De Sedan... à Charleville
L'Ardennais du lundi 28 septembre 2009.
C'est une course à part par la place qu'elle tient
dans le paysage sportif et dans le cœur des Ardennais mais aussi parce
que c'est une épreuve aux exigences particulières. Avec une distance de
24,3 kilomètres à parcourir entre la cité de
Turenne et la Préfecture, Sedan-Charleville, dont la 89e édition se
disputera dimanche, est une épreuve difficile à appréhender.

Quelques conseils
avec Andrée Manil, 65 ans, athlète de La Macérienne qui participera
dimanche à sa 12e classique. Alors que la première partie de course est relativement plate, la
seconde, à partir de Flize, se corse avec les côtes de Villers-Semeuse
puis de Mohon et la dernière montée du Cours Briand à un peu plus d'un
kilomètre de la ligne d'arrivée.
Parmi les quelque 3.000 participants une nouvelle fois attendus au
départ de l'avenue Philippoteaux, certains s'élanceront pour la première
fois. Les sept points stratégiques vus par André Manil.
Le départ
« C'est stressant. Pour être relativement bien placé, il faut
arriver en avance et pas au dernier moment. Il y a énormément de monde
qui s'échauffe dans tous les sens. On s'angoisse. On se demande comment
va se dérouler la course. Pour quelqu'un qui débute, il ne faut pas se
mettre trop devant, au risque d'être entraîné sur un rythme trop élevé,
une fâcheuse tendance. ça ne sert à rien non plus de se mettre un temps
dans la tête ».
La ligne droite entre Pont-à-Bar et Dom-le-Mesnil
« On est encore dans l'euphorie du départ. Elle est un peu longue
(quasiment deux kilomètres entre le 8e et le 10e) surtout s'il y a du vent.Ce n'est pas évident de se caler dans un groupe. ça peut aller trop
vite, pas assez. Mais, on arrive toujours à trouver des gens
sympathiques avec qui faire lacourse. Sur Sedan-Charleville, on ne se
retrouve jamais isolé ».
La mi-parcours à Flize
« Si la première moitié de course se déroule bien, j'ai l'impression
que ça va bien se passer par la suite. En revanche, si j'en bave à Flize
(km 13), je me dis que je vais avoir du mal à finir. Il y a un
ravitaillement. Il est important de le prendre, comme tous les autres
d'ailleurs ».
La côte de Villers-Semeuse
« Les difficultés sont dans la deuxième partie de la course. La côte
de Villers-Semeuse (km 18) passe relativement bien. Il y a du monde à
nous acclamer ».
La côte de Mohon
« C'est la plus dure et la plus longue (km 20,5). On n'en voit pas
le bout. Il faut donc en avoir gardé un peu sous le pied en arrivant en
bas. Il ne faut pas se laisser emporter et se mettre dans le rouge. Car,
beaucoup craque ensuite dans les deux derniers kilomètres. Ça m'est déjà
arrivé ».
La montée du Cours Briand
«
A ce moment-là, on en a plein les jambes (km 22,5). Mais, il faut
se mettre en tête que c'est bientôt fini. Se dire que si tu as été
capable de faire 23 kilomètres tu peux en faire un 24e. malgré tout, on
a parfois beaucoup de mal à faire le dernier kilomètre ».
L'arrivée au Stade du Petits-Bois
« Quand on rentre dans le stade, c'est fini. Il y a énormément de
monde pour nous accueillir et nous applaudir. On en a cependant marre
comme tout le monde. ça m'est arrivé de me dire que c'était la dernière
fois que je le faisais. Mais, ça ne dure que cinq minutes. On finit
toujours par avoir envie de recommencer ».

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Des inscrits à la pelle
L'Ardennais du mardi 29 septembre 2009 - Sylvain Pohu.
Le compte à rebours est lancé pour la classique ardennaise présentée
hier et qui se disputera dimanche.
Hier soir, au moment de la présentation officielle de la 89e édition du
Sedan-Charleville, les organisateurs avaient reçu 2.350 demandes
d'inscription. |
« C'est comme d'habitude », concédait Jean-Marie Baudoin. En revanche,
le président de l'association « Courir en Ardennes » disait avoir eu
beaucoup plus de contacts pour la venue d'athlètes étrangers. Les
Kenyans et Ethiopiens seront donc encore en nombre dimanche. Ainsi, le
Kenyan David Kisang, vainqueur en 2007, devrait être là. Jean-Marie
Baudoin attend la confirmation pour l'Ethiopien Tolu Bané, lauréat l'an
passé. Des Russes, des Biélorusses et Ukrainiens sont également
attendus.
Des inquiétudes pour la suite
Jean-Marie Baudoin a répété que le « point noir » était d'ordre
financier malgré le « coup de pouce du Conseil général ». « Au
printemps, j'étais inquiet. Pour les prochaines éditions, il va falloir
trouver de nouveaux partenaires. Mais, il n'y a pas que pour nous que
c'est dur. J'ai lu que les organisateurs de Paris-Versailles avaient
donné 4.000 euros au vainqueur dimanche contre 8.000 les années
précédentes », avoue-t-il.
Sens inverse au Petit-Bois
Si les coureurs pénétreront dans le stade du Petit-Bois par la même
porte qu'habituellement, ils emprunteront le chemin inverse sur la piste
(dans le sens inverse des aiguilles d'une montre). Ce qui fait qu'ils
gagneront une cinquantaine de mètres. « Mais avec les aménagements et
les ronds-points à la sortie de Sedan, on ne sera pas loin des 24,300 km
», admet Jean-Marie Baudoin. « Le vestiaire sera désormais salle
Delvincourt et non plus gymnase de l'Espérance. Il me semble que c'est
plus fonctionnel ».
Hommage à Jacqueline Breda
Très ému, Jean-Marie Baudoin a rendu hommage à Jacqueline Breda, une
bénévole disparue en début d'année.

