Steamboy

De : Katsuhiro Ôtomo (Japon)Avec : Kiyoshi Kodama, Manami Konishi, David S. Lee, Anne Suzuki, Katsuo Nakamura, Masane Tsukayama...
Sortie le 22 septembre 2004
Genre : Animation, Action - Duree : 2H06 mn
L'histoire :
En 1851, à l'époque de l'Angleterre victorienne, Ray, un gamin surdoué, réussit à maîtriser une nouvelle invention ultra puissante et dévastatrice et va l'utiliser pour lutter contre les forces du mal, sauver sa famille et Londres de la destruction.

Site officiel : http://www.steamboy-lefilm.com

Vidéo: http://www.nrj.fr/site/cine/sortie/pop_art_8474_onglet_VIDEO.php

Synopsis

En 1851, alors que l'Angleterre victorienne prépare son Exposition universelle, le jeune Ray se voit confier par son grand-père une mission de la plus haute importance. Il est chargé de remettre une invention révolutionnaire, une mystérieuse sphère de métal, à un autre scientifique nommé Stephenson.

La sphère est en fait une " Steam Ball ", une source d’énergie d’une puissance phénoménale, clé du fonctionnement d’un mystérieux " château de vapeur ", la dernière et géniale création du père de Ray, Eddie.

L'invention attire la convoitise de beaucoup de monde, dont la toute-puissante Fondation Ohara, prête à tout pour remettre la main sur ce qu’ils ont contribué à créer. La lutte pour sa possession va entraîner Ray dans la plus excitante et la plus dangereuse des aventures. Désormais, le futur est entre ses mains…

 

James Watt a perfectionné la machine à vapeur en tant que force motrice à la fin du 18 ème siècle. Son usage s’est immédiatement répandu dans les milieux industriels, provoquant la Révolution Industrielle. C’est à partir de cette époque-là que de nombreuses inventions ont été réalisées. Quels étaient ces hommes qui réalisaient ces grandes inventions? Edison, Ford et bien d’autres inventeurs n’avaient pas reçu une éducation supérieure spécialisée. Ils ont réussi grâce à leurs connaissances et à leur intuition, accumulant expériences et échecs. Ils ont certainement été traités de fous par leur entourage, mais, ils ont continué leurs recherches tranquillement et avec rigueur. C’est à nous qu’elle parle, l’énergie de ces pionniers qui ont courageusement tenté de réaliser leur passion et qui n’ont jamais renoncé.

Le rêve des enfants d’aujourd’hui se rétrécit dans une société systématisée et sur-informée. Ils n’imaginent leur avenir qu’à travers leurs professeurs et leurs parents....

Avec cette oeuvre, j’aimerais bien dire à ces enfants qu’il a existé des hommes qui ont poursuivi des rêves qui paraissaient irréalisables à leur époque mais qui étaient annonciateurs des progrès à venir.

 

L'Avis de la Rédaction

Londres, 1866. En pleine révolution industrielle, à la veille de l'exposition universelle, la principale source d'énergie est la vapeur. Auto-motives et soldats à vapeur, sous-marins, dirigeable à bras articulés, hommes volants, château à vapeur… Katsuhiro Otomo donne libre cours à ses délires "steampunk" et crée un univers digne des fantasmes de Jules Vernes.

Très attendu, le dernier film du réalisateur japonais nous plonge dans un cadre bien loin de l'univers futuriste d'AKIRA. Il aura fallu 10 ans au maître du manga pour terminer ce projet, qui n'est pas sans rappeler la cité guerrière surréaliste de CHAIR A CANON, un des trois courts métrages de MEMORIES.

Esthétiquement abouti, STEAMBOY surprend par la précision des décors, qui restitue avec soin l'Angleterre victorienne, tant dans ses costumes que dans l'architecture des bâtiments. Grâce à de véritables prouesses graphiques, mélange de 2D et de 3D, Otomo donne vie à ses machines infernales ainsi qu'aux stupéfiantes fuites de vapeur particulièrement réalistes.

