Pélussin  / Pélussin en Balade /

 

Cette promenade d'une durée d'environ 1 h 30 vous permettra de découvrir la commune de Pélussin et ses nombreuses richesses.
Les départs possibles sont la Place du Fossé (D1) dans le quartier de Virieu, la Place des Croix (D2) ou la Place Notre-Dame (D3).

(Avec l'autorisation de publication du service communication de la Mairie de Pélussin)

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Virieu : une vieille carte postale
 
D1
La Place du Fossé : le quartier de Virieu comptait à la grande époque du tissage pas loin de 7 ou 8 lavoirs. La présence de l'eau dans le quartier était alors très importante. Aujourd'hui encore vous pouvez voir le bief qui alimentait les usines à gauche de l'entre de la Maison du Parc, dans le lavoir place de Fossé et dans celui en contrebas du mur de soutènement de cette même place.

 

Le château de Virieu : en arrivant au château, vous remarquez en face, son puits à margelle aujourd'hui comblé par des plantes ; c'est un des plus beaux et des plus importants du village. La villa de Virius est transformée en château fort au Moyen-Age sous l'impulsion de Mathieu de Boisvain avant d'appartenir au seigneur de Saint-Chamond puis à la famille De Fay. Aux environs de 1300, la chapelle Saint-Georges lui fut adjointe à sa droite. Malgré son imposante allure et son rôle défensif prononcé (échauguette, mâchicoulis, tour de guet…), le site de Malleval resta maître du canton jusqu'en 1574 où, suite à un incendie ravageur, le château de Virieu le remplaça et assuma pleinement son rôle militaire et défensif pendant un siècle avant de perdre de son prestige et de servir d'abord d'école puis d'hôpital pendant les guerres qui suivirent.
 
Pélussin : Virieu
 
La porte ogivale : est intéressante car bien conservée ; elle permettrait l'accès au château et renforçait la protection de ce dernier.
La halle : élaborée dès le XVIème siècle, elle abritait les soieries en phase de séchage. Son sol en pente permettait l'évacuation de l'eau De la halle, la vue sur la vallée du Rhône est remarquable et permet aussi de bien voir l'étendue du village de Pélussin afin de mieux appréhender l'histoire des trois quartiers qui le composent…
Place des Croix
D2 La Place des Croix : aujourd'hui quartier commerçant, la place était à l'origine un grand terrain vague avec trois croix, d'où son nom quelque peu bizarre aujourd'hui. La construction de l'église Saint-Jean en 1845 et la fermeture momentanée de celle de Notre Dame, en contrebas, allait être le point de départ d'une longue guerre de clochers entre Pélussin le haut et Pélussin le bas. Deux paroisses, deux prêtres jusqu'en 1954 et une loi électorale particulière. Chaque quartier votait pour ses propres conseillers municipaux !

