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Horaires d'ouverture : La visite du parc et de
l’extérieur des bâtiments non accompagnée (1€ / personne) :
Le château actuel, qu'on aperçoit non loin du château des Quatre Fils Aymon de Cubzac, avec sa magnifique terrasse, son escalier digne d'un palais et ses beaux marronniers, ne remonte pas cependant à une époque très reculée.
Il fût commencé en 1786 d'après les plans de
l'architecte parisien Victor Louis (architecte du Grand Théâtre de
Bordeaux) sur les bases
d'un vieux manoir en très mauvais état.
Le plan de Victor Louis
Pourquoi construire un château à cette époque ?
Aucun château de la
Guyenne « n'était digne de recevoir
le roi Louis XVI » et le Marquis Jean Frédéric
de La Tour du Pin Gouvernet, commandant en chef de plusieurs
provinces, lieutenant général des Armées du Roi, personnage
important de la cour, proposa un château qui serait digne
d'accueillir son roi. Les travaux de construction se déroulaient bien
lorsque le seigneur du Cubzaguais fut nommé député aux États Généraux
de 1789 par la noblesse de Saintonge et partit pour Paris où il fut
nommé Ministre de la Guerre par Louis XVI en une période bien
tourmentée. Pour ne point être suspecté d'utiliser les deniers de
l'État, le Ministre stoppa immédiatement la construction du château.
Compromis trois ans après dans le procès de la reine
Marie-Antoinette, il fût confronté à elle, puis arrêté comme
suspect et condamné à mort le 28 avril 1794 et guillotiné le même
jour !
A la suite de ces évènements,
le château resta inachevé. Il ne fût pas vendu comme propriété
nationale. Sous la Restauration, l'héritier du Marquis de La Tour du
Pin, Frédéric Séraphin, fût ambassadeur à Turin et en Espagne puis ministre de la France à La Haye.
Il vendit le château en 1835 à un créole réunionnais Florentin
Hubert de Montfleury.
Son fils est Henri Hubert Delisle, homme politique français,
gouverneur de l'île de La Réunion, sénateur, député, président du Conseil général de la Gironde (voir sa biographie sur Wikipedia).
Le château du Bouilh, tel que l'avait conçu l'architecte Victor
Louis, devait se composer de deux vastes corps de logis reliés par
une large galerie formant un demi-ovale ; le corps de logis de l'ouest
et la galerie ont seul été terminés, celui de l'est est resté à
l'état de projet.
Au centre de l'hémicycle, on trouve une chapelle néo-gothique où
sont enterrés les propriétaires, descendants de Noëline
Hubert de Lisle (fille d'Henri) qui s'était mariée en 1864 avec Édouard
de Feuilhade de Chauvin, issu d'une famille de Libourne (plusieurs
maires et jurats). Il était le neveu de Gustave Curé, député-maire de Bordeaux en 1848.
Alliances des Feuilhade de Chauvin : Au Bouilh sont nées Mme Théophile-Gautier ainsi que la vicomtesse Berthier, de la famille du maréchal Berthier de Wagram.
Le château d'eau, une oeuvre remarquable
Le château d'eau
est remarquable et s'étend sous une terrasse, c'est un vaste bâtiment
de forme octogonale percé de plusieurs portes. Au centre du massif en
pierre s'élève la tour octogonale qui domine la terrasse comme un
donjon. La machine hydraulique est un monument impressionnant. Le réservoir
à bascule permettait de faire monter les eaux dans un autre réservoir
d'où elles se distribuaient par divers canaux.
Le château d'eau est une curiosité du Bouilh mais il y en a une
autre : ce sont les chais et cuviers qui sont situés derrière le château,
dans une carrière de pierre divisée en plusieurs pièces.
A lire, l'article de Jonathan Domingo dans la revue « Aquitaine Historique » http://www.aquitaine-historique.com,
septembre-octobre 2004.
Les communs du château
Le château du Bouilh est classé Monument Historique par
arrêté du 17 mars 1943 et ouvert à la visite depuis.
Liens : Plus de détails sur :http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_du_Bouilh Biographie d'Henri Hubert Delisle http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Henri_Hubert_Delisle Biographie d'Henri Hubert Delisle http://www.clicanoo.com/article.php3?id_article=97629 Source des informations : Archives du château du Bouilh et fonds privés, « Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde » d'Édouard Guillon, Bordeaux, 1866.
Copyright © 2010 Par Christophe
MEYNARD
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