Ahcen Aggar

Avocat au Barreau du Val d'Oise

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PRESSE ET MEDIAS

ANNEE 2007

Le Parisien , mardi 23 janvier 2007

 Tribunal correctionnel/Montereau

Mort d'un coureur : jusqu'à quatre ans de prison requis

QUATRE ANS de prison, dont deux ans ferme pour le directeur sportif et le soigneur, assortis d'une interdiction d'exercer, trois ans de prison dont deux ans ferme pour l'ancien coureur et l'ex-petite amie. Ce sont les peines réclamées hier par le procureur de la république de Fontainebleau à l'encontre des quatre prévenus. Un procès qui faisait suite à la mort d'un jeune coureur de l'équipe Elite d'Aubervilliers (Seine-St-Denis), après une chute mortelle et inexpliquée lors du critérium de Montereau en 1998. Enjeu clé de cette audience correctionnelle : Sébastien Grousselle, 21 ans, a-t-il été une victime indirecte du dopage ?

Corticoïdes dans le sang

L'autopsie a en effet révélé la présence de corticoïdes dans le sang du jeune espoir. Pour le procureur, il n'y a pas de doute. Rappelant que le drame est survenu deux mois après l'affaire Festina, elle est catégorique : « Huit ans après, c'est le premier procès qui examine la mort subite d'un sportif. Et ce décès peut s'expliquer par la prise régulière de corticoïdes. » Les avocats de la défense ont eu beau jeu de répliquer : « La dose de corticoïdes était minime. L'analyse scientifique n'a pas prouvé un lien de cause à effet ! » Réplique du procureur : « Elle ne l'a pas complètement écarté. » L'avocat des parents de Sébastien Grousselle sonne la première charge. Il affirme qu'un mois avant le drame, sur un parking de Trappes (78), Sandrine, l'ex-petite amie de Sébastien, lui a fourni plusieurs boîtes d'hormones en gélules. Elle prétend que c'était pour des cyclistes polonais. « J'ai beaucoup culpabilisé après la mort de Sébastien, raconte-t-elle à la barre. Je croyais qu'il ne se dopait pas. On s'était séparés mais j'ai cru que Sébastien, qui avait des performances moyennes à l'époque, a voulu me récupérer en gagnant des courses. » L'avocat de la jeune femme rappelle d'ailleurs que « ces produits donnés par Sandrine ne correspondent pas aux analyses de sang ». Et puis il y a Xavier, ancien coureur et qui a succédé à Sébastien dans le cœur de Sandrine. « C'est vraiment bizarre, après la mort de Sébastien, vous plongez dans la toxicomanie et vous organisez un trafic de pots belges, affirme le procureur. A l'époque, ça vous rapportait 20 000 F... par trimestre. » Un ange passe. L'avocat des parents enfonce le clou en décrivant l'attitude de Stephan, directeur sportif, qui aurait fait pression sur plusieurs coureurs, dont Sébastien. « Il lui aurait dit au téléphone Je te donnerais ce qu'il te faut pour que tu gagnes. » Les témoignages semblent aussi accablants pour Stéphane, le soigneur. Plusieurs coureurs affirment qu'ils « donnaient notamment des corticoïdes pour gagner ». Mais une révélation de dernière minute vient troubler les esprits. Un témoin, ami de Sandrine, affirme que Sébastien s'appliquait du gel avec des corticoïdes, pour un mal de genoux. Et ça collerait avec l'analyse de sang. Les parents sont effarés. Ils n'étaient pas au courant. Un malaise règne dans la salle. D'autant que d'autres témoignages affirment que « Sébastien Grousselle était un coureur propre ». Les avocats de la défense ont plaidé « des présomptions embrouillées » et ont réclamé la relaxe de leurs clients. Le jugement a été mis en délibéré au 6 mars.

P.V.

