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Communiqué de presse 27 Septembre 2007
Intimidation, menaces et répression.
Alors qu'au plus haut niveau de l'état on s'agite pour organiser la disparition des "indésirables" en convoquant les préfets indisciplinés, le menu fretin n'entend pas rester les bras croisés.
Un Officier de Police Judiciaire de la Police aux Frontières a invité, la semaine dernière, la directrice de l'association Cabiria à venir le rencontrer afin « d'aborder certains dossiers ». Celle-ci s'est vu proposer, en toute simplicité, de dénoncer les personnes sans papiers connues de l'association, mais aussi d'aider la police à leur mettre la main dessus.
En avançant l'argument de la soi-disant obligation des associations d'aider la police à localiser les étrangers en situation irrégulière, l'officier de police a pris le soin de mettre en garde la directrice sur les conséquences d'un refus : gardes à vue répétées des salariés, inculpation pour aide au séjour irrégulier pouvant aller jusqu'à trois ans de prison.
Une belle tentative d'intimidation.
Souvenons nous qu'en 2001 une salariée de Cabiria avait été mise en garde à vue et son domicile perquisitionné sans raison valable. La directrice avait elle aussi été longuement entendue par la police. C'était déjà de l'intimidation.
L'intimidation est l'une des méthode préférée de la police, on le sait, mais le problème aujourd'hui est l'aspect répété de la méthode sur les équipes de professionnels engagées dans des actions humanitaires et de santé. Nous ne sommes pourtant pas dans un régime militaire ou qualifié d'autoritaire... Alors, cherchez l'erreur !
Soulignons que ces tentatives d'intimidation s'ajoutent au dispositif de harcèlement contre les prostituées renforcés par la Mairie en juillet.
Cabiria, 27 septembre 2007
Sortie de la brochure "Cher client..."

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Communiqué de presse 27 Juillet 2007
« Nettoyage » du quartier Perrache par le nouveau préfet du Rhône :
Cabiria réagit aux côtés des personnes prostituées.
Depuis son arrivée à Lyon, le nouveau Préfet du Rhône, Jacques Gérault, a fait preuve de sa volonté de régler le « problème » des camionnettes à Perrache de la manière forte. L'opération coup de poing du jeudi douze juillet, à laquelle l'ensemble des médias avait été convié, n'était qu'un début. D'autres opérations similaires se succèdent depuis, à raison de deux ou trois par semaine. À aucun moment le Préfet n'a daigné informer les associations travaillant avec les personnes prostituées de la mise en place de ce genre d'opérations. Ceci est révélateur de son désir de prendre en main la situation sans l'avis des principales intéressées, qui ont pourtant clamé à plusieurs reprises leur colère d'être ainsi « parquées » dans un site trop petit, d'être ainsi repoussées loin des lieux de passage, au mépris de leur sécurité et de leur droit à exercer librement leur activité.
Sous couvert de mener des opérations contre le stationnement abusif destinées à garantir la sécurité de tou-te-s, c'est bien l'éloignement des personnes prostituées qui est programmé par le Préfet. Les personnes font systématiquement l'objet de pressions policières visant à leur faire quitter les lieux. S'ajoutent à ce harcèlement constant les contrôles d'identité envers les migrantes et les gardes à vue, qui se sont intensifiés depuis les élections présidentielles.
Depuis des années, nous sollicitons les pouvoirs publics pour qu'une solution viable soit proposée aux personnes prostituées du quartier Perrache. Depuis des années, nous les interpellons sans relâche sur les dangers d'une politique répressive : ce n'est pas en traitant les personnes prostituées comme des délinquantes qu'on améliorera leur sort. Repousser continuellement les travailleuses du sexe jusqu'à des lieux éloignés de tout passage ne conduit qu'à renforcer l'insécurité de leurs conditions de vie et de travail. Depuis la Loi de Sécurité Intérieure de mars 2003 pénalisant le racolage passif et la succession des arrêtés anti-prostitution, les violences, qu'elles soient physiques ou symboliques, qu'elles soient le fait de passants, de clients, des services de polices ou des institutions, sont en recrudescence.
