La sociopathie

Qui ne connaît pas des gens après qui leur chien a déjà grogné, ou qui les a mordu ?

Ces gens qui, après bien des précautions, arrivent enfin à décrocher leur téléphone qui sonne.

Qui n'a jamais vu de chien venir mendier à table ou réclamer sa gamelle ?

Qui n'a jamais rencontré des amis dans la rue que leur chien empêche d'approcher ?

Personne.

La première réaction que l'on a, est de dire que ce chien est fou.
Non, simplement au cours de sa vie, on lui a laissé prendre une place prépondérante qu'il n'a pas lieu d'avoir.
Ce comportement signifie que le chien est en train de prendre ou a déjà pris une place de dominant.
Contrairement à ce que l'on a pensé, le chien ne naît pas dominant, il le devient.
Tout bébé, il a appris de sa mère et éventuellement de son père, à respecter la hiérarchie qui régit une meute.
Lors de son acquisition,, le chiot quitte une meute de chiens pour une meute humaine, et l'on est toujours tenté de lui laisser faire ce qu'il veut. Plus grave, il est parfois élevé comme un enfant.
C'est pendant la puberté que son comportement change.
Il comprend par le comportement de ses maîtres trop laxistes que la place de chef de meute est vacante, et par les prérogatives de dominant qui lui ont étés accordées, il va tenter de s'approprier cette place.
Les troubles de la hiérarchie n'est pas la maladie d'un individu, mais celle d'un groupe.
C'est ce qu'on appelle la sociopathie.

Elle peut être soignée dans un délai plus ou moins long avec parfois un traitement médical pour le chien, si les maîtres font l'effort de suivre les conseils donnés par leur vétérinaire.
La thérapie assez simple en soi est basée sur une régression sociale dirigée.
Toutes les personnes qui font partie de la meute du chien doivent impérativement y participer.
Mais pour arriver à établir un diagnostic, il est nécessaire d'interroger les maîtres pour savoir comment le chien se situe dans la famille.
On les questionne sur l'organisation des repas.

Dans une meute de chiens, le dominant mange le premier pendant que les autres le regarde.
Il mange lentement. Si les autres approchent de sa gamelle, il se met à grogner. Il leur laisse quelques miettes.
Pour rétablir la hiérarchie alimentaire, il faut procéder ainsi:

On les questionne aussi sur l'organisation du contrôle de l'espace.

Au sein de la meute de chiens, le dominant contrôle l'occupation de l'espace ainsi que les déplacements et les activités de la meute.
Dans la meute humaine, il régit les déplacements de ses maîtres en les empêchant de sortir de la maison ou d'entrer dans une pièce.
Dans la voiture, il veut toujours être devant, voire même empêcher ses maîtres de monter.
Généralement on leur demande de dessiner le plan de leur habitation, et avec eux, on choisit un lieu de couchage pour le chien qui ne doit pas être un lieu de passage obligé comme un couloir ou une entrée.
S'il le faut on intercalera un objet ou une plante pour que ce lieu lui soit intime.
Dès qu'il a fait une bêtise toute la famille doit s'allier pour le repousser vers ce lieu. Quand il l'a atteint, il faut arrêter les menaces et le laisser en paix.
Dans une sociopathie, il est nécessaire de limiter les contacts physiques du chien avec les personnes du sexe opposé.
Il faut refuser toute interaction initiée par le chien telle que la demande de caresses ou les appels au jeu, même si on l'a appelé. Il appartient aux maîtres d'en avoir l'initiative et d'y mettre fin.
Le chien dominant exprime sa sexualité devant tout le monde en chevauchant la jambe d'une personne du sexe opposé.
Le chevauchement hiérarchique se fait sur une personne du même sexe.
Les chiennes peuvent empêcher la maîtresse de s'approcher de ses enfants.
Le chien peut s'interposer entre ses maîtres si ceux-ci veulent s'embrasser.

La sociopathie comporte plusieurs stades.

Si les maîtres consultaient dès les premiers grognements, tout rentrerait dans l'ordre en peu de temps, mais hélas, beaucoup attendent d'être mordus.
Le traitement est plus ou moins long.
Parfois selon le stade d'évolution de la sociopathie, si le chien appartient à une grande race et qu'il y a des enfants à la maison, il est sérieusement envisagé d'euthanasier l'animal.
La sociopathie apparaît généralement à la puberté du chien, elle peut aussi sugir lorsque le chien est adulte.
Les conflits de couple, les crises familiales, ou les problèmes sociaux comme le chômage peuvent provoquer une sociopathie.

Si vous rencontrez ce genre de problème, je vous conseille de consulter votre vétérinaire et parallèlement de vous inscrire dans un club d'éducation canine.
Vous y trouverez les conseils qui vous permettrons de redevenir le chef de meute que vous n'auriez jamais dû cesser d'être, comme, entre autre, apprendre à votre chien à ne pas passer une porte avant vous.

Je terminerai sur une note optimiste.

