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Transversales Sciences et Culture: monnaies plurielles ? Nouveau Monde: La télévision du développement durable Parutions: Le besoin d'amour de Paul Diel Mettre en oeuvre l'écologie industrielle de Cyril Adoue Un article de Dominique Viel dans "12 personnalités pour 12 regards sur la planète": Voir Une étude de la FOA: L'agriculture biologique face au défi de la sécurité alimentaire Abeilles: vers la disparition ? Sustainable development: A new perspective Serge Latouche au Club Stratégies: la fin du "développementisme" Et si la beauté pouvait sauver le monde ? Une publication de T.P.-T.S. : Ecole, changer de cap Les Rencontres de la Motivation Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures: l'Argentine et le soja "Round up ready" SOL France Journée Développement durable The Natural Step France Le site de TNS France Living
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Caroline Sost |
Chronique de la confiscation du vivant Avril 2008 La Stévia Quand on connaît un peu le monde du contrôle et de l'inspection, on sait que, jamais, on ne peut tout contrôler. Si choisir c'est renoncer, contrôler c'est choisir. Chaque campagne de contrôle voit ainsi de nouveaux "mix", je veux dire de nouveaux compromis entre les fondamentaux du contrôle et tel ou tel épiphénomène qui, pour une période plus ou moins longue et des motifs variés, sera mis sous surveillance. C'est ainsi que la Stévia se trouve aujourd'hui sous la loupe des services de la Concurrence et des Prix. Il ne s'agit pourtant que d'un édulcorant naturel, utilisé depuis des siècles dans son milieu d'origine et depuis quelques dizaines d'années dans de nombreux pays occidentaux. La Stévia est un redoutable concurrent pour les édulcorants de synthèse, d'autant que certaines inquiétudes se sont exprimées quant aux possibles effets cancérigènes de ces derniers et que les consommateurs les désertent. Le temps n'est pas loin où l'on va interdire à la Nature de concurrencer l'industrie. Dans la foulée, on devra aussi interdire aux bénévoles de créer des richesses gratuites et aux couples de faire leurs enfants eux-mêmes. L'impact social des OGM Une interview du Dr Vandana Shiva Voir 11 mars 2008 Monsanto et le Grenelle de l'environnement Extrait d'un communiqué de France Nature Environnement " L’histoire de la décision « clause de sauvegarde » sur le MON 810, promise par Jean-Louis Borloo lors du Grenelle et activée par Michel Barnier le 7 février 2008 est édifiante quant au pouvoir d’influence de cette multinationale qui ne se bat pourtant que pour son seul intérêt commercial, sans crainte du principe de précaution. Acte I. En décembre dernier, le Gouvernement met en place un « comité de préfiguration » composé d’experts chargés de faire le point sur l’état des connaissances scientifiques relatives aux risques sanitaires et environnementaux. Fureur du lobby OGM qui milite depuis toujours pour que ses manipulations soient considérées comme une technique agricole traditionnelle. Tactique usuelle : le cheval de Troie. C’est ainsi que deux militants du MON 810, salariés de Limagrain, se retrouveront au sein même du comité de préfiguration. Ce sont ces mêmes personnes qui n’hésiteront pas à tout mettre en œuvre pour tenter de discréditer les travaux auxquels ils auront pourtant activement participés au sein même de ce comité ! Acte II. Manque de chance, le lobby OGM n’a pu empêcher la rédaction par le Comité de préfiguration, de l’avis du 9 janvier 2008 qui pointe clairement le besoin d’expertise et d’évaluation du MON 810, au regard de faits scientifiques nouveaux non pris en compte par une décision d’autorisation de mise en culture vieille de dix ans. Catastrophe : le Président de la République avait peu avant indiqué que si les travaux du Comité démontraient l’existence de doutes sérieux sur les risques du MON 810, il suspendrait la culture de ce maïs. Réaction immédiate des amis de Monsanto dont le produit star est critiqué : haro sur le Sénateur Jean-François Legrand, première victime collatérale. Le Président