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FOURRIERE, EUTHANASIES ET ...

CHARLEMAGNE

Il est probable que du temps du roi de ce nom les problèmes de fourrière et d'euthanasie se règlaient d'un coup de gourdin sur la tête. Peut-être d'ailleurs ces problèmes n'avaient pas lieu d'exister car seuls les nobles pouvaient se permettre le luxe d'avoir des animaux de compagnie et de chasse. Chiens et chats errants ne devaient pas être nombreux.
En fait, Charlemagne était un vieux chien, abandonné au refuge probablement parce qu'il avait des ennuis de santé. Nicole, qui voulait adopter un vieux chien pour lui offrir une fin de vie heureuse, fondit lorsqu'elle le vit, tête basse derrière les barreaux. Nous la laissâmes l'emmener bien à regret car cet animal, abandonné la veille, n'avait pas encore été vu par notre vétérinaire. Nous nous félicitâmes de notre décision en recevant une semaine plus tard des photos du vieux chien se prélassant sur un canapé, la mine toute autre ! Hélas les examens confirmèrent ce que nous redoutions : il avait un taux d'urée élevée et une espérance de vie très courte. Il tomba malade, Nicole s'acharna à le soigner, y laissa une petite fortune et sa propre santé. Elle fit une grosse dépression à sa mort et jura de ne plus jamais reprendre d'animal. Accessoirement, nous avons perdu par la même occasion son aide financière. Combien de chiens, de chats auraient pu être adoptés, sauvés par Nicole si nous avions fait endormir Charlemagne ? Cette année de vie dorée et pleine de tendresse mais aussi de souffrance physique valait-elle la peine d'être vécue ? Cette expérience malheureuse nous a servi de leçon. Les animaux âgés abandonnés au refuge y finissent leur vie, dorlotés et bien soignés. Toutefois ceux qui sont malades, handicapés, et ceux qui ne s'habituent pas chez nous, sont euthanasiés.
" Et vous avez le toupet de vous compter parmi les refuges sans euthanasie ? " nous a lancé un membre du comité d'un refuge voisin qui, lui, ne pratique aucune euthanasie. " Mais il doit alors être archi-plein ", allez-vous nous demander " car rares sont les gens prêts à sacrifier temps, argent et santé pour un Charlemagne ". Non, les refuges qui se refusent à effectuer toute euthanasie ne sont pas pleins car ils refusent également d'accueillir tout animal âgé, faible, handicapé, malade, agressif. Ils appellent ce refus : responsabiliser les maîtres. Hélas combien de maîtres ayant la lâcheté d'amener dans un refuge un vieux compagnon va aller le faire endormir chez un vétérinaire ? Au mieux il va le porter dans un autre refuge (le Refuge de l'Espoir qui ne refuse aucun animal, quelqu'il soit, en quelqu'état qu'il se trouve). Au pire il va l'abandonner sur la route ou au coin d'un bois. Et c'est le Refuge de l'Espoir (le méchant refuge qui fait aussi office de fourrière) qui ira le récupérer zigzagant affolé au milieu des voitures ou errant mourant de faim dans la campagne, et qui le fera endormir.
Un " refuge sans euthanasie " est un refuge qui ne pique pas les animaux faute de place ou parce que qu'ils y sont depuis longtemps, ou parce qu'ils sont moches (dîtes-moi comment un animal peut être moche !!!). Un " refuge sans euthanasie " a le droit, et même le devoir, d'endormir sans souffrance les animaux âgés et malades, handicapés, agressifs, ainsi que ceux qui ne trouvent pas d'adoptants et arrivent à ne plus supporter la vie concentrationnaire. Les refuges qui gardent des mois enfermés dans des boxes des animaux implaçables ne sont pas dignes du nom de " refuge ". Ce sont des geoles. " Fourrière " : le nom rébarbatif a été lâché 10 lignes plus haut. Le Refuge de l'Espoir
fait office de fourrière pour 93 communes, ceci afin que les animaux errants soient capturés, hébergés, s'ils le faut endormis (voir raison ci-dessus) dans des conditions de parfaite humanité. Les subventions des communes sont très loin de couvrir tous les frais du refuge. Elles aident malgré tout à en assurer une petite partie.
Le restant de son fonctionnement dépend de vous. Si vous continuez à nous aider, le refuge de l'Espoir pourra continuer à secourir annuellement des milliers d'animaux.

