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ENTRETIEN PHYSIQUE
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de lycées professionnels
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Sommaire
Introduction
La vie moderne et
ses effets
Le rôle moderne
de la fonction musculaire
Comment l'organisme
s'adapte t il aux efforts physiques ?
Quels sont les effets
positifs d'une pratique régulière et adaptée ?
Quels sont les effets
négatifs d'une pratique inadaptée ?
Que faire pour avoir
une pratique sans risque ?
Maigrir - Grossir
en pratiquant des sports
Pourquoi faut-il
s'échauffer ?
Comment
s'échauffer ?
INTRODUCTION
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La Fonction Musculaire avait , il y a
10 000 ans , le double but d’aller à la recherche de la nourriture
et de combattre / fuir ses ennemis.
La société actuelle, technicienne et urbanisée, a supprimé ces deux rôles .
En 1850 , 30 % de l’énergie utilisée pour le travail (travail en usine, travail à la ferme,
longs déplacements à pied, ...) était d’origine humaine. En 1990, seulement 1% (automatisation,,
mécanisation des déplacements ...).
Le mode de vie actuel ne comporte donc plus qu’un très faible niveau d’activité physique . Il est
dit "sédentaire". Dans ce mode de vie, le corps n’est plus vraiment un outil de travail qu’il
faut économiser après un travail physique épuisant, mais il devient un objet précieux
qu’il faut entretenir, soigner et développer. |
LA VIE " MODERNE "
ET SES EFFETS
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A un mode de vie sédentaire se
rajoutent , dans notre société occidentale:
1) des erreurs hygiéniques (consommation de tabac et d’alcool..)
2) des erreurs diététiques (trop de graisses animales et de sucres rapides dans l’alimentation)
3) des états de tension psychologique (stress) liés au mode de vie urbain, aux conditions de travail
et de déplacement qui suscitent un abus de médicaments (tranquillisants en particulier en France)
4) des conditions de travail agressives pour la santé (air pollué, empoussiéré, niveau
sonore trop élevé ...)
Cette mise au repos "chronique" de la fonction musculaire et de tout l’appareil locomoteur ( os , articulations,
cartilages et tendons , muscles) a pour conséquence un travail à " bas régime "
des fonctions physiologiques . |
La sédentarité se manifeste au niveau
physique par:
 |
1- une mauvaise capacité d’adaptation
à l’effort (essoufflement rapide à l’effort..)
2- une force musculaire diminuée (fatigue
rapide)
3- un enraidissement des articulations et une diminution
de la souplesse des muscles .
Les conséquences de cette sédentarité
renforcée sont:
1. l’apparition plus rapide de maladies cardio-vasculaires
2. le décès plus précoce
3.un poids excessif en graisse et une maigreur
musculaire.
4.un affaiblissement du squelette et le mal de dos
dès le jeune âge . |
La
sédentarité crée les conditions par lesquelles tout
effort physique devient désagréable et pénible.
Cette sensation a un effet dissuasif qui tend à réduire,
encore plus, le niveau physique du sédentaire. |
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LE ROLE MODERNE DE LA FONCTION
MUSCULAIRE
La fonction musculaire a donc une nouvelle mission: se
protéger contre les maladies de la civilisation que sont la sédentarité,
le déséquilibre alimentaire, le stress .
Il devient indispensable de prendre rationnellement en
charge l’entretien de sa condition physique puisque la vie quotidienne et professionnelle
urbanisée et mécanisée ne suffit plus à le faire
"naturellement".
Mais qu’est ce que la Condition Physique ? :
C’est la capacité du corps à réagir
efficacement aux sollicitations d’un environnement et à exécuter
efficacement un travail dans des conditions qui ne mettent pas en danger la
santé, qui ne créent pas une fatigue importante.
La condition physique dépend de 5 facteurs:
1- l’aptitude à l’effort cardiaque et musculaire
prolongés (que l’on appelle aussi endurance)
2- la force musculaire des jambes, du tronc et des bras
3- la masse du corps
4- la souplesse de muscles et l’amplitude des articulations
5- la capacité de se décontracter, de se
relâcher (relaxer)
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Avoir une bonne Condition Physique, c’est
disposer d’un réservoir d’énergie suffisant pour faire face
à l’ensemble des activités quotidiennes sans accumuler de
fatigue.