Malgré un message un peu simpliste sur la perversion de la science par l'homme, le scénario ne manque pas d'action et de rebondissements. STEAMBOY aurait néanmoins mérité d'être plus concis. D'une durée supérieure à deux heures, le film n'évite malheureusement pas quelques longueurs. Mais les folles courses poursuites, les dangereux méchants, les violentes scènes de combat, le jeune héros pur et perspicace, les personnages ambivalents…font de ce dessin animé un divertissement trépidant.Claire SASSONIA

Revue de Presse

Mad Movies :" Steamboy est un film précieux, qui se pare de la poésie de l’innocence et de l’inconnu. "

Sévéon Julien (article entier disponible dans Mad Movies n°167, page 54)

Première : " Une illustration techniquement magistrale. "

Delorme Gérard (article entier disponible dans Première n°331, page 66.)

L'express : "STEAMBOY est un enchantement visuel."

A.M. (article entier disponible dans L'express Mag n°2777, page 68)

Télérama : " Du grand spectacle. "

Ury Cécile (article entier disponible sur le site de Télérama)

Les Inrocks : " Un spectacle décoiffant. "

Ostria Vincent et Meichler Mattis (article entier disponible dans Les Inrocks n°460, page 48)

Aden : " Un questionnement explosif, une inquiétude en forme de vapeurs sous pression, une angoisse matérialisée par d'infernales machines de métal. "

(article entier disponible sur le site d'Aden - Le Monde)

Le Monde : " A la précision réaliste du trait se substitue une plongée dans l'abstraction sensorielle, une immersion parfois anesthésiante dans la vapeur et la glace. "

Strauger Jean-François (article entier disponible sur le site du Monde)

Le Parisien : " Steamboy est une prouesse technique. "

Deluze Alwa (article entier disponible sur le site du Parisien).

TéléCinéObs : " Haletant, vertigineux, inventif… "

X. L. (article entier disponible dans TéléCinéObs)

Studio Magazine : " Le style très léché de l'animation et les idées de mise en scène sont renversants. "

T.B. (article entier disponible dans Studio Magazine n°204, page 34)

Les Cahiers du cinéma :" Entre épure et saturation, travail d'orfèvre et parade, ce cinéma semble toujours excédé par son désir de puissance. "

V.M. (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°593, page 44).

L'écran fantastique :" Trop long, le film aurait gagné, dans sa durée, son histoire et ses personnages, à plus de densité. "

Bougon Nathalie (article entier disponible dans L'écran fantastique n°246, page 8)

Le Figaro :" Une fable sur les mérites et les dangers de la technologie. "

(article entier disponible sur le site du Figaro).

Le Figaroscope :" Libre à la fois dans la forme et dans le fond, (le réalisateur) en profite pour égratigner les puissants de ce monde et titiller notre conscience. "

Duthuit Dominique (article entier disponible sur le site de Figaroscope).

Cinélive :" Pas vraiment abouti sur le fond, Steamboy l’est bien plus sur la forme. "

Toullec Marc (article entier disponible dans Cinélive n°83, page 62)

Libération :" Otomo ici ne s'intéresse pas vraiment au récit ni à ses personnages."

Peron Didier (article entier disponible sur le site de Libération)

Notes De Production :

STEAMBOY est une aventure à la croisée des mondes, alliant la nostalgie d'une époque qui enflamme les imaginations à une inventivité que n'aurait pas renié Jules Verne. Dans un style visuel résolument original et évocateur, ce film d'animation, le plus cher jamais produit au Japon, nous plonge dans un univers comme aucun autre.

