|

| |
| Nous contacter |
| |
 |
| Mise à jour
15-juin-2007
|
| |
|
LE SAVIEZ VOUS
Collections de vieux papiers
Dans
la limite, par espèce, de sa collection, un amateur, en termes pseudo
scientifiques, pas toujours faciles à comprendre, se dit :
|
|
Aérophilatéliste : collectionneur d’étiquettes de compagnies
aéropostales, vignettes d’avion.
Autographile :
autographes
Avrilpisicole :
poissons d’avril, en particulier ceux imaginés par
les journaux
Canivettiste :
canivets, images pieuses ajourées.
Capillabélophile :
fonds de chapeaux (étiquettes de fabrication).
Cartophilatéliste : cartes postales avec timbre
imprimé.
Cartophile :
cartes postales
Chromophile,
chromolithophiles : chromos divers, affiches, images
à tirage populaire.
Circophiliste :
tout ce qui concerne le cirque.
Cucubitaciste :
étiquettes de melon (à ne pas confondre avec les capillabélophiles
Erinophiles :
vignettes non postales. Par extension, pièces variées se rapportant au
souvenir
Estampiste :
images impressionnées par plaques gravées.
Ethylabélophile : étiquettes de liqueur.
Fiscaliste,
Fiscophiliste : Timbres fiscaux, papier timbré
Gazettophiles :
journaux.
Glacophile,
lacomane : emballages de glaces, de chocolats
glacés.
Glycophile,
saccharophile : emballages de sucre.
Héraldiste :
armoiries.
Marbétophile :
(mot d’origine espagnole) étiquettes d’hôtels.
Marcophile :
flammes, marques, oblitérations postales.
Microtyrosémiophile :
marques de crème de gruyère.
Minusculiste :
éditions minuscules. |
|
Mnémophile :
souvenir d’une époque.
Modéliste :
construction de modèles réduits.
Monomaniste :
collection très poussée dans une spécialité.
Napoléoniste :
tout sur Napoléon.
Nicophile :
paquets de cigarettes, de tabac.
Notaphile :
factures.
Odolabélophile :
étiquettes de parfum.
OEnosémiophile,
Lithovinophile,
Vinolabélophile : étiquettes de vin.
Philatéliste,
Timbromane : timbres.
Philuméniste :
étiquettes de boites d’allumettes. **Phocophile : flammes postales.
Scripophile :
actions, obligations, parts de fondateurs.
Sigillographe,
Cérographe : cachets de cire, sceaux.
Tabacophile :
tout sur le tabac.
Tégestologue :
(mot d’origine anglais) sous-bocs de bière.
Vexillographe,
Vexillophile :
drapeaux.
Vieux-papériste : but d'étudier les documents du
passé.
Vitolphiliste :
bagues de cigare.
Xylophile :
estampes anciennes sur bois (avant XV° siècle)

|
|
"Chacun est libre de commencer et
d’arrêter sa collection à l’époque qui lui plaît. Les papiers d’aujourd’hui seront
les vieux papiers de demain"
|
|
Qu’est ce que le
Boutis ? le vrai Boutis ?
Tout
d’abord c’est un patrimoine bien particulier de la Base Occitanie et
l’héritage de nos aïeules depuis des siècles. Le Boutis est typiquement
languedocien et provençal. Il revêt un caractère sacré pour les femmes du
Sud. Fortement ancré dans les coutumes et le mode de vie des femmes de cette
région, le boutis présent dans nos trousseaux témoigne des évènements de
notre vie : naissance, mariage, mort. Par ces symboles, on iconographie, son
usage, sa technique de réalisation, le boutis a du sens, il est unique et ne
peut être confondu avec le matelassage appelé chez nous le « piqué
marseillais » même si les deux genres sont exécutés avec talent à la main Le
matelassage provençal et languedocien présente lui aussi une esthétique
remarquable et se suffit à lui-même. De fabrication manuelle,l il va de soi,
que la machine à coudre n’a rien à voir avec l’Art du Boutis Il. existe une
méthode infaillible pour reconnaître un vrai Boutis, c’est de le placer à
contre-jour. La lumière doit traverser le long des lignes de couture, ce qui
n’est pas le cas pour les ouvrages matelassés.
Définitions du Boutis
Le mot
Boutis provient de l’aiguille à bout rond qui sert à pousser la mèche et du
geste : bouter qui signifie pousser.
Définitions d’autrefois : Saint-Aubin en 1770 brodeur du roi Louis XVI
écrit en parlant du Boutis : « Lorsque tous les motifs sont piqués, on
retourne le métier,,puis avec un poinçon ou la tête d’une grosse épingle,
on insinue plus ou moins de coton filé entre le deux étoffes » (extrait de
l’Art du Brodeur)
Au
XIVème siècle, J. Bourilly explique : »Boutis : genre de broderie au piqué.
La toile à broder était doublée et portait le dessin que l’on suivait en
traits doubles au moyen de piqûres, on introduisait une mèche de coton
entortillée autour d’une tige métallique flexible (outil que l’on appelait
boutis). Cette mèche de coton formait ainsi, entre les piqûres, les
bourrelets qui faisaient ressortir le dessin. »
A
l’heure actuelle et ce d’après les boutis anciens étudies qui servent de
référence, le boutis peut se définir ainsi :
Le
Boutis est une broderie de l’intérieur qui donne du relief ou de la
transparence à deux étoffes superposées, cousues ensemble à la main , à
petits points, en suivant le contour des motifs dessinés. Le relief
s’obtient en introduisant sur l’envers des mèches de coton plus ou moins
filé, entre les deux épaisseurs de tissu à l’intérieur de chaque motif. Venu
du Moyen-Age, depuis les ateliers de piquage de Sicile et véhiculé par les
Croisades, c’est au sein des Manufactures Royales de Provence et de
Languedoc, que cet Art décoratif trouvera ses lettres de noblesse. A la fin
du 18ème siècle, dans les petites mains magiques des femmes du
Midi, le Boutis deviendra Art Populaire.
En
conclusion : le Boutis est unique. C’est un art entière . Nulle part
ailleurs qu’en Provence et en Languedoc il n’a atteint cette perfection
qu’on lui connaît et n’a été intégré au patrimoine d’une région avec cette
présence et cette force que l’intelligence et le savoir-faire des femmes de
Basse Occitanie lui ont légué en héritage.
|
|