Des tas de chiens ne vivent pas selon leurs règles sans jamais développer de sociopathie, peuve qu'ils savent très bien s'en accommoder.

haut de page

l'anxiété de séparation

Nous connaissons tous quelqu'un qui , chaque fois qu'il rentre chez lui, retrouve son domiile dévasté par son chien.
Ou bien, un chien qui aboie pendant toute l'absence de son maître, même si celle-ci est très brève.

Ce chien souffre tout simplement d'anxiété de séparation.

C'est un trouble émotionnel qui s'exprime par des signes de détresse lors de la séparation entre le chien et la ou les personnes auxquelles il est attaché.
Le chiot vient de quitter sa mère avec qui il venait de nouer un lien d'attachement, or il se trouve brusquement séparé lors de son arrivée dans une famille humaine.
il lui faut alors retrouver un nouvel être d'attachement qui sera pour lui un repère rassurant. Généralement, c'est la personne qui le nourrit et le soigne.
S'il est possible de le laisser dormir dans la chambre, ce qui ne veut pas dire sur le lit, on peut aussi déposer dans sa panière un tissu imprégné de l'odeur de cette personne pour ses premières nuits.
Vers ses 4 mois, il faut provoquer le détachement.
S'il dormait dans la chambre, il faut déplacer sa panière dans une autre pièce, et s'il tente un retour dans cette chambre, il faut lui manifester du mécontentement. Son maître doit pouvoir dormir la porte ouverte sans que le chien n'y entre.
Jusqu'à présent, il venait chercher des caresses qu'il obtenait sans aucune difficulté, ou bien il se collait contre son maître sur le canapé.
Dorénavant, c'est au maître d'être à l'initiative des contacts physiques. Il doit le repousser en faisant semblant d'être en colère.
Cette phase peut être faite progressivement pour ne pas trop perturber le chiot.
C'est aussi au maître d'être à l'initiative des jeux.

Dans le cas de destructions, il faut distinguer celles du chiot qui fait ses dents et qui n'est pas encore propre à celles du chiot anxieux.
De même qu'il faut les distinguer des dégats du chien sociopathe.

Dans l'anxiété de séparation, le chien s'attaque aux objets qui portent l'odeur de son maître et les souillures sont un peu partout dans l'appartement.
Dans le cas du chien sociopathe, les destructions concernent les issues comme les rideaux, les portes de sortie ou les fenêtres. Les déjections sont posées en hauteur.
Dans l'anxiété de séparation, lors de la promenade, le chien ne s'éloigne jamais de son maître, gardant un contact visuel permanent. Dans la maison; il le suit dans toutes les pièces.
Parfois il trouve des activités de substitution. Le chien va s'infliger des plaies par des léchages, des mordillements ou des succions.
Certains présentent des cas d'hypersalivation et d'autres des troubles gastriques avec des vomissements qui apparaîssent dès qu'ils sont seuls.
Pour soigner une anxiété de séparation, il ne suffit pas d'éloigner le lieu de couchage et d'être à l'initiative des jeux et des caresses, il faut aussi casser les rituels de départ et de retour.
Le chien prévoit le départ du maître en le voyant se préparer à sortir.
Il lace ses chaussures, prend ses clés et met son manteau. Avant de sortir, il fait un discours que le chien ne comprend pas et qui le rend de plus en plus anxieux.
Au retour, il a des comportements exubérants, il est dans un état d'exitation non controlé.
Le maître, qui bien sûr culpabilise de l'avoir laissé seul, répond à ses sollicitations. Ou bien encore, au retour le chien a des manifestation de culpabilité. Il ne fait pas la fête. Son maître se dit que son chien sait qu'il a mal fait en se vengeant d'être resté seul.
Il a pris l'habitude d'avoir une raclée à chaque retour, et ce que son maître croit voir dans une posture de culpabilité avecun chien aux oreilles basses, la queue entre les jambes, n'est en faît qu'une posture d'apaisement. Elle a pour but de stopper toute agressivité et ainsi d'éviter une nouvelle punition.

Pour casser ces rituels de départ et de retour, rien de plus simple.
Dans les 15 à 20 minutes qui précèdent le départ, il faut totalement ignorer le chien, partir sans rien lui dire, ni le caresser.
Il faut partir du principe que l'on n'a pas de compte à rendre à son chien.
Au retour, il faut le repousser et l'ignorer tant qu'il fait la fête et l'appeler dès qu'il s'est calmé.
Si des dégats ont été commis ou des excréments déposés, il faut les ignorer.
Il faut tout remettre en ordre hors de la vue du chien.
Il ne faut pas nettoyer avec de l'eau de javel ou un autre produit amoniaqué. L'odeur peut l'attirer et l'inciter à refaire ses besoins au même endroit.
Le chien est un animal qui vit dans l'instant présent.
Le punir au retour est inutile, il a depuis longtemps oublié qu'il a fait des bêtises.
La punition n'est efficace que lorsque le chien est pris sur le faît.