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Les étrangers chouchoutés
L'Ardennais du mardi 29 septembre 2009 - B. Giraud.
Chaque année, ils sont une vingtaine de coureurs étrangers de
haut niveau à participer au Sedan-Charleville. Pour les
accueillir, rien n'est laissé au hasard. Il s'en
occupait déjà un peu avant mais officiellement, ça fait six ans
que Patrick Krauss, avec trois autres bénévoles, a pris en
charge l'accueil des coureurs étrangers pour le
Sedan-Charleville. |
Des coureurs qui ont l'habitude de finir dans les quinze premiers du
classement et qui ont tous un manager pour organiser leur saison. «
En fait, ils sont tous résidents en France ou en Belgique »,
explique Patrick Krauss. « On les prend en charge de leur descente du
train à leur retour à la gare, le lundi matin ».
Kenyans, Russes, Ukrainiens, Biélorusses : ils sont déjà une douzaine
à s'être inscrits pour prendre le départ de la 89e édition, dimanche.
« Mais ça peut monter à 20 et même 25 car il y en a qui s'inscrivent la
veille », précise Patrick Krauss.
Pour accueillir ces athlètes habitués des podiums, rien n'est laissé
au hasard. Depuis plusieurs années, Patrick Krauss a passé des accords
avec un hôtelier du centre-ville et un restaurant de la place Ducale.
« Généralement, ils arrivent par le train, de Paris ou de Lille. On va
les chercher à la gare le samedi en fin d'après-midi, on les dépose à
leur hôtel et on les fait manger ».
Le jour J, les coureurs se retrouvent à 10 heures au restaurant pour
prendre leur repas. Un menu spécial, traduit en anglais et en allemand,
leur a été préparé, avec au choix poulet ou poisson (sans sauce) ou
cordon bleu de dinde, accompagnés de riz ou de pâtes (sans sauce
également). Et pour finir une tarte, un fruit, un fromage ou un yaourt.
A 10h50, les coureurs sont invités à se rendre au stade du Petit-Bois
où ils sont emmenés en bus jusqu'à Sedan, pour le départ. Après
l'arrivée, les hôtesses les accompagnent place Ducale, pour le tirage au
sort de la voiture, puis à la Porte de Flandre, pour la remise des prix.
Interprètes
« Ils sont complètement pris en charge et ils n'ont à s'occuper de
rien », souligne Patrick Krauss.
« Pour nous aider, on a des interprètes qui parlent anglais et
allemand. Généralement, les Kenyans parlent anglais et les Russes
comprennent l'allemand. Sinon, il y a aussi certains coureurs qui nous
aident. Comme le Russe Alexandre Krestianinov, qui a couru à l'ASPTT de
Charleville il y a vingtaine d'années et qui est maintenant dans le
Nord. Il parle très bien français ».
Dimanche, ces coureurs étrangers seront en première ligne. Avec
l'objectif avoué de repartir avec une prime conséquente, sachant que le
premier du classement scratch recevra 1.500 euros, le deuxième 1.200
euros, le troisième 1.000 euros et le quatrième 750 euros.
Et lundi matin, ils seront raccompagnés au train. En attendant la
nouvelle course à laquelle leur manager les inscrira.

