|

Histoire
& Géographie
Accueil
Plan
du site
Recherche
Contact
Lycée
Seconde
Première
Terminale
Baccalauréat
Programmes
(AC-Bordeaux)
Liens
TICE
et HG
Analyses
Butinage
Maîtrises
Henry
V
Notables
des
Trois-Gaules
©
Philippe Mallard
|
|
Cognition
et Technologies d'Apprentissage
Jean-François
Rouet
Chargé
de recherche au CNRS
Université
de Poitiers
Laboratoire
Langage et Cognition
99
avenue du Recteur Pineau
86022
Poitiers Cedex
rouet@mshs.univ-poitiers.fr
texte
révisé le 25 février 2001
(texte
diffusé avec l'autorisation de l'auteur)
Télécharger
au format .rtf
Introduction
1.
hypermédias et développment cognitif de l'enfant
2.
Quelles technologies pour quels apprentissages ?
3.
Intégrer les nouvelles technologies en éducation : l'approche
"recherche et développement"
Bibiliographie
CV
de l'auteur
Résumé.
Dans cette intervention je me propose d'examiner les conditions d'utilisation
des hypermédias en tant qu'outils pédagogiques. Je fais
d'abord quelques rappels concernant la maîtrise de l'écrit
et son développement chez l'enfant et l'adolescent. J'essaie
de montrer en quoi les activités de type "recherche d'informations
sur le Web" demandent des stratégies de lecture particulières.
Pour être efficaces, ces stratégies doivent avoir été
acquises et pratiquées au préalable par l'enfant, ce qui
n'est en général pas le cas avant la fin du cycle III.
Ensuite j'aborde la spécificité des hypermédias
comme supports d'informations pédagogiques. Je présente
la notion de compatibilité cognitive qui conditionne selon moi
la possibilité d'un système d'information à servir
les besoins de l'utilisateur. Je passe en revue quelques "facteurs
de compatibilité" des hypermédias. Je conclus sur
la nécessité d'impliquer le corps enseignant dans la conception
des technologies éducatives, ainsi que sur le besoin de mettre
en place de véritables opérations de recherche afin d'évaluer
scientifiquement l'impact de ces technologies sur les apprentissages.
Les nouvelles technologies de l'information et de
la communication peuvent-elles participer utilement aux changements pédagogiques
dont l'école tant besoin aujourd'hui ? Si l'on en croit la presse,
les médias et certains spécialistes ou cadres du système
éducatif, la réponse est sans aucun doute positive. Ce positivisme
est alimenté depuis 20 ans par les discours conquérants
de informaticiens, qui annoncent tous les cinq ans l'invention d'une nouvelle
technique qui celle-là va sans coup férir tordre le cou
aux échecs scolaires: nous avons eu l'enseignement programmé,
puis l'EAO, le LOGO, le LSI, les systèmes-auteurs, l'Intelligence
Artificielle, et maintenant Internet (Cf. Bruillard, 1997; Linard, 1996).
En quoi ces révolutions (de palais) ont-elles contribué
à résoudre les problèmes liés aux apprentissages
scolaires ? Si l'on interroge la pratique éducative courante, la
réponse ne peut être que: "à rien". Si l'on
interroge la recherche, la réponse ne peut être que "on
ne sait pas", à défaut notamment d'avoir suffisamment
questionné l'impact cognitif et pédagogique de ces innovations,
et de les avoir validées au moyen d'expérimentations scientifiques.
Je pense
qu'il convient désormais d'adopter une attitude plus critique,
et de se demander dans quelles conditions les technologies de
l'information peuvent effectivement faciliter l'apprentissage. En effet,
depuis 20 ans les technologies informatiques ont beaucoup évolué
et se sont beaucoup diversifiées. On peut maintenant concevoir
à peu près n'importe quel type de produit "éducatif"
sur ordinateur. On peut aussi proposer n'importe quel type d'activité
aux élèves en prenant l'ordinateur comme "prétexte".