L'anxiété de séparation se soigne très bien même si parfois un traitement à base de psychotropes peut etre prescrit par le vétérinaire.
Et il faut bien sur que les maîtres jouent le jeu, ce qui n'est pas toujours le cas.
Certains préfèrent tout barricader dans la maison plutôt que de changer quoi que ce soit dans la relation qui les lie à leurs chiens.
Comme dans les sociopathies, beaucoup de chiens sont euthanasiés ou confiés à la SPA par des personnes qui ne savent pas qu'il existe une solution.
Le détachement est une phase normale dans la vie du chien.
Lui et son maître peuvent alors vivre séparations et retrouvailles en toute sérénité.

haut de page

l'hypersensibilité - l'hyperactivité

Un chien est continuellement en mouvement, il gesticule, il fait tomber les chaises, il renverse sa gamelle d'eau, la prend dans sa gueule, la promène, la relache et la reprend.
Il aboie sans cesse malgré les ordres de silence, il saute sur les gens, il mord les manches, mordille son maître.
Il mange très vite sa gamelle jusqu'à en vomir, il vole de la nourriture.
Bref, c'est un chien nerveux, incapable de tenir en place et qui déchiquette tout ce qui passe à sa portée.
Il épuise ses maîtres !!

Il y a de grandes chances pour que ce chien souffre du syndrome d'hypersensibilité - hyperactivité.

Il a un seuil de réactivité très bas et une activité motrice exacerbée.
Au moindre geste, parole, bruit ou caresse, il se met à bouger.
Il est infatigable !!
Lorsqu'il joue, il s'excite très vite rendant le jeu impossible.
Lorsqu'il joue avec sa balle, il peut courrir dans tous les sens au lieu de se diriger directement vers elle.
La nuit, il ne dort que la moitié du temps qu'un chien normal et le jour il dort très peu.
Il peut apporter la balle en pleine nuit pour jouer.
Dans la rue, il court après tout ce qui bouge.
Il lui arrive d'être malpropre.
Quelquefois, il tourne en rond pour attraper sa queue.
Il est impossible de l'éduquer car il est incapable de se concentrer.

Quelles sont les raisons pour les quelles un chien souffre d'hypersensibilité - hyperactivité ?

Les conditions de vie du chiot entre sa naissance et ses 3 mois sont importantes.
C'est pendant cette période qu'il va acquérir auprès de sa mère, si elle a un comportement tout a fait normal, des auto-controles comme celui de la morsure et que va être mis en place son équilibre sensoriel.
Généralement dans le cas de ce syndrome, le chiot a été séparé trop tôt de sa mère ou bien il a été vendu trop jeune.
C'est d'ailleurs pour cette raison que la loi du 6 janvier 1999, celle qui règlemente entre autres, la détention des chiens dits dangereux, interdit aux éleveurs de vendre un chiot agé de moins de 8 semaines.
Dans certaines races à la mode, il y a une production intensive et il arrive que les femelles soient mises précocement à la reproduction.
Ou bien la mère est championne d'exposition et le chiot lui a été enlevé tôt pour la ménager.
Parfois, la mère est morte après la naissance et l'éleveur n'a pas sû ou n'a pas pû faire son éducation correctement.
Peut-être que ce chiot est né dans une portée trop importante.
Dans tous ces cas, la mère n'a pas eu l'occasion de faire son éducation.
Elle n'a pas pû lui apprendre à se controler dans ses gestes et ses mordillements qui se transforme parfois en morsure.
Or, pendant cette période elle lui apprendra la morsure inhibée en le punissant dès qu'il la mord trop fort.

Le pronostic de guérison du syndrome d'hypersensibilité - hyperactivité varie selon l'âge du chien, mais les meilleurs résultats sont obtenus lorsqu'il est soigné très jeune.
Des médicaments sont nécessaires afin de favoriser le controle et augmenter son niveau d'équilibre sensoriel.
Lorsque son activité est redevenue normale, il faut commencer une thérapie pour lui apprendre à se controler.

Il y a nécessité de soigner un chien hyperactif, car même s'il n'est pas méchant, on peut voir ses symptômes évoluer vers des troubles anxieux et agressifs.

haut de page

la grossesse nerveuse

Qu'ils aient ou non l'envie de faire reproduire sa chienne, ses maîtres se doivent de bien connaître son cycle sexuel.
Selon sa taille ou sa race, les premières chaleurs peuvent apparaître vers l'âge de 6 mois.
Elles ont généralement lieu tous les 6 mois, mais ce chiffre n'est qu'une moyenne, certaines chiennes les auront tous les 5 mois, d'autres tous les 7 mois. Elles durent 21 jours environ.
Il est donc inutile de s'inquiéter si ce n'est pas tous les 6 mois, on peut si la durée n'est jamais la même entre ses chaleurs.
La chienne n'est jamais ménopausée, une chienne agée a des cycles plus espacés ou irréguliers.