Des règles à respecter
L'Ardennais du jeudi 1er octobre 2009 - Sylvain Pohu.
Les docteurs Millot et Gasser donnent quelques conseils pour réduire
les risques et vivre une course relativement agréable. SEDAN-CHARLEVILLE est une épreuve qui ne se prend pas par-dessus la
jambe. 24,300 kilomètres, c'est long.
Pour gérer au mieux son effort et parvenir sans trop de dommage au stade
du Petit-Bois à Charleville-Mézières, il y a des règles à respecter,
notamment pour les néophytes, que les docteurs Millot et Gasser, du
centre médico-sportif, énumèrent.
1. Le compétiteurs est dans une course parce qu'un médecin a signé un
certificat de non contre-indication. Il faut exiger une vraie
consultation - un électrocardiogramme après 40 ans et un test d'effort à
partir de 50 ans - engageant la responsabilité de tous.
2. La dernière semaine d'entraînement doit être tranquille afin
d'arriver frais le jour J.
3. Sur le plan alimentaire, retenir deux repas fondamentaux : le
vendredi soir, soit 36 heures avant la course, un repas sans résidu pour
ne pas fermenter dimanche ; le dimanche matin, un bon petit-déjeuner,
terminé trois à quatre heures avant le départ (café, thé, jus de fruit,
pain, beurre (léger), confiture, miel, laitage, une bonne assiette de
pâtes ou riz et un fruit). Boire toutes les demi-heures jusqu'au départ,
de l'eau non-gazeuse (elle peut être légèrement sucrée).
4. Une bonne préparation des pieds avec une pommade habituelle sur des
ongles coupés au carré et entre les orteils malformés. Masser la plante
des pieds, sans oublier de protéger le sillon inter-fessier, la face interne des cuisses et les
mamelons afin d'éviter l'effet délétère du frottement.
5. La course est longue, le final difficile, il faut savoir gérer
en passant à Flize au 12ème kilomètre à peine fatigué.
6. S'arrêter à tous les ravitaillements, prendre trente secondes en
marchant pour avaler un gobelet d'eau même si l'impression d'avoir soif
n'est pas présente.
7. Faire attention aux euphories épisodiques amenant à courir en
surrégime sans s'en rendre compte et « casser » au kilomètre suivant. Ne
pas hésiter à marcher un peu pour se calmer.
8. Pour tous ceux qui courent avec un cardiofréquencemètre (sage et
intelligente précaution), respecter absolument votre pouls du premier seuil
au moins dans la première partie de la course.
9. Toujours en garder sous les semelles afin de vivre intensément ce
moment magique de la fin de course.
10. Dans le contexte actuel, il est conseillé de ne pas participer à la
course en cas de fièvre ou dans les huit jours suivant un syndrome
grippal.
11. Nous demandons à tous - sportifs, public, encadrement, vélos etc...
- de noter le numéro de téléphone suivant : 06.81.74.85.21. Si vous êtes
témoin d'un accident vrai notamment dans les zones où le public est
clairsemé appeler ce numéro.

En piste pour le dépistage
L'Ardennais du vendredi 2 octobre 2009 - Ph.M.
120 femmes dans la course, dimanche, sous le label «
Octobre rose ».
Dans le cadre de Sedan-Charleville, 120 femmes vont se relayer,
dimanche, pour promouvoir le dépistage du cancer du sein.
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Elles vont participer à Sedan-Charleville, dimanche, mais on ne
relèvera pas leurs noms dans le classement final. Ce n'est pas le but de
l'opération menée par Annie Gabrel de l'association « Athlé Santé » avec
le soutien de la Société ardennaise de cancérologie, et de son
directeur, le Dr Jean Botokeky.
Si 120 femmes vont se relayer sur le parcours avec un tee-shirt rose,
c'est pour promouvoir le dépistage du cancer du sein, dans le cadre du
mois « Octobre rose ».
Deux bienfaits en un
Concrètement, après un lâcher de ballons à 13h30 à Sedan, place
d'Alsace-Lorraine, les athlètes vont se relayer jusqu'au chef-lieu avant
d'effectuer ensemble, et groupées, le dernier kilomètre. Elles porteront
toutes alors, tel un flambeau, un ballon aux couleurs de l'opération. Dans le même temps, un minibus sera dans la caravane pour distribuer des
prospectus au public toujours nombreux.
« C'est une opportunité idéale
», se réjouit le Dr Botokeky. « C'est un événement populaire, et c'est
donc l'occasion de rappeler que l'activité sportive est un facteur
important de prévention et de non survenue du cancer du sein... ».
Et d'expliquer encore : « En courant, non seulement on brûle des
graisses (ce qui permet de lutter contre le surpoids, autre facteur à risque (avec la
sédentarité, le tabac, le fait de n'avoir pas eu d'enfants ou de ne pas
avoir allaité, etc.), mais aussi de réguler certaines hormones, et l'on
sait que les déséquilibres hormonaux favorisent l'apparition du cancer
du sein ».
Mais dans le cadre d'« Octobre rose », il s'agira surtout d'inciter les
femmes de 50 à 74 ans de se faire dépister (tous les 2 ans). Pionnier en la matière, le département des Ardennes affiche un taux de
dépistage de 61 % (soit dix points de mieux que la moyenne nationale). En 2008, sur un millier de femmes dépistées, via la Société ardennaise
de cancérologie (où l'on pratique la double lecture des examens), six
cancers ont été dépistés.
« Plus la détection est précoce, avec des lésions inférieures à 1
centimètre, plus on parvient à des taux de guérison élevés, de l'ordre
de 85 % », note le praticien. Pas besoin de faire un dessin !