C’est aussi pouvoir faire face en toute sécurité
à des efforts violents et imprévus (exemple : pouvoir courir
avec une valise sur le quai d’une gare pour ne pas rater son train sans
"s’écrouler" au bout de 20 mêtres.)
C’est bénéficier d’un certain "bien-être"
psychologique lié à une bonne aisance corporelle
C’est se préparer à gérer sa
vie physique d’adulte dans ses composantes familiale, professionnelle
et de loisir. |
La
Condition Physique doit être entretenue continuellement, car elle
régresse en cas d’inactivité. |
La capacité physique chute nettement au cours
des 2 semaines qui suivent l'arrêt de l'entraînement. Après
12 semaines d'arrêt, les gains obtenus sont presque perdus.
POUR MAINTENIR sa condition physique on admet actuellement que 3 fois 45 minutes
d'activités physiques réparties dans la semaine suffisent. Pratiquer
quotidiennement est possible à condition de ne pas se surentraîner
(le surentraînement est caractérisé par un abaissement des
performances sans raison) et provoquer une fatigue générale néfaste. COMMENT L’ORGANISME S’ADAPTE T IL AUX EFFORTS PHYSIQUES?
Chaque personne en bonne santé peut adapter son
système coeur-poumon-vaisseaux sanguins à l’effort physique. Ce
système (cardio-pulmonaire) a pour rôle principal de fournir
aux muscles l’oxygène dont ils ont besoin.
Au repos le coeur fournit un débit sanguin d’environ
5 litres par minutes
A l’effort , ce débit peut être augmenté
:
- pour un sédentaire jusqu’à 20 litres par
minutes
- pour un sportif de haut niveau jusqu’à 40 litres
par minutes
Le coeur " sportif " peut donc fournir
à ses muscles une quantité d’oxygène bien supérieure
au coeur " sédentaire ".
Le rendement physique est directement lié à la capacité
qu’ont les muscles à consommer un maximum d’oxygène au cours de
leur travail.
Cette capacité peut être augmentée
jusqu’à 35% grâce à un entraînement régulier
en Endurance .
D’autre part avec la pratique physique régulière,
on constate que les muscles des sportifs utilisent mieux l’oxygène fournit
par le sang que les muscles des sédentaires (jusqu’à 10 fois mieux!).
Ces deux raisons font qu’une personne en bonne condition
physique peut s’adapter facilement à un effort physique sans aucun risque
et sans fatigue excessive, alors que le sédentaire se fatiguera beaucoup
plus ou ne pourra pas " faire face " ou aura un accident en cours
d’effort.
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QUELS SONT LES EFFETS POSITIFS D’UNE PRATIQUE PHYSIQUE ADAPTEE
ET REGULIERE?
Avec un entraînement physique adapté et régulier,
on peut obtenir
 |
1- Une augmentation de la puissance musculaire
du coeu. rLe volume de sang éjecté à chaque contraction
cardiaque (Volume d'Ejection Systolique) peut être augmenté
de 50% par l'entraînement.
2- Un ralentissement du pouls au repos (c’est une économie d’énergie)
3- Une meilleure circulation du sang dans les artères
4- Une meilleure oxygénation des muscles et des organes et une augmentation de l'endurance locale jusqu'à
+ 1000 %
5- Une augmentation de la force jusqu'à 40 %
6- Une augmentation de la vitesse jusqu'à 20 %
7- Une plus grande solidité des articulations (les ligaments se renforcent et deviennent plus élastiques)
et un renforcement des os (par une augmentation de la masse osseuse) et donc une meilleure prévention de
la perte osseuse liée au vieillissement (en particulier pour les femmes)
8- Une augmentation de la souplesse et de la coordination
9- En général, un état psychique plus euphorique et la mise en place d’une vie plus saine
sans tabagisme, abus alimentaires ou de médicaments.
10- Un meilleur contrôle de son poids par la diminution du volume de graisse |
QUELS SONT LES EFFETS NEGATIFS
D’UNE PRATIQUE PHYSIQUE INADAPTEE?