Le cycle de la chienne se décompose en 4 phases :

Il arrive souvent qu'après ses chaleurs la chienne présente un comportement bizarre.
C'est ce qu'on appelle une grossesse nerveuse, qui est en faît une lactation de pseudo gestation.
Elle produit du lait environ 2 mois après ses chaleurs comme si elle attendait des chiots.
Son système hormonal reproduit de façon factice ce qu'il sait d'une vraie grossesse.
Suite à un certain phénomène hormonal un peu compliqué à expliquer, ses glandes mammaires produisent du lait.
Il faut savoir que dans les meutes de chiens sauvages, seuls les dominants se reproduisaient.
Toutes les chiennes étaient fécondables en même temps et celles qui n'avaient pas été saillies présentent une lactation 2 mois après les chaleurs.
Si la femelle dominante mourait ou était dépassée par le nombre de chiots, les autres femelles prenaient le relais auprès de la portée.
Aujourd'hui, ce système est utilisé pour nourrir les chiots orphelins dans les élevages de chiens.
Pendant la grossesse nerveuse, ses mamelles sont souvent hypertrophiées.
La chienne se tète pour se soulager. Mais plus elle tète, plus elle produit du lait.
Son comportement change également.
Elle peut se cacher sous un lit ou dans un endroit tranquile, mais généralement elle gémit en errant de pièce en pièce.
Elle rassemble dans son panier des peluches, des chiffons ou des jouets qu'elle lèche, réchauffe et protège contre les intrusions, comme s'il s'agissait de véritables chiots.
Il convient de ne pas la conforter dans cet état de faît, mais au contraire il faut lui enlever ses petits de remplacement et la sortir plusieurs fois par jour pour qu'elle se change les idées.
On peut badigeonner ses tétines avec une pommade à base de camphre et faire un bandage serré pour réduire la congestion mammaire.
Il faut aussi la mettre à la diète totale pendant 24 heures et à une diète hydrique pendant 48 heures et lui donner le traitement à base d'hormones et de diurétiques que peut prescrire le vétérinaire.
La grossesse nerveuse n'est pas dangereuse pour la chienne.
Les troubles peuvent disparaître d'eux-même.
Le comportement se régularise en une dizaine de jours et la lactation disparait au bout d'un mois.
La chienne peut présenter des chaleurs anormales dont les causes sont révélées par le vétérinaire lors d'examens cliniques approfondis.
Lorsque les chaleurs sont réduites ou bien totalement absentes après des cycles au départ normaux, on appelle celà l'hyposexualité.
Et on appelle hypersexualité, le cas où les chaleurs sont de plus en plus rapprochées et se prolongent pendant plus d'un mois.
Il arrive même, si son état s'aggrave, que la chienne devienne nymphomane, même si ces cas restent malgré tout très rares.