Lâcher de ballons contre le cancer du sein
L'Ardennais du vendredi 2 octobre 2009.
A l'occasion de la 89e édition de Sedan-Charleville, la ville de
Sedan s'associe à la Société ardennaise de cancérologie et au
relais-féminin pour « Octobre Rose », opération nationale visant à
promouvoir la lutte contre le cancer du sein.
Ce relais verra la participation de 120 féminines, toutes vêtues de
tee-shirts roses, qui parcourront les 24,3 km de la course afin de
porter un message d'espoir dans la lutte contre le cancer qui touche
50.000 femmes par an. Durant la course, un véhicule de la caravane distribuera de
l'information au public ainsi qu'à l'arrivée pour inciter les femmes à
se faire dépister.
La ville de Sedan soutiendra cette cause de santé publique en organisant
un lâcher de ballons aux couleurs d'Octobre Rose, sur la ligne de
départ, avenue Philippoteaux.

Les trois mousquetaires
L'Ardennais du vendredi 2 octobre 2009 -
Sylvain POHU.
Olivier Lejeune (GRAC),
Damien Labroche (AS Sommer) et Mikaël Pasero
(La Macérienne) devraient se
disputer le rang de premier régional dimanche.
C'est devenu une habitude. Dorénavant dans les épreuves sur route, il
y a deux courses : celle pour la victoire entre les coureurs le plus
fréquemment venus du continent africain, l'autre pour la place de
premier régional.
Dimanche, sur les coups de 15h20, à l'arrivée au stade du Petit-bois,
le 1er coureur champardennais devrait se trouver, sauf surprise,
dans le tiercé Olivier Lejeune - Damien Labroche - Mikaël Pasero.
L'expérimenté Philippe Deville réussira-t-il à bouleverser cette
hiérarchie ?
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Olivier LEJEUNE
Age : 31 ans.
Club : Givet-Revin AC
Nombre de participations : 3.
Son meilleur résultat : 6e en 2008 (1er Français) en 1h21’11.
Ses records : 1h09’51 sur semi (Châlons, 2009) ; 31’14 sur 10km
(2006).
Son objectif : « J’aimerais bien faire moins d’1h 20. Pas
beaucoup de régionaux l’ont fait. Je vais partir sur ces
bases-là en tout cas. J’ai fait des séances correctes. Je suis
mieux que l’an dernier. Mais, c’est tellement aléatoire. La
concurrence régionale ? Je me fixe surtout le chrono. Après,
s’il y a meilleur que moi ».
Sa cote : le sociétaire du GRAC rafle la mise sur toutes les courses du
département. Il ne s’économise pas.
Mais on peut compter sur lui pour avoir préparé au mieux le rendez-vous
incontournable des Ardennes. Il a un rang à tenir. Il est donc le mieux
placé pour se succéder à lui-même. |
Damien LABROCHE
Age : 28 ans.
Club : AS Sommer.
Nombre de participations : 7.
Son meilleur résultat : 8e l’an passé en 1h22’53.
Ses records : 1h08’42 sur semi (Cavaillon, 2009), 31’38 sur 10km
(2008).
Son objectif : « Je reste sur 1h20-1h21. Je ne pense pas pouvoir
faire mieux. Car, après, tenir 3’15 au kilo avec les difficultés de la
fin, ce n’est pas évident. Je vais tout donner en tout cas pour ne pas
avoir de regrets. J’espère que ça ne va pas se regarder en chien
de faïence. Cette année, il va y avoir du monde, c’est bien ».
Sa cote : le Sedanais aime la bagarre. Il vient de battre son record au
semi-marathon dans le cadre des championnats de France.
Il est en grande forme. Il ne va pas se poser de questions et peut faire
douter Olivier Lejeune. |
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Mikaël PASERO
Age : 25 ans.
Club : La Macérienne.
Nombre de participations : aucune.
Ses records : 1h11’31 sur semi (Dijon, 2008), 32’16 sur 10km (2008).
Son objectif : « Je vais découvrir mais essayer de faire du mieux
possible. Je n’ai pas pour habitude de faire les courses à moitié.
Je vais me caler dans le groupe des meilleurs régionaux.
Mais, je ne me fixe pas d’objectif particulier pour cette course.
J’enchaînerai avec le Marseille-Cassis le 25 octobre ».
Sa cote : il n’a rien à perdre pour sa première participation.
Il vient de terminer 13e de Paris-Versailles, une épreuve cependant
moins dense que les années précédentes. Il peut constituer la bonne surprise de cette 89e édition.