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1- La courbature musculaire
Elle débute environ 12 h après un effort mall préparé
(sans échauffement par exemple). ) ou trop intense. Les courbatures
dues à un petit exercice sur des muscles non entraînés
procurent plus de douleurs et mettent plus de temps à disparaître
que les courbatures dues à un exercice d'intensité importantes
sur des muscles entraînés. Elle diminue généralement
24 h après l'effort et disparaissent avant 5 jours.
Il faut éviter de masser des courbatures installées.
Si cet effort a été très intense et prolongé,
vous pouvez avoir des courbatures avec fièvre (au dessus de 39°)
et des douleurs le long du dos et du cou, il faut consulter un médecin
.
2- La crampe musculaire en cours d’effort .
La crampe se solutionne par un étirement Elle est
liée au froid, à la fatigue, à un geste techniquement
mauvais . |
3- L'élongation
Etirement passif du muscle au-delà de sa limite
physiologique causé souvent par un faux-mouvement, la fatigue. Le muscle
devient douloureux à l'effort après 3 à 10 jours ; en principe
il y a guérison sans séquelle.
4- La déchirure musculaire
C'est une rupture de la fibre musculaire d'intensité plus ou moins importante
en fonction du nombre de fibres touchées..
3- La tendinite (inflammation d’un tendon), la téno-périostite
(inflammation des attaches des tendons et des ligaments)
Elles sont liées à l’absence ou au mauvais
d’échauffement, aux efforts excessifs ou trop souvent répétés,
aux gestes techniquements défectueux, au matériel inadapté,
au sol trop dur , aux erreurs d’alimentation (trop de viandes)....
4- Les douleurs vertébrales, lumbagos, sciatiques
Elles sont la conséquence de postures et gestes
défectueux ou de charges trop élevées (musculation inadaptée),
ou entraînement trop intensif ...
5- Les accidents sportifs (environ 500.000 / an) pouvant
aller jusqu’au décès
Ils sont liés à la surestimation de ses capacités
physiques, la pratique d’une activité risquée, l’impréparation
technique, l’absence de suivi médical, l’entraînement intensif
non contrôlé, le dopage (anabolisants, amphétamines,...)
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QUE FAIRE POUR AVOIR UNE PRATIQUE
PHYSIQUE PERMETTANT DE S’ENTRETENIR SANS RISQUES ?
Il faut respecter les principes qui suivent:
1- Ne pas chercher à dépasser ses capacités :
Il suffit pour cela de contrôler sa Fréquence
Cardiaque en cours d’activité.
La Fréquence maximale à ne pas dépasser
au cours d’un effort physique décroît avec l’âge.
On admet la formule suivante pour
un travail des jambes et du tronc (ex : course, foot, ) évaluée
immédiatement après un effort de 2 à 4 minutes dans cette
activité
Fréquence
Cardiaque Maximale =220-âge. |
Autres formules : Formule de Inbar : 205,8
– 0,685 * âge ± 6,4 ou
Equation de Miller : 217 - 0,85 * âge
Pour un tour complet de la question : http://prevost.pascal.free.fr/pratique/freq/freq31.htm
2- Ne jamais négliger l’échauffement
avant l’activité (voir la suite)
3- Avoir des vêtements
Adapter sa tenue aux conditions climatiques (se couvrir
par temps froid en sachant que l'organisme perd environ 30 à 40% de chaleur
par la tête. Quand les vêtements se mouillent, ils perdent 90% de
leurs propriétés isolantes; le vêtement d'hiver idéal
par temps sec est imperméable à l'air, mais perméable à
la vapeur d'eau de la peau qui transpire. Le vent est un facteur très
important car les courants d'air augmentent la perte de chaleur à mesure
que la couche d'air chaude autour de l'organisme est remplacée par de
l'air plus frais.
· avoir des chaussures adaptées à l'activité.
