Abandons animaux

En France, chaque année, une moyenne de 100.000 chiens et 80.000 chats sont abandonnés et recueillis par la S.P.A, divers refuges et fourrières. Et n'oublions pas les autres animaux dits de compagnie : hamsters, oiseaux, lapins, cobayes, chevaux, etc…

L'histoire est toujours la même :

“ Chéri, regarde comme il est beau ce chiot ! Et si on l'offrait aux enfants pour Noël ? C'est une très bonne idée, il est adorable, on dirait une peluche… ”

Et la peluche, que nous nommerons Tuffy, pour des raisons de facilités, arriva dans sa nouvelle demeure. Les enfants étaient aussi ravis que les parents. Tout se passait très bien, tout du moins au début. Mais Tuffy fût vite supplanté par d'autres jouets. Et ce fût au tour des parents de s'en occuper, mais il coûtait cher : ses besoins en nourriture, le vétérinaire... et les poils partout ! Et ne parlons pas de tous les endroits où les animaux ne sont pas admis.

Bref, l'idée originale de cadeau de Noël est vite devenue un fardeau difficile à supporter.

Le pire, c'est que les vacances approchent : que vont-ils en faire ?

Carte abandon

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A LIRE A MEDITER ET A FAIRE CIRCULER AUTOUR DE SOI POUR QUE CELA N'ARRIVE PLUS ! !

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Quelques personnes ont la "décence" d'emmener leurs animaux directement dans un refuge.

Mais trop souvent, ils s'en débarrassent à n'importe quel endroit. L'animal aura parfois la chance d'être retrouvé, en relativement bonne santé, mais bien souvent affamé, blessé, sans parler de son angoisse face à une situation qu'il n'assimile absolument pas.

Les divers refuges et associations pensent bien souvent que ces chiffres sont malheureusement au-dessous de la vérité. Le seul refuge de Gennevilliers (92) reçoit chaque jour en moyenne 10 chiens abandonnés. Sans compter ceux qui sont retirés à des " maîtres " indignes de leur amour, qui les maltraitent (<< Cliquez), et les laissent mourir de faim, de froid et de misère. On ramène un chiot ou un petit chat pour faire plaisir, ou bien parce que l'on est en manque d'idée. La chose à laquelle on ne pense pas est que l'espérance de vie de ces animaux est d'environ une quinzaine d'années.

Un animal abandonné doit tout d'abord être recueilli par la police municipale, qui se chargera de l'emmener dans un refuge ; mais parfois, il s'agit d'une fourrière. Là, si l'animal n'est pas réclamé dans les trois jours, c'est la mort.
Les refuges (type S.P.A.) gardent les animaux jusqu'à ce qu'un maître éventuel se présente, ou, si tel n'est pas le cas, jusqu'à leur mort naturelle.
La principale difficulté, après un abandon, est de pouvoir donner à ces “laissés pour compte” un abri et les soins nécessaires à leur bien être. C'est là que le manque de moyens se fait cruellement sentir. Chien abandonné

En effet, bien souvent, ce type d'organismes ne fonctionne quasiment que sur le volontariat : des gens comme vous et moi, sensibles au malheur des animaux, donnent de leur temps libre pour les soigner, les tatouer et les nourrir. Ces quelques heures ne sont généralement pas suffisantes par rapport au nombre d'animaux recueillis, même si elles sont les bienvenues.

Beaucoup de personnes pensent qu'un animal adopté dans un refuge est "gratuit" ; et ils tournent les talons quand on leur annonce que, même si le coût est faible, il existe néanmoins : animal vacciné, tatoué et, en général stérilisé : 700 à 800 F pour un chien, et environ 400 F pour un chat. Si l'on n'est pas prêt à mettre une centaine de francs pour une adoption, qu'en sera-t-il pour le futur ?

Une seconde action du bénévolat, et certainement une des plus belles : les visites de contrôle : en effet, si l'on adopte un animal, un volontaire vérifie dans les six mois qui suivent, ses nouvelles conditions de vie.

Une autre forme d'abandon : la négligence : beaucoup d'animaux sont retirés à des propriétaires “méprisables”, souvent grâce à des dénonciations. Malheureusement, les subtilités de la loi rendent ces retraits très difficiles.

Comment aider :

- faire des dons,
- ne pas hésiter à intervenir ou à contacter un organisme compétent,
- s'inscrire comme membre,
- faire du volontariat.

Quelles seraient les solutions :

- la stérilisation pour les animaux à forte reproduction,
- le remplacement du tatouage par une puce électronique,
- déclaration obligatoire de tout animal domestique ou assimilé,
- durcissement des amendes et des condamnations.

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