Tous derrière Kisang et Bané
L'Ardennais du samedi 3 octobre 2009 - Sylvain Pohu.
Les deux derniers vainqueurs seront au départ demain avec une ribambelle
d'autres coureurs étrangers, africains notamment.
La 89e édition de la célèbre classique Sedan-Charleville, la doyenne des courses de
ville à ville hexagonale - « et même d'Europe tant qu'on ne m'apporte
pas la preuve du contraire » selon Jean-Marie Baudoin, le président de
l'association Courir en Ardenne - n'échappera pas, une nouvelle
fois, à un coureur étranger. Africain très certainement même.
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Demain, la cohorte des athlètes venus, principalement, des hauts
plateaux sera très fournie sur la ligne de départ, avenue Philippoteaux
à Sedan, à 14 heures. Plus que les années précédentes. Parmi eux, il y
aura les deux derniers vainqueurs en date : l'Ethiopien Tola Bané,
lauréat l'an passé en 1h14'42, et qui avait mis fin au règne kenyan
long de sept ans, et le Kenyan David Kisang, vainqueur en 2007 à peu
près dans le même temps (1h14'40).
Le match Lejeune - Labroche
Ensuite, la liste des prétendants est longue avec les Kenyans Paul
Kipkorir, Elias Cheboi, Wesley Ochoro, Stephen Koech, Issac Birir, Moses
Kripruto, les Ougandais James Kibet et Patrick Cherotwo, les Burundais
Willy Nduwimana et Emmanuel Ndwayo. Le futur vainqueur se trouve
peut-être parmi eux. A moins que la légion des coureurs venus de l'Est
emmenée par les Ukrainiens Alexandre Babarenko et Ivan Nusiako ne crée
la surprise, ce qui serait étonnant. Dans ce contexte très relevé, où se situera Sadik Bahla ?
En tout cas,
il sera très difficile pour les meilleurs régionaux de se frayer une
place dans les dix premiers. Sixième l'an passé, Olivier Lejeune (GRAC)
a tout de même pour ambition de descendre sous la barrière des 1h20.
Damien Labroche (AS Sommer), qui vient de réaliser 1h08'42 aux
championnats de France de semi-marathon à Cavaillon, est également en
grande forme. Mikaël Pasero, un nouveau venu dans le département - il a
pris une licence à La Macérienne - peut-il venir jouer les trouble-fête
tout comme l'expérimenté Philippe Deville (GRAC) ?
Chez les femmes, la lutte pour la victoire devrait également être
acharnée entre les Kenyanes Selly Kaptich, Veronica Cheboi, Emily Biwott,
Agnès Katunge Mutune, Esther Wanjiru, Sarah Jeriwoi et Risper Gesabwa,
la Burundaise Francine Niyonigiye, l'Ougandaise Catharine Webonbesa et
les Russes Maria Fedosseeva et Tatiana Mironova.

Des duels locaux
L'Ardennais du dimanche 4 octobre 2009.
La classique automnale Sedan-Charleville a toujours été une affaire
éminemment ardennaise, la suprématie pour la place de premier «
sangliers » a de tout temps attiré la grande foule, la confrontation des
meilleurs locaux constituant pour le public au moins autant d'intérêt
que celle des premiers.
Aux leaders du département des années 90,
Jean-Pierre Pietrement (ASPTT Charleville) et Corinne Gérard (Marathon
club de Mouzon), ont succédé
Philippe Deville (GRAC) et
Noémie Flotté
(AS Sommer), puis de nouvelles générations sont apparues.
Avec chez les féminines Séverine Limousin (La Macérienne) et plus
récemment Jennifer Tribut (Vouziers Oxygène), et chez les hommes
Olivier
Lejeune (GRAC) et
Damien Labroche (AS Sommer). Défaite par la
Vouzinoise, véritable révélation de l'année, au national de
semi-marathon à Cavaillon, la Macérienne a largement pris sa revanche
dimanche aux 10 km de Nouzonville.
Le Sedanais Labroche pour sa part,
avec ses 1'08 sur 21,100 km, a démontré ses dispositions pour les
longues distances, alors que Lejeune se contentait d'écumer en toute
tranquillité les épreuves locales, les deux meilleurs locaux évitant
soigneusement de se rencontrer. Leur confrontation constituera l'une des
attractions majeures de ce 89e Sedan-Charleville.
Leurs suivants immédiats dans la hiérarchie 08, Béatrice Gérardin (La
Macérienne) et Stéphane Rollin (USC Nouvion-sur-Meuse), constitueront
par ailleurs les meilleures chances de podium.
Affaires à suivre !

Le CSSA dans la course
L'Ardennais du dimanche 4 octobre 2009 - Sylvain POHU.
Cet après-midi, le Club Sportif Sedan-Ardennes sera représenté entre
Sedan et Charleville.
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Geoffrey Van Overschelde, un des kinés, a lancé
l'idée et a obtenu l'adhésion de huit autres personnes.
Yoann Demangeot,
son collègue, Enguerran Housez, kiné de l'équipe réserve (qui devrait
participer malgré une douleur tenace genou), Bertrand Gérard, un
stagiaire kiné, Baptiste Michaux, Francine Bollwein, Jean-Marie Marette,
et deux membres du staff, à savoir Landry Chauvin, l'entraîneur, et
Teddy Pellerin, le préparateur physique. |
« C'est dommage ! Nous aurions
voulu être dix pour figurer dans le classement entreprise », regrette
Geoffrey Van Overschelde. « Le but est de se faire plaisir ».
« Chacun va partir à son allure, avoue-t-il. Le but est de se
faire plaisir. Je me suis entraîné trois fois par semaine pour préparer
la course. J'ai effectué des petites séances avec Teddy (Pellerin) pour
être au point et ne pas s'arrêter en cours de route ».
Les deux hommes devraient partir sur les bases d'1h50. Yoann Demangeot, quant à lui, vise 1h40. De son côté, Landry Chauvin ne
s'est pas fixé d'objectif. Les membres du CSSA seront reconnaissables grâce à leurs tee-shirts
rouges avec l'écusson du club.