4- Boire régulièrement
En cas d’effort prolongé (plus de 30 minutes) et surtout par temps chaud (20° et plus), l’organisme perd rapidement son
eau par la sueur et l’haleine.
exemple : perte d’eau
en litre, par heure de course à pied |
TEMPS COUVERT |
TEMPS ENSOLEILLE |
Température
ext : 5°
Température ext : 20°
Température ext : 25° |
0, 3 l/h
1, 4 l/h
1, 8 l/h |
1litre/h
2, 2 l/h
2, 6 l/h |
En deux heures d'exercice intense, l'organisme peut
perdre jusqu'à 7 litres d'eau (7 kg).
La soif est le signal qui informe du déficit
en eau dans le corps. Mais ce signal ne se déclenche qu'après
avoir perdu 0,5 litre d'eau. Cette PETITE DESHYDRATATION (moins de 1% du poids du corps) entraîne une FORTE DIMINUTION (environ de 20%)
de vos capacités physiques.
Il faut donc ANTICIPER l’apparition du signal de soif
et SE FORCER à boire régulièrement de petites quantités
(1 verre) sans attendre la sensation de soif.
Il suffit d’emmener de l’eau avec soi sur le lieu de l’activité
physique.
Au delà de 24°C, il est prudent de réduire
l'intensité de l'entraînement et de faire des pauses régulières
à l'ombre.
Il est inefficace de boire plus de ¾ litre par heure,
car l’intestin ne peut pas absorber plus.
Il est inefficace de boire de l’alcool qui a souvent un
effet hypoglycémiant (baisse du sucre et jambes coupées) et une
action diurétique qui aggrave la deshydratation.
5- Choisir des activités permettant des efforts en Endurance :
 |
On parle d'endurance pour un travail en
"régime aérobie stable", dont la définition
la plus couramment admise est "la durée pendant laquelle peut
être soutenu un pourcentage donné de la puissance maximale
aérobie".
L'endurance étant la capacité à soutenir un certain pourcentage de sa consommation maximale
d'oxygène(VO2Max) sur des distances supérieures à 3000m ; dans la pratique des sédentaires,
un effort en Endurance est un effort prolongé au moins
20 minutes (entrecoupé ou non de brefs arrêts) et
d'intensité sub maximale.
Vous pouvez admettre que vous travaillez en Endurance si vos pulsations cardiaques en cours d’effort sont comprises
entre 65% et 80% de votre FCM.
A 20 ans, cela correspond à un effort entre
150 et 170 pulsations / minute.
Le régime aérobie :
Pendant cet effort, votre organisme utilise l'oxygène pour fabriquer, avec le glucose, l'énergie
contractile du muscle.
Dans ce processus (dit "aérobie"), le muscle consomme de
l'oxygène, du glucose et élimine du gaz carbonique selon le
bilan suivant: 1MOLE DE GLUCOSE + OXYGENE = 33 ATP + CO2 + H20
ATP + H20 = ADP+H3PO4 + 30 Kjoules (c'est de l'énergie qui est utilisée pour le raccourcissement
des fibres du muscle: le mouvement).
Les activités physiques accomplies en Endurance sont les plus profitables pour l'entretien du système
coeur- poumons-artères. |
Attention: En fonction de
votre condition physique, vous vous déplacerez plus ou moins vite
en Endurance (footing, cyclisme, natation, marche en montagne, natation,...).
Ne vous fiez pas à l'allure d'un autre coureur qui n'a pas le même
organisme que vous. Groupez vous par niveau physique en contrôlant
vos pulsations en cours d'activité.
La récupération des efforts aérobie
Un exercice réalisé en endurance n'entraîne habituellement pas d'accumulation d'acide lactique.
Dans ce cas, la récupération est plus rapide si elle est passive, car l'activité ne servirait
qu'à élever le métabolisme et donc à retarder la récupération complète. |

A entretenir!! |
6- Limiter les efforts en résistance
Le terme de résistance définit la capacité à prolonger
un exercice "pour lequel le principal facteur limitant est l'élévation
de la lactatémie".
Pratiquement, vous pouvez admettre que vous travaillez en Résistance
si vos pulsations cardiaques en cours d'effort sont supérieures à
80% de votre FCM.
A 20 ans, celà correspond à une fréquence supérieure
à 170 pulsations / minute.
Ces efforts que l'on pratique de facon très intense durant quelques instants
(20 sec à 3 minutes n'utilise presque pas l'oxygène, mais un système
"anaérobie" pour fabriquer de l'énergie contractile.
