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Cet animal est
désigné par plusieurs noms : orque,
baleine, épaulard…C'est un grand carnassier.
Les orques
vivent en bandes de 5 à 30 individus. Un
petit groupe se compose d'un mâle et de
plusieurs femelles avec des jeunes. Un groupe plus
important compte 2 ou 3 mâles adultes. Les
orques vivent aussi dans un cercle familial. Le
membre conducteur de la famille est en règle
générale la plus vieille femelle.
Parfois, ce sont les mâles puissants qui
guident la file. Leur vitesse de nage varie entre 13 et 20
km/heure. Les termes « vaches » ou
« taureau » sont sans doute exacts d'un
point de vue biologique, mais ne sont pas
adaptés à ce type d'animal si
gracieux à mon avis. De plus les orques sont monogames,
c'est à dire qu'un mâle reste toute sa vie avec la même
femelle. C'est une belle fidélité !

Maintenant
pour parler un peu de chiffres : la durée de vie des orques
est d'environ 35 ans en liberté et beaucoup moins en captivité. A
l'âge adulte les mâles mesurent environ 9 mètres et les
femelles 6 mètres. La nageoire dorsale peut atteindre les
1,80 mètres. Le poids peut varier entre 900 et 4000
kilogrammes. Comme sur la photo ci-dessous, l'orque a le dos
noir et le ventre est tacheté de blanc. L'épaulard mâle se
reconnaît à sa nageoire haute et effilée ( comme sur la
photo ci dessous ) et celle de la femelle est plus petite et
elle est recourbée. L'épaulard est armé de 40 à 50 dents
pointues et recourbées vers l'arrière, ce qui lui assure une
prise solide.
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Le
regroupement de plusieurs animaux permet
la communication. Les orques ont certes un
langage assez unifié, mais les
dialectes sont différents d'un
groupe familial à un autre. C'est
un peu comme chez nous, entre les
différentes régions. Sous
l'eau, on peut entendre le sifflement
à des kilomètres à la
ronde. C'est ainsi que les bandes ou les
groupes sont informés de la
position de chacun. Parfois, on assiste
à de véritables
réunions de famille. Je peux ajouter que ces
animaux ont un cerveau très développé ( supérieur
au nôtre ).
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Le mâle atteint sa
maturité sexuelle entre 10 et 16 ans, la femelle deux ans
plus tôt environ. L'accouplement est précédé par une sorte
de parade nuptiale. Chaque mâle s'accouple avec plusieurs
femelles. Au terme d'une gestation de 12 mois, naît un seul
jeune, vers le mois de novembre ou de décembre. A sa venu au
monde, il mesure environ 2 mètres. Il tête sa mère pendant
environ un an, mais demeure après d'elle durant plusieurs
années. Une femelle ne s'accouple de nouveau que 3 à 8 ans
après avoir mis bas.
Les orques se
nourrissent presque exclusivement de gros poissons.
Le saumon et la petite morue font partie de leurs
plats favoris. Certaines orques dans d'autres
régions chassent également les
phoques. En revanche, et pour démentir
certaines rumeurs, les orques n'attaquent jamais
les hommes. Aucun élément ne permet
de prouver que ces animaux s'en sont pris un jour
ou l'autre aux hommes. Les orques savent
parfaitement faire la différence entre les
hommes et les phoques ou encore les poissons. Si un
homme se faisait un jour attaquer par une orque, ce
serait certainement parce qu'il a cherché
à attaquer le groupe familial et que l'orque
a voulu protéger sa famille.
Les
différentes techniques de chasse des orques. ( Remerciement
à Pierre ODIN, qui m'a donné toutes ces informations
concernant les techniques de chasse ).
Les
chasses aux phoques : dans les eaux glacées de l'Arctique, les
orques chassent entre les icebergs, par petits groupes de 3 à 4
individus. Dans un premier temps, elles sortent discrètement
leurs têtes hors de l'eau pour observer leur proie ( un phoque
somnolant sur la banquise ). Ensuite deux d'entre elles font
basculer le bloc de glace à grands coups de charges et de coups
de queue ; le phoque, pris de panique, se jette à l'eau et tombe
dans la gueule d'un troisième prédateur. Le phoque est partagé
sur place entre les 3 membres du groupe.
Dans le
sud de l'océan Indien ( à la limite de l'océan
Antarctique ) les orques chassent aussi le phoque avec d'autres
techniques. Dans les îles Crozet, les orques viennent
chaque année chasser les phoques. Chaque troupe chasse et
exploite ses ressources dans sa baie, plage, crique... Leur
technique : La femelle doyenne ( = chef ) s'approche à découvert
de la plage pour attirer l'attention des proies. Deux autres
femelles la suivent en écoutant les éclaboussures pour bien
repérer leur victime. Un grand mâle circule à l'entrée de la
baie, "toutes voiles dehors" pour barrer la route à
ceux qui essayeraient de prendre le large. La doyenne fait
demi-tour et, rendue un peu plus loin, lance le signal de
l'attaque. Les deux femelles restées près de la plage foncent
et se jettent sur les phoques ( elles sortent au 2/3
de l'eau ). Avec quelques acrobaties ( répétées depuis
plusieurs mois déjà ), elles parviennent a revenir vers le
large où elles partagent la proie.
En
Argentine les hauts plateaux de la Pampa plongent directement
dans la mer ce qui donne naissance à de longues plages en pente
où s' entassent les colonies de lions de mer ( =
otaries ). Les orques chassent individuellement ( plus rarement
par deux ). Le premier repère une proie et, restant bien
visible, indique son emplacement précis à son coéquipier qui
le devance profil bas. Celui-ci avance jusqu'à la plage, prend
de la vitesse et, en arquant son corps, profite de la vague
suivante et dérape jusque sur la rive, puis se saisit de sa
proie dans un jaillissement d'écume. Le relief en pente
permet aux orques de s'avancer très près de leurs proies ( en
sortant aux 3/4 de l'eau ). La proie est ramenée au large où elle
fera l'objet d'un jouet pour les jeunes avant d'être
partagée et ingurgitée.

Si l'on
observe les orques, on peut constater qu'ils
s'adaptent parfaitement bien à leur
environnement. Ils sont considérés
comme les rois des mers. Les orques dégagent
intelligence et dignité. On a l'impression qu'elles ont été
peintes. Le contraste
entre le noir et le blanc accentue cette
impression. À cela s'ajoutent leurs
déplacements agiles. En un rien de temps, elles sont capables de prendre de la vitesse tout en
restant gracieux sous l'eau.
Si j'ai
réussi à éveiller en vous de
l'intérêt pour les orques, je ne peux
que m'en réjouir, car ces animaux
méritent toute notre attention. Bien que
cela soit interdit, ils sont encore chassés
en certains endroits. Quelques pêcheurs ont
en effet peur que les orques dévorent les
autres poissons.
Il serait
temps d'ouvrir les yeux sur la
réalité.

Merci
à tous ceux qui m'ont envoyé des e-mail pour me féliciter
pour ces quelques pages, qui m'ont donné des conseils et
qui m'ont fait des remarques plutôt intéressantes. Parmi
ceux qui m'ont donné des conseils et faits des remarques, je
veux citer Pierre ODIN (les techniques de chasse de l'orque), eminem50, Sandrine, Marc Antoine et bien d'autres.

Merci à
tous
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