 

Bonnes nouvelles de l'Himalaya

Plusieurs lecteurs se sont étonnés de notre silence, dans le " Spécial Inde ", au sujet du refuge de Kalimpong. Rappelons que ce refuge le Goodwill Animal Shelter, créé par Christine Townend depuis notre centre Aide à Toutes Souffrances de Jaipur, dessert toute la région de Darjeeling à Kalimpong. A Darjeeling même, un lieu d'accueil et de premier secours a été établi pour soigner les animaux trouvés malades ou accidentés. Ces bêtes, une fois secourues sont acheminées au refuge de Kalimpong. Les chiens y sont vaccinés, immatriculés, stérilisés avant d'être soit retransportés à l'endroit de leur capture, soit proposés à l'adoption.

Ce programme A.B.C. (Animal Birth Control) a dû être interrompu à deux reprises lors de séismes politiques et d'une grave épizootie de rage pendant laquelle beaucoup de chiens contaminés ont dû être abattus. Le calme revenu, deux vétérinaires anglosaxons bénévoles et le vétérinaire Indien du refuge ont repris les vaccinations - stérilisations et tous les espoirs sont permis. Christine TOWNEND vient de passer deux mois à Kalimpong et est très enthousiaste. On ne rencontre plus dans les villages de chiens squelettiques couverts de gale. Les chiens relâchés (reconnaissables à leur collier de couleur vive) sont en très bon état.

Les gens, voyant qu'on s'occupe des chiens errants, qu'on recueille les malades et les accidentés, bref qu'on les prend en considération, se sont mis à les respecter eux aussi. Christine n'a pas été témoin d'actes de cruauté envers eux alors qu'elle l'avait été mainte fois lors de ses séjours antérieurs. La population locale, tout comme celle de Jaipur, apprend à vivre en harmonie avec la gent canine, dûment vaccinée contre la rage et saine. Une situation que nous aimerions voir s'établir partout, en Inde mais aussi, par exemple, en Grêce et en Roumanie !

Le grand massacre des kangourous:

  En Europe, des reportages télévisés, des articles de journaux tracent des tableaux horrifiants du massacre des Kangourous en Australie. Des chasseurs parfois sans permis, munis de projecteurs puissants et d'armes automatiques traquent la nuit ces animaux apeurés. Plus de 20.000 sont tués chaque nuit y compris des bébés, arrachés du ventre de leurs mères, mourants ou morts, leurs petites têtes souvent écrasées par les bottes des tueurs. Ils se prennent pour des héros, ces individus cupides, peut-être même sadiques, quand au point du jour ils retournent chez eux pleins de bières et de whisky, rapportant dans leurs Jeeps ou Land-rover des dizaines de Kangourous suspendus morts ou agonisants. Les Australiens ne sont pas friands de cette viande de Kangourou " nids de vers " (Dirofilaria roemeri) d'après Dr Paul Hopwood de l'université de Sydney. Mais la mafia internationale de la viande exporte vers l'Europe cet aliment dangereux.
En ce moment, la Communauté Europèenne est assise sur une montagne de 700.000 tonnes de viande, selon L'Agrar-Kommissat de la C.E. Dr Fischler - invendable à cause de la peur du B.S.E. et qui sera probablement détruite quand le coût de sa conservation dépassera sa valeur. La viande de kangourou subira le même sort lorsque le public sera suffisamment informé : cette viande fièvreuse peut donner la Toxoplasmose, des maladies virales, la salmonelle ou la gangrène. Il n'y a jamais d'inspection " post mortem " par un service d'hygiène officiel. Récemment une épidémie de cécité Choroïde a frappé les kangourous de New South Wales et jusqu'à ce jour, on ignore quelles autres conséquences graves peut entraîner la consommation de cette viande infectée. Une cuisson prolongée réduirait probablement les risques, mais la viande de Kangourou deviendrait immangeable. Il est plus raisonnable de ne pas en consommer et même de s'assurer qu'elle n'est pas utilisée dans la composition de la nourriture pour chiens et chats. Dernièrement, des restaurants spécialisés dans la viande de Kangourou se sont ouverts en France, en Angleterre, en Allemagne et en Espagne. On doit lutter contre cette invasion d'Australie en boycottant les produits de ce pays, et en refusant systématiquement la consommation de cette viande. Alors, on peut espérer que le massacre des kangourous, cette honteuse " moisson " - comme l'appellent cyniquement les chasseurs - cessera !
Après la lecture de cet article dans le courrier " l'Antivivisection " nous avons pris contact avec Christine Townend, fondatrice de la dynamique société Australienne " Animals Australia ". Christine nous a confirmé le massacre et les atrocités commises. Bientôt les kangourous auront été complètement décimés. Nous vous proposons d'écrire une lettre énergique de protestation à Mr le Sénateur Robert Hill et à l'honorable John Olsen, respectivement Ministre de l'Environnement et premier Ministre. Adresses :

