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Les chantiers sont des lieux privilégiés pour le photographe en quête de matières, de couleurs et de compositions inédites. Il y a là une subtile alchimie entre la destruction et la construction, entre le chaos et l'ordre nouveau, la renaissance après la mort. Particulièrement lorsque les chantiers sont déserts et silencieux, il y règne une atmosphère de fin du monde. Comme si les ouvriers qui travaillaient là, soudain paniqués, avaient fui précipitamment, abandonnant au silence et au hasard matériaux et outils. Le sentiment de solitude qui se dégage alors de ces fausses ruines désertes est propice à de belle images. De la beauté où on ne l'attend pas...
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