des méthodes empruntées à la théorie des fonctions de variables complexes, Borel obtint en 1912 des classes de fonctions réelles, qu'il qualifia de quasi analytiques, possédant cette propriété d'être déterminées sur tout leur intervalle d'existence par la connaissance de leur valeur et par celles de toutes leurs dérivées en un point, même si la série de Taylor de la fonction a un rayon de convergence nul, en ce point et même en tous. "

R. Taton.

S’il s’exprime avec beaucoup de raison, Taton n’est pas assez précis : en fait c'est en 1917, dans ces Leçons sur les fonctions monogènes, que Borel publia (avec retard, à cause de la guerre, comme il s'en explique dans la Préface) sa théorie des fonctions quasi-analytiques (qui ne seront nommées ainsi qu'après lui - cf. l'ouvrage de Carleman Les fonctions quasi-analytiques, 1926).

" Une fonction analytique, nulle en un point ainsi que toutes ses dérivées, est identiquement nulle : ce qui montre bien qu’une fonction analytique est entièrement définie par un de ses éléments. Ce caractère peut permettre d’étendre la notion de fonction analytique au cas de domaines non connexes. C’est cette idée qui a conduit Borel à la découverte des fonctions quasi-analytiques. On est alors amené à considérer des familles de fonctions non nécessairement développables en séries de Taylor, mais telles que l’identité des coefficients de ces séries en un point entraîne l’identité des fonctions dans le domaine (d) considéré. Si, dans l’un des domaines connexes appartenant à (d), deux fonctions sont quasi-analytiques et coïncident, elles coïncident aussi dans toutes les autres parties de (d). La conception de Cauchy apparaît ainsi comme plus riche de conséquences que celle de Weierstrass. " Paul Montel


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Un des points de contact entre la Physique moléculaire et les Mathématiques

810. BOREL (Émile) ; LEÇONS SUR LES FONCTIONS MONOGÈNES UNIFORMES D'UNE VARIABLE COMPLEXE, rédigées par Gaston JULIA. Paris, Gauthier-Villars 1917.

Grand 8° broché imprimé de ix, (3), 163 p et (1) f. Exceptionnel état de neuf, non coupé.

Edition originale.

120 Euros

"Le point de départ est l'opposition entre les points de vues de Cauchy et de Weierstrass dans la définition des fonctions de variables complexes que Cauchy appelle monogènes et Weierstrass analytiques". Préface.

Déjà abordée dans sa Thèse (1894), puis largement développée dans son "premier Livre" (1898), la question du partage des théories de Cauchy et de Weierstrass valut à Borel l’incompréhension de ses contemporains, de Mittag-Leffler notamment. Cela se doubla de considérations patriotiques, et, en publiant cet ouvrage à la fin de la Guerre, Borel put crier victoire : "J’ai rendu à la monogénéité de Cauchy la place d’honneur dont l’avait momentanément privée l’analycité de Weierstrass". Et d’expliquer :

" L’ouvrage dans lequel se trouve exposée pour la première fois d’une manière complète la théorie des fonctions monogènes, y compris celles qui ne sont pas analytiques au sens de Weierstrass, constitue de son côté la justification définitive du point de vue de Cauchy, longtemps abandonné sous l’influence de Weierstrass et de son école. La notion de monogénéité, c’est-à-dire l’existence d’une dérivée unique, est la notion primordiale d’où découlent les propriétés essentielles des fonctions uniformes d’une variable complexe ; l’analycité n’en est pas moins une conséquence nécessaire ; c’est une restriction supplémentaire dont l’introduction ne se justifie pas dans la théorie générale. Que les fonctions élémentaires (circulaires, elliptiques, etc.), dont l’étude est une partie importante de l’Analyse, soient analytiques, cela n’est pas contestable, mais leur étude n’exige point tous les développements sur les domaines d’existence les plus généraux des fonctions analytiques ; et si l’on cesse de se borner aux fonctions élémentaires, certaines fonctions monogènes non analytiques sont plus simples et se présentent plus naturellement que les fonctions analytiques les plus générales. " E. Borel, Notice (1912).