 ANNEE 2005

L’Equipe.fr 23/06/2005

Cyclisme - Dopage - Brard blanchi

Florent Brard, contrôlé positif en 2002 et suspendu six mois, vient d'être blanchi par le Conseil d'Etat. «Ca a été une bonne surprise, a simplement déclaré le coureur d'Agritubel. C'est personnel. Je voulais juste me défendre. Je ne suis pas rancunier et puis, les six mois, je les ai faits quand même».

 Classé parmi les meilleurs Français en 2001, l'année suivante est gâchée par une grave chute sur le GP du Midi Libre le 23 mai. De retour à la compétition en août au Tour de l'Ain, il est contrôlé positif au bétaméthasone au terme d'une étape. Ces traces proviennent d'une infiltration intra-articulaire réalisée par son médecin de famille pour le soulager de ses douleurs quelques jours avant la course.

 Le coueur, qui n'a jamais nié être soigné, avait en fait oublié son carnet de santé lors de la consultation médicale. L'injection n'était donc pas inscrite lors du contrôle. Il avait alors été licencié du Crédit Agricole et suspendu six mois après un contrôle positif aux corticoïdes en 2002.

 Ce blanchiment rendu par le Conseil d'Etat le 18 mai est une première juridique : les quelque dix décisions du Conseil de prévention et de lutte contre le dopage remontées jusqu'au Conseil d'Etat n'avaient jamais été annulées. Ce genre d'affaire ne devrait pas se reproduire. Le projet de loi Lamour concernant la lutte antidopage prévoit qu'en cas de traitement, le sportif devra auparavant faire une demande de justification thérapeutique auprès de la future Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).

«L'important, c'est que je gagne sur le fond, pas sur un vice de procédure. Je savais ce qui s'était passé et on ne voulait pas m'écouter», a-t-il indiqué au journal l'Equipe du mardi 23 juin.

 Actuellement en fin de contrat chez Agritubel après un exil en Belgique (Marlux en 2003 et Chocolat Jacques en 2004), il espère que cette histoire «ne soit plus un frein» pour la suite de sa carrière.

 ANNEE 2003

Un ancien coureur lance de nouvelles accusations sur le dopage Bibliographie

De la « lichette » à la « fléchette », Philippe Boyer décrit toutes les méthodes de dopage

Article paru dans l'édition du "Monde" du 11 octobre 2003

 CHAMPION, FLIC ET VOYOU » : Philippe Boyer a été les trois à la fois. Et ne s'en cache pas.

Quadruple champion de France (1983, 1985, 1986 et 1987) et vice-champion du monde (1985) du kilomètre, le pistard côtoie le professionnalisme en 1988 au sein de l'équipe sur route Système U du double vainqueur du Tour de France, Laurent Fignon, et de l'actuel manager de Cofidis, Alain Bondue. Pensionnaire de l'Institut national des sports (Insep), il fait ses classes sous les ordres de Daniel Morelon - inamovible entraîneur de l'équipe de France de vitesse - et entre sur ses conseils, dans la police, en 1982, comme gardien de la paix, afin de s'aménager du temps pour s'entraîner. Vingt ans plus tard, le 17 juin 2002, le tribunal de grande instance de Reims le condamne à deux ans de prison, dont un an ferme, pour une affaire de trafic de produits stupéfiants.

Champion, flic et voyou est le récit à la première personne de cette singulière trajectoire du podium au cachot. Philippe Boyer raconte tout. Son « dépucelage » par un ancien professionnel qui, dans l'atelier du club, lui apprend à se partager la fesse en quatre et à se tapoter la peau pour se planter sa première aiguille.

Les anabolisants, la testostérone, les amphétamines, de la « lichette » pour faire la route la nuit à la « fléchette », indispensable pour s'entraîner l'hiver, la cocaïne, ramenée d'un voyage en Colombie et distribuée à quelques stars des nuits parisiennes. Les tournées dans les pays de l'Est, pour se casser les dents face aux imbattables pistards de l'ex-RDA.