haut de page

la période prénatale ou la gestation

Pour diverses raisons, la chienne lors de ses dernières chaleurs a été saillie.
Si celà c'est passé entre le 10ème et le 15ème jour après le début de ses chaleurs, il y a de grandes chances pour qu'elle soit fécondée.
L'ovulation peut durer plusieurs jours car la durée de vie des spermatozoïdes du chien peut aller jusqu'à 5 ou 6 jours après la saillie.
Commence alors la gestation qui dure en moyenne 63 jours.
Pendant cette période, la chienne devra vivre dans un milieu calme et habituel.
Il est évident que ce n'est pas le moment d'entreprendre des travaux dans la maison, ni de déménager.
inutiles aussi les visites incessantes pour voir si la future mère va bien.
tout celà pour lui éviter un stress toujours mal venu.
Pendant les 15 premiers jours, les embryons circulent dans les voies génitales vers leur site d'implantation utérin.
Pendant cette période, un avortement est encore possible, ils se fixeront au bout du 18 ou 19 jours et la croissance déarrae à partir du 20ème jour.
dès le 21ème jour, le vétérinaire peut faire un premier diagnostic, soit par palpation de l'abdomen, soit grâce à une échographie qui permet également de déterminer le nombre de chiots.
Il peut aussi faire un test sanguin qui dira à coup sur si la chienne est gestante.
Les battements cardiaques sont perceptibles à partir du 28ème jour.
Une radiographie n'est possible qu'à partir du 45ème jour, le squelette n'étant pas visible avant. Il ne cessera de se former jusqu'à la mise-bas.
C'était succintement l'évolution physiologique de la portée, mais il ne faut pas en négliger l'évolution émotionnelle.
On sait qu'à partir du 40ème jour, le système tactile du foetus devient réceptif.
Il est désormais capable de répondre à une stimulation lorsqu'on caresse le ventre de la mère.
Il est recommandé de le faire régulièrement et avec douceur jusqu'au jour de l'accouchement.
Ce simple geste peut aussi permettre au chiot une fois né d'être plus tolérant à la manipulation.
Lorsque la mère se trouve soumise à un stress, quelle qu'en soit la nature, elle présente des contractions d'un certain nombre de viscères mais également de l'utérus qui subit un rythme de contractions brutales.
Le chiot a alors une agitation qu'il n'avait pas avant tels que des mouvements de haut en bas ou bien des mouvements de rotation.
A partir de la 6ème semaine de gestation, le chiot peut présenter des gestes de succion d'une patte ou du cordon ombilical.
Or, on sait que chez le chien adulte, le fait de se lécher la peau ou de se mordiller lui permet d'apaiser son état de tension émotionnelle.
Outre le fait que le stress de la mère est ressenti par le chiot grâce à son système tactile, on sait qu'il est aussi capable de le ressentir grâce à un certain nombre d'hormones circulant dans le sang.
Il peut réagir à des émotions fortes ou développer des réactions anxieuses ou de panique.
Une mère anxieuse va orienter de façon congénitale le futur comportement de ses chiots.
On croyait que l'anxiété était une transmission génétique du caractère parce que celà se passe avant la naissance, mais l'anxiété n'est pas dans les chromosomes.
Pour simplifier, elle va s'insvrire en quelque sorte dans le cablage cérébral.
Les chiennes doivent vivre dans un milieu calme et stimulant afin de reproduire leur comportement équilibré sur leurs chiots.
Les chiennes de grands élevages, appelés élevage en batterie, vivent dans des conditions stressantes et pauvres en stimulations;
elles sont soumises à des bruits permanents.
Leurs chiots présentent souvent un comportement orienté vers un état de stress chronique.
D'où la nécessité de choisir son chiot dans un petit élévage où les futures mères vivent dans un milieu familial.
Le chiot nait sourd.
Il n'entend qu'à partir de la 3ème semaine après sa naissance.
même si le foetus vit dans un milieu utérin qui se prête à la transmission du son, il ne semble pas que celui-ci ait une quelconque influence sur son futur comportement.
Pendant la gestation, la chienne aura une nourriture adaptée à son état et sa ration sera augmentée dans les dernières semaines.
Il n'est pas interdit de varier parfois son alimentation en lui donnant des aliments de différentes saveurs.
Un certain nombre de substances présentes dans l'alimentation sont capables de passer la barrière placentaire.
Les foetus ingérant et recrachant en permanence du liquide amniotique auront ainsi différetes stimulations gustatives.
Une promenade quotidienne est bénéfique à la chienne en lui évitant les sauts et les effots violents.
quelques jours avant l'accouchement, la chienne est inquiète, creuse des trous et cherche un nid.
Il est alors temps d'installer une caisse de mise-bas dans un coin tranquile de la maison et dont la température ambiante sera comprise entre 25 et 30°.
La veille, elle ne mange pas et sa température corporelle baisse de 1°.
Si possible, il faut assister à l'accouchement sans intervenir, sauf en cas de problème.
La présence de ses maîtres la rassure, surtout si pour elle c'est la première fois.

haut de page

la période néonatale

La période néonatale correspond, à peu près, au 15 ou 20 premiers jours de vie du chiot, c'est à dire jusqu'à l'ouverture de ses yeux.
Dans un premier temps, voyons comment se passe la naissance :

Malgré que le chien soit un prédateur, mais qu'il ne soit pas exempt d'être victime d'un autre prédateur, un instinct ancestral fait que les accouchements ont souvent lieu la nuit.
Dans ces moments là, les dangers semblent moins nombreux pour la mère qui se trouve alors en état de faiblesse.

Lorsque le chiot nait, il est encore relié à la mère par le cordon ombilical. Elle le rompra elle même, mais parfois l'intervention du maître est nécessaire.
La chienne mange le ou les placentas avant de s'occuper de sa portée.
Si l'accouchement s'est passé normalement et que la mère s'occupe correctement de ses chiots, le maître peut alors se retirer après cet évènement qui peut parfois durer plusieurs heures.
Les premiers échanges sont fondamentaux pour l'équilibre du chiot.
La mère va communiquer avec les chiots par le toucher dans les premières heures.
Elle va en prendre soin de chaque chiot dès sa naissance pour stimuler sa respiration, le réchauffer, l'identifier et le marquer de son odeur.
Ce comportement instinctif permet d'établir des relations d'affection avec le chiot face à la découverte du monde extérieur.
La mère lèche la région ano-génitale pour déclencher les mictions.
Les liens mère-chiot vont se renforcer pour la recherche de la mamelle et la première tétée.
C'est un savant mélange d'aptitudes innées et de comportement maternel.
Le nid est un élément de sociabilité pour le chiot. A la moindre frayeur, il va s'y réfugier.
La mère, très attentive, ramène le chiot près d'elle dès qu'il a tendance à s'éloigner.

Pendant la période néonatale, le chiot passe environ 95% de son temps à dormir, les périodes de réveil sont liées au besoin de se nourrir.
Ses périodes de sommeil paradoxal sont très longues, environ 70% de son temps de sommeil pendant lesquels il rêve.
C'est d'ailleurs son activité principale pendant le sommeil.