·Le système anaérobie
Il n'y a pas assez d'oxygène qui arrive dans les fibres musculaires.
Le muscle utilise un système sans oxygène (création d'une
"dette d'oxygène"). Il transforme partiellement le glucose
et produit de l'acide lactique selon la formule suivante : 1 MOLE DE GLUCOSE
= 2 MOLES D'ATP + 2 MOLES D'ACIDE LACTIQUE.
L'acide lactique s'accumule dans les muscles avant d'ètre progressivement
dégradé en présence d'oxygène (ce paiement de la
"dette d'oxygène" continue longtemps après l'effort.
Ce système permet théoriquement de produire 100.000Kj, mais l'augmentation
de l'acide lactique finit par paralyser les muscles (crampes et fatigue).
Il faut éviter de produire longtemps ce genre d'effort, sauf si vous
êtes déjà entraîné en Endurance et régulièrement
suivi médicalement.
Mais dans ce cas, il ne faut jamais oublier de respecter les temps de repos.
Le retour au calme après travail anaérobie
Le repos doit être d'autant plus complet que l'effort a été
plus intense. Il est nécessaire d'assurer un retour au calme (jusqu'à
50% de FCM) pendant 5 à 10 minutes de récupération active,
pour éliminer les déchets de l'exercice, permettre la resynthèse
de l'acide lactique (paiement de la dette d'oxygène).
7- Etre prudent quand vous reprenez une activité physique après
un arrêt de plus de 3 mois ou une maladie.
8- Eviter la douche brûlante après l'exercice
:
La vasodilatation produite par la chaleur peut diminuer le retour du
sang au cœur.
Cette diminution du retour veineux peut entraîner une réduction
de l'irrigation cérébrale et causer des étourdissements,
la vision de "points noirs" et une perte de conscience).
9- Adapter son alimentation aux efforts physiques:
Au cours de l'effort, les muscles transforment des sucres en mouvement
et en chaleur. La demande en sucres peut être très élevée.
Il est donc indispensable d'avoir mangé des glucides (sucres " lents
") avant tout effort de plus de quelques minutes.
10- Adapter son alimentation aux efforts physiques:
Au cours de l’effort, les muscles transforment des sucres
en mouvement et en chaleur. La demande en sucres peut être très
élevée. Il est donc indispensable d’avoir mangé des glucides
(sucres " lents ") avant tout effort de plus de quelques
minutes.
11- Consulter un médecin une fois par an au
moins.

12- Surveiller son poids (amaigrissement et prise
de poids):
Il existe pour chacun de nous un poids "de forme" qui
tient compte de la structure du squelette (allongé et mince / court et
large ...), de la masse osseuse, du sexe, de l’âge, du niveau de développement
musculaire et du pourcentage de graisse (généralement entre 7
à 15% du poids total pour un jeune adulte).
Le poids est à surveiller, car une surcharge entraîne
une fatigue supplémentaire (il faut porter cette surcharge). A l’inverse,
avec un poids trop faible, on ressent rapidement une fatigue: jambes molles,
souffle court..
Le poids ne se stabilise qu’aux alentours de 25 ans.
Il existe de nombreuses formules pour "calculer"
son poids adulte (25 ans) .
poids idéal du garcon = (taille en cm -100 - ( (taille-150
) /4 ) )
poids idéal de la fille = (taille en cm - 100 -(
(taille-150 ) /2,5 ) )
- Variante de la Formule de "Lorenz", adaptée
pour tenir compte de l'âge :
poids idéal du garcon = (taille en cm -100 - ( (taille-150
) /4 ) ) + ( (Age-20) /4)
poids idéal de la fille = (taille en cm - 100 -(
(taille-150 ) /2,5 ) ) + ( (Age-20) /6)
- La formule de Wanegue tente de tenir compte de la structure
squelettique
Poids du garçon : = 0,73606 X Taille + 1,13365 X Tour de poignet - 81
Poids de la fille : = 0,62952 X Taille + 1,0078 X Tour
du poignet - 66
Si le poids réel est différent de plus de 10% du poids idéal
(en plus ou en moins), il faut consulter un médecin à ce sujet.