LE VOYAGE DE TROP

Les contrôles antidopage, toujours négatifs. Les conseils aux copains de l'Insep pour se « préparer » sans se faire prendre. Le coup de téléphone de la petite amie d'un coureur australien en manque d'amphétamines. Les allers-retours en Belgique pour tenir les commandes. Et le voyage de trop. La prison, neuf mois avec les remises de peine, pour trafic de produits dopants.

« Je ne suis ni un repenti ni un donneur de leçons. Je m'avance seulement à visage découvert. (...) Et si l'on peut penser que j'ai fait fausse route, alors c'est le sport entier qui s'est égaré », écrit Philippe Boyer. Et de résumer à sa façon sa trajectoire : « C'est grâce à la police que je suis devenu un champion, c'est à cause du sport que je suis devenu un voyou. »

Le 18 août, le ministère de l'intérieur a décidé de le révoquer de ses fonctions de gardien de la paix après sa condamnation pour trafic de stupéfiants. A 47 ans, l'homme a les traits tirés, jure en avoir fini avec ses démons toxicologiques, travaille de nuit et espère être réintégré dans la police. De préférence à la cellule antidopage de la brigade des stupéfiants de Paris, pour laquelle il a déjà effectué quelques piges en 2000 et 2001, mais à qui il reproche de l'avoir lâché lorsqu'il s'est fait coincer, en octobre 2001.

Son avocat, Ahcen Aggar, un ancien pistard de l'Insep qui débutait sa carrière quand il la terminait, vient de saisir la commission de recours du Conseil supérieur de la fonction publique de l'Etat dans le but de contester sa révocation : « Philippe Boyer n'est pas un délinquant comme les autres. Je ne demande pas réparation à l'Etat, mais seulement qu'il assume ses responsabilités, car en permettant à Philippe Boyer de pratiquer le sport à haut niveau - et de hisser au passage haut les couleurs de la France à l'étranger - l'Etat l'a en quelque sorte entraîné sur le terrain du dopage et du trafic, puisqu'ils sont le résultat de son parcours d'athlète de haut niveau. »

P/

Stéphane Mandard

Accusé de dopage, Roux ne veut pas céder

LOT - SPORT. LE CYCLISTE LOTOIS, LAURENT ROUX, VIENT DE POURSUIVRE SON EMPLOYEUR AUX PRUD'HOMMES.

LaDepeche.fr | 16 Décembre 2003 | 00h00

C'est un homme blessé qui a répondu à nos questions . Laurent Roux, 31 ans, ne court plus. Suspendu. Mis au ban d'un sport pour lequel il a tout donné, durant quinze ans. Condamné à quatre ans de suspension à compter du 27 mai 2003 pour dopage aux amphétamines, Lolo ronge son frein : « Si j'avais fait une connerie, je l'assumerais, crie-t-il. Je préférerais 100 fois m'être chargé et le savoir que d'avoir rien fait et être dans ma situation ».

Laurent Roux compare son cas à celui du pilier de l'équipe de France de rugby Pieter de Villiers, contrôlé positif à la cocaïne : « Comme moi, ça s'était passé hors compétition, comme moi la présomption d'innocence n'a pas fonctionné ». Mais le pilar parisien repousse des mêlées quand le grimpeur de Goujounac gère son spleen : « Depuis 1998, on entend tout et n'importe quoi. Certains coureurs, pris, ont dit n'importe quoi pour se défendre. Moi, je dis que je n'ai pas pris ce produit. Je cherche à savoir, je réfléchis dans mon coin. Bientôt, nous dirons ce que nous savons. Je possède des éléments matériels qui prouvent mon innocence », lâche Laurent Roux, un brin mystérieux. Et toujours aussi seul : « ça fait des mois que je n'ai pas reçu un coup de fil des gens du milieu. A part Rinero ou Dupouey, on m'a complètement lâché ».

