NOTIONS DE BASE POUR MIEUX COMPRENDRE L’ORGANISATION ADMINISTRATIVE FRANÇAISE

 

CENTRALISATION ET DÉCENTRALISATION

 Début

LA NOTION DE DÉCENTRALISATION

 Début

LES 4 "PILIERS" DE LA DÉCENTRALISATION

Des affaires locales

Des autorités locales élues

La personnalité morale

Un contrôle administratif

 

Début

Des affaires locales

Début

Des autorités locales

Début

La personnalité juridique

Ces caractéristiques se retrouvent également chez les collectivités publiques décentralisées

Début

Un contrôle de l’Etat

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LES ETAPES RECENTES DE LA DECENTRALISATION

 Début

LES LOIS DU 2 MARS ET DU 22 JUILLET 1982

 Transfert des exécutifs départementaux et régionaux : du préfet au président de l'organe délibérant

MISE EN PLACE DE LA REFORME DE 1982
(40 lois et 300 décret jusqu'en 1986) :

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LES SUITES DE LA DECENTRALISATION

 Début

Acte II de la décentralisation

La commission Mauroy a été installée le 17 novembre 1999 par le premier Ministre en vue de formuler des propositions sur l'avenir de la décentralisation.

D'autres réflexions officielles sont en cours sur ce thème. On peut ainsi se référer au rapport Mercier adopté par le Sénat le 28 juin 2000 et qui est le fruit du travail d'une mission parlementaire chargée de dresser le bilan de la décentralisation et de proposer des améliorations de façon à faciliter l'exercice des compétences locales. Ce rapport formule 56 propositions.

On peut aussi citer le travail mené par les élus régionaux alsaciens qui se sont réunis le 23 février 2001 au Conseil de l'Europe, pour un débat organisé autour d'un rapport du Président ZELLER: "De vraies Régions pour une France moderne". Les 71 propositions qui y figurent, visant à accroître le transfert des compétences de l'Etat vers les Régions, ont été la base d'échanges constructifs. Ce premier débat de la Région Alsace en séance plénière sera complété, de manière à tenir compte des différentes sensibilités qui se sont exprimées au sein de l'Assemblée régionale. Le rapport qui en sera issu a vocation à être adressé, notamment, aux plus hautes autorités de l'Etat, aux décideurs politiques et aux Parlementaires.

Les travaux de la commission Mauroy ont été quelque peu mouvementés en raison des interférences avec le dossier Corse, pour lequel les "procesus de Matignon" a prévu des innovations en termes de compétences de la coolectivité de Corse, et à la baisse des impôts (plan Fabius) qui a amené l'Etat a supprimé une recette régionale locale importante constituée par la vignette automobile.

"L'opposition suspend sa participation à la commission Mauroy sur la décentralisation 06/09/2000

Les 9 élus de l'opposition ont annoncé en fin de matinée leur décision de "suspendre" leur participation aux travaux de la commission Mauroy sur la décentralisation. Dans leur communiqué, ils estiment que la commission " a été tenue à l'écart de la réflexion conduite par le gouvernement sur l'évolution institutionnelle de la Corse" et que le "gouvernement persévère dans la voie de la recentralisation financière". Leur décision sera maintenue tant que le Premier ministre n'aura pas précisé "devant le parlement, sa conception des relations entre l'Etat et les collectivités locales". Ils attendent également une relance de la décentralisation et la préservation de l'autonomie fiscale et financière des collectivités locales."

La commission a tout de même pu achever sa mission. Elle avait au préalable commandité un sondage d'opinion pour se situer par rapport aux attentes des français :

"Les Français veulent un peu plus de décentralisation 07/09/2000

La décentralisation est largement plébiscitée par les Français, qui jugent pour l'essentiel ses conséquences positives et souhaitent "aller un peu plus loin" dans ce domaine, révèle un sondage réalisé par la Sofres pour la commission pour l'avenir de la décentralisation. 55 % des Français jugent que la décentralisation a eu des conséquences positives sur l'efficacité du travail des élus locaux 54 % sur la qualité des services publics locaux. Ils ne sont que 3 % à souhaiter revenir en arrière, tandis que 24 % veulent en rester à l'état actuel, 39 % aller un peu plus loin et 18 % amplifier largement la décentralisation. Par ailleurs, les Français se déclarent à 67 % favorables au maintien des trois niveaux de collectivités. Toutes positions qui, selon le président de la commission, Pierre Mauroy rejoignent les options de celle-ci."

