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Cordonnerie " Le talon d'Or "
de Camille Assi Loya -Côte d'Ivoire-
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Cordonnier Orthopédiste Stanislas KONAN -Côte d'Ivoire-
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Le chantier d'Ernest Anguibi
électricien -Côte d'Ivoire-
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L'ATB-France est une petite association Loi 1901 créée en 1984 à Annemasse (Haute-Savoie) à l'initiative des époux Pierre et Martine Kakpo, l'un d'origine béninoise et l'autre d'origine française. Pierre est artisan cordonnier et Martine le seconde à la couture sur cuir...
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Le président Pierre KAKPO
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La trésorière Martine KAKPO
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ATB qui signifie « Aide Technique Bénévole aux créateurs d'entreprise dans les pays d'Afrique » oeuvre, à Annemasse (Haute-Savoie) pour la prise en charge de l'individu par son travail.
De 1985 à 1995, elle a formé et installé, dans leur pays d'origine, avec l'aide de différents partenaires techniques et financiers, 35 personnes issues de l'immigration. Certaines d'entre elles ont ainsi créé leur auto - emploi et favorisé l'embauche d'autochtones : 6 pays et 15 secteurs d'activité sont alors concernés.
Mais les retours au pays s'avèrent difficiles en Afrique... les expatriés sont exigeants en matière de retour au pays et sont donc considérés, dans leur pays d'origine, comme des nantis (en effet, qu'ils aient du travail ou pas, qu'ils bénéficient des indemnités de chômage ou pas, au contact des Européens, les expatriés ont acquis des biens et sont donc considérés par les autochtones comme étant devenus « riches ») : ceux-ci sont durement mis à l'épreuve pour « partager » le peu qu'ils possèdent une fois de retour dans leur famille.
De 1993 à 1995, l'ATB fait une pause se et examine le bilan des retours : ceux-ci s'avèrent positifs en Côte d'Ivoire mais négatifs au Mali et Sénégal. L'association décide alors d'aider à la création de petites activités économiques au profit des autochtones sans emploi, qui, eux, n'ont pas quitté le pays pour « s'enrichir »...
En 1995, la rencontre de Pierre et Martine Kakpo avec un Béninois nommé Apollinaire Ahanzo, de passage à Genève, fut l'occasion, pour Pierre Kakpo, d'oeuvrer en faveur de son pays d'origine, le Bénin.
De retour à Abomey où il réside, Apollinaire Ahanzo crée, à la demande de Pierre et Martine Kakpo, l'association ATBD (Aide Technique Bénévole au Développement) au Bénin.
Apollinaire Ahanzo, directeur de collège, est Président de l'association et Balbine Ahanzo enseignante, est la trésorière. Tous deux s'entourent de personnes de confiance pour octroyer des micro - crédits aux plus défavorisés...
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Apollinaire Ahanzo président de l'ATBD -Bénin-
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Balbine Ahanzo
trésorière de l'ATBD -Bénin-
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...Car au Bénin, la population vit, difficilement, du petit commerce au bord des routes, le jour sous le soleil, la nuit grâce aux lanternes ou aux flammes vacillantes de petites bougies (lors des marchés de nuit).
Quand aux jeunes Béninois qui sortent diplômés de l'université (le Bénin est le quartier latin de l'Afrique !) ne trouvant pas de travail, ils créent leur propre auto - emploi en devenant chauffeurs de taxi (hélas, ils sont nombreux à faire de même !) ou bien retournent à la terre cultiver les champs.
Bien que le Bénin soit l'un des pays les plus pauvres du monde, il regorge, grâce au climat humide et chaud, de succulents ananas, pour lesquels les producteurs manquent de débouchés réguliers.
Or, au Burkina Faso, les mangues, qu'elles soient sauvages ou cultivées, trouvent preneurs par le biais du séchage puis de l'exportation à travers le réseau du commerce équitable suisse et français. En effet, le séchage des fruits et légumes, dans ce pays du Sahel, fait vivre des milliers de personnes, depuis plusieurs années déjà...
ATB - France propose donc à ses amis du Bénin, qui acceptent, de s'informer sur les techniques de séchage des mangues au Burkina Faso.
C'est ainsi que le responsable de l'ATBD - Bénin se rend à Ouagadougou, au Centre Ecologique Albert Schweitzer, puis que de jeunes béninois partent se former au Burkina Faso.
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