A.D.I.R.P.

 

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Anciens Déportés, Internés, Résistants et Patriotes.

37 membres à Camon : 8 déportés, 8 internés, 14 familles et 7 fils et filles de déportés et internés.

(8 sont morts dans les camps de concentration)

 

                            Présidents fondateurs : Lucien JOVELIN et son successeur : Emile BAHEU.

 

 

Le 5 juillet 1967

Lucien Jovelin, maire, la Conseil procède à l'achat de 15 exemplaires  du livre " la déportation "

 

1983 : Président : Georges VERDIER               

 

1985 : le 15 février, en présence de M. Bécard, la section se réunit sous la présidence de M. Cozette, vice président départemental qui remplace le président départemental M. le docteur Eugène RICHARD.

    Nouveau bureau :

    Présidentes d'honneur :

    Mmes JOVELIN, BAHEU, DUMESGES, ALLOU et CORRETTE.

 

 

 

                                                                                                                Christiane DUMESGES, (Mme Ponthieu) se souvient.

   

    Président actif : M. MONVOISIN.

    Secrétaires : Emile BLEUET, René COQUEREL

    Trésoriers : Marius GAILLARD, Françoise BAHEU.

       

                   1986, le 8 mai,  discours de M. Bécard, maire 1983-1995

 

"Voici 41 ans le 8 mai 45, l'écrasement de l'hitlérisme par les forces alliés mettait fin en Europe aux terribles combats de la 2ème guerre mondiale.

L'histoire résonne maintenant des souffrances de le poche de Dunkerque, du martyr d'Oradour sur Glane.

Plus jamais nous ne pourrons oublier l' holocauste perpétré par les nazis à l'encontre des millions de déportés, particulièrement des 200 000 français et des 6 millions de juifs. Il faut aussi rappeler DACHAU, BUCHENWALD, TREBLINKA, AUSCHWITZ.

Ces camps ont vu mourir des millions d'êtres humains au cours d'une guerre qui n'a certainement pas eu d'égal au niveau de la barbarie et s'est soldée par au moins 40 millions de morts, sans compter les innombrables blessés.

Le fascisme a étendu son horrible dictature, écrasant les peuples, pillant les richesses, massacrant des millions d'êtres humains, employant les moyens les plus barbares d'anéantissement massif.

Le monde a vécu le plus grand fléau de son histoire.

Aujourd'hui nous sommes là avant tout pour nous souvenir et rendre hommage aux 535 000 victimes françaises dont 205 000 militaires et 182 000 déportés mais nous associons aussi à ce souvenir et à cet hommage les 6 millions de Polonais et les victimes du Commonwealth, les 21 millions de soviétiques et ce peuple qui a su dresser une résistance farouche à STALINGRAD  et faire reculer pour la première fois les troupes hitlériennes, les harcelant ensuite sans répit jusqu'à la prise de Berlin.

Nous nous souvenons aussi des 400 000 américains et des 40 000 canadiens comme des 1 600 000 Yougoslaves, ce petit peuple qui a su libérer son territoire avec son mouvement de résistance.

Oui souvenons-nous de tous ceux qui sont morts dans ce enfer, aux quatre coins du globe, et sans oublier les victimes de HIROSHIMA et NAGASAKI anéanties par les premières bombes atomiques de l'histoire.

Beaucoup plus près de nous, notre commune de Camon a payé aussi un lourd tribut au cours de ces 6 années : certains se souviennent encore des bombardements de Mars 44, notre monument aux morts rappelle aux passants le liste des jeunes camonois fauchés en pleine maturité, nos rues résonnent aux noms de Roger Allou, Clovis Dehorter, Jean Dumesges, Julia et Armand Huzieux.

Ils furent déportés tout comme Lucien Jovelin, Emile Baheu, associés aussi en cette cérémonie du souvenir. Déportés mais aussi résistants pour rendre au peuple et à la France sa liberté et sa dignité pour que le monde retrouve sa dignité.

Mais au delà, cette journée du souvenir doit être marquée par la volonté de tout faire pour que, plus jamais, l'humanité ne connaisse une nouvelle guerre qui risquerait d'être infiniment plus destructrice et plus meurtrière.

Nous devons tous être très vigilants. Vigilance d'abord en France où nous connaissons avec la crise qui s'aggrave une augmentation de la misère, du désarroi particulièrement chez les jeunes. Et où s'affirme une remontée des thèses d'extrême droite avec le Pen.

Attention car l'histoire nous enseigne que la crise des années 30 avait déjà produit le fascisme.

Vigilance aussi de par le monde où des conflits locaux ne trouvent pas leurs solutions (Liban, Afghanistan, Irak, Iran, Afrique du Sud, Tchad, Libye, Nicaragua...

Vigilance face au terrorismes de toutes sortes, très graves pour la démocratie et les libertés.