Les propositions du rapport Mauroy



Le rapport Mauroy a été remis au premier Ministre le 17 octobre 2000. Il comporte 154 propositions s'articulant autour de 12 grandes orientations qui ont été relativement critiquées, notamment par l'opposition politique et certains médias, pour leur timidité. Elles sont, pour l'essentiel, les suivantes :

Développer l'intercommunalité et la démocratiser :



Rénover le département :


Début

Les Français veulent un peu plus de décentralisation
07/09/2000

La décentralisation est largement plébiscitée par les Français, qui jugent pour l'essentiel ses conséquences positives et souhaitent "aller un peu plus loin" dans ce domaine, révèle un sondage réalisé par la Sofres pour la commission pour l'avenir de la décentralisation. 55 % des Français jugent que la décentralisation a eu des conséquences positives sur l'efficacité du travail des élus locaux 54 % sur la qualité des services publics locaux. Ils ne sont que 3 % à souhaiter revenir en arrière, tandis que 24 % veulent en rester à l'état actuel, 39 % aller un peu plus loin et 18 % amplifier largement la décentralisation. Par ailleurs, les Français se déclarent à 67 % favorables au maintien des trois niveaux de collectivités. Toutes positions qui, selon le président de la commission, Pierre Mauroy rejoignent les options de celle-ci.

 Début


La relance de la décentralisation par le gouvernement Raffarin
07/09/2000



M. Raffarin, qui était membre de la commission Mauroy, a rapidement fait figurer la poursuite du processus décentralisateur parmi ses priorités. Dès le 28 mai 2002 il en a fait part aux préfets lors d'une réunion qu'il avait avec eux, en les informant de ce qui constituait les quatre axes de sa réforme : inscription de la région dans la constitution, garantie de l'autonomie financière des collectivités locales, consécration d'un droit à l'expérimentation de nouvelles compétences ou structures et portée constitutionnelle du référendum local.

Cette information a été relayée par le Président de la République dans un message adressé début juillet 2002 à l'Assemblée Nationale sur le thème de la décentralisation, et, lors de la présentation de son programme de politique générale le 3 juillet 2002, le Premier Ministre a accordé une place prépondérante à se projets en la matière et a présenté un calendrier de la réforme traduisant sa volonté de célérité.

L'été 2002 a été mis à profit par le gouvernement pour commencer ses consultations sur la réforme et lancer des séminaires de réflexion intitulés "assises des libertés locales" dans les 26 régions. Anticipant quelque peu la réforme, un transfert expérimental de compétences a été lancé avec la région Alsace dès septembre 2002 pour la gestion de certaines aides européennes.

Un projet de loi de révision constitutionnelle a été entériné par le Conseil des Ministres le 16 octobre 2002 malgré un avis négatif du Conseil d'Etat intervenu le 11 octobre. Déposé le jour même au Sénat il a été adopté en première lecture le 6 novembre 2002, l'examen par l'Assemblée Nationale ayant débuté le 19 novembre.

Le projet adopté ainsi comporte les dispositions principales suivantes :

 Début

L'ORGANISATION ADMINISTRATIVE DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES DÉCENTRALISÉES

 Début

Un organe délibérant – ou conseil – élu au suffrage universel direct.

Un exécutif émanant de l’organe délibérant, élu au suffrage universel indirect.

 Début

L'ORGANE DÉLIBÉRANT

 Début

Qu'est-ce qu'une délibération ?