- Méthode graphique basée sur l'indice
de masse corporelle
Ces graphiques sont valables pour les adultes de
25 ans à 65 ans
Ils ne sont pas valables pour : les sportifs musclés,
les femmes enceintes, pour les jeunes et les gens agés de plus de 65
ans


MAIGRIR EN PRATIQUANT DES SPORTS ?
1- Faire du sport régulièrement augmente
les dépenses énergétiques. Donc, si l'on ne mange pas
plus, logiquement la masse grasse diminue. Mais, pour se débarrasser
de la masse grasse excédentaire, il faut augmenter le métabolisme
: dépenser au moins 1000 kcal supplémentaires par semaine.
Faire 4 h de footing ne consomment que 100g de graisses et .... donnent faim.
2- Prendre de la masse musculaire (se muscler) augmente
automatiquement le métabolisme de base ... et donc augmente les dépenses
énergétiques. (voir
shéma)
On ne perd pas facilement de poids en faisant du sport, mais on est en meilleure forme physique - mentale, la silhouette est redessinée,
on est plus satisfait de ce que l'on est et celà peut donner envie de
continuer les efforts ... diététiques.
Il faut donc surtout suivre un régime plus
diététique, mieux équilibré et plus restreint en
quantité. Vous devez voir votre médecin généraliste
AVANT DE COMMENCER tout régime.
GROSSIR EN PRATIQUANT DES SPORTS ?
On connait depuis Hippocrate (400 avant JC) le "petit
gros"(habitus apoplecticus) et le "grand mince" (habitus phtisicus)..
Le fait d'être mince de constitution avec des reliefs musculaires peu
apparents ne présente aucun risque particulier pour la santé et
n'interdit pas les succès sportifs , surtout dans le domaine des épreuves
d'endurance, l'escalade ou la masse à déplacer est un lourd handicap...
Reste l'aspect esthétique chez les hommes qui souhaitent
avoir des muscles plus saillants.
Pour prendre du muscle : il faut pratiquer une ou plusieurs
activités physique d'intensité suffisante pour augmenter l'anabolisme
(fabrication de muscles).
La musculation est l'activité sportive la plus directement adaptée à cet
objectif.
Pour prendre le maximum de volume musculaire : Il
faut pratiquer de préférence le 10 X 10
"10 X 10" :
- faire pour chaque groupe musculaire concerné
: 10 séries de 10 mouvements
- 3 - 4 minutes de repos entre chaque série
- avec une charge ou une résistance qui correspond
à environ 60 % de sa force maximum du moment (pourcentage qui correspond
à une grosse fatigue au 10 ème mouvement)
- Attention, ça ne s’improvise pas,
il faut se faire conseiller, guider , encadrer … au moins pour
commencer.
Il faut aussi simultanément s'alimenter pour
grossir
- Privilégier les féculents : pâtes,
riz, maïs, pommes de terre...
- Utiliser les matières grasses : huiles, beurre
cru et crème fraîche.
- Les barres et boissons destinées aux sportifs
à prendre au cours des entraînements .
- L'apport en protéines est important pour développer
vos muscles : la viande, le poisson, les oeufs, le lait écrémé,
les fromages .. Les protéines en poudre (protéïnes de lait,
protéïnes végétales (soja) ne sont pas indispensables
et sont plus chères au kilo.
- Les vitamines, minéraux et fibres : légumes
verts et fruits, crus et cuits.
- Rajouter un petit repas supplémentaire : casse-croûte
dans la matinée et/ou goûter dans l'après-midi et/ou sandwich
dans la soirée, selon votre style de vie.
- Enfin, grignoter noix, dattes, figues sèches
pour augmenter le nombre de calories.
Ne vous laissez pas tenter par les substances anabolisantes
hormonales qui "marchent et qui tuent", c'est l'antithèse d'un
projet Santé - Entretien Physique.
Méfiez vous des compléments
et suppléments alimentaires qui prétendent "booster"
la croissance musculaire : seuls les marchands affirment qu'ils sont efficaces,
mais pas les études scientiques indépendantes de ce juteux business.