Le chiot nait sourd et aveugle, son cortex cérébral n'étant pas achevé.
Il ne possède que des réactions primaires qui lui permettent de survivre.
Elles lui font réaliser ce qui est vital pour lui: trouver une source de chaleur et une source de nourriture.
Les parties de son cerveau qui normalement controle la température corporelle ne sont pas en fonction.
Le chiot est donc dépendant d'une source de chaleur extérieure généralement fournie par la mère.
Lorsqu'il n'y a pas de mère, on palie ce manque par des lampes infrarouges pour maintenir les chiots au chaud.

Un des premiers réflexes est le réflexe de fouissement qui illustre la double orientation du chiot, l'orientation tactile et thermique.
Pendant la période néonatale, le chiot a tendance à s'enfoncer dans toute surface molle et chaude, ce qui lui permet de s'enfouir entre les mamelles de la mère et de chercher un téton.
Si l'on place le poing fermé devant son nez avec un creux entre les doigts, il va fourrer son nez dedans et pousser la main en avançant.

Dès que quelque chose de doux et d'arrondi touche les lèvres du chiot, cela déclenche un réflexe de succion.
dès qu'il touche la mamelle, la langue enclenche la tétée.
Ces réflexes disparaîtront dès qu'il sera capable de s'orienter de façon visuelle.
Au début, la tétée s'effectue 7 à 8 fois par jour.
Les chiots rampent en balançant la tête jusqu'à la mamelle.
Toute la portée tête en même temps.
Parfois il faut aider certains chiots en les mettant sous la mamelle et en la pressant pour faire venir le lait.
Mais il ne faut absolument rien faire pour ceux qui s'en sortent très bien.
Le lait de la mère est riche en immunoglobulines qui protègent le chiot des infections en attendant d'être vacciné.
La sensibilité gustative est bien développée dès la naissance.
Le contact de la bouche avec quelque chose de sucré déclenche le réflexe de succion et de déglutition.

Le chiot n'est pas capable d'éliminer ses excréments et son urine lui même.
La mère, après chaque tétée, le retourne sur le dos et lèche la région périnéale pour déclencher la miction et la défécation.
La mère avale les déjections et toilette ensuite le chiot.
De plus, le fait de le retourner sur le dos sert de base pour construire la future position de soumission du chien.

On a toujours pensé, à tort, qu'il ne fallait pas toucher les chiots.
Or il est important que le chiot trouve dans son environnement tous les types d'information dont il a besoin, notamment des informations tactiles variées, comme dans la période où il était encore foetus.
Comme il va devoir vivre avec l'être humain, il doit prendre très tôt l'habitude d'être menipulé.
La manipulation doit être douce, il faut le caresser dans le sens des poils avec la pulpe des doigts.
Si la mère est correctement socialisée à l'être humain, il est recommandé de caresser les chiots lorsqu'ils sont à la tétée ou serrés contre elle.
Plus tard il sera possible de les prendre dans la main et de les manipuler.

Le chiot étant dépendant thermiquement, il ne faut jamais le poser sur une surface froide telle que du carrelage ou l'inox, mais plutôt sut une surface douce, moelleuse, et tiède.
Son système nerveux n'etant pas achevé, il ne faut pas s'alarmer s'il ne répond pas aussitôt à une stimulation donnée.

Le nouveau-né émet 3 types de sons :

Après la période néonatale qui s'achève à l'ouverture des yeux, suit la période de transition.

haut de page

la période de transition

La période de transition se déroule du 14ème au 21ème jour pour les races naines ou moyenes et du 18ème au 32ème jour pour les plus grandes races.
Cette période très courte est déterminante car c'est pendant celle-ci que le chiot s'ouvre au monde.

Elle commence avec l'ouverture des yeux et finit lorsque le chiot est capable d'entendre.
Avec ses nouvelles capacités sensorielles, le chiot devient capable de percevoir grâce à la vue puis à l'ouie, tout ce qui se passe à une grande distance.
La vision du chiot n'est pas totalement fonctionnelle lors de l'ouverture des yeux, quelques jours sont encore nécessaire afin que sa rétine soit opérationnelle.
Jusqu'à présent, le chiot s'orientait de façon tactile, le toucher lui permettait de savoir où il allait.
Toute anticipation lui était impossible.
Maintenant, il est capable de voir son environnement et a donc le temps de modifier son attitude en fonction de ce qu'il a vû.
L'apparition de la vision va aussi modifier son comportement et la relation qu'il a avec les autres.
Elle lui permettra d'anticiper ce qui va se passer lorsqu'il entrera en contact avec eux.
Surtout, grâce à la vision, le chiot va vivre un évènement fondamental pendant cette période.
Il va enfin pouvoir identifier complètement celle qui jusqu'à présent le nourrissait et le maternait.
Sa mère, qui n'est plus un objet chaud contenant du lait, mais un être vivant qu'il pourra distinguer des autres grâce à des caractéristiques précises.
Pour que la vision se développe correctement, le chiot doit évoluer dans un environnement riche en stimulations visuelles, telles que des choses aux formes variées et des éléments dans toutes les directions, aussi bien horizontales que verticales.
Le chiot stimulé au départ lar des expériences variées, sera préparé à vivre auprès de l'homme dans l'environnement complexe de ce monde.