 Début

Clause générale de compétence et clause d'attribution

 Début

Les attributions de base d’un organe délibérant

 Début

Les organes délibérants des diverses collectivités :

La commune = le conseil municipal

Le département = le conseil général

La région = le conseil régional

 Début

Loi no 2000-493 du 6 juin 2000 tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives

 

 

 Début

Cumul des mandats

 

Dans l ’actualité législative il faut également noter les deux lois suivantes :

 

 

 

 Début

Le conseil municipal

 Début

Les ressortissants de l’Union Européenne et les élections municipales

 

La loi organique n° 98-404 du 25 mai 1998 a déterminé les conditions d'application de l'article 88-3 de la Constitution, relatif à l'exercice par les citoyens de l'union européenne résidants en France, autres que les ressortissants français, du droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales, et portant transposition de la directive 94/80/CE.(application du traité de Maastricht)

 Début

Le conseil général

Début

La commission permanente du conseil général

 Début

Le conseil régional :

 Début

La commission permanente et le conseil économique et social :

 Début

L’EXECUTIF

 

 Début

Les attributions de base d’un exécutif :

Début

Les exécutifs des diverses collectivités :

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Le maire et les adjoints : élection et composition de la "municipalité"

 Début

Le maire et les adjoints : attributions du maire

 Début

Le maire et les adjoints : attributions des adjoints

Le président et le bureau des conseils général et régional :

 Début

Le président du conseil régional :

La loi n° 98-135 du 7 mars 1998 exige que les candidats à l ’élection du président de région remettent aux membres du conseil régional, par l ’intermédiaire du doyen d ’âge, une déclaration écrite présentant les grandes orientations politiques, économiques et sociales de leur action pour la durée de leur mandat. L ’élection ne doit donner lieu à aucun débat.

 Début

LES COMPÉTENCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES

 

La répartition des compétences entre les collectivités :

 Début

Les principes fondamentaux des transferts de compétences

 Début

Les compétences spécifiques des diverses collectivités

La commune,

collectivité chargée de l’administration de proximité

 Début

Le département,

gestionnaire des services et des actions de solidarité

 Début

La région,

collectivité chargée de l’avenir

 Début

LES AMELIORATIONS DE LA DEMOCRATIE LOCALE PAR LES LOIS DES 3 ET 6 FEVRIER 1992

La démocratie locale

La réforme a porté sur :

 Début

Le statut des élus locaux

La réforme a porté sur :

 

Les conditions d'exercice des mandats locaux

 Début

Les droits des élus

 Début

Le "statut" des citoyens locaux

La réforme a porté sur :

 Début

La participation des habitants à la vie locale

 Début

L'information des habitants

 Début

LA COOPERATION DECENTRALISEE

 Début

L'INTERCOMMUNALITE

74% des Français pensent que 36.000 communes c’est " juste bien ". C’est l’un des résultats d’une enquête d’opinion réalisée du 5 au 14 janvier 1998 , auprès d’un échantillon de 1.004 personnes de 15 ans et plus, représentatifs de la population française. Toujours selon ce sondage, 62% des personnes interrogées pensent qu’il n’est pas souhaitable de restreindre le nombre de communes. Elle sont 48% à se déclarer hostiles à la fusion de leur commune avec une ou plusieurs collectivités voisines. 38% des Français sont en revanche pour la fusion.

(Source : Gazette des Communes, 16 mars 1998 p. 12).

La loi Chevènement, n° 99-586 du 12 juillet 1999 relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale a profondément réformé l’intercommunalité française.

Début

La simplification du paysage institutionnel :

La limitation des structures de coopération : au 1/1/2002 ne doivent rester que 3 formules à fiscalité directe sur 7 actuelles

- La communauté d'agglomération et la communauté urbaine qui visent les agglomérations urbaines

Les 305 districts existants et les 5 communautés de villes sont voués à la disparition par transformation.

En ce qui concerne les syndicats, contrairement à ce qui a été indiqué par certains commentaires, la loi n'en interdit pas la création. Les dispositions du CGCT relatives à cette formule de coopération ont été maintenues.

Début

La simplification du régime juridique

La loi développe également les règles communes à l’ensemble des structures de coopération. On y trouve :

 

 

 

Début

Le renforcement de l’intercommunalité

Début

Les objectifs de la loi Chevènement en termes de structures :

L’objectif visé est une cinquantaine de communautés d'agglomération en 2004 et peut-être la transformation en communautés urbaines des 4 agglomérations qui remplissent la condition de seuil : Marseille, Nantes, Nice et Toulouse. Si l'on en croit les informations de la Gazette des Communes du 1er novembre 1999, une vingtaine de communautés d'agglomérations seraient créées avant la fin de l'année ; une trentaine les rejoindraient avant l'été 2000 et une centaine de projets seraient à l'étude pour 2001.