Mais vigilance aussi pour que les grandes puissances n'utilisent pas le terrorisme pour vouloir être les gendarmes du monde et partant, essayer d'empêcher l'émancipation des peuples.

Vigilance quand nous voyons la Méditerranée devenir une mer autour de laquelle se développent les foyers de guerre.

De même, n'oublions jamais que 45 millions d'hommes, de femmes et d'enfants meurent chaque année de faim alors que nos pays capitalistes gâchent sans vergogne et que la course aux armements engloutit des sommes folles. Il st insensé de croire que nos pays pourront continuer à se développer sur la misère du Tiers Monde et du Quart Monde.

A nous d'affirmer les seuls objectifs réalistes et raisonnables : un nouvel ordre économique mondial faisant leurs places à tous les pays sous-développés, un désarmement progressif, contrôlé, équilibré entre les grandes puissances.

 

                Vive l'amitié en tous les peuples ! vive la paix et les libertés ! vive la France.

 

        1987

            Julien Monvoisin, président :

    Il écrit :

"les falsificateurs et les pseudos historiens ne désarment pas ; ils développent et amplifient leur campagne de négation de l'existence des chambres à gaz, de dénigrement de la Résistance.

Leur objectif est clair : banaliser le Nazisme en même temps que sont prônées les théories racistes, élitistes, antisémites et xénophobes qui constituaient le fondement du National Socialisme.

Face à cette campagne ignoble  et pour démasquer les faussaires, je prends la décision d'offrir à la Bibliothèque Municipale de Camon, un ensemble de 10 documents pour témoigner et pour que l'on ne s'installe pas dans l'oubli"

 

            1994, le 3 mai : Déportation 50ème anniversaire. Albert Bécard, maire.

Pour la circonstance achat du “Grand Livre des Témoins” d’une valeur de 2700 francs, proposé par la FNDIRP.

Un conseiller pose la question de  l’utilité d’un tel ouvrage !

 

 

 

        Mai 2000, les Enfants des Déportés présentent le livre

  "Ces Voix toujours présentes"

 

 

 

Dimanche 25 avril 2004  (courrier picard 22/04/04)

présidée par André COZETTE, président de l' A.D.I.R.P

salle Aragon,

exposition du

"devoir de mémoire" 

le 8 mai 1942, un convoi de 1170 déportés arrive au camp d'Auschwitz. Parmi eux, Roger Allou, Clovis Dehorter, deux cheminots arrêtés au lendemain d'un sabotage au dépôt d'Amiens. Leurs proches ne les reverront plus.

D'autres Camonois : Jean Dumesges, Armand Huzieux, Lucien Jovelin... connaîtront les camps de concentration. S'ils en sont revenus, ils sont restés meurtris dans leur chair et leur âme.

 

"camarades livrés par des traîtres le 8 mai 1942

Poyen, Poiret..."

 

Roger Allou

 

Roger employé au chemin de fer, syndicaliste, membre du P.C. depuis 1936 entre dans la Résistance dès sa démobilisation en août 1940.

 Responsable F.T.P. (Francs Tireurs et Partisans), il est arrêté le 8 juillet 1942 arrive au camp d'extermination d'Auschwitz et le 18 septembre de la même année, est envoyé au four crématoire.

Il avait 32 ans.

Ce n'est qu'à la Libération, en 1945,  que la famille apprendra son décès.

 

                                         

 

Léone, sa fille, à l'époque avait 8 ans,  raconte :

"deux Allemands sont venus arrêter mon père. Il a voulu se sauver par les Hortillonnages mais il a été rattrapé. Ils l'ont d'abord emmené à la prison d'Amiens. Ils ont fouillé partout jusqu'à la niche du chien, ils n'ont pas trouvé les machines à écrire qui servaient à taper les tracts"

Avec, notamment en mai 1942, un sabotage en gare d'Amiens, Roger, et avec lui,  certaines personnalités, figurait bien évidemment sur     

 "la liste noire" de l'occupant.

 

 

Samedi 11 novembre 2006, 88ème anniversaire de l'armistice :

Malgré le temps menaçant, de nombreux Camonois et Camonoises sont au rendez-vous.

Devant le Monument aux Morts,

Michel Ponthieu, ancien maire de la Commune, en sa qualité de Président des Anciens Combattants, dans un long discours écouté dans un silence impressionnant,  donne le ton à la cérémonie :

"Nous avons décidé de nous joindre à l'opération

"Les Flammes de la Mémoire"

 opération lancée par le Conseil Général de la Somme.

C'est ainsi, s'exprime-t-il, qu'avec l'accord de M. J CL Renaux, maire de la Commune, nous avons, hier soir, vendredi 10 novembre, déposé 62 bougies, en mémoire des 62 poilus Camoniers tombés sur le champ de bataille de cette terrible guerre 1914-1918."

 

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