D'autre part, Il n'y a AUCUNE garantie légale sur leur composition réelle
: certains peuvent contenir des anabolisants non déclarés (ces
produits sont alors efficaces !!) .
Vous devez voir votre médecin généraliste
AVANT DE COMMENCER ce régime sportif et diététique.
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POURQUOI FAUT IL S’ECHAUFFER
? :
Les muscles et les tendons sont, en période de repos,
à la température de 36 °.
Or, on sait maintenant que:
1) Les muscles et les tendons ont un rendement maximum
à la température de 39°
Cette température amène une baisse de la
viscosité des muscles, une augmentation de l’élasticité
des tendons, une augmentation de 80% la souplesse musculaire, une augmentation
du débit d’oxygène sanguin, des réactions plus rapides
aux impulsions électriques (une augmentation de 2° C de la température
centrale entraîne une accélération de la vitesse de contraction
de 20%) et une augmentation de l'activité enzymatique et par conséquent
des réactions métaboliques associées aux systèmes
producteur d'énergie
2) Le système nerveux a un fonctionnement optimum
entre 38° et 39°.
Ce système regroupe l'ensemble des circuits de commande,
de contrôle et de coordination de l’action du corps, il est donc très
important qu'il soit parfaitement fonctionnel.
3) Au cours d'un effort, les cartilages des articulations
s'adaptent progressivement en s'imbibant de liquide intra-articulaire et en
gonflant de 10%
Pour ces raisons,
Un sujet échauffé à
38°-39° peut fournir un travail mécanique plus important,
avec moins de fatigue, moins de traumatisme musculaire et articulaire
et avec une précision supérieure qu’un sujet non échauffé. |
Donc, il faut s'échauffer pour :
1) augmenter en profondeur la plasticité
des masses musculaires qui vont travailler intensemment
2) irriguer les muscles et leur apporter un maximum d'oxygène
(jusqu'à 15 fois le débit initial) et de sucres. Ce mécanisme
nécessite au moins 4 min d'effort pour être pleinement fonctionnel (de 15% au repos, le débit sanguin des muscles actifs passe à
80-85 % du débit cardiaque).
3) retrouver les meilleurs gestes techniques
4) protéger ses articulations
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L'Echauffement,
comment ça marche?:
Quand un muscle se contracte il produit automatiquement
de la chaleur:
3/4 au moins de l’énergie dépensée
dans le muscle se transforme en chaleur et ¼ au plus se transforme
en contraction mécanique (le mouvement).
Pour s’échauffer il suffit donc de contracter ses
muscles assez longtemps et de stocker cette chaleur dans son corps.
Il n’y a pas UN échauffement type .
Il doit être adapté aux conditions atmosphériques,
à votre niveau physique personnel, à l’activité à
laquelle vous vous préparez, à votre psychologie personnelle.
Mais il convient de respecter un certain nombre de
principes pour bien s’échauffer.
LES TROIS PRINCIPES A RESPECTER :
1) Fabriquer réellement de la chaleur en accomplissant un effort d'une intensité suffisante. En effet , la
température du corps ne s'élève que si la puissance musculaire
fournie dépasse 50 watts.
Ex: marcher 5 minutes dans un gymnase ne suffira pas (puissance
inférieure à 50 Watts), mais suffira si c'est en montagne avec
un sac à dos.
2) Se préparer progressivement à
l'effort demandé
L'échauffement devra être graduel et suffisamment
intense pour augmenter les températures corporelle et musculaire sans
susciter de la fatigue ni entamer les réserves énergétiques.
La durée de l'échauffement peut varier de 5 mn à 45 min
suivant l'intensité de l'effort à fournir et votre condition physique
du moment. Plus l'effort à fournir est violent et plus vous êtes
entraînés (c'est-à-dire capable de fournir beaucoup de puissance,
de force, de vitesse, de précision..), plus l'échauffement doit
être complet
L'échauffement optimal se situe généralement entre 15
et 30 minutes pour porter la température corporelle à 38°5.
L'échauffement du matin doit être plus
long et plus progressif que celui du soir.
Le port du survêtement est indispensable à
l'échauffement par temps frais (moins de 15°) ou pluvieux ou venteux
frais. En effet, la chaleur est évacuée naturellement à
75% par convection (le corps rayonne des infra-rouges et se refroidit) et à
25% par évaporation (transpiration : 12,5% et chaleur de l'haleine 12,5%).