Les mesures visant à éloigner les personnes prostituées du centre-ville ne font qu'accroître la vulnérabilité des personnes prostituées. Et cette vulnérabilité accrue est un facteur de risque aggravant pour les femmes vis-à-vis du VIH, des hépatites et des autres Infections Sexuellement Transmissibles.
Sous couvert de lutter contre la traite des êtres humains, les mesures pénalisant les personnes prostituées s'avèrent totalement contre-productives : plus les personnes prostituées travaillent dans la clandestinité et l'insécurité, plus elles risquent d'être amenées à solliciter les services d'un quelconque protecteur.
Il est temps désormais de mettre fin aux discriminations dont sont victimes les personnes prostituées.
Il est temps de les considérer comme des citoyennes à part entière.
Il est temps, enfin, d'appeler au débat citoyen sur la place des personnes prostituées en France.
Lyon, le 27 juillet 2007.
Communiqué de Presse 31 Juillet 2007
Jacques Gérault et Gérard Collomb expulsent les personnes prostituées
main dans la main.
Nous avons été informés ce matin du dernier arrêté municipal visant à éloigner les personnes prostituées du quartier Perrache. Signé de Gérard Collomb le 30 juillet 2007, cet arrêté interdit de nouvelles rues du quartier au stationnement des camionnettes des personnes prostituées. Le Maire de Lyon entend donc donner une suite aux mesures répressives qu'il a déjà prises ces dernières années, mais il le fait, cette fois, conjointement au nouveau préfet du Rhône, Jacques Gérault, dont les opérations coup de poing visant à évacuer les camionnettes sont toutes récentes.
La seule différence est que l'action du Maire de Lyon, contrairement au « coup de pub » du Préfet, se passe très discrètement, au coeur de l'été, sans tambour ni trompette, lorsque la ville est en vacances.
Quelques femmes se sont installées aujourd'hui rue Surville, dans le 8° arrondissement, et ont signalé leur présence aux autorités compétentes.
Nous rappelons l'urgence d'abandonner les solutions répressives et de faire naître, enfin, un véritable débat citoyen sur la place des personnes prostituées en France.
Association Cabiria
Lettre de protestation des personnes prostituées
du Quartier Perrache.
Lyon, le 11 Octobre 2006,
à Monsieur le maire de la ville de Lyon, Gérard
COLLOMB
Nous, personnes exerçant librement notre activité dans
les quartiers Perrache, Charlemagne et Pasteur, actuellement visées
par l’arrêté municipal de la ville de Lyon en date
du 14/10/2006, voulons vous faire part de notre indignation par rapport
à cette décision. Cela fait déjà quatre
ans que nous exerçons dans ces différentes rues, nous
fûmes transportées d’un endroit à un autre,
déplacées comme du bétail d’une place à
une autre, expulsées du quai Rambaud et de la rue Montrochet
où nous nous étions d’ailleurs installées
après l’arrêté municipal de 2002 nous interdisant
le travail en centre-ville. Rappelons également que ce sont bien
les conseils des policiers qui nous « invitèrent »
à nous diriger vers ces quartiers et qui nous ont incitées
à acheter les camionnettes que l’on nous reproche aujourd’hui
d’utiliser !
Nous refusons encore une fois d’être ainsi traitées
et humiliées ! Serions-nous des citoyennes de seconde classe
?
Nous sommes mères de famille, femmes célibataires, femmes
comme les autres, citoyennes et électrices, en attente de régularisation
pour d’autres, dans tous les cas nous avons une vie comme tous
les lyonnais et nous exigeons d’être respectées et
ce nouvel arrêté porte atteinte aux plus basiques des droits
humains.
C’est pour cela que nous demandons le retrait de cet arrêté,
le droit d’exercer notre activité librement et enfin la
fin des ségrégations à notre égard.
Le collectif des personnes prostituées du quartier Perrache/Charlemagne.
Contact : cabiria@wanadoo.fr
Copie jointe : 101 signatures des personnes concernées.
Communiqué de presse
Collomb
propose l’éradication de la prostitution à Perrache
:
Cabiria réagit aux côtés des personnes concernées
!
