Les textes de Quarkenciel VIII

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Heures Valentines
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Ce sont les heures roses… Heures des Valentines
Les pétales s’envolent en une douce pluie
Et l’on entend la prose aux mélodies si fines
Tendres cœurs qui s’affolent en ces vergers fleuris

Valentins très chanceux entonnent chants d’Amour
Enivrés du calice au délicieux nectar
Les airs victorieux résonnent tout autour
Dans la vallée finissent en feu de joie le soir…

Ce tableau ravissant qui fait vibrer les cœurs
Ne serait pas complet sans ses ombres portées
Si l’Amour est chantant quand danse le bonheur
Parfois les feux follets ont soufflé cœurs brisés

Ce sont les heures sombres… Heures de tous déçu(e)s
Tombe la grise pluie sur un triste passé
C’est la danse des ombres en amour éperdues
Ces cœurs étaient épris, ils veulent oublier…

Handicapé du cœur
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Secoue-toi donc mon vieux, tu as encore deux mains
Deux oreilles, une bouche et aussi tes deux pieds
Tu as toujours deux yeux mais malgré tout tu geins
Et mon cœur tu ne touches en t’écoutant pleurer

Ne reste pas ainsi, un arbre abattu
Qui n’attend que la pluie, croyant l’heure venue
Couvert de champignons, tu molliras mon vieux
Adieu belles passions, tu seras malheureux

Honte à toi de gémir, tu n’es handicapé
Et pourquoi donc souffrir toi que rien n’a frappé
Réalise ta chance et fais-en quelque chose
Entre donc dans la danse, entre donc dans le rose

Réponds-tu à cela ? Tes enfants sont partis ?
Alors là je ne sais que dire quel malheur
Pardon tu comprendras malgré mes mots en cris
Pourquoi l’on m’appelait « handicapé du cœur »

 

Soupir poétique
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Couleur aigue-marine ou couleurs irisées
Doux parfums de narcisse et pétales de roses
Les teintes opalines et autres mots chantés
Poèmes en esquisse constituaient ma prose

Un poète un chanteur en mon âme écrivaient
Il fallait travailler de mille autres façons
Au fond de ma douleur ces personnes mourraient
D’un air désenchanté elles entendaient raison

Je ne suis pas artiste même si l’âme brûle
Je dois gagner ma vie par de tristes machines
Même si l’âme existe elle reste dans la bulle
Et parfois me sourit comme une vraie ondine

Parfois les mots en pleurent refusant l’autre vie
Qui est trop mécanique et trop répétitive
Ce serait le bonheur, un havre, un paradis
Que leur pouvoir magique en fasse âme qui vive

 

 

 

La danse de la plume
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Une plume dansait dans les tourbillons gris
Dorlotée balancée par les tourments des vents
Dans lutte chantaient les berceuses de vie
Comme aux temps regrettés de nos tendres mamans

Et la plume montait soulevée tout à coup
Une force inconnue lui donnait de l’espoir
Le soleil rayonnait de ses rayons si doux
Caressait l’ingénue, ne la laissant pas choir…

Et la plume chutait, abandonnée enfin
Saluant notre Eole, tombant avec tendresse
A elle chuchotait que ce n’était la fin
Elle ria en vol, le cœur toujours en liesse

Et la plume atterrit dans le creux d’une main
Après son beau voyage qui l’avait tant émue
D’un air si attendri, le maître du destin
La regarda très sage, jamais ne la déçut

Et la plume écrivit ses plus belles histoires
Dans la main de son maître, en chanteur d’infini
Les tourbillons de vie portés par cet espoir
Enfin l’avaient fait naître en un cœur qui sourit

 


 

Sur le parvis de Notre Dame (27/1/2005)
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Sur le parvis de Notre Dame un pantomime
Emerveillements, il touche notre âme intime
Quelques sourires et une belle histoire d’amour
Tous les touristes font pour lui un grand détour

Ses ondulations et ses baisers papillon
Qui s’envolent comme une pluie de floraison
Enveloppent nos âmes dans de tendres draps
Et les mènent en voyage dans l’au-delà

Deux policiers surgissent et mettent fin à tout
Le magicien de l’âme qui se tient debout
Ne peut montrer patte blanche devant l’Eglise
Il n’a pas de licence, adieu les heures exquises

Conspués par la foule qu’ils font disperser
Les policiers descendent en bas de l’escalier
En bas jouent des jeunes de façon éhontée
Car en ces endroits est interdit le Djembé

Toute l’animation qui était sur les quais
Se disloque soudain ou résiste en hoquets
C’était un samedi d’été, sur le parvis
Samedi animé, simplement, à Paris…

Par un temps clément (28/01/2005)
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Un chant chaleureux de rouge-gorge caresse les oreilles
Quelques pinsons piaillent d’impatience, oh merveille !
Les gouttes de rosée ruissèlent des arbres qui respirent
La nature est drapée d’un brouillard à nous faire frémir
Toute cette vie, ces battements de cœur et cette eau
Chantent déjà ici, envoûtement de bonheur, lumière des bouleaux
Dans cette paix, cette sérénité je ressens la douceur
Un temps clément au milieu de l’hiver loin de la fraîcheur
Où trouver âme à envelopper de cette tendresse vibrante
Qui chante dans mon cœur esseulé d’une ivresse aimante ?