L'ancien pro a du se refaire tout seul, surmonter les épreuves, faire face à sa famille, ses deux enfants. Changer de vie, vendre sa maison : « Aujourd'hui, je vais bien, assure-t-il. Je ne suis plus sous antidépresseurs. En mai lors de la sanction de l'UCI (N.D.L.R. : Union cycliste internationale), je l'ai très mal pris. J'ai été jugé deux fois pour un même fait ». Alors aujourd'hui, Laurent Roux attaque devant les tribunaux (lire ci-dessous) à défaut de pouvoir le faire dans les cols : « Je roule de temps en temps. Malgré les coups de bâton du milieu. Ils ne comprennent pas qu'ils ont foutu quinze ans d'une vie en l'air. Je vis cette injustice au quotidien et ça me fait mal ».

Roux s'appuie sur sa famille, son épouse et les ses deux garçons de 3 et 6 ans: «J'arrive pas à faire mon deuil du vélo. Je suis au chômage, licencié par l'équipe Flanders en mai. Mais j'irai au bout, jusqu'à la fin de mes jours. Pour ma conscience».

Laurent Benayoun.


PLUSIEURS RECOURS EN JUSTICE ONT ÉTÉ DÉPOSÉS PAR LAURENT ROUX

Des attaques judiciaires tout azimuts

Comme dans les pelotons, il attaque sans cesse. Si la situation n'est pas comparable, Laurent Roux, privé de course, a décidé d'attaquer sur le terrain judiciaire. Il vient de placer son employeur, l'équipe Jean Delatour devant le conseil de prud'hommes de Cahors. L'affaire a été évoquée en novembre et le jugement devrait être rendu dans le courant du mois prochain.

Il porte essentiellement sur la question de savoir si un employeur est en droit d'interdire à un sportif professionnel d'exercer sa profession alors que le fait qui pourrait justifier une telle mesure n'est pas matériellement établi : « Nous estimons que la suspension à titre conservatoire, infligée à Laurent, est illégale, affirme Me Ahcen Aggar, l'avocat parisien du champion lotois. Il y a même eu violation du secret professionnel et la présomption d'innocence n'a pas été respectée ».

Laurent Roux va même plus loin : « Mon employeur a continué à me payer en m'interdisant de travailler puisque je ne pouvais pas m'engager en compétition. J'ai donc disparu de la circulation et je ne valais plus rien sur le marché ».

Une autre plainte a été déposée contre la fédération et l'UCI, par le conseil de Laurent Roux, pour violation du secret professionnel et recel de cette infraction en raison de la divulgation du contrôle avant même que ne soit pratiquée une analyse de contrôle, « la confidentialité devant être respectée jusqu'au jour d'une décision définitive », assure Ahcen Aggar. Laurent Roux a toujours nié avoir absorbé des amphétamines. Contrôlé par l'UCI, hors compétition, le 28 avril 2002 : « Les amphétamines ne sont pas au nombre des substances pouvant faire l'objet d'un dépistage hors compétition, note Me Aggar. La fédération a refusé de prononcer une sanction. L'UCI a fait appel de cette décision devant le tribunal arbitral du sport ». On connaît la suite, la suspension pour quatre ans. Autant dire le mot « fin » brandi devant le vainqueur du Tour de l'Avenir 1 997.

Autre bizarrerie : Laurent est suspendu mais uniquement à l'étranger ! Quelle équipe va engager un coureur de sa trempe pour ne l'utiliser qu'en France ?

Personne. Laurent Roux ne peut donc courir et en est réduit à porter le fer devant les tribunaux plutôt que sur son vélo. Un comble. Alors Roux et son avocat, en tandem, font le forcing, sur un autre terrain. Pour que la vérité éclate.

L.B.


 

Pot Belge : le procès avant la fin de l'année

Justice. Impliqués avec d'autres dans l'affaire de trafic de pot belge, les frères Roux restent en prison.

Laurent Benayoun. | 12 Mai 2005 | 15h38

Laurent dort à la maison d'arrêt de Gradignan, près de Bordeaux, dans une cellule avec cinq codétenus. Fabien attend à la prison d'Agen. Sauf décision de remise en liberté, demandée par leur avocat, Me Ahcen Aggar, du barreau du Val d'Oise, les frères Roux pourraient rester en prison jusqu'au procès de l'affaire dite du pot belge, prévu (lire ci dessous) avant la fin de l'année.