Mais ces produits et ces activités sont-ils vraiment efficaces
pour l'acquisition de connaissances ? Ou ne sont-ils que de coûteux
gadgets tout juste bons à pacifier les élèves les
plus turbulents, tout en donnant aux enseignants l'illusion confortable
de faire de la pédagogie innovante? Pour moi, la réponse
doit être nuancée. Il faut raisonner en termes de qualité
psycho-ergonomique des produits et d'adéquation des activités
pédagogiques proposées. Le micro-ordinateur n'est
en soi ni bon ni mauvais. Tout dépend de ce que l'on met dedans
et de la façon dont on s'en sert.
Mais que
faut-il mettre dans l'ordinateur et comment faut-il s'en servir pour
obtenir de bons résultats pédagogiques? Cette question
est très complexe et n'est pas entièrement résolue,
à défaut d'études théoriques et expérimentales
que toute réponse scientifique exige. On doit donc à l'heure
actuelle se contenter de bribes de réponses, sous forme de
principes méthodologiques qui permettront, si on s'en donne
la peine, de construire peu à peu l'expertise nécessaire
à une véritable ingénierie des médias
éducatifs.
Cette méthode
passe par un changement dans le point focal des travaux de recherche.
Il ne s'agit plus de faire des recherches sur la technologie, mais sur
l'élève, ses capacités cognitives et ses besoins
éducatifs. Il faut identifier précisément,
pour chaque niveau scolaire et chaque objet d'enseignement, ce qui fait
obstacle aux apprentissages, en particulier chez les élèves
les plus faibles. C'est à partir de cette analyse fine des besoins
que l'on pourra examiner au cas par cas quand et comment
la technologie peut intervenir en tant qu'outil pédagogique.
Il faut adopter une attitude modeste et réaliste: l'ordinateur
n'est pas un outil miraculeux. Il ne permettra sans doute au mieux que
de résoudre une petite partie des problèmes qui se posent
au système éducatif d'aujourd'hui. Reste à procéder
par ordre et à identifier d'abord les problèmes avant
d'enterrer les écoles sous des montagnes de technologies chères,
inappropriées et condamnées à l'obsolescence avant
même d'avoir servi.
Dans ce
qui suit je me propose d'illustrer ce point de vue en évoquant
le problème du langage écrit, central dans tout usage
des technologies de l'information. Une réflexion sur les bases
cognitives de la maîtrise de l'écrit est indispensable
pour comprendre le potentiel et les limites des hypermédias,
ces systèmes documentaires interactifs et multimédia que
l'on trouve sous forme de cédéroms (on parle alors plus
couramment de produits multimédias) et aussi sur Internet (les
sites Web sont en général des hypermédias). A l'heure
actuelle beaucoup de ces produits sont conçus sans qu'aucune
réflexion explicite ait été menée au préalable
sur la psychologie de la compréhension. Cette réflexion
est pourtant nécessaire pour guider les choix de conception et
les usages. Un simple survol des connaissances actuelles montre que
les technologies de l'information ne sont porteuses de nouvelles opportunités
d'apprentissages qu'à condition d'être soigneusement adaptées
aux besoins des élèves, compte tenu des objectifs
pédagogiques, ce qui est loin d'être le cas des produits
disponibles actuellement.
[Sommaire]
1.
Hypermédias et développement cognitif de l'enfant.
1.1.
Maîtrise de l'écrit et compréhension de textes
L'arrivée massive des technologies de l'information et de la
communication (TIC) dans l'enseignement nous invite à réfléchir
sur les processus psychologiques de la lecture et de la compréhension
de textes. En effet, contrairement à ce que pensent beaucoup
d'enseignants et de parents, pour utiliser un ordinateur et surtout
Internet il faut être un bon, voire un très bon lecteur.