du Comité de préfiguration est mis en cause pour avoir fait une présentation trop fidèle des débats qui ont mené à la rédaction d’un avis qui ruine l’argument préféré des pro OGM : Oui les OGM posent un problème spécifique. Le Sénateur sera poursuivi jusqu’au Sénat, où, lors du débat sur le projet de loi OGM, un amendement bien ciblé lui interdira de prétendre à la présidence de la future Haute autorité sur les biotechnologies : ça fera toujours un empêcheur de transgéner en rond en moins ! Acte III. Les 48 heures qui suivront la présentation par Legrand de l’avis du Comité de préfiguration sont dignes d’un feuilleton télé. Le Lobby OGM réussira à faire monter au créneau des scientifiques pour assassiner l’avis du Comité puis activera tous ses relais au Parlement. L’ambiance était si tendue au Sénat que Jean-Louis Borloo sera contraint d’annoncer lui-même le retrait de l’ordre du jour de la discussion du projet de loi OGM, le temps que les esprits se calment. A l’Assemblée nationale, c’est son Président qui prendra la parole. Last but not least, la Ministre de la Recherche appellera l’AFP vendredi 11 janvier en fin d’après midi pour défendre l’idée bien usée que la recherche sur les OGM est vitale. Lylian Le Goff : « La simple décision de suspension temporaire de la culture du MON 810 a déclenché l’ire d’un lobby surpuissant. Après avoir infiltré puis critiqué le comité de préfiguration, après avoir tenté de discréditer le sénateur Legrand, les amis de Monsanto auront fait monter au front leurs chevaux légers au Sénat, à l’Assemblée nationale puis au Gouvernement. Réalisons que pour contrer l’attaque, il aura fallu qu’un Ministre d’Etat, n°2 du Gouvernement, pèse de tout son poids. Ce n’est qu’un vendredi soir veille de week end à 21h, après 48 heures stupéfiantes, que le Gouvernement parviendra à enclencher la procédure qui mènera le 7 février à l’activation de la clause de sauvegarde ». Quinze jours plus tard, après que Monsanto a diffusé sur internet son argumentaire en défense, le Ministre de l’agriculture prend un arrêté e suspension de la culture. La portée symbolique de cette décision est considérable et constitue le premier vrai coup de frein sur les OGM, depuis la fin du moratoire européen en 2003. Qui peut affirmer qu’une telle décision aurait été concevable sans le Grenelle de l’environnement ? Acte IV. Le Lobby OGM exige et obtient des contreparties. C’est ainsi que le Ministre de l’Agriculture viendra annoncer au Sénat la reprise des essais en plein champs et que la Ministre de la Recherche dira tout le bien qu’elle pense des peupliers transgéniques. Le lot de consolation n’était pas assez gros. Emmené par le Sénateur Jean Bizet, le Sénat s’opposera à toute évolution du projet de loi sur les OGM et plusieurs amendements gouvernementaux, pourtant bien raisonnables furent même mis au panier. La preuve de la capacité d’influence de Monsanto au cœur même des institutions de notre République est-elle encore à faire ? Acte V. Retour sur la clause de sauvegarde. Ce sont pas moins de 9 requêtes qui ont été déposées au Conseil d’Etat par Monsanto et consorts pour demander la suspension en référé de la décision d’interdiction du MON 810 du 7 février. L’audience publique est fixée au 17 mars à 10 heures. Arnaud Gossement, qui représentera la fédération lors de l’audience précise : « FNE assume ses responsabilités. Après avoir siégé jusqu’au bout au sein du Comité de préfiguration, FNE s’est constituée devant le Conseil d’Etat et sera présente lors de l’audience de référé pour défendre la légalité de la clause de sauvegarde. Il faut bien comprendre qu’il s’agit bien de la clause de sauvegarde du Grenelle, ce nouvel exercice démocratique qui a suscité l’indifférence puis l’hostilité des pro OGM. Il est inconcevable que Monsanto impose sa marchandise alors que les acteurs du Grenelle, les citoyens et l’écrasante majorité des agriculteurs exigent le respect du principe de précaution et de la liberté de produire et de consommer sans OGM ! » Kokopelli condamnée L'association Kokopelli défend depuis de nombreuses années