SAISON 2008-2009
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DISTRIBUTION |
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JULIETTE,
la femme de Maillard |
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Gaëlle RICHARD |
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MISE EN SCENE Mado JELODIN |
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La tête des autres
de Marcel Aymé
Ecrite et jouée pour la première fois dans les années 50, La Tête des Autres reste une des grandes pièces de Marcel Aymé, à côté de Clérambard, monté par la Compagnie de la Vieille Prison il y a presque trente ans.
Pièce inclassable qui tient à la fois de la farce, de la satire sociale, de la comédie de moeurs et de la pièce policière, La Tête des Autres a fait scandale lors de sa création à l'Atelier en 1952 en raison de sa charge violente contre la magistrature. Comme l'a justement écrit Georges Lerminier : "Marcel Aymé mêle deux sujets, l'un qui est tragique, la Justice, l'autre qui est comique, les juges." C'est à la fois ce mélange des genres et la peinture sans complaisance du milieu de la magistrature qui ont permis à la pièce de durer et de bien vieillir, sans compter la beauté de la langue de Marcel Aymé qui sait être tour à tour tendre, ironique ou féroce et qui est pour le comédien une des plus agréables à dire.
Laissons justement la parole à Marcel Aymé qui répondait ainsi aux censeurs qui l'accusaient de s'en prendre trop violemment aux procureurs : "Les critiques qui ont crié au scandale et dénoncé le crime de lèse-magistrat, devraient bien se rassurer un peu et reprendre leur sang-froid. Ils découvriraient avec étonnement que le personnage principal de la pièce n'est ni un procureur, ni une femme de procureur, mais un condamné à mort. Ils pourraient même s'émouvoir en réfléchissant aux hasards de la justice qui font d'un accusé, parfois innocent, un condamné à mort, et aux hasards de l'existence, à peine plus incertains. Il est justement question de ces choses dans la pièce."