Début

Le volet financier de la loi Chevènement

 

Début

Premier bilan de la loi Chevènement au 31 décembre 1999

Après avoir reçu le soutien marqué de l'Assemblée nationale et du Sénat, exprimé notamment par un accord en commission mixte paritaire, le texte rencontre, moins de six mois après sa promulgation, un vif succès dans son application : au 31 décembre 1999, 51 communautés d'agglomération ont été constituées, qui regroupent plus de 6 millions d'habitants et 763 communes, ainsi que 130 communautés de communes à taxe professionnelle unique et à dotation bonifiée.

 

Par ailleurs deux communautés urbaines (Arras et Dunkerque) ont adopté la taxe professionnelle unique.

 

La communauté d'agglomération la plus peuplée est celle de Rouen

(390 000 habitants). Outre Rouen, 6 autres capitales régionales ont constitué avec les communes existantes des communautés d'agglomération : Amiens, Chalons-en-Champagne, Clermont-Ferrand, Dijon, Poitiers, Rennes, auxquelles viennent s'ajouter 21 chefs lieux de département : Agen, Angoulême, Aurillac, Belfort, Chambéry, Chartres, Châteauroux, Evreux, La Rochelle, Le Puy, Périgueux, Rodez, Saint-Brieuc, Grenoble, Montauban, Niort, Pau, Quimper, Tarbes, Tours et Troyes.

 

Sept communautés d'agglomération sont des créations ex nihilo. Elles regroupent 829 921 habitants et 56 communes qui n'étaient pas, jusqu'à présent, dans des structures intercommunales à fiscalité propre. Les autres communautés résultent de la transformation d'un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) préexistant : 25 sont issues d'un district, 15 d'une communauté de communes, 4 d'une communauté de villes.

 

On assiste ainsi, dans les zones urbaines, à la naissance d'un véritable pouvoir d'agglomération. Le mouvement devrait se poursuivre durant l'année 2000, où d'autres créations sont attendues.

 

Cette loi permet aux élus locaux de disposer des outils nécessaires pour lutter contre la ségrégation urbaine et l'affaiblissement des espaces ruraux. Sa mise en oeuvre repose sur la mobilisation d'une ressource fiscale principale, la taxe professionnelle unique, et sur la définition de compétences fortes en matière de développement économique, d'aménagement de l'espace,

de transports, de politique de la ville, compétences volontairement transférées par les communes aux nouveaux groupements.

Début

Les groupements à fiscalité propre au 1er janvier 1999

 

CU

SAN

Dis., CV, CC
avec TPU

Dis., CV, CC

Sans TPU

Total

Population (millions d’hab.)

4,5

0,7

3,4

24,4

33,137

Nombre de groupements

12

9

98

1562

1681

Nombre de communes

309

51

980

17787

19127

Taille moyenne (milliers d’hab.)

379,1

80,7

34,6

15,7

19,7

 Début

Les groupements à fiscalité propre au 1er janvier 2000

 

CA

CU

SAN

Dis., CV, CC
avec TPU

Dis., CV, CC

Sans TPU

Total

Population (millions d’hab.)

6,1

4,6

0,7

5,2

20,3

37,0

Nombre de groupements

51

12

9

236

1541

1849

Nombre de communes

763

309

51

2363

17870

21356

Taille moyenne (milliers d’hab.)

119,3

385,9

79,4

22,1

13,2

20,0

N.B. :  CU = communauté urbaine ; CV = communauté de villes ; CC = communauté de communes ; SAN = syndicat d’agglomération nouvelle, Dis. = district ; CA = communauté d’agglomération ; TPU = taxe professionnelle unique.

 Début

LES ETABLISSEMENTS PUBLICS DE COOPERATION TERRITORIALE (après la loi Chevènement)

 Début

COLLECTIVITES TERRITORIALES ET ETABLISSEMENTS PUBLICS DE COOPERATION : LES DIFFÉRENCES

 

collectivité territoriale

Début

Etablissement public

 

Début

 

© Luc BARTMANN - août 2001