STEAMBOY marque l’aboutissement de dix ans de travail. Le réalisateur Katsuhiro Ôtomo explique : " Cette histoire parle du pouvoir et de la quête de puissance. Le rêve de domestiquer la nature est en nous pour l'éternité, il faut du courage et de la conscience pour ne pas l'employer n'importe comment. C'est ce que va découvrir Ray. "

Pour faire de son projet une réalité, Katsuhiro Ôtomo a rassemblé une équipe capable de se lancer dans un monde d’aventure, de rêve et d’imagination. Afin de créer avec le plus de précision possible les décors et les sons de l’histoire de STEAMBOY, Ôtomo et son équipe ont effectué des recherches approfondies pour étudier les machines, l’architecture, l’art et les costumes de l’Angleterre du milieu du XIXe siècle.

L’ORIGINE DE L’IDEE

C’est en juin 1994, alors qu’il travaillait sur MEMORIES, que le réalisateur Katsuhiro Ôtomo a commencé à imaginer un monde de machines mécaniques mues par la vapeur. Cette idée prit d’abord la forme de CANNON FODDER, l’un des trois films de la collection MEMORIES. Mais pour créer le film qu’il avait vraiment en tête, il était essentiel de révolutionner la façon dont était faite l’animation, et de mettre au point un nouveau système complet de production numérique, comme il n’en existait pas à l’époque.

CANNON FODDER, qui dure 22 minutes, utilisait la méthode de prises de vues " one-cut " dans laquelle la caméra suit toute l’action. Aux yeux d’Ôtomo, le processus était trop limité. Pour lui, le problème pouvait être résolu grâce à la technologie numérique. Avec cette technologie, l’animation n’est plus dictée par la position de la caméra et peut atteindre un nouveau niveau d’expression.

Dans CANNON FODDER, les effets de vapeur étaient créés par plusieurs techniques et procédés complexes. Les stupéfiants effets de vapeur " réels " de STEAMBOY, ont donc, par nécessité, fait l’objet de recherches en matière de technologie numérique.

RASSEMBLER UNE EQUIPE DE POINTE

Dans STEAMBOY, le directeur artistique Shinji Kimura transporte les spectateurs dans le temps pour leur faire découvrir une autre époque, le XIXe siècle, et un autre pays, l’Angleterre. Le directeur de l’infographie Hiroaki Ando utilise l’infographie 3D pour donner vie à cet environnement qui mèle le rafinement et une omniprésence de la révolution industrielle. Parmi les principaux membres de l’équipe de création figurent aussi le directeur technique Shinichi Matsumi et le directeur des images composites Mitsuhiro Sato. Le directeur de production Takagi Shinji a modernisé l’animation sur cello et créé un système d’animation numérique entièrement nouveau pour STEAMBOY.

Les 180 000 images utilisées dans l’animation de STEAMBOY ont été créées sous la supervision du directeur de l’animation Tatsuya Tomaru. Les effets spéciaux, notamment les effets de vapeur essentiels au film, sont dus au directeur de l’animation des effets spéciaux Takashi Hashimoto. Ôtomo a travaillé sur le scénario de l’histoire principale avec Sadayuki Murai. Keiichi Momose a créé le monde sonore du film. Et Steve Jablonsky, qui a longtemps travaillé avec Hans Zimmer, a composé la musique.

L’ANGLETERRE DU XIXe SIECLE

Katsuhiro Ôtomo a choisi d'exprimer la puissance de la vapeur dans le contexte de l’Angleterre du XIXe siècle. Il explique : " J’avais envie de montrer la technologie dans ce qu’elle peut avoir de meilleur, non dans un monde de science-fiction futuriste, mais en remontant dans le passé. CANNON FODDER a été conçu en prenant pour modèle l’Europe à l’époque de la Première Guerre mondiale, et j’avais envie de me replonger dans le passé et de développer ce thème à travers une aventure. Les mots clés " Exposition universelle " et " Machine à vapeur " évoquent à eux seuls tout un monde, et sont devenus des repères dans l’histoire. C’est ainsi que l’Angleterre, qui continue à développer des inventions pionnières depuis la mise au point du moteur à vapeur, est devenue le cadre de l’histoire. "