Pendant la période de transition, l''oreille du chiot est encore en plein développement.
Si le canal auditif est bien ouvert et que le tympan est déjà fonctionnel, les connections entre l'oreille et la partie du cerveau, appelé cortex temporal, ne sont pas encore achevées.
Pour savoir si le système auditif du chiot est arrivé à maturité, il suffit à l'âge de 3 semaines et demi environ de pratiquer un simple test.
Le chiot est placé à plat ventre sur une surface moelleuse, une surface dure et froide fausserait le résultat, on place les mains à 10 cm au dessus de sa tête et on les fait claquer.
Normalement, le chiot doit se soulever sur ses membres antérieurs puis se laisser retomber.
On appelle celà le reflexe de sursautement.
On pense, sans en être certain que l'environnement du chiot doit être riche ussi en stimulations sonores qui peuvent intervenir dans la maturation du système auditif.
L'idéal serait que le chiot vive dans la maison pour assister à l'activité humaine quotidienne, si possible en pleine lumière.
Le chiot maintenant capable de voir calquera ses réactions sur celles de sa mère face à ces nouvelles informations sonores.

Pendant la période de transition, les premiers aboiements et grognements se mettent en place.
A ce jour si de nombreux travaux existent sur le chant des oiseaux, aucune étude scientifique n'a encore été faite sur les vocalises du chien.
On a simplement remarqué, entre autre, que lors de la chasse à courre, les chiens emettent des vocalises qui varient selon la nature du gibier poursuivi.

Le système nerveux du chiot continue sa maturation.
Lui qui n'était capable que de ramper, commence à se dresser sur ses pattes.
il marche encore maladroitement, tombant parfois sur le coté.
Il commence à effectuer quelques sorties hors du nid vite ramené par sa mère.
Outre les muscles de ses membres, il est désormais capable de controler ses muscles faciaux et sa queue.

Il est en train d'acquérir doucement les éléments de base qui lui permettront de dialoguer avec ses congénaires grâce à la communication gestuelle.
Avant, le chiot se servait du reflexe de fouissement pour trouver les mamelles de sa mère, il est désormais capable de l'inciter à se laisser têter.
Sa demande se fait par des gémissements mais aussi par des signes posturaux et des mimiques faciales
après la tétée, il bascule de lui-même sur le coté pour que sa mère puisse déclencher le réflexe d'élimination de l'urine et des excréments;
A la fin de cette période, il sera capable de boire dans une écuelle.

Pendant la tétée, la mère sécrète une phéromone d'apaisement au niveau de ses mamelles.
Dès lors, le chiot identifie sa mère comme un individu rassurant et bien précis avec toutes ses caractéristiques telles que la forme, l'odeur, le goût, etc...
Le chiot s'attache à cet être qu'il vient d'identifier et à aucun autre;
Le lien d'attachement est indispensable pour que la suite du développement et la socialisation puissent avoir lieu.
Le chiot découvre aussi qu'il est un chien selon un processus appelé processus d'imprégnation.
Car lorsqu'on est un animal, on ne sait pas à la naissance à quelle espèce on appartient, il faut l'apprendre.

Enfin, pendant la période de transition, le chiot passe plus de 65% de son temps à dormir.
Les périodes de reveil ne sont plus uniquement liées à la nécessité de se nourrir.

haut de page

L'acquisition d'un chiot

Dans ce chapitre, nous allons voir, ce qui est à mon avis la methode pour choisir un chiot en vue d'en faire un animal de compagnie avec un bref aperçu sur l'apprentissage de la propreté et de la hiérarchie.

On décide d'adopter un chiot en vue d'en fire un animal de compagnie mais est-ce que l'on réfléchit assez à ce que ctte décision entraine ?
On va s'engager pour une durée minimum de 10 ans et se pose t-on les bonnes questions ?

Beaucoup de questions et il y en a certainements d'autres à se poser.

Le choix est fait, on choisi un pur race ou un corniaud, peu importe et l'on commence à lire les petites annonces.

Mon premier conseil pour un chien de compagnie est de choisir un petit élevage où le chiot agé d'au moins 8 semaines est élevé dans un milieu familial.
A l'arrivée, on demande à visiter et on observe la propreté des lieux . L'idéal, même si ça ne plait pas forcément, est d'arriver à l'improviste.
Il faut demander à voir les chiots avec la mère et si possible le père pour voir leur comportement ensemble.
L'éleveur doit dire comment sont nourris les chiots, combien de temps ils sont restés avec leur mère et si elle les a allaités.
S'ils ont été enlevé trop tôt et laissés seuls dans un coins, ces chiots peuvent souffrir d'hyperactivité. C'est à dire qu'ils s'intéressent à tout sans pouvoir se concentrer, ils dorment très peu et ne tiennent pas en place jusqu'à l'épuisement total, la mère n'ayant pas eu le temps de faire leur éducation.
Il faut demander s'ils ont déjà été en contact avec d'autres personnes, des enfants et des animaux, à quelles stimulations ils ont été soumis.
Celui qui reste protré dans son coin et qui fait pitié est à éviter, il vaut mieux prendre celui qui vient vers nous par curiosité.

