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SABINE et PATRICK AMBEC

AZHAR


Azhar et ses copains...




Azhar et la femme à barbe...



Limoux 2005

"Cheval Arabe et
Vaches Gasconnes"




photos extraite du livre
"Quand le cheval a peur"
de
V. de Saint Vaulry

"Le Cavalier et la Bergère"
Monte sans bride
, en spectacle à Tarascon,
Mai 06





photo extraite du livre
"Quand le cheval a peur"
de
V. de Saint Vaulry


Tarascon
Mai 2006
"Chevaux et
Vaches Gasconnes"

Reculer sans rênes



Travail en liberté


"Métamorphose"
à CHEVAL PASSION,
Avignon, Janvier 2003









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HISTOIRE D'UN RESCAPE:
Ferré plus ou moins régulièrement depuis l'âge
de 3 ans, Azhar a commencé à boîter de
l'antérieur droit, en 2005 (soit à 9 ans), très
légèrement, jamais en début de séance mais
au bout de 30 minutes de travail, par intermittence,
et que ce soit en début ou en fin de ferrure....
Puis, en Octobre 2005, il a boîté également de
l'antérieur gauche, mais alors là, bien plus
franchement. Mais toujours au bout d'un petit
temps de travail, et pas systématiquement.


Le 24 Novembre 2005, Patrice Martin est venu le déferrer et le parer. Les boîteries ont disparu pendant deux mois, puis elles sont réapparues, toujours légères et par intermittence.
Le 16 Février 2006, nous l'avons montré à un spécialiste réputé.
Diagnostic, après examen minutieux puis radios des deux antérieurs: ossification des processus palmaires, plus accentuée sur le pied gauche.
Traitement: La boîterie a 9 chances sur 10 de disparaître (mais pas sa cause) en 10 à 12 mois de repos avec ferrures à planche pour soulager les talons et prendre appui davantage sur la fourchette. Mais Azhar aura toute sa vie besoin d'une ferrure à planche, et risque d'être définitivement boîteux vers 15 ans.

Je n'ai pas fait ferrer Azhar. Mais je l'ai laissé au repos au pré 2 mois, paré régulièrement par Patrice Martin.
Mi- Avril, Patrice m'a conseillé de le monter un peu, histoire de voir où il en était... Il ne boîtait plus et il n'a jamais reboîté depuis.
Patrick et moi avions entendu parler de la possibilité de monter les chevaux pieds nus, mais le degré d'usure des fers à chaque visite du maréchal nous laissait sceptiques...
 
Azhar vit en troupeau, au pré toute l'année, entre 800 et 1000 m d'altitude. Le sol des prés n'est pas suffisamment caillouteux et il ne travaille pas assez souvent pour user ses pieds, Patrice Martin doit intervenir tous les deux mois pour supprimer l'excès de sole et de barres qui pousse trop et comprime l'intérieur des pieds.
Azhar est maintenant pieds nus depuis le 24 Novembre 2005. La nouvelle corne est arrivée en bas du sabot en talons et en pince. Il est monté en carrière ET en extérieur, en tout terrain, aux mêmes allures que lorsqu'il était ferré, sans gêne.
Il ne mange pas de biotine, ses pieds ne sont jamais graissés.
S'il est vrai que le cheval retournant à sa vie "pieds nus" après de longues années de ferrures régulières ressent sûrement une gêne , peut-être même une légère "douleur" (mais comment la quantifier puisque le cheval ne boîte pas) dûe au retour de l'irrigation et de la sensibilité de l'intérieur du pied, on ne se pose pas la question pour le poulain qui, après ses trois premières années de vie pieds nus, en parfaite santé, se voit poser des fers qui vont petit à petit empêcher le fonctionnement de son sabot, réduire à néant son rôle d'amortisseur, compromettre l'élasticité de la corne et la rendre cassante, nécessitant force graisse et biotine... quand cela ne fait pas apparaître au bout de quelques années une boîterie qui verra mettre une fin prématurée à sa carrière, si ce n'est à sa vie... sans parler de l'aplomb désastreux de la troisième phalange du au surélévement artificiel des talons, sous prétexte de soulager les tendons....
Mais le retour à la vie pieds nus ne peut se faire que sous certaines conditions:
des conditions de vie les plus naturelles possibles justement, soit une vie en extérieur la plupart du temps qui permette au cheval de se déplacer à sa guise, un sol suffisamment abrasif pour venir à bout de la pousse de la corne, incroyablement plus résistante quand elle n'est plus dénaturée par les fers, ou un travail régulier sur des sols variés, ou un parage effectué par une personne compétente. La présence d'un point d'eau est également indispensable, le pied ayant besoin de se réhydrater.
Et alors, adieu coliques, adieu tics d'écurie, adieu engorgement des membres, adieu boîteries non accidentelles....