Senator Robert Hill, Minister for the Environnement

Parliament House, Canberra, ACT Australia 2600

Fax No. (02) 6273 6101

Email : senator.hill@aph.gov.au

The Hon. John Olsen, Premier of South australia

GPO Box 2343, Adelaide, SA Australia 5001

Fax No. (08) 8303 2283

Email : premier@saugov.sa.gov.au

 

Pour les chiens et chats grecs: Action

Plusieurs sociétés de protection animale Grecques nous ont appelé à l'aide. La Grêce compte plus d'un million de chiens et chats errants. Ces parias de la société sont livrés à eux-mêmes , crevant de faim, parfois malades, souvent maltraités, sous une indifférence totale de la majorité de la population locale. Les autorités grecques ne font aucun effort pour y remédier. Il n'y a pas de financement public pour héberger et/ou soigner ces malheureux, les refuges de l'Etat existants sont comparables à des camps de concentration. L'Etat n'organise aucune campagne de stérilisation/castration afin de réduire leur nombre dans le futur.
Quelques Sociétés Protectrices d'Animaux tentent (avec leurs propres moyens financiers) de parer tant bien que mal aux carences de l'Etat mais elles ne représentent qu'une goutte d'eau dans une mer d'indifférence et de mauvaise volonté. Tous appellent à l'aide, de l'aide de l'étranger, de l'aide pour faire pression sur les autorités grecques afin de les forcer à prendre leurs responsablilités. Il n'est pas nécessaire de construire par-ci ou par-là une fourrière où les animaux seront " parqués " indéfiniment (depuis quelques temps les communes peuvent obtenir une somme pour la construction d'une fourrière municipale. Mais elles ne reçoivent aucun subside pour l'entretien et les soins des animaux y résidant. Dès lors les animaux y seront " parqués " indéfiniment. Ce que toutes les Associations demandent est que l'Etat organise et finance une campagne nationale de stérilisation/castration de chiens et chats errants.
Les maltraitances et les empoisonnements sont courants dans la quasi-totalité du pays. Pour la majeure partie des Grecs, les errants ne représentent pas plus que de la vermine, et ils sont traités comme telle.
Tous les témoignanges le confirment chaque année (surtout juste avant et après la saison touristique) une partie des errants se fait empoisonner dans les rues. Quelqu'un a même pris des photos de chiens mourants mais toujours vivants (et souffrants) que des éboueurs jettent dans la benne à ordures. Personne ne peut prouver que les autorités locales sont responsables du massacre, aussi posons la question autrement. Ne demandons pas : " Qui empoisonne les errants ? " mais " Pourquoi le gouvernement ne fait-il rien pour empêcher ce massacre ? " La réponse est simple : parce que c'est une solution facile pour se débarrasser de ces indésirables. Et alors que les Jeux Olympiques sont attendus bientôt, les rues doivent être propres, donc les malheureux doivent disparaître au plus vite.
Les protestations des Associations de Défense des Animaux grecques et étrangères auprès du gouvernement ne sont pas écoutées, les autorités traitant toute critique de mensongère.
NOUS DEVONS REAGIR, MAINTENANT ET MASSIVEMENT. Ce qu'il faut ce sont des listes de signatures de touristes potentiels qui montrent leur désaccord, car le tourisme est le point sensible de la Grêce, son talon d'Achille : la saison 2001 n'a pas été brillante et les prévisions pour 2002 ne sont guère meilleures.
Nous avons demandé à Christine TOWNEND d'envoyer aux responsables Grecs tous détails sur le programme ABC (Animal Birth Control) de capture, vaccination et stérilisation des chiens errants. (La régularisation des chats se fait " naturellement " en Inde : seuls les chatons costauds survivent ; les chats malades ou faibles sont vite éliminés par chiens et singes ; les chats trouvent beaucoup de proies pour se nourrir : rats, oiseaux, lézards). Ce qui a pu être réalisé à Jaipur pourrait être réalisé en Grêce, à condition que les pouvoirs publics comprennent qu'ils ont tout intérêt à coopérer.
Pour les y inciter, nous vous demandons de passer à l'action en envoyant le texte ci-dessous de protestation :
Pour la France : Consulat Général de Grêce
17 Rue Auguste Vacquerie
75016 PARIS

