SAISON 2008-2009

Les photos
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  DISTRIBUTION

JULIETTE, la femme de Maillard
Renée ANDRIEU, la mère de Juliette
Louise ANDRIEU, la sœur de Juliette
PIERRETTE, la soubrette
 Frédéric MAILLARD, procureur
BERTOLIER, procureur ami de Maillard
ROBERTE, la femme de Bertolier
VALORIN, le condamné
LAMBORDINI, un malfrat
GORINI, un autre malfrat

 

Gaëlle RICHARD
 Claudine MERCIERE
Marie-France COLLET Laura TABUTAUD
Pascal IZARN
 Jacques JELODIN
 Régine PARPIROLLES
Loïc BIEUZEN
 Guy MADRIERES
 Hugues FONTY

 

MISE EN SCENE
Jacques JELODIN et Guy MADRIERES
COSTUMES

Mado JELODIN
DECOR, SON ET ECLAIRAGE

Claude MERCIERE

 

 

La tête des autres

de Marcel Aymé

Ecrite et jouée pour la première fois dans les années 50, La Tête des Autres reste une des grandes pièces de Marcel Aymé, à côté de Clérambard, monté par la Compagnie de la Vieille Prison il y a presque trente ans.

 

Pièce inclassable qui tient à la fois de la farce, de la satire sociale, de la comédie de moeurs et de la pièce policière, La Tête des Autres a fait scandale lors de sa création à l'Atelier en 1952 en raison de sa charge violente contre la magistrature. Comme l'a justement écrit Georges Lerminier : "Marcel Aymé mêle deux sujets, l'un qui est tragique, la Justice, l'autre qui est comique, les juges." C'est à la fois ce mélange des genres et la peinture sans complaisance du milieu de la magistrature qui ont permis à la pièce de durer et de bien vieillir, sans compter la beauté de la langue de Marcel Aymé qui sait être tour à tour tendre, ironique ou féroce et qui est pour le comédien une des plus agréables à dire.

 

Laissons justement la parole à Marcel Aymé qui répondait ainsi aux censeurs qui l'accusaient de s'en prendre trop violemment aux procureurs : "Les critiques qui ont crié au scandale et dénoncé le crime de lèse-magistrat, devraient bien se rassurer un peu et reprendre leur sang-froid. Ils découvriraient avec étonnement que le personnage principal de la pièce n'est ni un procureur, ni une femme de procureur, mais un condamné à mort. Ils pourraient même s'émouvoir en réfléchissant aux hasards de la justice qui font d'un accusé, parfois innocent, un condamné à mort, et aux hasards de l'existence, à peine plus incertains. Il est justement question de ces choses dans la pièce."

 

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