Heures Valentines
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Ce sont les heures roses
Heures des Valentines
Les pétales senvolent en une douce pluie
Et lon entend la prose aux mélodies si fines
Tendres curs qui saffolent en ces vergers fleuris
Valentins très chanceux entonnent chants dAmour
Enivrés du calice au délicieux nectar
Les airs victorieux résonnent tout autour
Dans la vallée finissent en feu de joie le soir
Ce tableau ravissant qui fait vibrer les curs
Ne serait pas complet sans ses ombres portées
Si lAmour est chantant quand danse le bonheur
Parfois les feux follets ont soufflé curs brisés
Ce sont les heures sombres
Heures de tous déçu(e)s
Tombe la grise pluie sur un triste passé
Cest la danse des ombres en amour éperdues
Ces curs étaient épris, ils veulent oublier
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Handicapé du cur
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Secoue-toi donc mon vieux, tu as encore deux mains
Deux oreilles, une bouche et aussi tes deux pieds
Tu as toujours deux yeux mais malgré tout tu geins
Et mon cur tu ne touches en técoutant pleurer
Ne reste pas ainsi, un arbre abattu
Qui nattend que la pluie, croyant lheure venue
Couvert de champignons, tu molliras mon vieux
Adieu belles passions, tu seras malheureux
Honte à toi de gémir, tu nes handicapé
Et pourquoi donc souffrir toi que rien na frappé
Réalise ta chance et fais-en quelque chose
Entre donc dans la danse, entre donc dans le rose
Réponds-tu à cela ? Tes enfants sont partis ?
Alors là je ne sais que dire quel malheur
Pardon tu comprendras malgré mes mots en cris
Pourquoi lon mappelait « handicapé du cur
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Soupir poétique
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Couleur aigue-marine ou couleurs irisées
Doux parfums de narcisse et pétales de roses
Les teintes opalines et autres mots chantés
Poèmes en esquisse constituaient ma prose
Un poète un chanteur en mon âme écrivaient
Il fallait travailler de mille autres façons
Au fond de ma douleur ces personnes mourraient
Dun air désenchanté elles entendaient raison
Je ne suis pas artiste même si lâme brûle
Je dois gagner ma vie par de tristes machines
Même si lâme existe elle reste dans la bulle
Et parfois me sourit comme une vraie ondine
Parfois les mots en pleurent refusant lautre vie
Qui est trop mécanique et trop répétitive
Ce serait le bonheur, un havre, un paradis
Que leur pouvoir magique en fasse âme qui vive
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La danse de la plume
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Une plume dansait dans les tourbillons gris
Dorlotée balancée par les tourments des vents
Dans lutte chantaient les berceuses de vie
Comme aux temps regrettés de nos tendres mamans
Et la plume montait soulevée tout à coup
Une force inconnue lui donnait de lespoir
Le soleil rayonnait de ses rayons si doux
Caressait lingénue, ne la laissant pas choir
Et la plume chutait, abandonnée enfin
Saluant notre Eole, tombant avec tendresse
A elle chuchotait que ce nétait la fin
Elle ria en vol, le cur toujours en liesse
Et la plume atterrit dans le creux dune main
Après son beau voyage qui lavait tant émue
Dun air si attendri, le maître du destin
La regarda très sage, jamais ne la déçut
Et la plume écrivit ses plus belles histoires
Dans la main de son maître, en chanteur dinfini
Les tourbillons de vie portés par cet espoir
Enfin lavaient fait naître en un cur qui sourit
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Sur le parvis de Notre Dame (27/1/2005)
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Sur le parvis de Notre Dame un pantomime
Emerveillements, il touche notre âme intime
Quelques sourires et une belle histoire damour
Tous les touristes font pour lui un grand détour
Ses ondulations et ses baisers papillon
Qui senvolent comme une pluie de floraison
Enveloppent nos âmes dans de tendres draps
Et les mènent en voyage dans lau-delà
Deux policiers surgissent et mettent fin à tout
Le magicien de lâme qui se tient debout
Ne peut montrer patte blanche devant lEglise
Il na pas de licence, adieu les heures exquises
Conspués par la foule quils font disperser
Les policiers descendent en bas de lescalier
En bas jouent des jeunes de façon éhontée
Car en ces endroits est interdit le Djembé
Toute lanimation qui était sur les quais
Se disloque soudain ou résiste en hoquets
Cétait un samedi dété, sur le parvis
Samedi animé, simplement, à Paris
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Par un temps clément (28/01/2005)
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Un chant chaleureux de rouge-gorge caresse les oreilles
Quelques pinsons piaillent dimpatience, oh merveille !
Les gouttes de rosée ruissèlent des arbres qui respirent
La nature est drapée dun brouillard à nous faire
frémir
Toute cette vie, ces battements de cur et cette eau
Chantent déjà ici, envoûtement de bonheur, lumière
des bouleaux
Dans cette paix, cette sérénité je ressens la
douceur
Un temps clément au milieu de lhiver loin de la fraîcheur
Où trouver âme à envelopper de cette tendresse
vibrante
Qui chante dans mon cur esseulé dune ivresse aimante
?