L'élève doit pouvoir identifier les informations sur son
écran, réfléchir à ces informations, choisir
celles qui sont utiles (par les "menus" ou les moteurs de
recherche) et rejeter celles qui ne le sont pas. Ces opérations
sont parfois difficiles à réaliser, même par des
adultes. Qu'en est-il de l'enfant?
Les
travaux des psychologues (notamment ceux de W. Kintsch) ont montré
que la compréhension d'un texte (que ce soit sur écran
ou sur papier) passe par quatre "niveaux" de processus cognitifs: lexical,
syntaxique, sémantique et pragmatique. Le niveau pragmatique
est essentiel dans la lecture fonctionnelle car c'est lui qui détermine
quel usage sera fait de l'information lue. Ces processus ne fonctionnent
que si le lecteur possède les compétences et les connaissances
requises. Pour ce qui concerne les niveaux sémantique et pragmatique,
les connaissances dites "métalinguistiques" jouent un grand rôle.
Il s'agit des connaissances sur la mise en forme matérielle et
à la rhétorique d'un texte: typographie, mise en page,
marques de cohésion, structures énonciatives, etc.
Les études
montrent que beaucoup d'élèves n'acquièrent ces
connaissances que progressivement et tout au long de leur scolarité
(voir l'article de Eme et Rouet à paraître dans la revue
"Enfance"). L'insuffisant développement des connaissances métalinguistiques
est source de nombreuses difficultés de compréhension
pour beaucoup d'élèves. Inversement des documents inadaptés
parce que trop complexes ne peuvent servir à la construction
des connaissances. Il doit y avoir équilibre entre la complexité
du document et l'expertise du lecteur.
1.2.
De la lecture à la recherche d'informations
Pour
le jeune lecteur, les choses se compliquent encore lorsqu'il passe
de la simple lecture à la recherche d'informations. En effet,
la recherche d'informations est une activité stratégique,
qui demande un bon niveau de contrôle métacognitif: savoir
évaluer ses connaissances et ses besoins d'informations en
fonction d'un objectif, contrôler si l'information traitée
est pertinente, prendre des décisions utiles en cas de difficulté
etc.
Sur ce point encore, des recherches menées récemment au
Laboratoire Langage et Cognition (http://www.mshs.univ-poitiers.fr/
) montrent que les élèves de cycle 3 (9-11 ans) ne possèdent
pas tous de bonnes stratégies de recherche, loin s'en faut. Beaucoup
en sont encore à lire exhaustivement ou à feuilleter les
pages de façon linéaire, sans utiliser les organisateurs métatextuels
que sont les tables des matières, les index ou, au niveau local,
les titres, les mots en gras etc. Par conséquent, on ne saurait
raisonnablement confier à de jeunes élèves des
tâches de recherche ouvertes (quel qu'en soit le support) sans
un cadrage étroit des objectifs et des méthodes, si l'on
souhaite que ces activités soient réellement porteuses
au plan des apprentissages.
Ces
réflexions constituent pour moi la base d'une réflexion
pédagogique sur les technologies d'apprentissage qui respecte
le rythme de développement cognitif de l'enfant, plutôt
que de le considérer comme un informaticien en miniature.
2.
Quelles technologies pour quels apprentissages?
On
attend actuellement beaucoup des nouvelles technologies comme Internet
qui, si l'on en croit le discours publicitaire et médiatique
en général, faciliterait l'accès à l'information
et donc les apprentissages. En cela la technologie permettrait aux pédagogues
de contourner les difficultés constatées avec l'écrit
traditionnel. Faut-il donc généraliser l'usage d'Internet
à l'école, en mettant en place des situations d'apprentissage
autonome au cours desquelles les élèves exploreront librement,
seuls ou en groupe, le Réseau Mondial? Il est trop tôt
pour juger des effets pédagogiques de ces pratiques, mais les
résultats d'études psychologiques et ergonomiques invitent
à un peu de circonspection (pour le moins).
2.1.