4 octobre 1949, un mardi
L'Ardennais du dimanche 4 octobre 2009 - Yanny HUREAUX.
Les gendarmes ont eu du mal à contenir la colère des habitants de Balaives, lors du retour, ce matin, sur les lieux de son crime, de René
Chéniaux, ouvrier métallurgiste dans la commune. Devant le corps
affreusement mutilé de son épouse, il a fait le récit de son assassinat.
A la sortie de la maison où s'était déroulé le drame, la foule l'a
couvert d'injures, réclamant notamment la peine de mort.
A Monthermé, dans la catégorie des minimes, Michelle Lardenois, Jeanne
Lambert et André Goury ont été déclarées reçues aux épreuves du brevet
sportif populaire.
A Lumes, la rentrée scolaire aurait pu se passer dans de meilleures
conditions. Dans une salle de classe, le plafond est tellement vétuste
qu'il est urgent de l'étançonner. Dans les deux autres salles, des
peintures défraîchies, fenêtres disjointes et une installation
électrique défectueuse ont accueilli les écoliers.
Etat civil du troisième trimestre, à Tagnon. Naissances : Georges
Steinmetz, Guy Martinet, Christian Fossier, Antoine Lambinet, Mieleck
Marck, Daniel Michef. Décès : Madeleine Deparis.
Drame, cet après-midi, à Braux. Alors qu'il travaillait aux Ets
Merveille, M. Arthur Marbaix, ouvrier meuleur âgé de 65 ans a été
mortellement blessé à la tête par une chaîne que la meule avait
entraînée, en sautant.
A Givet, le conseil de section de la Sécurité Sociale a condamné
sévèrement deux jeunes filles de Fromelennes, surprises au bal, alors
qu'elles étaient en congé de maladie.
Membres du club d'athlétisme de la Macérienne, Camus et Poncelet
disputeront pour la première fois la course pédestre Sedan-Charleville.
Richard Camus, l'an dernier, a terminé cinquième du championnat de
Cochinchine, dans l'épreuve du 10 000 mètres.
Défenseur du stade de Reims, le footballeur ardennais Roger Marche est
sélectionné dans l'équipe de France qui ira affronter la Yougoslavie, à
Belgrade.

Bané double la mise
L'Ardennais du lundi 5 octobre 2009 - Sylvain POHU.
Tola Bané n'a pas gagné avec la même facilité qu'il y a
un an. La 89e édition a effectivement été la plus dense de
l'histoire de la classique ardennaise. Il fallait s'y attendre, avec la longue liste de coureurs africains
présente au départ.
Ainsi, les 11 premiers sont-ils arrivés dans une fourchette de moins
de deux minutes sur l'anneau du stade du Petit-Bois, emprunté dans le
sens inverse cette année. Le Kenyan Wesley Ochoro, 10e hier en 1h16'25 et qui a très longtemps
fait le yo-yo avec le groupe de tête, aurait terminé 5e en 2007 et 4e en
2008.
Encore à dix cours Briand
Dans la montée du cours Briand, au 23e kilomètre, tout proche de la
flamme rouge, ils étaient
encore dix à pouvoir prétendre à la victoire
après un départ relativement prudent (3'10 sur les premiers kilomètres,
31'59 au 10e km), puis un passage sur un rythme beaucoup plus soutenu, à
plus de 20 km/heure, à compter de la mi-course.
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Personne ne voulait lâcher le morceau. L'explication avait donc
finalement lieu dans les rues du centre-ville de Charleville. Tola Bané, qui a sagement attendu son heure, au cœur du peloton, plaçait
alors une accélération fatale pour couper la ligne une nouvelle fois en
vainqueur, dans un chrono cependant supérieur à celui de 2008 (1h15'07
contre 1h14'42).
Il devançait deux Kenyans, Stephen Koech et David Kisang, lauréat 2007.
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Langlacé effacée des tablettes
Dans ce contexte très relevé, les meilleurs coureurs régionaux ont été
repoussés au-delà de la 14e place alors qu'Olivier Lejeune, qui a pris
des risques hier après-midi, terminait 6e et premier Français l'an passé
en 1h21'11.
Une marque qu'ont dépassée Damien Labroche (1h20'34) et le surprenant
Philippe Deville (1h20'38) mais bien plus loin dans le classement
(respectivement 15e et 16e).
Il faut également chercher assez loin dans celui des féminines, dominé
par les Kenyanes Agnes Katunge Mutune (1h24'22), qui a battu de plus
d'une minute le record de l'épreuve détenu par Chantal Langlacé depuis 1984 en 1h25'38 (Sur
un parcours qui n'était cependant pas tout à fait le même), pour voir la trace des premières
athlètes de la région.
Marie-Charlotte Bonnaire, dont c'était la première participation, était
venue effectuer un entraînement en vue du semi-marathon de Reims dans
quinze jours. En terminant 15e en 1h39'57, la Rémoise de l'EFSRA décrochait la place
de première Française, Séverine Limousin (La Macérienne) s'octroyant
pour sa part le rang de première Ardennaise (en 1h41'46).

