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LA
DICTÉE DE LABASTIDE-ROUAIROUX (Tarn)
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La porte du Tarn
Pour éviter les expressions équivoques dont
on ne peut tirer qu'une conclusion incertaine, cette visite à
LABASTIDE-ROUAIROUX à l'origine dans l'Hérault, de nos jours dans le
Tarn, en dépit des us et coutumes opiniâtres qui persistent à nous
faire croire qu'il pleuvine ou pleuvote fréquemment dans cette splendide
haute vallée du Thoré, malgré les nuisances sonores, visuelles et
dangereuses qu'une circulation indécente sur l'ancienne route
impériale, allant de l'Orient vers l'Occident, amène inévitablement,
nous plongea tous, tant que nous étions, dans l'espoir que ce
ravissement béat ne cesserait jamais.
La porte du Tarn, passage quasi
obligé vers le Bas-Languedoc, est
l'appellation naturelle pour désigner cette petite ville tout à l'Est
du département. Elle attire ses voisines tant de l'Hérault que du
Tarn, pour toutes les commodités administratives, commerciales et
culturelles bien structurées qu'elle peut offrir.
Les gens d'ici vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition
textile a laissées, celles d'un bourg important et d'une cité
industrielle et marchande fragilisée par la crise du tissage.
Néanmoins, elle a été la plus héroïque à engager depuis des
années, une lutte économique inégale devant des adversaires qui
s'évanouissent subrepticement.
Quoi qu'il en soit, toutes les communautés avoisinantes ont leurs
particularités bien accentuées et sont interdépendantes à cause de
l'histoire commune depuis le comte Raimond Pons de Toulouse, les abbés
et les évêques de Saint-Pons, les verriers qui ont utilisé sans
retenue les arbres des forêts comme combustible. Les Guerres de
Religion
contribuèrent à plonger tout le monde dans une même détresse par les
saccages successifs des biens les plus divers. Le chemin de fer fut un
cordon ombilical éphémère et le textile, délicate industrie, forgea la
vie ouvrière en tissant des liens humains dans une population
laborieuse et méritante.
Mais, ce sont la rivière torrentueuse du Thoré et ses affluents, doux,
aguichants, sournois et cruels, quand ils décident de se rappeler par
leurs eaux monstrueuses au souvenir brutal d'habitants horrifiés, qui
rythment la vie au gré des saisons dans toute cette charmante vallée.
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Art et Textile
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Effet de peinture
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Histoire de
Labastide-Rouairoux : disponible
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LA DICTÉE DE
LACABARÈDE (Tarn)
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La porte de l'Albigeois
Pour
éviter les paroles ambiguës, cette visite à LACABARÈDE dans le Tarn,
malgré le roulement incessant des convois de toutes sortes sur le
chemin carrossable qui va de l'Orient vers l'Occident, nonobstant la
scission en deux parties distinctes du bourg historique par l'antique
voie de pénétration longeant la rivière torrentueuse du Thoré, en
dépit d'un ciel tourmenté par la rencontre des flux et des reflux
méditerranéens et atlantiques, nous plongea tous, tant que nous
étions, dans un ravissement béat.
Autour de l'ancienne mazade
de Sales, de bonne heure paroisse, dans la montagne du Pomayrol, on
découvre une contrée aux mélanges d'eaux impétueuses, de hêtres
majestueux, de prairies verdoyantes si substantielles pour la pâture
des animaux, à l'air authentique et excitant où chacun peut, à tout
loisir, se ressourcer dans la fraîcheur opportune et vespérale des
couchants estivaux. C'est un enchantement, surtout pour les habitués
des fragrances odorantes d'or noir et autres effluves désagréables
engendrés par un progrès souvent peu compatible avec les valeurs
naturelles de l'existence.
Les gens d'ici vous susurrent les vagues réminiscences que la
tradition huguenote a laissées, celles d'une cité ceinte de
fortifications conséquentes et d'une persécution cruelle envers le
sieur Calas, enfant du pays. On peut méditer sur les Guerres de
Religion, avec effroi et pitié, à cause des atrocités commises.
D'après les hommes, la Paix et la Tolérance n'avaient, à cette
époque, aucune existence licite.
Quoi qu'il en soit, toutes
les invasions, depuis les Romains, ont traversé notre bourg, la porte
de l'Albigeois. L'effroyable tragédie de l'année nonante neuf,
sinistre événement du siècle dernier, où une grande partie de la
cité faillit être détruite par des vagues d'eau monstrueuses
descendues de la Forêt Narbonnaise à la végétation clairsemée, a
laissé une empreinte indélébile gravée dans l'inconscient d'une
population laborieuse méritante. Si la légende des menhirs des
Deux-Sœurs n'a pu se vérifier cette fois-ci, le ciel venait de tomber
vraiment sur nos têtes.
Ainsi en avait décidé
Hésus, le dieu gaulois de la guerre.