Visités toutes les semaines par leurs parents et leurs épouses, les frères Roux se portent comme on se porte quand on est privé de liberté : « Ils vont avec des hauts et des bas, témoigne Jacques Roux, le père de Laurent et de Fabien. Ils n'ont pas vu la juge et ne sont au courant de rien. On essaie de leur remonter le moral ».

Mis en examen pour « détention, offre, cession et transport de produits stupéfiants » ainsi que pour « cession à un sportif de produits dopants et « usage de produits stupéfiants », Laurent et Fabien ne seraient pas passés à table, comme on dit.

Leur avocat le regretterait presque : « Je trouve que Laurent est trop gentil avec le milieu. Il prend beaucoup de choses sur lui. Mais si la fédération veut faire du procès le procès du siècle, nous aurons des arguments. Et si des noms connus doivent être cités, ils le seront ».

Pour le reste, Me Aggar refuse de dire de ses clients qu'ils sont des trafiquants : « ce n'est pas l'affaire du cartel de Medellín, argumente l'avocat. Laurent est tombé dedans parce qu'il a essayé de soigner lui-même sa dépression. Il cherchait quelque chose qui l'aide à passer la journée. Il a reconnu l'essentiel des faits ». Pour évoquer l'histoire de l'ancien champion, qui a conduit Laurent Roux des podiums des plus grandes épreuves professionnelles à une cellule de prison, Me Aggar évoque « la dérive. Il a été pris dans un engrenage. On lui a enlevé son jouet. Aujourd'hui, il a le sentiment de payer pour les autres ».

C'est pour ces raisons que Me Aggar vient de formuler une nouvelle demande de remise en liberté : « ce n'est pas en laissant Laurent en détention qu'on règlera les affaires de dopage dans le vélo. Laurent et Fabien reconnaissent les faits, la consommation. Mais ce ne sont pas des trafiquants. Ils ont été pris dans un engrenage », martèle-t-il.


L'enquête confirmerait un dopage généralisé dans le milieu cycliste.

20 mises en examen, 7 détenus

 

 

 ANNEE 2002

Laurent Roux prêt à riposter en cas d'appel de l'UCI auprès du TAS 

Jeudi 21 novembre 2002 - PARIS (AFP)

Le coureur français Laurent Roux s'est déclaré jeudi déterminé à riposter si, comme elle l'a envisagé, l'Union cycliste internationale (UCI) venait à faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) d'une décision le lavant d'une accusation de dopage.

 Le coureur, qui recherche actuellement un employeur, a été déclaré positif (amphétamines) en avril alors qu'il portait les couleurs de l'équipe française Jean Delatour, laquelle ne l'a pas conservé dans son effectif. Il a toutefois été relaxé de toute sanction le 8 octobre à l'issue de la procédure disciplinaire ouverte à son encontre par la Fédération française de cyclisme (FFC).

Dans un communiqué adressé à l'AFP, l'avocat du coureur, Me Ahcen Aggar, a indiqué que cette relaxe s'était fondée sur "des irrégularités conséquentes" commises lors du contrôle litigieux et "susceptibles d'entraîner des poursuites pénales contre les différents intervenants".

 "S'agissant de la lutte antidopage, les règles édictées par l'UCI n'ont aucune valeur sur le territoire français et, quand bien même elles en auraient une, elles n'ont pas été respectées par les autorités chargées du contrôle", a affirmé Me Aggar.

 "Si l'UCI saisissait le TAS, le coureur entend en contester la compétence dans la mesure où l'Etat français n'a pris aucune disposition législative propre à prévoir la compétence d'un tel organisme pour connaître d'une décision disciplinaire prise par une fédération sportive nationale", a-t-il averti.

"Dès lors, a-t-il assuré, la volonté de l'UCI de réagir aujourd'hui porterait une atteinte manifeste au droit de valeur constitutionnelle qu'est la liberté du travail de l'intéressé que celui-ci ne manquerait pas de faire sanctionner".