[lire la suite]
2003-2006 : trois ans de répression au nom du racolage [lire
le texte]
Les « Gnafron » du Rhône :
une belle brochette de guignols
Répression des femmes migrantes
Moins drôle que le véritable théâtre du Guignol
lyonnais, le coup d’envoi du spectacle orchestré par la préfecture
du Rhône, en coproduction avec les services de la PAF a été
donné courant février 2006. On notera la participation active,
toujours inventive et zélée des différentes polices
et celle, moins assumée, de quelques grosses associations dûment
pressenties comme auxiliaires du Ministère de l’Intérieur.
Tout ce petit monde se retrouve donc dans une interprétation collective
et concertée du rôle de Gnafron, somme toute assez fidèle.
En l’espèce, si on ne peut affirmer que ce dernier ait un
coup dans le nez, au moins peut-on dire qu’il ne se gène
pas pour en distribuer sur celui des autres. [lire
la suite]
Suivis
du Forum XXX de Montréal(Mai 2005)
Travailleuses du sexe debouttes!
eXXXpressions, le livre, et eXXXpressions en direct, le
film
Merci à Stella ! >>
Site de Stella avec toutes les infos sur le Forum
eXXXpressions : Actes
du Forum XXX
eXXXpressions est une compilation des présentations, discussions
et perspectives des 250 travailleuses et travailleurs du sexe
venus de partout dans le monde pour se rassembler lors du Forum
XXX. Le Forum XXX fut l'occasion de souligner le 10ème anniversaire
de Stella et de retracer l'histoire du mouvement de défense
des droits des travailleuses et travailleurs du sexe. Télécharger
le PDF
eXXXpressions en direct : travailleuses
du sexe debouttes à Montréal!
eXXXpressions
en direct est un film de 15 minutes sur le mouvement de défense
des droits des travailleuses du sexe qui donne un aperçu
du Forum XXX. Ce court montage réflète l'essentiel
de nos discussions, de nos demandes et préoccupations en
matière de droits fondamentaux. VOIR
LE FILM
(Pour pouvoir voir ce film, vous avez besoin de QuickTime)
ACTION TAPIN le 15 Septembre 2005 :
Rassemblement devant l'Hotel de Ville de Lyon
Tract de la manifestation :
GHETTO POUR TAPINS, Y’A PAS MOYEN !
La situation créée par notre dernière
expulsion (personnes prostituées et camionnettes) du port
Rambaud et de la rue Montrochet donne lieu à une situation
explosive.
D’abord déplacées du centre ville vers le quai
Rambaud et alentours, aujourd’hui la mairie, aidée
de la police, a réussit à nous agglutiner dans un
véritable ghetto.
Cette situation risque de dégénérer rapidement
pour plusieurs raisons:
* Au niveau sanitaire, car les conditions d'hygiène
risquent de se dégrader rapidement
* Au niveau relationnel, car la trop grande proximité entre
tou-t-e-s risquent de créer des tensions et des violences
* Au niveau du moral, car comment travailler dans de telles conditions?
* Au niveau répressif, car au moindre accrochage entre nous,
la police procédera à de multiples arrestations.
Comme si la loi Sarkozy ne suffisait pas à nous pourrir la
vie !
Cette situation catastrophique ne peut pas durer, nous exigeons:
un autre lieu plus adapté, afin de réduire les violences,
les abus et les situations dramatiques.
Ni victimes, ni criminelles,
nous resterons dignes et fières !
Compte-rendu de l'action :
Des nouvelles depuis l’action Tapins
devant l’Hôtel de ville…
Après le rassemblement des personnes prostituéEs qui
a eu lieu jeudi 15 septembre 2005 à 14h devant l'Hôtel
de ville, nous tenions à vous informer de l'évolution
de la situation. Avant toute chose, nous tenions à vous remercier
sincèrement de votre mobilisation et de votre soutien. Sans
chacunE de vous, il n'y aurait pas eu le même impact - si
faible soit-il. Malgré cela, loin de nous de penser que les
voix des sans voix (personnes prostituées, migrantEs, sans-papierEs,...)