|
| |
|
CARTES À JOUER
Les cartes sont l’une des plus étonnantes et des plus attachantes curiosités
de l’imagerie populaire .
A l’origine ce ne fut pourtant qu’un jeu offert au
roi Charles VI « pour son ébastement ». On en a d’ailleurs conclu un peu
trop vite à ce propos que le jeu de cartes avait été inventé à ce moment là
pour amuser le roi fou.
Comme le papier lui-même et ses dérivés la carte et
le carton, les cartes à jouer nous sont venues de l’Orient quand les Chinois
eurent l’idée de dessiner et de numéroter des petites feuilles de ce nouveau
support de l’écriture pour servir à un certain jeu. Il semblerait que ce fut
d’abord en Espagne puis en Italie, en France, en Allemagne, en Suisse et
dans toute l’Europe qu’on les vit apparaître.
Depuis longtemps nos trèfles,
nos carreaux, nos cœurs et nos piques définitivement adoptés chez nous de
préférence aux autres symboles jusqu’alors en usage dominent le monde des
cartes à jouer .Quelques-uns de nos voisins se servent encore de jeux aux
enseignes étrangères d’autrefois : espagnoles et italiennes sont les bâtons,
deniers, coupes et épées ; allemandes, les glands, grelots, rouges et verts
; suisses, les glands, grelots, roses et écussons. La caractéristique des
cartes à personnages s’appelle le portrait qui est la façon particulière
dont sont dessinées les figures. Le portrait est dit classique quand il est
conforme au modèle officiel adopté par l’administration des Finances, et de
fantaisie lorsqu’il s’en écarte plus ou moins bien.
On désigne sous le nom
de portrait étranger celui des cartes dont le dessin de la figure est un de
ceux existant dans d’autres pays que le notre. Il y a en France deux sortes
de portraits officiels, celui du Président de la République en exercice,
qu’on voit dans toutes les mairies, et ceux des jeux de cartes qui furent
imposés aux cartiers par la Ferme des Droits réunis ou la régie des
contributions indirectes . Aux XV et XVIe siècles, il n’en est pas encore
question. Rien n’est imposé aux cartiers, ni taxe, ni modèle particulier. Ce
n’est que vers 1650 qu’apparaît ce qu’on a appelé le portrait de Paris aux
figures nommées en tête comme elles le sont encore aujourd’hui : Alexandre,
César, Charles et David pour les rois ; Argine, Pallas, Rachel et Judith
pour les dames ; Lancelot, Hector, Ogier et Lahire pour les valets.
Encore
plus officiels que les autres furent les portraits des cartes de l’époque
révolutionnaire. Ce n’était pas au moment où l’on guillotinait louis XVI et
les aristocrates qu’on allait conserver les rois, les reines et les valets.
C’est ainsi que les quatre rois deviendront les génies de la guerre, de la
paix, des arts et du commerce ; les dames étant les symboles de la liberté
et les valets ceux de l’égalité. Au cours d’une partie, on devait dire : «
j’ai trois chefs du pouvoir exécutif » pour annoncer un brelan de rois
En
1811, Nicolas Gatteaux introduit sous les traits de César, couronné de
lauriers, le glaive en mains et les pieds sur terre, plus exactement sur un
globe terrestre Napoléon qui en fut très content. Ce n’est que vers 1813
qu’on revint aux bons vieux portraits d’avant la révolution. Outre
l’enseigne, les figures et les portraits, on trouve sur le côté des cartes,
tout au moins sur l’une d’elles, le valet de trèfle, ce qu’on appelle le
bluteau qui contient le nom ou les initiales du cartier. A partir de
l’Empire, on y trouve une abeille, sous la Restauration une fleur de lys,
sous Louis-Philippe un coq et depuis un motif décoratif.
A l’inverse des femmes d’un certain âge, les cartes à jouer sont souvent
moins vieilles qu’elles ne le paraissent et, à condition d’être au «
portrait »classique, telle figure du XVIIIe siècle a l’air d’avoir été
gravée et imprimée quelques siècles avant.
|
|