Navigation et orientation dans les hypermédias
Les
hypermédias peuvent être grossièrement définis
comme une combinaison des techniques d'hypertexte (réseau
d'informations organisées de façon non-linéaire)
et de multimédia (intégration sur une même page
d'informations textuelles, imagées, sonores etc). Une "mythologie"
tenace attribue aux hypermédias des vertus cognitives particulières,
comme celles de donner accès aux domaines de connaissances complexes,
d'ouvrir l'esprit et la curiosité des élèves, voire
de pallier aux difficultés de maîtrise de l'écrit.
Au passage, un coup d'oeil en arrière montre que ces attentes
sont à peu près les mêmes que celles qui s'exprimaient
à propos de... l'enseignement programmé, au début
des années 60. Elles reposent sur une vision "romantique" de
la technologie, laquelle se heurte tôt au tard au principe de
réalité qui lui est généralement beaucoup
moins favorable. Ainsi, sur les dizaines d'expérimentations qui
ont été consacrées à l'usage des hypermédias,
aucune n'a mis en évidence de manière scientifiquement
incontestable leur supériorité pour la construction des
connaissances. Beaucoup en revanche ont conclu à des effets mitigés
voire négatifs (lorsque la technologie est trop mal conçue).
Des résultats étrangement similaires à ceux obtenus
en leur temps à propos de l'enseignement programmé, l'EAO,
le LOGO ou les systèmes auteurs...
Pourquoi
les hypermédias ne conduisent-t-il pas de facto à
des apprentissages plus faciles ni plus féconds ? Ceci tient
en partie au fait que les potentiels bénéfices des hypermédias
(richesse et flexibilité de l'information) sont largement compensés
par les problèmes cognitifs que l'utilisateur rencontre lorsqu'il
"navigue" dans les réseaux d'informations. Ces problèmes
sont essentiellement de deux types: surcharge cognitive (lorsque
l'on doit à la fois retenir ce que l'on a vu et décider
ce que l'on va choisir ensuite) et désorientation (lorsqu'on
ne sait plus "où" l'on se trouve dans le système).
Pour
important qu'ils soient, ces problèmes ne sont pas insurmontables,
à condition de les examiner à l'aide du prisme de la
cognition humaine. On a par exemple pu montrer que la navigation hypertextuelle
était grandement facilitée si l'on restitue à
l'utilisateur les indices de structure nécessaires à
la compréhension de tout langage écrit. Il faut notamment
représenter clairement le contenu au moyens de tables de matières
structurées et de plans de sites (Cf. Nielsen, 2000; Rouet,
1999; Tricot & Rouet, 1998). Ces principes d'ergonomie cognitive restent
en grande partie à découvrir, notamment pour les applications
pédagogiques. Il faut pour cela mener des expériences
sur le terrain, dans des conditions soigneusement contrôlée,
afin d'identifier aussi précisément que possible les
causes et les effets. Cette approche est très différente
de celle des "expérimentations" ou "évaluations"
pédagogiques qui confinent le plus souvent à l'auto-confirmation
plutôt qu'à la recherche de principes objectifs.
2.2.
L'intégration multimédia
L'intégration
multimédia désigne la présentation d'un contenu
au moyen de plusieurs types d'informations : texte écrit et oral,
images, schémas etc. Si l'on sait qu'en général
l'image améliore la compréhension d'un texte (Gyselinck,
1996) on sait aussi qu'elle peut aussi causer des interférences
(Merlet, 1998). Il ne suffit donc pas de multiplier les sources d'informations,
il faut également réfléchir soigneusement à
leur cohérence et à leur complémentarité
dans la transmission d'un message complexe.
Cette
remarque s'applique aux animations graphiques en deux ou trois dimensions
que la puissance des ordinateurs permet maintenant de réaliser.
Certaines expériences récentes indiquent que pour être
efficaces ces animations doivent être soigneusement rythmées
et intégrées avec les autres sources d'informations (Rouet,
Choplin & Dubois, 2001).