Parc Gaston Baty1 Pélussin

Pélusin : Parc Gaston Baty

Le Parc Gaston Baty : Gaston Baty qui par la qualité et le fini de son travail, a contribué a affirmer l'importance de la mise en scène dans le théâtre du XXème siècle, est en effet considéré comme le père fondateur de ce qui est aujourd'hui devenu un courant et une école du théâtre français. Par ailleurs, outre son appartenance au Cartel (Pitoëff, Baty, Dullin et Jouvet), Gaston Baty était un européen convaincu. Il découvrit le théâtre à Munich, prit contact avec l'ensemble du théâtre européen et accumula les expériences, cherchant à "rethéâtraliser" le théâtre en l'éloignant de la littérature. Pour Baty, le théâtre est aussi un refuge, un lieu de ressourcement.
Le jardin des Sons : Création originale dédiée au Clos Gaston Baty, ce jardin musical permet une approche souple au niveau musical qui mêle l'idée de jeu et celle de musique. Les machines sonores et musicales sont réalisées dans des matériaux soigneusement choisis, privilégiant le bois, l'eau et la transparence.
D3 L'église et la crypte Notre-Dame : les légendes se mêlent à l'histoire pour la crypte de Notre-Dame-Sous-Terre qui est, sans contredit le plus ancien monument de la région. L'église moderne de Notre-Dame-Sous-Terre de Pélussin, d'un beau style roman, a été inaugurée vers 1878. Elle a remplacé une ancienne église du XI ou XIIème qui était aussi simple que majestueuse. Une belle légende rapporte que des chrétiens de Lyon, persécutés au IIème siècle, emportant avec eux une statue de la Vierge, sont venus se réfugier dans une grotte. Ce serait l'origine de Notre Dame Soubs-Terre et de Pélussin.
Au 17iéme siécle, le pélerinage à la vierge noire était célèbre dans toute la région : on amenait à la vierge les enfants morts avant d'avoir pu être baptisés et, en fonction de certains signes, l'enfant mort optenait éventuellement la possibilité d'être baptisé.
Les viaducs : construits pendant l'entre guerre, le projet démarra en 1917 pour permettre au chemin de fer "Saint-Héand- Pélussin" de rejoindre le bourg de Maclas et de desservir les communes de Roisey et Bessey. Certains prétendent que les viaducs ont été construits par des prisonniers allemands. D'autres affirment qu'il n'y a eu que deux prisonniers pour travailler à cet ouvrage. Ils furent inaugurés en 1920 et cesseront leur utilité avec l'arrêt d'exploitation du petit chemin de fer départemental, appelé "La Tacot"ou "la Galoche". Aujourd'hui, en plus de leur aspect touristique, les viaducs servent de raccourci aux piétons du Bancet et autres hameaux pour rejoindre Pélussin.
Pélussin : Chemin des ouvrières
Les Esses : contrairement à l'idée que l'on s'en fait, le petit chemin en zig-zag appelé " les Esses " qui relie les anciennes usines des Rivières à la Place des croix n'est pas très ancien. Il n'existait pas au moment de la création du premier plan cadastral vers 1840. C'est l'évolution des ateliers de moulinages industriels qui a été à l'origine de la création des Esses. Au XVIIème et XVIIIème siècles, la plupart des ateliers se trouvaient à Virieu, rassemblés autour du vieux château, et alimentés, pour ceux qui tournaient à la force hydraulique, par le bief de Virieu. Les moulins entassés et imbriqués les uns sur les autres, ne permettaient pas les agrandissements que nécessitait l'essor de la production soyeuse. Au XVIIIème siècle, les grandes familles de mouliniers qui déjà avaient déjà construit des ateliers dans la Rivière pour mieux utiliser l'eau, s'intéressent très vite aux nouvelles chaudières à vapeur qui permettent d'entraîner les moulins à soie toute l'année sans se soucier du niveau des eaux du ruisseau. Ils firent alors construire des usines avec des cheminées pour les locomotives à vapeur, telles que nous en voyons les ruines, encore aujourd'hui. C'était le plein essor de la soierie pélussinoise. Les moulinières, les mécaniciens, les commis en soie habitaient encore Virieu et allaient travailler en passant par le vallon. En 1848, après quelques incidents et contestations, la nouvelle église des Croix fut construite et la Place du même nom fut créée sur un terrain accidenté et rocheux. A l'instigation du Maire de l'époque, Jullien du Colombier, des commerces et des maisons se sont construits autour de la nouvelle place. Une agglomération est née à mi-chemin entre Virieu et Pélussin (Notre Dame). En quelques décennies, les commerçants, les ouvrières, les marchands de soie et les artisans façonniers, se sont installés et le nouveau bourg de Pélussin est devenu très peuplé. Les usines les plus importantes étant aux Rivières, un perpétuel va et vient de gens allaient du bourg aux usines. Pour aller plus rapidement, ils descendaient et remontaient tout droit à travers la côte, plutôt que d'aller faire le tour par la route de Maclas. Au cours des années, sans doute les utilisateurs (ou la municipalité d'alors) aménagèrent-ils le sentier et construisirent les murettes et marches successives.

 


© Roderic.Allier@Wanadoo.fr
  www.infopilat.net Pélussin et le parc du Pilat

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