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vote blanc est reconnu par le code électoral comme un élèment
de la liberté d'expression, lors des élections, quel
que soit le mode de scrutin.
Il a été très hypocritement interprété
par un précédent premier ministre comme une manifestation
de neutralité ("l'électeur votant blanc ne souhaitant
avantager aucun des candidats ou aucune des listes en présence.")
ce qui justifierait sa non-comptabilisation dans les suffrages exprimés
!
Mais il faut savoir qu'en pratique, tous les citoyens
ne peuvent pas voter blanc, sauf exception.
En effet, dans les bureaux de vote équipés
de machine à voter (tous les bureaux peuvent en être
équipés, selon le bon vouloir des maires) les électeurs
peuvent voter blanc, ce qui est impossible dans les bureaux qui
n'en sont pas équipés.
Dans le premier cas :
la machine doit obligatoirement comporter une touche
"vote blanc" et un "totaliseur des vote blancs".
Le code électoral prévoit expressement que le Président
du bureau de vote, lors du dépouillement du scrutin, indique
à haute voix le nombre des votes blancs.
Dans le deuxième cas :
aucun bulletin blanc n'est mis à la disposition
des électeurs à côté des bulletins des
candidats, et toute tentative de voter blanc (enveloppe vide, bulletin
blanc apporté par l'électeur, nom rayé.
sur un bulletin réglementaire, etc.)
est en règle générale considéré
comme un vote nul lors du dépouillement.
C'est une infraction flagrante au principe républicain de
l'égalité des citoyens devant la loi !
Démocratie Sociale souhaitant que soit mis
un terme à cette inégalité, a exercé
un recours auprès du Conseil Constitutionnel afin qu'aux
prochaines élections présidentielles, dont il est
le garant du bon déroulement, il impose à l'administration
qu'elle approvisionne tous les bureaux de vote non équipés
de machine à voter, non seulement des bulletins des candidats
comme elle doit le faire, mais également en bulletins blancs
en quantités suffisantes. Les votes blancs devant être
décomptés des votes nuls.
NB : Le Conseil Constitutionnel nous ayant répondu
qu'il n'était pas en son pouvoir d'imposer à l'administration
l'approvisionnement des bureaux de vote en bulletins blancs, nous
avons demandé au ministère de l'Intérieur de
bien vouloir faire procéder à cet approvisionnement
(réponse actuellement en attente).
Pour autant, les votes blancs ne seront pas comptabilisés
dans les suffrages exprimés, ce que seule une loi autorisée
par le parlement pourrait autoriser (un projet en ce sens a été
déposé au Sénat en avril 1994, et renvoyé
en commission !).
Il n'en reste pas moins qu'un décompte officiellement proclamé
du nombre d'électeurs qui se seront déplacés
au deuxième tour de l'élection présidentielle
pour voter blanc, constituera un pas important vers le respect des
citoyens qui ,refusant l'immobilisme de l'abstention, lancent un
message fort au candidat élu.
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