En position couchée, le débit de chaleur par convection monte
au dessus de tout le corps et la perte de chaleur par convection est d'environ
30% supérieure à celle en position debout
EX: Au bout de 10 minutes d'inaction, sans survêtement et par temps frais,
le bénéfice de l'échauffement a totalement disparu à
cause du rayonnement (qui n'a pas été limité par un vêtement
isolant) et de l'évaporation qui a refroidit la peau.
Il ne doit pas s'écouler plus de 15 mn entre la fin de l'échauffement
et le début du travail ou de la compétition.
COMMENT CONSTRUIRE UN ECHAUFFEMENT ?
Il est impossible de concevoir l'échauffement-type
qui serait valable pour toutes les activités, tous les niveaux de pratique,
toutes les conditions atmosphériques, tous les individus, tous les âges,
tous les gabarits physiques …
On peut essayer d'être complet sachant qu'un échauffement
peut être :général ou localspécifique ou aspécifique
général : s'il sollicite l'organisme
tout entier.
Courir 7 minutes à petite allure dans le gymnase, jouer 10 min
au basket sans forcer sous un panneau, .. |
local : s'il se concentre sur une partie réduite
du corps.
Echauffer ses doigts en pétrissant une balle souple pendant 3
minutes, faire 50 cercles de bras, … |
spécifique : s'il est directement en rapport
avec l'activité pour laquelle on se prépare.
Faire 2 minutes de shadow boxing devant la glace avant le cours de boxe,
réaliser 10 balancers au-dessus des barres parallèles, … |
a-spécifique : s'il n'est pas directement
en rapport avec l'activité.
réaliser une série de 15 abdominaux avant du volley, une
série de flexion sur les bras avant du lancer de disque. |
Un échauffement musculaire général
de 5 à 10 min
afin de mettre progressivement en condition le système
"coeur-poumon-artères":
5 à 10 minutes de footing suivant la température (temps plus frais
==> footing plus long) à une allure lente (pour ne pas entamer les
réserves) correspondant à une fréquence cardiaque de 100
- 130 pulsations / minute.
L'apparition d'une légère transpiration et d'une rougeur de la
peau sont des signes positifs en fin d'exercice. Un échauffement musculaire
local de 5 à 10 min
afin de mettre progressivement en condition tous les muscles
en partant du haut (le cou) vers le bas (les doigts des pieds) ou dans le sens
inverse
1) en les contractant (jusqu'à ressentir une nette sensation de chaleur
locale)
puis une fois qu'ils sont chauds
2) en les étirant (étirement lent et prolongé au moins
30 secondes)
Il ne faut jamais oublier la Colonne Vertébrale (qui va transmettre la
plupart des efforts) Un échauffement spécifique de 5 à
10 min
1) échauffement spécifique à l'activité
(demandez à vos enseignants d'EPS)
2) étirements spécifiques à l'activité (demandez
à vos enseignants d'EPS)
3) séries de gestes techniques à intensité plus élevée,
mais de courte durée pour s'assurer que tout est bien au point
C'est surtout dans cette phase finale qu'il est important de se concentrer sur
l'activité et solliciter progressivement tous les automatismes dont vous
allez avoir besoin
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Bibliographie
- Hygiène et Prophylaxie par les exercices physiques
F.Maccorigh E. Battista ed Vigot 1977
- Abrégé de médecine du sport 1979
R Guillet ed Masson
- Guide du coeur et de l’effort physique 1984 Ed. Fédé.
de cardiologie
- Le sport au quotidien 1984 Science et vie Hors Série
n°147
- Physiologie et activité sportive 1986 C Craplet
ed Vigot
- Sciences biologiques (BE Educateur Sportif) G Cometti
G Petit M Pougheon ed Vigot 1991
- Actes du colloque "Performance et santé"
1991 ed AFRAPS/LANTAPS
- Magazine " Jogging internationnal "
n°147 septembre 1996
- site ultra complet sur la physiologie de l'effort :
http://perso.infonie.fr/t.verson/
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