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Première de la classe
L'Ardennais du lundi 5 octobre 2009 - Cédric GOURE.
Meilleure Ardennaise dimanche, Séverine Limousin a encore amélioré
son record
sur la doyenne des classiques.
En 2004, Séverine Limousin avait bouclé Sedan-Charleville dans
l'anonymat, en 2h01.
Elle s'était jurée de revenir plus forte. Depuis
cinq ans, l'athlète de La Macérienne (33 ans) n'a cessé de progresser,
jusqu'à améliorer son record personnel dimanche après-midi sur la
cendrée du stade du Petit-Bois.
« Je suis très contente de finir en 1h41'46, car j'avais fixé un temps
de 1h43. Après être partie un peu vite, j'ai rapidement trouvé mon
rythme de croisière grâce à mon coach, même si j'ai baissé mon allure
entre les neuvième et 10ème kilomètres. En dépit du vent qui soufflait
entre Donchery et Pont-à-Bar, les conditions étaient vraiment idéales ».
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Une place convoitée
Notamment lauréate à Glaire, Attigny, Boutancourt et Nouzonville cette
saison, la formatrice en bureautique a ainsi trouvé la récompense d'une
préparation minutieuse, conclue il y a deux semaines aux championnats de
France de semi-marathon à Cavaillon.
« J'ai bien travaillé pendant l'hiver. D'habitude, j'ai horreur du
cross. Mais je me suis surprise à apprécier cette discipline cette
année. Ensuite, je me suis focalisée sur Sedan-Charleville à partir de
la fin juillet. Il fallait habituer mon corps à l'endurance ».
Derrière les longues séances d'entraînement se cache alors l'objectif de
conserver le titre honorifique de meilleure représentante ardennaise
conquis l'année dernière. « Je souhaitais non seulement améliorer mon
chrono, mais ce challenge me trottait également dans la tête ».
La place de première régionale, raflée cette fois par Marie-Charlotte
Bonnaire (EFSRA), n'a pas le même retentissement que dans la course
masculine. « Les prétendantes ne s'affichent pas. En tant
qu'Ardennaise, ma fierté se résume à être la meilleure du département.
Je remercie vraiment le public. Comme je suis concentrée sur ma course,
je n'ai pas le temps de sourire aux gens qui me soutiennent. Mais je
suis très sensible à leurs encouragements ».
A voir sa foulée, nul doute qu'elle en recevra bien d'autres avant sa
septième participation. En 2010.

Deville ne fait pas son âge
L'Ardennais du lundi 5 octobre 2009 - Cédric GOURE.
Les bras levés comme un néophyte, Philippe Deville a bouclé hier sa
10ème participation en héros régional. Loin derrière l'inaccessible course des Africains, le vétéran sedanais
(42 ans) s'est accroché jusqu'à l'entrée du stade du Petit-Bois,
seulement lâché par Damien Labroche dans les derniers hectomètres de
l'arène carolomacérienne.
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« Je suis ravi, car on m'avait un peu oublié parmi les
favoris. Malgré une élongation mal soignée et une bronchite, je
m'étais préparé, notamment durant les quinze derniers
jours. Je remercie mon coéquipier Olivier Lejeune, qui a
beaucoup travaillé pour moi ».
En tête d'un quatrième
groupe jusqu'à l'entrée de Dom-le-Mesnil, le coureur du
GRAC s'est en effet sacrifié. A bout de forces, on le
surprit même à marcher au sommet de l'interminable côte de
Villers-Semeuse, avant de finir à près de trois minutes de son
temps escompté (1 h 22'41).
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Un jour sans, comme l'a connu Mickaël Pasero (La Macérienne).
Rapidement distancé, le troisième des mousquetaires a découvert la
doyenne des classiques françaises dans la difficulté, victime d'ennuis
gastriques (43e en 1h29'23).
Labroche à l'attaque
S'il ne restait qu'un homme, ce serait donc Damien Labroche.
Pestant
contre une allure trop lente à son goût jusqu'à Elaire, le leader de
l'AS Sommer lançait l'offensive décisive à cinq kilomètres de l'arrivée.
« Aux Ayvelles, nous étions en retard sur mes prédictions
chronométriques. J'ai d'abord collaboré avec Pierre Potteau, mais
Philippe Deville est revenu au passage du semi-marathon. Nous nous sommes livrés à un sacré mano à mano. A son âge, il a failli
me miner ! ».
Fort d'un nouveau record personnel (1h20'34), il promet
de revenir encore plus fort l'année prochaine. Un objectif à peine atteint, son regard est déjà fixé sur une autre
épreuve mythique, le marathon de Paris.