En élargissant convenablement le concept de fonction monogène Borel montre que l'on peut dans certains cas, prolonger de telles fonctions au-delà de leurs lignes singulières. Et cette idée fondatrice fut le point de départ d'un nouveau chapitre de la théorie des fonctions, celui des fonctions quasi-analytiques qui devait permettre d'appréhender la physique du discontinu (théorie des quanta).

" Les valeurs qu’une fonction analytique prend, soit dans un domaine faisant partie de son domaine d’existence, soit sur une courbe de ce domaine, définissent parfaitement cette fonction. (...)

M. Borel a introduit de nouvelles classes de fonctions définies dans le champ complexe et jouissant de la même propriété : les fonctions monogènes introduites par cet auteur, définies dans certains ensembles contenant des courbes, sont encore parfaitement déterminées par les valeurs qu’elles prennent sur un arc, aussi petit qu’il soit, d’une de ces courbes. Les fonctions analytiques peuvent être envisagées comme faisant parties de la classe des fonctions monogènes. "

S. Mandelbrojt, Séries de Fourier et classes quasi-analytiques de fonctions.

Taton s’exprime avec beaucoup de raison :

" Par des méthodes empruntées à la théorie des fonctions de variables complexes, Borel obtint en 1912 des classes de fonctions réelles, qu'il qualifia de quasi analytiques, possédant cette propriété d'être déterminées sur tout leur intervalle d'existence par la connaissance de leur valeur et par celles de toutes leurs dérivées en un point, même si la série de Taylor de la fonction a un rayon de convergence nul, en ce point et même en tous. " R. Taton.

Mais Taton n’est pas assez précis : en fait c'est en 1917, dans ces Leçons sur les fonctions monogènes, que Borel publia (avec retard, à cause de la guerre, comme il s'en explique dans la Préface) sa Théorie des fonctions quasi-analytiques (qui ne seront nommées ainsi qu'après lui - cf. Les fonctions quasi-analytiques, que Carleman publia en 1926).

" Une fonction analytique, nulle en un point ainsi que toutes ses dérivées, est identiquement nulle : ce qui montre bien qu’une fonction analytique est entièrement définie par un de ses éléments. Ce caractère peut permettre d’étendre la notion de fonction analytique au cas de domaines non connexes. C’est cette idée qui a conduit Borel à la découverte des fonctions quasi-analytiques. On est alors amené à considérer des familles de fonctions non nécessairement développables en séries de Taylor, mais telles que l’identité des coefficients de ces séries en un point entraîne l’identité des fonctions dans le domaine (d) considéré. Si, dans l’un des domaines connexes appartenant à (d), deux fonctions sont quasi-analytiques et coïncident, elles coïncident aussi dans toutes les autres parties de (d). La conception de Cauchy apparaît ainsi comme plus riche de conséquences que celle de Weierstrass. " Paul Montel


Les débuts de la théorie des jeux

865. BOREL (Émile) ; ÉLÉMENTS DE LA THÉORIE DES PROBABILITÉS. Troisième édition revue et augmentée. Paris, Librairie scientifique J. Hermann 1924.

Contient les fameuses Notes, qui fondent la théorie des jeux ; l’une est ici en édition originale.

250 Euros


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28. BOREL ; APPLICATIONS A L’ARITHMÉTIQUE ET A LA THÉORIE DES FONCTIONS Leçons professées à la Faculté des Sciences de Paris rédigées par Paul DUBREIL. Paris, Gauthier-Villars, 1926.

Grand in-8 broché imprimé de (4), 100 p, (2) f et 2 f de pub.. Très bon état.

Premier fascicule du Tome II du Traité du calcul des probabilités et de ses applications. Edition originale.

75 Euros

Borel expose (p. 1-10) de façon nouvelle et étendue sa théorie des nombres "normaux", puis il donne ses vues sur le partage des notions de dénombrabilité, de mesure et de probabilité, et défend la cause de la belle théorie des fractions continues dont il déplore qu’elle ne soit plus enseignée.

" Comme l'a très bien souligné Jan von Plato, la théorie des probabilités a aussi comme origine plus récente des problèmes de stabilité d'orbites planétaires étudiées par Gyldén et Poincaré à la fin du siècle dernier. Ces problèmes mènent à la considération de fractions continues et l'une des questions importantes est de savoir comment se distribuent les coefficients entiers qui apparaissent dans le développement en fractions continues de certains nombres réels. Ce problème de la caractérisation des distributions de classes de nombres va transformer le calcul des probabilités en auxiliaire important de la théorie des nombres grâce à Borel, par exemple. " Dominique Lambert (in Prédiction & probabilité dans les sciences, Frontières 1998).


