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Un site indépendant sur le quinquennat, parlez-en autour de vous ! Comprendre la réforme, approfondir les points de vue, décortiquer les problèmes constitutionnels et politiques, aller au delà du oui ou du non... De plus, ce site continue après le référendum pour établir un observatoire du quinquennat et des réformes constitutionnelles prochaines... | |||||||||
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La réforme du mandat présidentiel était le serpent de mer politico-institutionnel de la Vème République depuis l'échec de la révision constitutionnelle de 1973. Mais depuis que le Président Jacques Chirac a annoncé, dans son entretien télévisé du 5 juin 2000, son souhait de voir aboutir rapidement l'instauration du quinquennat, il semble que les jours de la vénérable institution du septennat soient désormais comptés, d'autant plus que le référendum sur le quinquennat est fixé au 24 septembre 2000. S'il avait lieu aujourd'hui, 82 % des Français voteraient en sa faveur (sondage Ifop, 9 juin 2000, voir commentaire sur le référendum "morose"). Au 9 juillet, cette ferveur monte à 88 % mais avec près de 60 % d'abstention (sondage CSA-Le Parisien ; voir les raisons de l'abstention , selon moi, sur la page Actualité). Ainsi cet unanimisme s'accompagne-t-il déjà d'un étrange sentiment de lassitude ou d'incompréhension des Français, ce qui risque de déboucher sur une abstention massive au référendum du fait de l'absence apparente d'enjeux politiques. Force est de constater, aux regards des intérêts de la République, que l'on se retrouve aux antipodes de la sérénité et de la profondeur de réflexion que réclame une telle question. Un désintérêt, voire une désinvolture réactionnaire de tous bords, doublé d'un quasi consensus moutonnier, voilà qui coûta cher à notre pays en plusieurs circonstances historiques. Certes, l'instauration du quinquennat est d'autant plus probable qu'elle s'appuie sur la convergence de données à la fois structurelles et conjoncturelles. Certes, élire plus fréquemment le Président de la République semble a priori dynamiser la démocratie. Bien sûr, la question de la place du Président dans les institutions n'est pas nouvelle (voir ses origines dans les régimes antérieurs), puisque la réduction du mandat présidentiel induit certaines conséquences dans l'agencement des pouvoirs Exécutif et Législatif. Evidemment, chacun sait que le sens de la fonction du Président de la République, surtout depuis son élection au suffrage universel direct (le référendum de 1962 étend la légitimité du Président) est une question déterminante pour comprendre et définir le régime de la Vème République. Mais le quinquennat n'est pas une mesure anodine, loin s'en faut. Si l'immobilisme est l'imposture de la prudence, et l'aventure, la dernière chimère de la modernité, alors il n'est pas interdit de réfléchir. Car c'est justement lorsque tout le monde est pour (ou contre) quelque chose qu'il faut se poser des questions. Par cette indépendance d'esprit, il ne s'agit pas de renvoyer dos à dos adversaires et partisans du quinquennat mais d'enrichir les éléments du débat, peut-être aussi pour aller au delà et conjurer les mauvaises surprises, quel que soit le résultat du référendum. Contrairement aux effets de la cyber-mode, aux raccourcis médiatiques et aux caricatures politiciennes, l'essentiel est de s'interroger et de tenter d'expliquer, pas de vouloir convaincre ; une démarche atypique, sans doute, en ces temps de défaite de la pensée. En effet, selon moi, l'important n'est pas de vous faire réagir par des gadgets virtuels dits interactifs mais, au contraire, de vous faire agir en citoyens, pour que "oui" ou "non" vous vous décidiez en connaissance de cause, pour qu'enfin vous alliez voter en électeur responsable (et même voter blanc, c'est toujours voter). C'est à vous de faire votre opinion, non pas à partir d'un exposé partisan mais sur la base d'une approche objective, éclectique et sereine, sans pour autant subir l'académisme d'un cours de droit constitutionnel (mais je ne m'interdis aucun commentaire). Pour qui veut comprendre la problématique du quinquennat au regard de nos institutions, rien n'est plus utile que de visiter et d'explorer ces pages Web, afin de pouvoir se faire une opinion plus riche et plus nuancée sur une question a priori claire et simple mais aux incidences bien réelles, loin de tout simplisme. B. G. |
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© Boris Gapin, juin 2000.