Comme
pour hypertextes, les psycho-ergonomes commencent à formuler
des règles de présentation qui facilitent la lecture et
la compréhension des documents multimédias (Caro et Bétrancourt,
1998). Cependant ce domaine de recherche n'en est qu'à ses débuts.
3.
Intégrer les nouvelles technologies en éducation: l'approche
"recherche et développement".
En
période de crise, il est tentant pour le système éducatif
de se réfugier dans une croyance simpliste en des solutions toutes
faites, avec ou sans ordinateurs. Pourtant, tout indique aujourd'hui
qu'il ne faut surtout pas attendre un miracle pédagogique de
la simple introduction de technologies informatiques dans les classes.
Aussi sophistiquées et chères soient-elles, ces technologies
ne résoudront en elles-mêmes aucun des véritables
problèmes du système éducatif. En revanche il est
certain qu'elles en poseront de nouveaux, du moins tant qu'elles ne
seront pas conçues à partir d'une réflexion approfondie
sur les processus de compréhension et d'apprentissage. Il appartiendra
alors aux enseignants de décider quand et sous quelle forme
la technologie peut contribuer utilement à la pédagogie.
L'attitude actuelle qui consiste à penser que "de toute manière,
il faut bien s'y mettre" est une attitude dangereuse puisqu'elle contraint
les enseignants à utiliser des technologies encore immatures
ou tout simplement inaptes à enseigner quoi que ce soit. Ainsi
le discours publicitaire qui prétend qu'un abonnement familial
à Internet permet aux élèves de "préparer
des exposés sur les pingouins" doit-il être regardé
comme fallacieux, en l'état actuel des recherches. D'ailleurs
plus l'offre augmentera quantitativement, et plus les enseignants devront
faire le tri entre d'une part, les produits conçus avec une réelle
préoccupation des besoins des utilisateurs (sur la base de modèles
cognitifs et pédagogiques explicites) et, d'autre part, ceux
qui ne font que spéculer sur la valeur refuge que constitue la
technologie en ces temps de crise du système éducatif.
Pour ma part je plaide en faveur de la mise en place de véritables
programmes de recherche et développement au sein même
des établissements scolaires. En effet, même si les technologies
devenaient peu à peu réellement utilisables par les élèves,
il restera à définir leur "niche éducative", c'est-à-dire
l'ensemble des paramètres institutionnels, physiques, cognitifs
et pédagogiques qui permettront d'en extraire une réelle
valeur ajoutée. Il faudra pour cela procéder à
des expériences répondant aux exigences de la démonstration
scientifique, et notamment des méthodes d'observations qui
permettront de faire la part entre le discours des acteurs et les changements
objectifs. Seul ce type d'expériences est susceptible d'apporter
des enseignements fiables et généraux, qui dépassent
le cadre de la simple anecdote locale.
A terme, de telles expériences pourraient donner naissance à
une ingénierie pédagogique véritablement capable
de concevoir des instruments de qualité et de les utiliser pour
le plus grand profit des élèves. Ceci exige une collaboration
étroite et sincère entre les autorités du système
éducatif et les chercheurs en sciences humaines, notamment en
psychologie cognitive, qui possèdent l'expertise nécessaire
à de telles recherches.
[Sommaire]
Références
bibliographiques
Bruillard,
E. (1997). Les machines à enseigner. Paris: Hermès.
Caro, S.
& Bétrancourt, M. (1998). Ergonomie des documents techniques
informatisés: expériences et recommandations sur l'utilisation
d'organisateurs para-linguistiques. in A. Tricot et J.-F. Rouet (Dir.)
Les hypermédias: Approches cognitives et ergonomiques (pp. 123-138).
Paris: Hermès.
Eme, P.E.,
& Rouet, J.-F. (sous presse). Les connaissances métacognitives
en lecture-compréhension chez l'enfant et l'adulte. Enfance.
Gyselinck,
V. (1996). Illustrations et modèles mentaux dans la compréhension
de textes. L'Année Psychologique, 96, 495-516.