De rose et de bleu (28/01/2005)
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Petite vénus rose est toujours si touchante
Pour le petit mars bleu qui cherche à aimer
Et parfois quand elle ose être femme aimante
Elle fait des envieux ivres et envoûtés

Elle est d’une tendresse et d’une volupté
Si grande que les hommes ont délaissé les armes
Dans le cœur d’une altesse et dans le corps aimé
L’on trouvera la somme amassée de leurs larmes


Sublime attirance où l’amitié périt
Quand les deux sont mêlés par trop d’intimité
Parfois c’est une chance, quand le violet s’écrit
Les couleurs ont chanté leur chant d’éternité…

Tourbillons (28/01/2005)
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Tintement d’une clochette agitée là par les vents
Tourbillons de folles feuilles passant fébrilement
Le temps passe et les amour trépassent
Que sont ces farces ? Parfois on se lasse !
J’avais cru à la carte du tendre et aux élans du cœur
Sans un enfant j’eus pu me pendre face à tant de malheurs
Je regarde toujours le vent qui inlassablement
Balaye tout devant, en allégorie des tourments
Elles semblent oubliées les plus folles années
Des passions envoûtées, des rythmes endiablés
Les branches les plus solides ne résisteront pas
Les grands tourbillons décident qu’est venu leur trépas
Les arbres qui résistent, agrippant leurs racines
Pourront dire qu’ils existent, fi des heures assassines
Peut-être bien qu’au gré d’un printemps plus clément
Ils porteront l’été les fruits d’arbres aimants…

 

Ame en peine
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Au fond de la douleur, oh toi, âme en peine
Qui a perdu l’amour, blessée tel un chevreuil
Qui espérais bonheur, qui ne savais où mènent
Les plus tendres des jours, qui les larmes recueille…

Je veux chanter pour toi de douces mélodies
Comme un baume de miel pour adoucir ton cœur
Te dire que parfois sourire à la vie
Et regarder le ciel fait naître la chaleur

Au fond de la poitrine en ondées lumineuses
Eclaire un diamant qui change le destin
C’est bien lui qui dessine une âme amoureuse
Il faut rester aimant et ouvrir ta main

C’est pour toi l’âme en peine au grand cœur transpercé
D’une flèche cruelle aux blessures profondes
Âme errante qui saigne aux pleurs désespérés
Que cette ritournelle ensemencera l’onde…

Je veux te voir sourire et sentir en ton cœur
La force de la vie et d’un espoir très fort
Ne veux te voir mourir à cause du malheur
Tu puiseras ici de quoi faire face au sort !

Massage d’amour
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Te masser les paupières en vague de tendresse
Tes yeux sont fatigués, fatigués de la vie
Toute une nuit entière, te donner des caresses
Sur tes tempes éreintées et tes joues si jolies

Des baisers dans le cou en te massant la nuque
Passer dans les cheveux mes mains en feu vivant
Que des désirs si fous au fond de toi qui scrute
Prunelle de mes yeux naissent virevoltants

Belle inconnue qui passe en quête de l’amour
Je t’offre ce massage sans arrière pensée
Sur tes épaules lasses où pèsent tous les jours
Passent dans le sillage en dansant mains chauffées

Le dos endolori se laissera aller
Aux frottements de feu qui le libèrera
la taille pourra aussi enfin se réchauffer
Partiront tous les nœuds qui naguère étaient là

Arrivées sur les cuisses enflammées telles braises
Rapidement mes mains termineront leur course
De ces tendres esquisses enveloppées de glaise
Restera pour demain voluptueuse source…

Super cordes
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Une corde vibrante au sein de la matière
Telle est la théorie qui veut tout englober
Une histoire captivante amenant la poussière
Au rang d’une égérie soufflant l’éternité

Dans onze dimensions s’agiteraient ces cordes
Pliées sur elles-mêmes, orchestre symphonique
Un concert de violons, l’infini elles bordent
Inépuisable thème, une étrange musique

Des branes il faut parler, ces voiles gigantesques
Tissus de l’univers qui emplit tout le vide
Qui s’étaient rencontrées, une explosion dantesque
Dont est originaire ce cosmos si limpide

Peut-être que la vie est un orchestre immense
Où chaque particule est simple musicien
Les airs de l’infini chantent au fond de la danse
Comme une libellule posée là sur la main…

Ôde au printemps
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Entends-tu la rivière aux claquements de vie
Neiges fondant enfin après un long sommeil
De flots gorgée, très fière, elle luit au midi
Traçant le grand chemin jusqu’au profond réveil ?

Entends-tu les oiseaux revenant par milliers
Chanter leur ritournelle, Ô ces douces musiques
Symphonie d’étourneaux et de grives cendrées
Reviendra l’hirondelle aux ailes féeriques

Et vois-tu les bourgeons qui naissent sur les branches
De partout ils repoussent, agités par le vent
Les abeilles et bourdons les guettent et puis se penchent
Sur les prés et la mousse enivrés du printemps !