Portés par le public
L'Ardennais du lundi 5 octobre 2009 - Bernard GIRAUD.
Sans le public, le Sedan-Charleville n'existerait pas. Hier
après-midi, ils ont été des milliers à encourager les coureurs. Exemples, cours Briand.
Cours Briand, 14h45. Ce n'est pas encore la foule mais le public
commence à s'accumuler de chaque côté de la chaussée. Assise sur le banc
situé devant notre journal, Christine Bouzain, venue de Laval-Morency,
attend le passage de Michel, son mari, licencié à la Macérienne, qui
court le Sedan-Charleville pour la deuxième fois.
Et pour ne rien rater du spectacle, elle était là dès 13h30 avec les
enfants. Son oncle et sa tante, venus de Haraucourt, l'accompagnent. « L'an dernier, j'étais à Nouvion-sur-Meuse pour le voir passer et
après, rue du Petit-Bois », explique Christine.
Mais comment être sûre de le reconnaître, parmi ce flot ininterrompu de
coureurs qui va se déverser cours Briand ? « Il porte le numéro 833 », répond Christine,
« et de toute façon, je le
verrai arriver : il a un bandeau blanc sur la tête ».
De l'autre côté de la rue, Jean-Pierre Prime est venu lui aussi de
Nouzonville applaudir les coureurs avec son épouse Isabelle et leurs
deux enfants, Athénais et Annaeg. Mais lui est là en connaisseur puisqu'il a déjà quatorze
Sedan-Charleville à son actif. « J'ai arrêté la compétition il y a deux ans.
Au Sedan-Charleville, on
est vraiment porté à 100 % par le public ».
Il est 15 heures. En haut du cours Briand, sous la statue de Charles de
Gonzague, l'orchestre Everest reprend quelques classiques comme « Le sud
» ou « Hey Jude ».
16 heures : il est désormais impossible de traverser le cours Briand
tant le peloton de coureurs est dense. L'un d'entre eux porte une blouse
blanche et un masque sur le visage. Un autre arbore un sanglier en
peluche sur sa tête.
Soudain, Christine s'agite. Elle qui scrutait désespérément le bas du
cours Briand, vient enfin d'apercevoir son mari. « Allez Mimi ! », a-t-elle le temps de lancer avant de le voir
disparaître. Selon elle, son temps sera sans doute inférieur à celui de
l'an dernier.
Mais qu'importe. Sur le Sedan-Charleville peut-être plus que partout
ailleurs, l'important, c'est avant tout de participer.

Joli succès pour
le relais Usep
L'Ardennais du jeudi 8 octobre 2009.
Alors que les Kenyans se bagarraient les premières places, quelque
203 enfants et 87 adultes licenciés au comité Usep se sont retrouvés
pour partager tous ensemble les derniers kilomètres de Sedan-Charleville. Les trois écoles du secteur de Sedan ont également animé le départ
en parcourant les premiers kilomètres.
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Cette action départementale, inscrite dans le cadre des activités
périscolaires du comité Usep 08 a contribué au succès de cette 89e
édition. Tout au long du parcours, les spectateurs ont pu encourager les enfants
du département venus de différentes écoles du département.
Ecole Bellevue, Fond-de-Givonne (Sedan) ;
Pouru-aux-Bois ; Jules-Verne, Jean-Jaurès, Henri-Thomas
(Charleville-Mézières) ; Montcy/Dame ; La Grandville ; Signy-l'Abbaye ;
Vouziers Dodeman, l'UNSS Carignan. |
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Après l'effort, le réconfort a été partagé autour d'un goûter équilibré
organisé conjointement avec le Codes 08. Un grand merci aux participants
et rendez-vous dans quinze jours pour le relais Usep de « Reims à Toutes
Jambes ».

Dans la tradition
Jogging International - décembre 2009.
Créée en 1906, la plus vieille course de ville à ville
française (89ème édition) a vu le jeune éthiopien Tola Bané, 21 ans,
gagner pour la deuxième année consécutive, emmenant dans sa foulée une
ribambelle de coureurs africains encore plus importante que de coutume.
Le premier régional, Damien Labroche, n'a pris que la 15ème place
(en 1h20'34s).
Contrairement aux années précédentes, ils étaient encore dix à
pouvoir prétendre à la victoire en haut du cours Briand la dernière
difficulté du parcours, à un peu plus d'un kilomètre de l'arrivée sur la
cendrée du stade du Petit-Bois.
Une constante, en tout cas, la présence massive des spectateurs,
toujours aussi nombreux pour encourager quelque 3.000 concurrents,
notamment dans la partie où le relief s'accentue (côte de
Villers-Semeuse, côte de Mohon, montée finale du cours Briand).
« Le public est toujours là pour te pousser », se réjouissait
Landry Chauvin, l'entraîneur de l'équipe de football de Sedan, qui
participait pour la première fois (1h49) à cette classique dont la
réputation a dépassé depuis longtemps les frontières ardennaises et même
françaises !
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