Linard,
M. (1996). Des machines et des hommes. Apprendre avec les nouvelles
technologies. Paris: L'Harmattan.
Merlet,
S. (1998). Niveaux de traitement et intégration des informations
multimédia. L'exemple de la compréhension orale en langue
étrangère. in A. Tricot et J.-F. Rouet (Dir.) Les hypermédias:
Approches cognitives et ergonomiques (pp. 141-155). Paris: Hermès.
Nielsen,
J. (2000). Conception de sites Web: l'art de la simplicité. Paris:
Campuspress France.
Rouet,
J.-F. (1999). Interactivité et compatibilité cognitive
dans les systèmes hypermédias. Revue des Sciences de l'Education,
25, 87-104.
Rouet,
J.-F., Choplin, H., & Dubois, V. (2001). Effets de l'imagerie et du
contexte de tâche sur l'apprentissage à partir de séquences
multimédias. Communication au Cinquième Colloque Hypermédias
et Apprentissages. Grenoble (France), 9-11 avril.
Tricot,
A. & Rouet, J.F. (1998, dir.). Les hypermédias: Approches cognitives
et ergonomiques. Paris: Hermès.
Bibliographie
complémentaire
Bétrancourt,
M. & Bisseret, A. (1998). Integrating textual and pictorial information
via pop-up windows: an experimental study. Behaviour & Information Technology,
17(5), 263-273.
Dillon,
A. (1994) Designing Usable Electronic Text: Ergonomics Aspects of Human
Information Usage. London: Taylor and Francis
Dee-Lucas,
D. ( 1996). Effects of overview structure on study strategies and text
representations for instructional hypertext. In J.-F. Rouet, J.J. Levonen,
A.P. Dillon and R.J. Spiro (Eds.) Hypertext and Cognition (pp. 73-108).
Mahwah, NJ: Lawrence Erlbaum Associates.
Foss, C.L.
(1989). Detecting lost users: empirical studies on browsing hypertext.
INRIA, Sophia-Antipolis, technical report #972.
Kintsch,
W. (1998). Comprehension: a paradigm for cognition. Cambridge, MA: Cambridge
University Press.
Kommers,
P.A.M., Grabinger, S. & Dunlap, J.C. (1996, Eds.). Hypermedia Learning
Environments. Mahwah, NJ: Lawrence Erlbaum Associates.
Lieury,
A. (1997). Mémoire et réussite scolaire. Paris: Dunod.
Mayer,
R.E., Bove, W., Bryman, A., Mars, R. & Tapangco, L. (1996). When less
is more: Meaningful learning from visual and verbal summaries of science
textbook lessons. Journal of Educational Psychology, 88 (1), 64-73.
Merlet,
S. & Gaonac'h, D. (1995). Mise en évidence de stratégies
compensatoires dans la compréhension orale en langue étrangère.
Revue de Phonétique Appliquée, no 115-117, 273-292.
Moreno,
R. & Mayer, R.E. (1999). Cognitive principles of multimedia learning:
The role of modality and continuity. Journal of Educational Psychology,
91, 358-368.
Rouet,
J.-F. (1997). Le lecteur face à l'hypertexte. In J. Crinon &
C. Gautellier (Eds.) Apprendre avec le multimédia (pp. 165-180).
Paris: Retz-CEMEA.
Rouet,
J.F. (1998). Adapter la technologie aux besoins de l'élève.
Vers l'Education Nouvelle, 487 (novembre 1998), 10-12.
Rouet,
J.-F. (2000). Hypermédias et individualisation des apprentissages:
pré-requis cognitifs et précautions pédagogiques.
Le Français Aujourd'hui, 129, 9-18.
Rouet,
J.-F., (Ed., 2000). Learning from hypermedia systems: Cognitive approaches.
Journal of Computer-Assisted Learning, 16(2).
Rouet,
J.-F., Dillenbourg, P., Steffens, K. & van Oostendorp, H. (Eds., 1999).