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De rose et de bleu (28/01/2005)
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Petite vénus rose est toujours si touchante
Pour le petit mars bleu qui cherche à aimer
Et parfois quand elle ose être femme aimante
Elle fait des envieux ivres et envoûtés
Elle est dune tendresse et dune volupté
Si grande que les hommes ont délaissé les armes
Dans le cur dune altesse et dans le corps aimé
Lon trouvera la somme amassée de leurs larmes
Sublime attirance où lamitié périt
Quand les deux sont mêlés par trop dintimité
Parfois cest une chance, quand le violet sécrit
Les couleurs ont chanté leur chant déternité
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Tourbillons (28/01/2005)
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Tintement dune clochette agitée là par les vents
Tourbillons de folles feuilles passant fébrilement
Le temps passe et les amour trépassent
Que sont ces farces ? Parfois on se lasse !
Javais cru à la carte du tendre et aux élans du cur
Sans un enfant jeus pu me pendre face à tant de malheurs
Je regarde toujours le vent qui inlassablement
Balaye tout devant, en allégorie des tourments
Elles semblent oubliées les plus folles années
Des passions envoûtées, des rythmes endiablés
Les branches les plus solides ne résisteront pas
Les grands tourbillons décident quest venu leur trépas
Les arbres qui résistent, agrippant leurs racines
Pourront dire quils existent, fi des heures assassines
Peut-être bien quau gré dun printemps plus clément
Ils porteront lété les fruits darbres aimants
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Ame en peine
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Au fond de la douleur, oh toi, âme en peine
Qui a perdu lamour, blessée tel un chevreuil
Qui espérais bonheur, qui ne savais où mènent
Les plus tendres des jours, qui les larmes recueille
Je veux chanter pour toi de douces mélodies
Comme un baume de miel pour adoucir ton cur
Te dire que parfois sourire à la vie
Et regarder le ciel fait naître la chaleur
Au fond de la poitrine en ondées lumineuses
Eclaire un diamant qui change le destin
Cest bien lui qui dessine une âme amoureuse
Il faut rester aimant et ouvrir ta main
Cest pour toi lâme en peine au grand cur transpercé
Dune flèche cruelle aux blessures profondes
Âme errante qui saigne aux pleurs désespérés
Que cette ritournelle ensemencera londe
Je veux te voir sourire et sentir en ton cur
La force de la vie et dun espoir très fort
Ne veux te voir mourir à cause du malheur
Tu puiseras ici de quoi faire face au sort !
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Massage damour
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Te masser les paupières en vague de tendresse
Tes yeux sont fatigués, fatigués de la vie
Toute une nuit entière, te donner des caresses
Sur tes tempes éreintées et tes joues si jolies
Des baisers dans le cou en te massant la nuque
Passer dans les cheveux mes mains en feu vivant
Que des désirs si fous au fond de toi qui scrute
Prunelle de mes yeux naissent virevoltants
Belle inconnue qui passe en quête de lamour
Je toffre ce massage sans arrière pensée
Sur tes épaules lasses où pèsent tous les jours
Passent dans le sillage en dansant mains chauffées
Le dos endolori se laissera aller
Aux frottements de feu qui le libèrera
la taille pourra aussi enfin se réchauffer
Partiront tous les nuds qui naguère étaient là
Arrivées sur les cuisses enflammées telles braises
Rapidement mes mains termineront leur course
De ces tendres esquisses enveloppées de glaise
Restera pour demain voluptueuse source
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Super cordes
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Une corde vibrante au sein de la matière
Telle est la théorie qui veut tout englober
Une histoire captivante amenant la poussière
Au rang dune égérie soufflant léternité
Dans onze dimensions sagiteraient ces cordes
Pliées sur elles-mêmes, orchestre symphonique
Un concert de violons, linfini elles bordent
Inépuisable thème, une étrange musique
Des branes il faut parler, ces voiles gigantesques
Tissus de lunivers qui emplit tout le vide
Qui sétaient rencontrées, une explosion dantesque
Dont est originaire ce cosmos si limpide
Peut-être que la vie est un orchestre immense
Où chaque particule est simple musicien
Les airs de linfini chantent au fond de la danse
Comme une libellule posée là sur la main
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Ôde au printemps
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Entends-tu la rivière aux claquements de vie
Neiges fondant enfin après un long sommeil
De flots gorgée, très fière, elle luit au midi
Traçant le grand chemin jusquau profond réveil
?
Entends-tu les oiseaux revenant par milliers
Chanter leur ritournelle, Ô ces douces musiques
Symphonie détourneaux et de grives cendrées
Reviendra lhirondelle aux ailes féeriques
Et vois-tu les bourgeons qui naissent sur les branches
De partout ils repoussent, agités par le vent
Les abeilles et bourdons les guettent et puis se penchent
Sur les prés et la mousse enivrés du printemps !
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