sont réellement écoutées. C'est pour ça
qu'il faudra toujours crier et se faire voir ! [Lire
la suite - voir les photos]
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Migrantes et travail du sexe
Un guide pour la santé et la prévention
à l’usage des associations
Programme financé par l’INPES –
Ed° Le Dragon Lune, Novembre 05
Nous
avons à coeur que les personnes prostituées demeurent
d’incontournables agents de prévention. Après
avoir enfermé leur parole durant des années dans le
silence, le fait de les chasser en menaçant cette fois de
les enfermer totalement, est, en terme de prévention, pour
le moins contre-productif. Etre accusé de tous les maux fini
par faire mal, et quand en définitive la loi s’en mêle,
la mésestime rentre dans la tête et s’imprime
dans le corps. Il nous a donc paru nécessaire d’offrir
aux personnes prostituées un espace/temps supplémentaire,
loin de l’urgence et de la crainte, où elles peuvent
déposer plus sereinement leurs paroles et leurs questionnements
et où nous pouvons tenter plus longuement de restaurer la
connaissance, l’estime et le souci de soi.
Un espace/temps également propice à la réflexion
où peuvent s’élaborer les moyens adéquats
d’adapter l’indispensable réduction des risques
à l’insupportable répressi on. Cet atelier santé
nous semble être un outil pertinent pour informer, écouter
et mobiliser les ressources. Il nous paraît être un
cadre propice à la prise en compte conjuguée des sphères
publiques et privées, un lieu où l'absence de jugement,
l'interactivité et la convivialité permettent d'être
particulièrement réceptifs au contexte socio-politique
en vue d’une meilleure prévention.
>> Téléchargez
la brochure en PDF ou commandez-la gratuitement à notre
adresse !
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REPRESSION QUAND TU NOUS TIENS...
LE COMPORTEMENT INADMISSIBLE DE LA POLICE
Depuis mars 2002, les arrestations pour racolage
se multiplient, deviennent de plus en plus musclées
et s’accompagnent de maltraitances physiques et psychologiques.
Elles ont commencé avec les femmes étrangères
à pied (albanaises, russes, bulgares, moldaves, sierra-léonaises
et nigériannes) et se poursuivent maintenant avec des méthodes
dignes d’un état totalitaire dans le quartier de Perrache,
notamment dans la rue Montrochet et sur le quai Rambaud, à
l’encontre des femmes qui travaillent en vans.
Arrivées en trombe, crissement de pneus, cris, insultes et
mises à sac des camionnettes deviennent le quotidien des
personnes travaillant à cet endroit. Après avoir fait
tomber une pluie de PV sur les véhicules des femmes, la police
a décidé d’utiliser la manière forte.
Le stress est omniprésent et la terreur est à son
comble lors des interventions. On assiste à des fuites éperdues
des personnes qui s’en vont en courant pour se cacher. Certaines
sont victimes de malaises provoqués par la frayeur. D’autres
sont paralysées par la peur.
Les gardes-à-vue, elles, réservent d’autres
surprises. Insultes, humiliations, fouilles au corps, menaces
d’expulsion ou de divulgation à la famille, refus de
donner à boire ou à manger, refus de téléphoner
à son avocat ou à une tierce personne, non prise en
compte de problèmes de santé nécessitant un
certain ménagement, malin plaisir à laisser les femmes
indisposées sans les accessoires dont elles auraient besoin.
Récemment, une femme a même été forcée
d’attendre la fin de sa détention nue dans sa cellule,
ce qui a provoqué une hypothermie et une évacuation
vers l’hôpital le plus proche.
Ces actes traumatisants et méprisants sont perpétrés
par des policiers qui considèrent les personnes prostituées
comme de dangereuses criminelles méritant un traitement digne
de celui réservé à des terroristes ou assassins
pris sur le fait.
Nous continuerons donc à dénoncer ces méthodes
inadmissibles et à exiger le respect des droits des personnes
tant qu’on ne les considérera pas comme des citoyennes
en tant que telles et victimes d’une loi absurde.
Consultez les lettres envoyées par les personnes
prostituées de la rue Montrochet :
•
Lettre des personnes prostituées de la rue Montrochet
au procureur de la république et au préfet
•
Deuxième lettre de protestation des personnes prostituées
de la rue Montrochet
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Journal des répressions
Vous y trouverez répertorié jour par
jour, toutes les violences faites contre les personnes prostituées.
Ces témoignages nous ont été donnés
par ces personnes elles-mêmes ou par des personnes de l'équipe
de Cabiria.
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[Tous nos communiqués de presse]
[Textes et articles]
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