User-System Interaction: Models and Methods. Instructional Science,
24(1-2).
Rouet,
J.F. & de La Passardière, B. (1999, sous la direction de). Actes
du Quatrième Colloque Hypermédias et Apprentissages. Paris: INRP
et EPI.
Rouet,
J.-F., Levonen, J., Dillon, A.P. and Spiro, R.J. (Eds., 1996). Hypertext
and Cognition. Mahwah, NJ: Lawrence Erlbaum Associates. Rouet, J.-F.,
Levonen, J.J. & Guitet, A. (Eds., 2001). Multimedia learning: Cognitive
and instructional issues. Oxford: Elsevier.
Rouet,
J.-F. & Merlet, S. (1996). Lecture et compréhension de documents
multimédia. Revue de Psychologie de l'Education, 1(2), 211-223.
Rouet,
J.-F. & Passerault, J.-M. (1999). Analyzing Learner-hypermedia interaction:
An overview of online methods. Instructional Science, 27(3/4), 201-219.
Roulin,
J.L. (Dir.) (1998). Psychologie Cognitive. Editions Bréal, colection
"Grand Amphi".
Schnotz,
W. (in press). Sign systems, technologies, and the acquisition of knowledge.
In J.-F. Rouet, J.J. Levonen & A. Biardeau (Eds.). Integrating texts
and pictures in computer-supported learning environments: cognitive
and instructional issues. London: Elsevier Science.
Spyridakis,
J.H. & Standal, T.C. (1987). Signals in expository prose: effects on
reading. Reading Research Quarterly, 22, 285-298.
Sweller,
J. (1994). Cognitive load theory, learning difficulty, and intructional
design. Learning and Instruction, 4(4), 295-312.
V an Oostendorp,
H. & de Mul, S. (Eds., 1996). Cognitive aspects of electronic text processing.
Norwood, NJ: Ablex Publishing Co.
Van Oostendorp,
H. & Hofman, R. (1999). Effets cognitifs d'une carte de concepts dans
un hypertexte. in J.-F. Rouet & B. de La Passardière (1999, Dir.).
Hypermédias et apprentissage. Actes du quatrième colloque
(pp. 173-186). Paris: INRP et EPI.
Wright,
P., Lickorish, A. & Milroy, R. (1994). Remembering while mousing: The
cognitive costs of mouse clicks. SIGCHI Bulletin, 26, 41-45.
[Sommaire]
Bref
Curriculum Vitae de l'auteur :
Jean-François
Rouet est psychologue spécialisé dans l'étude des
processus cognitifs de compréhension du langage écrit.
Ses recherches portent sur l'utilisation des textes et documents complexes,
dans le contexte d'activités d'apprentissage et de résolution
de problèmes. Leur but est d'identifier les connaissances et
les processus cognitifs qui permettent la maîtrise de l'information
complexe, ainsi que leurs modalités d'acquisition par l'individu.
Il s'intéresse également à la conception de systèmes
d'information électroniques tels que les systèmes hypertextes.
Jean-Francois Rouet a publié plusieurs articles et chapitres,
et dirigé plusieurs ouvrages collectifs sur les aspects cognitifs
et éducatifs des technologies de l'information. Il participe
aux comités de lecture des revues Sciences et Techniques Educatives
et Journal of Computer Assisted Learning. Membre de la Société
Française de Psychologie et de plusieurs sociétés scientifiques
internationales (AERA, APA, EARLI, STD), il participe régulièrement
à la diffusion des connaissances scientifiques (séminaires, colloques).
Après des études de psychologie et un doctorat de l'Université
de Poitiers, Jean-François Rouet a passé plusieurs années
au Learning Research and Development Center de l'Université de
Pittsburgh (Etats-Unis). Il est actuellement chargé de recherche
au CNRS, au Laboratoire Langage et Cognition (CNRS et Université
de Poitiers). Il enseigne également dans plusieurs formations
de troisième cycle universitaire en France et à l'étranger.
|