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Le respect de la vie marine

            Quelles espèces faut-il vraiment protéger ?

         La mer n'est pas une poubelle

         La place de l'homme dans la chaîne alimentaire

         De l'excès à la raison

         Une charte pour la vie
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Quelles espèces faut-il vraiment protéger ?

       Il est nécessaire de connaître la liste des espèces protégées et d'appliquer les mesures particulières prises pour les préserver car certaines sont menacées de disparaître, tout au moins dans la zone locale. Mais cela ne suffit pas ! Si le reste du monde vivant n'est pas respecté, cette liste ne cessera de grandir, jusqu'au jour où il faudra imposer de sévères restrictions qui dépasseront certainement ce qui pourrait être aujourd'hui qu'un simple principe de vie, un comportement naturel.
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La mer n'est pas une poubelle

      Il n'est pas possible aujourd'hui de longer une côte ou de traverser une rade sans croiser de nombreux déchets et notamment des sacs ou des morceaux de plastique. Le tourisme en a sa part et la navigation professionnelle favorise trop souvent sa rentabilité au détriment du respect de la mer. Mais chez les résidents, il y a aussi ceux qui ignorent le respect de la nature, celui de la vie.
     Avant de rappeler que ce manque de savoir vivre est une entrave aux droits des générations futures, il faut souligner qu'il est une insulte au monde vivant actuel, celui qui constitue l'écosystème, et qui par son équilibre, assure le cycle perpétuel de notre belle planète.
     Le constat de catastrophes naturelles est entré dans nos moeurs et ne choque plus !  Le nombre de victimes augmente chaque année et nous oublions que l'évolution est irréversible, que nous pourrions simplement stopper nos actes de destruction et s'adapter aux conditions que l'on a créées. Alors il est temps de réagir, d'adopter un comportement responsable et de le répandre autour de nous en montrant du doigt les écarts de conduite de nos semblables à chaque fois que cela est possible.
     Il faut ouvrir les portes de notre Méditerranée à tous les publics, oublier un moment les reportages paradisiaques des mers tropicales pour montrer qu'il y a aussi sous notre nez un monde fascinant. Même si les poissons du Pacifique sont très beaux, certaines espèces de chez nous n'ont rien à leur envier et nous pouvons les observer dans leur milieu naturel. Il est tout à fait logique qu'en habitant le bord de mer, notre intérêt ait une priorité à la découverte de la vie marine de nos côtes avant de s'intéresser à ce qu'il se passe à l'autre bout du monde ! Il faut permettre à tous de mieux connaître notre Grande Bleue car il est plus facile de respecter ou de faire respecter ce que l'on connaît et de mieux comprendre pourquoi c'est nécessaire. Découvrir le milieu marin, c'est apprendre à l'aimer et à le respecter.

     Les sacs plastiques tuent les animaux qui les avalent, car ils les confondent avec des méduses:

TORTUES, MÔLES, CÉTACÉS ... en meurent étouffés !
     Souvenez-vous de la campagne SOS Mer Propre:
                                                                  "Certains en font des tonnes ... n'en rajoutons pas !"
     Les "tonnes" sont les catastrophes chimiques ou pétrolières ...
                                        ... les déchets solides ou gras qui jonchent le fond de la mer et les plages, c'est NOUS !
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La place de l'homme dans la chaîne alimentaire

        Comme tout animal, l'homme est un prédateur qui occupe une place bien définie dans la chaîne alimentaire. Le maillon qu'il représente est de loin le plus important car il dispose d'autant de moyens de défense qui le protègent de tout autre prédateur que de diverses technologies évoluées qui lui permettent de dominer toute forme d'existence. L'homme a aujourd'hui la responsabilité de définir ce qui doit être le juste équilibre de son rôle dans l'écosystème. Pour mener à bien cette mission, il faudrait que nous puissions y accorder le mot "raisonnable"... et nous en sommes loin !
       Il n'est pas plus censé de bannir toute forme de pêche ou de chasse, que de tirer tout azimut, sans savoir sur quoi on tire ni même parfois pourquoi, ou si le but final est vraiment bien nécessaire. Le mot "tuer", dans la chaîne alimentaire, veut dire "se nourrir" et non s'embellir, décorer ou s'amuser. C'est ce qui doit être compris dans le terme "raisonnable".
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De l'excès à la raison

        L'excès, par définition dans ce contexte, consiste à qualifier tout acte qui mène à tuer au delà du nécessaire à une consommation normale.
       Pêcher trop de poissons est inutile. Il y a des espèces non comestibles (Moles) et ce ne sont pas des trophées. Pêcher des poissons de trop petite taille ou en trop petit nombre, revient à les jeter tôt ou tard à la poubelle. Ramener des coquillages vivants, des étoiles de mer pour décorer est inutile....
           .... Il n'est pas possible de parler de gaspillage ! A ce niveau là, c'est de l'inconscience.
       Il faut arrêter de se faire plaisir en pensant que la population de poissons et d'invertébrés ne diminue pas, mais qu'elle évolue, contourne nos moyens de pêche ou bien se déplace vers des lieux inaccessibles à l'homme (coins sauvages, plus profonds, ...). Il n'en est rien ! La population marine diminue réellement. Malgré une évolution certaine de nombreuses espèces, qui réagissent plus ou moins à la menace humaine et à la pollution sonore ou chimique, la densité de vie est en chute permanente de la zone littorale jusqu'au talus continental. Il suffit de comparer ce que l'on peut observer en zone libre avec une zone protégée, ou parc marin, où toutes formes de pêches sont interdites. Il n'y a pas photo ! le nombre et la taille des poissons ou des oursins, par exemple, parlent d'eux-mêmes.

       Il est encore temps que la raison prenne place, avant de tomber dans un excès de mesures restrictives !
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Une charte pour la vie    récapitulation des règles de base

       Je ne jette rien dans la nature, terre ou mer.
       Je favorise le recyclage des matériaux.
       Je veux connaître la mer pour pouvoir la respecter:
                 Je connais la liste des espèces en danger
                 Je connais les espèces et leur taille adulte
                 Je connais les espèces non comestibles   .....  avant d'apprendre à pêcher.
       Je ne tue pas inutilement  .....  pour décorer mon environnement
                                                    simplement pour "montrer" mes trophées
                                                    si je sais que je ne consommerai pas
                                                    en croyant débarrasser la mer de mauvaises espèces (il n'y en a pas)

       ......... en complétant cette liste, à chacun de se forger une ligne de conduite RAISONNABLE.

       Une autre charte serait bien utile pour l'exploitation professionnelle qui par souci de rentabilité tombe souvent dans l'excès, rejette à la mer des tonnes de cadavres, détruit les fonds avec les engins de traîne, sans compter l'exploitation destinée à l'alimentation animale ou à la fabrication de produits ménagers, de soins esthétiques, pour lesquels il doit être possible de trouver des dérivés exempts d'origine animale.
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