L'acquisition d'un chiot n'est pas un acte anodin, il vous engage
pour dix à vingt ans et vous conduit à assumer le
rôle de parents de substitution d'un jeune animal dont vous
devrez guider le développement.
Cette question peut paraître saugrenue; pourtant faute de
vous la poser, vous pouvez voir votre rêve d'accueillir un
chiot se transformer en cauchemar. Sachez tout d'abord que le chien
ne peut vivre qu'au sein d'un groupe : il a besoin de voir, de
toucher ses compagnons, humains ou chiens, il ne peut se satisfaire
de la solitude, fût-ce dans un parc d'un hectare. Si donc votre
emploi du temps implique que vous deviez laisser seul votre chien
toute la journée, peut-être vaut-il mieux renoncer. De
même, si vous recherchez un compagnon indépendant
impliquant des relations libres de toutes contraintes et sans rapport
de force, choisissez plutôt un chat
- Faites appel à un éleveur, ou
éventuellement à un particulier, eux seuls sont
à même de vous présenter un chiot
équilibré puisque vivant avec sa mère dans de
bonnes conditions.
-Le chiot doit être en contact régulier avec des
êtres humains, vivre dans un endroit riche en objets et en
bruits variés.
Si c'est possible, prenez un chiot de 3 ou 4 mois
déjà éduqué par sa mère. Mais bien
souvent, on est tenté d'adopter un chiot beaucoup plus jeune.
Dans ce cas consultez rapidement un vétérinaire et
suivez bien ses indications pour éviter les
conséquences d'erreurs fréquemment commises.
Il existe une série de tests scientifiques, mais sans faire
appel à des notions trop compliquées, vous pouvez
vérifier ces quelques éléments simples :
-le chiot doit répondre rapidement à un appel au jeu.
Pour cela, accroupissez-vous légèrement en vous
penchant vers l'avant et tapotez vos genoux en souriant, prononcez
quelques mots enthousiastes. Le chiot doit venir vers vous.
-Il accepte que vous le souleviez du sol sans chercher à
mordre et sans paniquer.
-Il ne sursaute pas au moindre bruit et supporte le contact par le
regard.
Un accueil bien fait est la meilleure prévention des
troubles comportementaux.
Le chiot doit attendre la fin de votre repas. Ne lui donnez rien
pendant que vous mangez.
Apprenez au chiot à tenir ses mâchoires : lorsqu'il
vous mordille, cessez le jeu et dites fermement "non".
Pour entraîner votre chiot à supporter les
périodes de solitude, prenez l'habitude de l'ignorer
totalement pendant 20 à 30 minutes avant votre départ.
Lorsque vous partez, ne vous cachez pas. A votre retour, caressez-le
lorsqu'il se calme, après qu'il vous ait fait la fête.
Si il a commis quelques dégâts, ne le grondez pas, cela
ne sert à rien, mais ne nettoyez pas en sa
présence.
Attribuez à votre chiot un endroit particulier pour dormir
ou se retirer, couvert car le chien recherche un simulacre de
terrier. Lorsqu'il est dans son coin, laissez-le en paix. Il est
formellement interdit de l'en extirper pour le corriger ou le
câliner; en effet il s'y réfugie après une faute
en se soumettant et ne peut donc être frappé de
surcroît.
Apprenez-lui la propreté. Avant 4 mois, le chiot ne peut être parfaitement propre donc patience! Vous devez donc tout baser sur le renforcement des bons comportements et non sur la punition des fautes. Le chiot a envie d'uriner ou de déféquer dans le minutes suivant le repas et le réveil. De ce fait, sitôt que le chiot a achevé son repas, emmenez-le dehors, vous ne rentrerez que lorsque le chiot aura fait ses besoins. Dès qu'il a fait, félicitez-le immédiatement et chaleureusement.
Assurer votre position de dominant face à votre chien ne
nécessite nullement que vous l'affrontiez en combat
singulier...
Le chien mange après ses maîtres.
Il dort dans un endroit déterminé : ni un lieu de passage obligé (couloir) ni une chambre.
Lorsqu'il s'agit d'un mâle, sa maîtresse doit cesser de le caresser à l'adolescence. Pour une femelle, le maître prendra garde de ne pas répondre à ses avances lorsqu'elle est en chaleur.
Communiquez en dominant : adoptez un ton de voix ferme sans crier,
utiliser des mots brefs, votre corps doit aller vers l'avant et vous
devez regarder le chien les yeux fixés sur son dos et non dans
ses yeux ce qui correspond à une provocation au combat.
Dès que votre chien présente l'un des comportements suivant :
Le chien a menacé un membre de la famille ou un proche qu'il avait l'habitude de côtoyer.
Votre chien se lèche pendant de long moment, se ronge les griffes ou s'arrache les poils.
Votre chien se met à manger sans arrêt, il parcourt votre domicile en recherchant tout ce qui peut se consommer.
Votre chien boit de grandes quantités d'eau et urine un peu partout.
Votre chiot n'explore pas son environnement, ne fait aucune sottise, ne joue pas et ne cherche pas le contact avec vous.
Votre chien fait ses besoins sous lui la nuit.
Votre chien, qui vient d'arriver à l'adolescence, commence à lever la patte sur les meubles en présence des hommes de la famille.
Une personne ou un animal avec lequel votre chien entretenait une relation importante vient à disparaître. Cela occasionne une dépression réactionnelle, avec perte de l'appétit et indifférence à l'entourage. Il faut qu'un traitement soit mis en place si cet état dure plus de huit jours.
Lorsqu'il est au calme votre chien se met à suivre un objet imaginaire, ou bien tend l'oreille et pleure.
Votre vieux chien semble retomber en enfance : il n'obéit
plus, n'est plus propre et pleurniche pour un rien.
Voici quelques conseils:
Cette identification -véritable carte grise du chien- est
obligatoire pour les chiens de race inscrits au LOF, pour tous les
chiens achetés en magasin, chez un éleveur ou dans un
refuge SPA. Il est de plus obligatoire pour tous les chiens vivant en
zone d'enzootie rabique (présence de la rage). Il permet
notamment de retrouver un chien perdu.
Il est exigé par les compagnies d'assurances en cas
d'accident.
Si vous devez consulter un vétérinaire, à moins d'une urgence, n'arrivez pas à l'improviste. Prenez des renseignements : heures de consultations, rendez-vous, visites à domicile.
Prévoyez toujours de tenir votre chien en laisse et de lui mettre une muselière s'il risque de se montrer agressif envers les autres animaux ou envers les gens. Continuez de tenir votre chien en laisse en salle de consultation.
Placez votre chien sur la table de consultation et prévenez rapidement s'il risque d'être agressif. Pendant l'examen, restez près de votre chien, rassurez -le avec la main ou par des paroles.
S'il doit être hospitalisé pour des soins, laissez à votre animal un linge avec votre odeur ou un de ses jouets. Renseignez-vous sur les heures où vous pourrez lui rendre visite. Vous pouvez aussi téléphoner pour prendre de ses nouvelles. Pour l'intervention, le chien sera amené le matin à jeun. Vous le reprendrez soit le soir même soit le lendemain matin. L'anesthésie se fait par voie intraveineuse ou par intubation. On vous demandera parfois de revenir deux ou trois jours après pour le contrôle des pansements. Les points de suture sont retirés environ dix jours après l'intervention.
Il se peut que votre chien doive porter une collerette en
plastique autour du cou, ce qui l'empêchera de se gratter s'il
a subi une intervention à la tête ou s'il risque de
toucher à son pansement. Vous devez la lui mettre en
permanence.