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22. BOREL ; LEÇONS SUR LES SÉRIES DIVERGENTES. Deuxième édition revue et entièrement remaniée avec le concours de Georges BOULIGAND. Paris, Gauthier-Villars, 1928.

Grand in-8 broché imprimé de (5)f, 260p, (2)f. Bon état.

70 Euros

L’étude des fonctions analytiques et les travaux de Stieltjes et de Poincaré avaient conduit Borel à s’intéresser à certaines séries divergentes et à définir une notion plus générale de la convergence, sur le modèle de la sommation exponentielle.

Le mémoire de 1899, reçut le Grand Prix de l’Académie et suscita plus de 200 papiers d’autres mathématiciens pendant les 20 années qui suivirent ; le Chap. VI en appendice, fait l’historique de la question.


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215. BOREL (É.) ; LEÇONS sur la THÉORIE DES FONCTIONS (Éléments et principes de la théorie des ensembles ; applications à la théorie des fonctions). Troisième édition. Paris, Gauthier-Villars, 1928.

Grand in-8 broché imprimé de XII+(2), 293 p, (2) f de catalogue ; très bon état de neuf.

80 Euros

Seule nouveauté de cette troisième par rapport à la seconde édition, la Note VII (p. 257-290), Pour et contre la logique empirique, reprend plusieurs articles par Robert Wavre, Paul Levy, Alfred Errera, Barzin et Borel, parus en janvier 1926 dans la Revue de Métaphysique et de Morale. Ils venaient compléter la réflexion sur les fondations de l’édifice mathématique, déjà abordée dans la célèbre correspondance sur la théorie des ensembles reproduite en Note IV. Si l’on compte que l’on a aussi les notes relatives aux fondations des théories des probabilités et de la mesure, on dispose avec cette dernière édition des Leçons sur la théorie des fonctions, de la somme de tous les apports et aperçus fondamentaux de Borel. Quelques pensées du Maître :

" Je n’aime guère écrire des alephs. "

" Les prétendus systèmes entièrement logiques reposent toujours sur le postulat de l’existence de la langue vulgaire (qui impliquerait un certain nombre de cercles vicieux s’il fallait la créer ex nihilo). "

" La théorie des ensembles non-dénombrables se réduit forcément à une sorte d’algèbre logique dont les symboles ne recouvrent aucune réalité accessible. "


Un jalon important dans l’installation de la théorie des jeux

868. BOREL (Émile), VILLE (Jean) ; APPLICATIONS AUX JEUX DE HASARD. Paris, Gauthier-Villars, 1938.

Edition originale, rédigée par Jean Ville, qui donne aussi, p.105-113, une note Sur la théorie générale des jeux où intervient l’habileté des joueurs.

110 Euros


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412. BOREL (Émile) ; SELECTA. JUBILÉ SCIENTIFIQUE Paris, Gauthier-Villars, 1940.

Grand in-4 broché imprimé de (3) f et un portrait, 418 p, (1) f ; parfait de papier et d’état, presque entièrement non coupé.

Reprise de quelques-uns des textes les plus importants de Borel, avec des commentaires par Denjoy, Valiron, Fréchet, Paul Lévy.

140 Euros


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607 - BOREL (Émile) - CHÉRON (André) ; THÉORIE MATHÉMATIQUE DU BRIDGE à la portée de tous. Paris, Gauthier-Villars, 1940.

Grand in-8 broché imprimé de XVIII, 392 p ; peu coupé, parfait état de neuf, très beau papier.

Edition originale.

250 Euros

Borel et Chéron entrent dans d’infinies subtilités, en particulier par l’étude de l’évolution des probabilités au cours du jeu.

Ce livre est aujourd’hui une source d’inspiration pour les concepteurs de logiciels de bridge.


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709. BOREL (Émile) ; LE JEU, LA CHANCE et les théories scientifiques modernes. Paris, Gallimard 1941. Petit in-8 broché imprimé de 224 p, entièrement non coupé.

Edition originale.

 

 

 

 

 

70 Euros