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La Quimpéroise dut lui plaire. Il ( Ernest Renan ) l’aima pour la langueur tranquille de ses yeux, pour sa grâce aimable et modeste, pour son goût de mesure qui lui fait apprécier le charme d’une coiffe minuscule et d’un sobre ajustement, pour son amour de la jeunesse et de la vie qui la porte à souhaiter, comme le meilleur des biens, « des yeux gardant indéfiniment leur attrait, des lèvres fraîches pendant mille ans, des cheveux qui ne blanchiraient jamais ». Amoureuse, elle l’est certes, mais sans fougue ni folie, tempérant par un souci d’harmonie et de bienséance les ardeurs de la passion. Elle est assez semblable à ces madones lombardes, radieuses et pacifiques, qui penchent sur leur « bambino » la tiédeur de leur chair heureuse et le doux éclat de leur sourire bleu de lin.
François Ménez
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