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voici
ce que le Père Noël Perrot écrivait, il y a peu de temps: "LA CASE
BROTTIER" |
Congo
Kinshasa, ex
Zaïre:
la situation des réfugiés à Lumbumbashi |
Je me
suis plus engagé avec les "réfugiés de guerre"... il y a six
sites de réfugiés à Lubumbashi (capitale du Kantaga; n.d.l.r.). Mais
celui d'ELAKAT où je vais est particulièrement insalubre. Chaque famille
a construit un chez soi minuscule (2x2 mètres) séparés ente eux par des
vieux sacs ou parfois des murets construits avec des déchets de briques.
Une bonne moitié des familles ont construit leurs abris dans les chambres
froides. L'inconvénient c'est qu'il n'y a plus de toit sur les chambres.
Les pluies pénètrent dans le plafond. L'eau y suinte constamment. L'air,
déjà mal ventilé, est très humide. Beaucoup d'enfants sont atteints de
bronchites. Nous avions un infirmier qui passait toutes les semaines...
mais cette année il a repris ses études et il ne peut plus venir... j'ai
trouvé un autre bénévole pour le remplacer. J'ai eu la joie de voir
"ressusciter" quelques petits enfants. Ils étaient presque
partis...
...Le H.C.R. a arrêté toute aide depuis 6 mois. Heureusement une ONG
dénomée J.R.S. (organisée par les jésuites) aide financièrement. Les
réfugiés survivent avec quelques kilos de farine de maïs donnés tous
les mois...
... avec une petite communauté chrétienne de femmes, nous avons
démarré un projet. Constatant l'impasse de la guerre, nous avons la
conviction que cette situation peut durer bien longtemps. Peu à peu, nous
avons eu l'idée de chercher des terres pour faire des jardins ou des
champs et peut-être aller habiter dans des petites paillotes sur ces
champs... fin novembre 2000, l'inspecteur provincial (du Katanga) m'a
autorisé verbalement de commencer les travaux agricoles sur une
concession de 250 hectares... avec 2000 FF qui me restaient et d'autres
aides obtenues, j'ai acheté des houes et des machettes. Les femmes de
ELAKAT ont été les pionnières. Il faut du courage pour débarquer en
pleine brousse avec seulement une joue et une machette! C'est à 16
kilomètres d'ici. Faire la route à pied c'est exclu. J'ai trouvé deux
vieilles bâches de camion pour monter une tente, quelques bidons et
casseroles, et puis l'installation du premier groupe de 6. Je fournis les
graines et un peu de nourriture: de l'huile, du sel et 2 verres de farine
par jour et par personne. J'avoue que ma caisse est vide. Nous
avons appelé la tente "case Brottier", nom de notre confrère
spiritain béatifié pour sa vie et son action en faveur des orphelins...
... Je fais le voyage deux fois par semaine. La camionette ISUZU chargée
à bloc. A partir de maintenant, j'irai le samedi après midi et je
célébrerai la messe à la tente. Je ne sais pas où cette histoire va me
conduire mais je suis heureux de le faire... |
| En Guinée
Bissau |
C'est
fin Novembre que tout a failli de nouveau basculer, en Guinée Bissau,
quand le général Ansoumane Mané s'est autoproclamé chef des armées.
Ni les militaires, ni le peuple l'ont suivi. Il a du prendre la fuite dans
une petite ville au bord de la mer, Quinhamel, se réfugier dans la
paroisse et finalement être abattu le 30 novembre. |
| On vit dans la peur d'un
nouveau conflit armé. |
Des
dizaines de milliers d'habitants de Bissau ont fuit, paniqués, la
capitale, par peur d'une confrontation armée, qui, heureusement, n'a pas
eu lieu.
(source spiritaine) |
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| A cause de ses frontières
avec le Liberia et la Sierra Leone... |
Cela
fait des mois qu'il y a des troubles aux frontières de la Guinée avec la
Sierra Leone et le Liberia. On estime que entre le 1er Septembre et le 27
Novembre, il y a eu 270 personnes tuées, 88 portées disparues. Ces
attaques sporadiques ont semé la terreur dans les populations
frontalières. |
| ...la Guinée
Conakry toujours en proie aux troubles... |
C'est
dernièrement que des attaques plus importantes et davantage à
l'intérieur du pays, ont eu lieu, notamment dans les deux ville de
Guéckédou (4 décembre) et Kissidougou (10 décembre). Voici en quels
termes la Conférence Episcopale de Guinée décrit la situation, dan sa
déclaration du 8 décembre 2000: |
| ... les évêques
parlent de la situation. |
"Des
villages se sont vidés de leurs habitants abandonnant leurs maisons et
leurs champs.
Des familles ont été dispersées à l'intérieur de la Guinée ou
déportés au Libéria ou en Sierra Leone.
Plusieurs écoles n'ont pu ouvrir leurs portes, compromettant ainsi
l'éducation scolaire des enfants dans la zone de combat.
Les greniers et les biens des populations ont été détruits, incendiés
ou enlevés par des assaillants, et nous sommes incapables pour le moment
d'évaluer les énormes pertes en vies humaines parmi nos soldats et la
population civile."
(source spiritaine) |
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