Voici 2 petits tests à faire sur le chiot.

S'il ne se rebelle pas, c'est bon signe. Ca veut dire qu'il accepte de se laisser dominer.

Sur la page divers, vous trouverez différents tests que l'on peut effectuer sur le chiot mais qui, à mon avis, ne sont pas à prendre au pied de la lettre.

L'éleveur peut, et j'estime qu'il doit vous conseiller sur le choix du chiot qui a le caractère qui convient aux futurs maîtres.
Personne d'autre que lui ne le connait mieux.

Il faut vérifier son état général.
Son poil doit être brillant, sa truffe ne doit pas couler, et ses yeux doivent être propres.
Il ne doit pas y avoir d'excréments collés aux poils sous la queue, signe de diarhées.

Une fois le chiot choisi l'éleveur doit remettre les papiers suivants.

Le chiot a un nom mais celui-ci ne plait pas forcément et on lui en donne un autre.
S'il est inscrit au LOF, officiellement on ne peut pas le changer mais officieusement rien ne nous en empêche.
Son nouveau nom doit être court. Deux syllabes, trois au maximum.

haut de page

A son arrivée à la maison

Le chiot arrive enfin dans son nouveau foyer.
Il faut aussitôt établir les règles de hiérarchie qui le placerons en position de dominé.
Cela ne veut pas dire qu'il faut en permanance le soumettre ou le brimer.
Le respect de ces règles permettent d'instaurer des relations équilibrées et affectueuses avec lui et évite les troubles du comportement.

A son age, il mange 3 fois par jour. Ses repas sont donnés à heures et endroits fixes après que ses maîtres aient mangé. Dans une meute, les dominants mangent les premiers. Les membres de la famille humaine sont les dominants.
On n'assiste pas à ses repas mais lui assiste à ceux de ses maîtres, assis ou couché dans un coin. On ne lui donne rien et il ne doit pas mendier.

Un lien d'attachement doit se créer entre lui et la personne qui lui donne ses repas, le sort, le brosse ...
Pour le sécuriser, cette personne peut mettre dans sa panière un vêtement imprégné de son odeur. Celle-ci peut être installée dans la chambre, ainsi il dormira plus sereinement.
Lorsque ce lien d'attachement est bien fait et quelques semaines après son arrivée, il faut entamer le processus de détachement.
Il est alors temps d'enlever la panière de la chambre et de la mettre dans un coin du salon, par exemple, aménagé spécialement pour lui , isolé du reste de la pièce par une chaise ou une plante verte. Chose importante, son lieu de couchage ne doit pas se situer dans un lieu de passage (couloir,entrée, porte).
Il est également temps d'enlever de sa panière le vêtement portant l'odeur de la personne d'attachement.
Le chiot fait une bêtise et on le prend sur le fait ou pratiquement sur le fait. On le renvoie dans sa panière en le grondant. Je rappelle que le chien n'a pas les mêmes notions de temps que nous. Ce qui s'est passé 5 minutes plus tôt est déjà oublié.
Le chiot venait souvent chercher des caresses. Désormais, comme pour les jeux, c'est au maître d'en être progressivement à l'initiative.

On commence à le laisser seul et on peut également commencer à l'ignorer pendant les 10 minutes qui précèdent le départ de la maison et autant, ou tout au moins le temps qu'il fait la fête, au retour du ou des maîtres.

Une fois la période de détachement faite, toute la famille peut s'occuper de lui.

Dès son arrivée il faut enrichir son environnement par des jouets, des sorties à pied et en voiture, en ville ou en campagne, des rencontres avec des personnes de tous âges et avec ses congénaires, des stimulations sonores et visuelles, car c'est pendant cette période qu'il est le plus réceptif à ce qui se passe autour de lui.

On peut aussi se le passer de main en main, le tâter sous toutes les coutures ou le brosser, le tout en lui parlant calmement et en le récompensant, si possible le faire aussi avec des personnes étrangères à la famille.
Ainsi, plus tard, lors d'une visite chez le toiletteur ou le vétérinaire ce ne sera pas un chien craintif, agressif ou gesticulant qu'ils auront à s'occuper.

Sous pretexte qu'il n'a pas tous ses vaccins, le chiot est rarement promené à l'extérieur.
On peut très bien le faire en le portant dans ses bras ou en évitant qu'il aille renifler l'odeur des besoins des autres chiens.

Comme pour les caresses, c'est le maître qui est à l'initiative des jeux et qui y met fin.
Si lors du jeu, on se dispute un jouet avec le chien, c'est au maître de s'imposer en lui faisant lâcher prise, fermement et sans violence.
S'il s'excite trop, on fait une pose de 5 minutes.

Dans l'éducation du chiot, toute la famille doit être cohérente.
Ce qui est interdit par l'un ne doit pas être autorisé par l'autre, ça ne ferait que le perturber.

haut de page