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Calas
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Fresque dans l'église
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Histoire de
Lacabarède : disponible
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LA
DICTÉE DE
SAUVETERRE (Tarn)
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La sauveté dans la paix de Dieu
Pour éviter les paroles ambiguës ou pour parler sans ambiguïté,
cette visite à SAUVETERRE SUR THORÉ dans le Tarn, nonobstant la
scission en deux parties distinctes de la commune par le grand chemin
carrossable de Castres à Béziers, en dépit d'un ciel tourmenté par
la rencontre des flux et des reflux météorologiques méditerranéens
et atlantiques, nous plongea tous, tant que nous étions, dans un
ravissement béat.
Les gens d'ici vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition
historique a laissées, celles de la Croisade Albigeoise dirigée par
l'ost de Simon de Montfort contre Hautpoul en 1212 et dans tout le
Languedoc ainsi que celle des Guerres de Religion avec les atrocités
commises de part et d'autre qui nous remplissent d'effroi et de pitié.
Quoi qu'il en soit, toutes les invasions, depuis les Romains, ont
traversé notre contrée, mais la sauveté, prolongement du mouvement de
la Paix de Dieu, a stabilisé une population vaillante et la forêt
nourricière a servi de refuges pendant les temps les plus troublés de
l'histoire du pays.
Ainsi, on peut affirmer que c'est tout un art de vivre ici, dans le
cadre champêtre de cette vallée verdoyante, préservée des fragrances
et autres effluves désagréables engendrés par un progrès souvent peu
compatible avec les valeurs naturelles de l'existence. N'oublions jamais
qu'il faut toujours faire grand cas de Sauveterre car ses habitants ont
toujours su défendre leurs intérêts.
Et le présent ouvrage sur Sauveterre sur Thoré sera un témoignage de
reconnaissance à tous ceux, qui dans le passé, par leurs monuments et
leurs écrits ont permis sa réalisation.
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La halte Albine-Sauveterre
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La dépaissance
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Histoire de
Sauveterre : disponible
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LA
DICTÉE DE BOUT-DU-PONT-DE-LARN (Tarn)
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Voix de sirène, dangereux pouvoir de séduction
Pour
parler sans ambiguïté et pour éviter les paroles amphibologiques, cette
visite à Bout-du-Pont-de-Larn dans le Tarn, nonobstant le roulement
incessant des convois de toutes sortes sur le grand chemin carrossable qui
relie l’Orient à l’Occident, en bref cette ancienne route royale qui
va d’Agde au bord de la mare nostrum à Mazamet près du pays
castrais, nous plongea tous, tant que nous étions, dans un ravissement béat.
Les
gens d’ici vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition
locale a laissées, il y a plus de quatre-vingts ans, celles de disputes mémorables
ou autres algarades, chamailleries ou criailleries des habitants de l’époque.
Quelque incertaines que fussent les velléités d’autonomie et de
scission du hameau, nos ancêtres assumaient leur choix avec détermination.
Saint-Amans-Valtoret les condamnait.
On
n’oubliera pas qu’un pont a toujours une extrémité d’où le nom séculaire
de Bout-du-Pont-de-Larn, malgré les réticences, les sous-entendus
futiles ou les écrits intempestifs de sa voisine immédiate située de
l’autre côté du pont enjambant lo Larn, nom évocateur prononcé
autrefois maintes et maintes fois par les anciens. Les eaux tumultueuses
et grondantes du Thoré et du Larn ont toujours attiré les peuples qui
les ont utilisées très souvent comme forces mouvantes pour la production
de courant électrique et des innombrables moulins les plus différents ou
comme ressources naturelles grâce à leurs vertus particulières pour le
lavage et le dégraissage des laines.
Doit-on dire et écrire
le Larn ou l’Arn ? C’est là que le bât blesse depuis des temps
immémoriaux. Cassini de Thury dès le 18ème siècle, carte royale à
l’appui, précise sa graphie traditionnelle que reprendront à juste
titre les communes de Pont-de-Larn en 1790 avec confirmation en 1802 et de
Bout-du-Pont-de-Larn en 1928. Eh bien, voilà donc une précision utile !
Quelque prudents que vous soyez, vous n’éviterez pas la faute. Mais
convainc-t-on jamais vraiment ?
La
partie champêtre des vacants et des bois sur les hauts du territoire
apporte une touche verdâtre et reposante au tissu urbain moderne. Quoi
qu’il en soit, il fait bon vivre et travailler aux portes de Mazamet, à
l’ombre des châteaux de Montlédier et d’Hautpoul aux tours et
remparts de camaïeux grisâtres, dans ce charmant village loué par
quelques articles dithyrambiques mais résistant au chant des sirènes du
même acabit et à leur dangereux pouvoir de séduction.
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Le pont de Larn
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Village d'Hautpoul
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Histoire de
Bout-du-Pont-de-Larn : disponible
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Les dictées des
Cahiers de Minerve
Les dictées des Cahiers de Terres de Caux
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