Ôtomo confie : " Cette époque m’a toujours fasciné. Je me suis appliqué à recréer la texture du XIXe siècle dans les moindres détails, jusqu’à l’aspect visqueux de l’huile, la chaleur et l’humidité de la vapeur et la rouille du métal. Pour atteindre ce réalisme, tout a été dessiné à la main dans un premier temps, puis combiné à la technologie numérique pour incorporer notamment les effets spéciaux. J’ai ainsi pu créer un univers authentique, intense pour l’histoire. "

Lors de la préproduction du film, Katsuhiro Ôtomo et les principaux membres de son équipe ont passé dix jours en Angleterre, à Londres, Manchester et York, pour découvrir la réalité des décors qu’ils allaient utiliser dans leur film. Il fallait retranscrire l’univers de la révolution industrielle, les villes, les usines, la pollution, mais aussi l’architecture victorienne et l’atmosphère idyllique de la campagne anglaise.

Katsuhiro Ôtomo, Shinji Kimura, Tatsuya Tomaru, Takashi Hashimoto, Shinichi Matsumi et certains autres membres clés de l’équipe de STEAMBOY ont visité également des musées et des filatures de coton. Ils ont étudié des locomotives à vapeur et différents moyens de transport, les premiers sous-marins et les moteurs.

Ils ont également visité le Parlement et les rives de la Tamise, où s’est tenue l'Exposition universelle. Ils ont arpenté les rues de Manchester, où habite le héros de l’histoire, Ray.

L’ART AU CŒUR DU FILM

Katsuhiro Ôtomo note : " L’art est le cœur du film ". A son retour au Japon, le réalisateur a stipulé que " le film devait être peint sur une toile d’artiste, avec une grande attention pour les plus petits détails. "

En utilisant des œuvres d’artistes peintes à la main renforcées par la puissance et la précision de l’infographie, le réalisateur a créé un univers précis qui fait revivre l’époque et son atmosphère dans toute leur authenticité. Il a également expérimenté différentes méthodes de production numérique, dont une nouvelle technique de retouches à la main des décors sur l’écran de l’ordinateur.

Un autre élément particulier du film est le traitement de la vapeur. L’objectif a été d’en créer la représentation la plus authentique possible.

En tant que nouvelle source d’énergie, la vapeur a été la clé de la révolution industrielle. Takashi Hashimoto, directeur de l’animation des effets spéciaux, a été chargé de la recréer à l’écran. Tout au long du film, la vapeur et l’air chaud jaillissent de toute une variété de machines. La vapeur et l’air froid que vomit le château semblent littéralement jaillir de l’écran et venir envelopper le public. Hashimoto explique : " Les effets dramatiques de la vapeur sont vraiment comme un personnage à part entière. " Même si certaines scènes pourraient laisser penser qu’ils ont été réalisés par infographie, tout ce qui concerne la vapeur a été entièrement dessiné à la main. La seule technologie numérique n’aurait jamais permis de produire cet effet.

Fiche Artistique

Avec les voix originales de

Ray : Anne Suzuki

Scarlett : Manami Konishi

Lloyd : Katsuo Nakamura

Eddie, le père de Ray : Masane Tsukayama

Robert : Kiyoshi Kodama

David : Ikki Sawamura

Simon : Satoru Saito

Alfred : Susumu Terajima

Fiche Technique

Conception et réalisation : Katsuhiro Otomo

Scénario : Sadayuki Murai ; Katsuhiro Otomo

Producteurs : Shinji Komori ; Hideyuki Tomioka

Producteur exécutif Shigeru Watanabe

Superviseur de l’animation Tatsuya Tomaru

Directeur artistique Shinji Kimura

Compositeur Steve Jablonsky

Ingénieur du son et superviseur montage son Keiichi Momose