Pour la Suisse : Consulat Général de Grêce

1 Rue Pédro Meylan

1205 GENEVE (SUISSE)

Nous savons que dans votre pays vous avez un grand problème de chiens et chats errants. Nous avons appris que l'empoisonnement de ces errants était une pratique courante dans une majeure partie de la Grêce.
Nous, amis des animaux, ne pouvons accepter ces méthodes.
Nous aimons votre pays et ses habitants et beaucoup de nos concitoyens y vont en vacances. CONTINUER LES EMPOISONNEMENTS POURRAIT NOUS FAIRE CHANGER D'AVIS.
Nous vous demandons donc d'immédiatement faire cesser les empoisonnements et de trouver, en dialogue avec les Sociétés de Protection des Animaux de votre pays, une manière plus " humaine " pour résoudre votre problème.

 

L'union pour les animaux

Les animaux ont la majorité… d'exploitation, mais la minorité … de considération. C'est cette injustice qu'ont dénoncé une centaine de sociétés de protection animale lors d'un grand rassemblement à Paris le 23 mars, organisé par l'Union pour les Animaux. Vous avez été nombreux à signer les cartes à l'adresse des candidats aux élections législatives et présidentielles, demandant aux hommes politiques de s'engager à défendre la cause animale : merci pour votre soutien ! L'Union pour les Animaux, qui regroupe quatre sociétés nationales parmi les plus dynamiques : Animaux-Secours (c'est à dire nous), One Voice, SOS Grand Bleu et l'Alliance pour la suppression des corridas, avait rédigé un manifeste qui a été présenté à tous les candidats. Le détail en sera envoyé à ceux d'entre vous qui nous en feront la demande. Les principales revendications y sont classées dans les rubriques : Animaux de laboratoire, Animaux familiers, Animaux de ferme, Chasse et protection de la nature, Animaux sauvages, Cétacés, Grands singes, Corridas. Beaucoup de candidats ont répondu positivement, certains hélas ne se sont pas manifestés. Les animaux ne peuvent s'exprimer, ils ne votent pas. C'est à nous, leurs amis, de parler pour eux, et de donner nos voix à ceux qui ne font pas seulement de belles promesses. L'avenir nous dira quels auront été les politiciens sincères. Nous devons lutter pour que la défense animale soit mise au programme du gouvernement Français. Comme elle l'est depuis plusieurs années en Inde, grâce à l'action de Maneka Gandhi, actuellement Ministre de la Nature.

 

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