les semences anciennes. Dans un monde que la loi du "one best way", de la concentration industrielle et de la marchandisation la plus large possible conduit à la réduction drastique de toute forme de diversité - un monde dont la complexité est trompeusement ramenée aux limites de l'intelligence humaine - le sort fait aux semences anciennes et aux semences de ferme est emblématique. La condamnation de Kokopelli révèle les effets pervers d'une législation qui n'a pas évolué avec la conscience des enjeux liés à la biosphère : "Malgré les directives européennes, les avis de l'ONU, du Sénat, de scientifiques, d'agronomes affirmant l'urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l'Etat français refuse de libérer l'accès aux semences anciennes pour tout un chacun." ( Extrait d'un message de Kokopelli qui peut être lu dans son intégralité à cette adresse: Lire ) Tout se passe comme si, avec les meilleures intentions initiales, la loi peut aller un jour, paradoxalement, à l'encontre des droits fondamentaux. Tout aussi paradoxalement, elle semble favoriser la restriction des libertés individuelles et collectives au profit d'un système marchand qui se réclame, en outre, du... libéralisme! Voulons-nous d'un monde où les moyens les plus élémentaires de la vie et de la santé seront nécessairement marchandisés ? Le consommateur n'est-il roi qu'autant qu'il veut ce que le monde industriel entend lui proposer ? Les semences ne sont plus un problème purement technique, comme il a pu l'être lorsqu'il fallait améliorer les rendements agricoles pour satisfaire les besoins d'une population. Elles révèlent et elles posent, plus fondamentalement aujourd'hui, un choix de société. Une pétition "Libérons les semences" peut être signée sur le site de Kokopelli pour demander au Législateur une évolution des textes concernés: Lire Thierry Groussin Pendant ce temps... Le "blanchiment écologique" prospère ! "De plus en plus de publicités font une utilisation abusive et mensongère de l'argument écologique en vantant les qualités écologiques d'activités et de produits en réalité polluants. Cet usage abusif trompe le consommateur sur la réalité du produit et vient à l'encontre des efforts des associations pour l'inciter à consommer de manière plus responsable." L'Alliance pour la Planète. Lire l'enquête de L'Alliance pour la Planète Rétrospective de nos rencontres en 2007 Mardi 18 décembre 2007
Vendredi 7 décembre 2007
Samedi 6 octobre 2007 Gunter Pauli a présenté son livre Croissance sans limites Voir la note de Thierry Groussin Jeudi 10 mai 2007 Atelier avec Gunter Pauli Fondateur et dirigeant de Zero Emission Research Initiative Notes sur l'exposé de Gunter Pauli Soirée du 26 mars 2007 Jean-Michel Servet Professeur d'économie à l'Institut Universitaire d'Etudes du Développement de Genève "Notes à la volée"et articles associés au sujet : Lire
Soirée du 21 février 2007 Jacques Robin* avec Laurence Baranski** "L'urgence de la métamorphose" Préface de René Passet - Postface d'Edgar Morin Editions Des idées et des hommes Lire une présentation du livre Echos de la soirée du 21 février 2007 * Jacques Robin vient malheureusement de nous quitter. Médecin, puis directeur général d'un groupe industriel, Jacques Robin a animé à partir de 1966 Le groupe des Dix. En 1981, il a mis en place le CESTA (Centre d'Étude des Systèmes et des Technologies Avancées) puis il a créé la revue Transversales Sciences et Culture. Il est l'auteur de Changer d'ère, au Seuil en 1989. Lire une interview de Jacques Robin. Lire l'hommage de ses compagnons de route. ** Consultante auprès de responsables
d'entreprises et d’institutions, Laurence Baranski a initié
en 2001 le projet Interactions Transformation Personnelle - Transformation
Sociale, au sein du réseau Transversales Science Culture. Elle
a publié Le manager éclairé, Comment
piloter le changement, aux Éditions d'Organisation en
2001. The Natural Step France Le site de TNS France Living
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le projet de Caroline Sost |
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