es
dernières années une rupture sest produite entre
les Français et leurs représentants politiques. Plus
que jamais, la classe dirigeante apparaît à nos concitoyens
comme politicienne, divisée et vide de projets. Ce sentiment
sexprime notamment par le fort taux dabstention lors des
consultations nationales (européennes, référendum
sur le quinquennat, etc. ). (Seules les élections municipales,
plus concrètes et plus personnalisées, présentent
un meilleur taux de participation).
Dans ces conditions,
lambition du Parti Démocratie Sociale (DS)
est de proposer un véritable projet politique qui pourrait
être mis en uvre à la suite des élections
présidentielles de 2002 ; ce projet résulte dobservations
et de suggestions issues de la réalité concrète,
microéconomique, émises par des personnes
de toutes origines, sans a priori ni préjugés ; il
sexprime sous la forme de mesures à la fois pratiques
et innovantes, tant sur le plan économique que politique
ou social.
Il est précisé que ce projet na
pas vocation à rester figé et intangible ; il sagit
dune première esquisse, qui doit être amendée,
complétée, affinée et ce si possible dune
manière interactive.
Enfin, nous insistons sur le fait que DS se veut
par essence pragmatique et indépendante des partis politiques
existants ; elle a simplement pour objectif de proposer un certain
nombre didées concrètes pour faire bouger les
choses dans notre pays, ces idées résultant en grande
partie de lobservation de ce qui ne va pas dans
la réalité quotidienne des gens et des entreprises,
avec au cas par cas une solution à la clé.
En résumé, au lieu de lapproche
actuelle globale, théorique et quelque peu condescendante (nous
savons ce qui est bien pour vous), nous préconisons dadopter
une démarche pragmatique, basée sur des cas réels
et inspirée de la réalité du terrain (écoutons
ce que disent les gens - quels quils soient - dès lors
quils ont quelque chose de concret à dire).
Les objectifs de notre projet se déclinent
en cinq grands thèmes :
1. Rétablir la démocratie en
France :
1a. Tenir
davantage compte des suggestions et des idées des citoyens
de base, par exemple par la création dun grand site Internet
de suggestions populaires (baptisé par exemple site civique)
; pour les personnes non équipées Internet, il serait
prévu également un service Minitel ainsi quun
service-courrier.
1b. Supprimer tout cumul des
mandats en imposant un seul mandat renouvelable une seule fois,
ceci afin de renouveler la classe politique.
1c. Rendre au Parlement son rôle
législatif et de contrôle de lExécutif quil
a perdu de fait, en dotant lAssemblée Nationale et le
Sénat de moyens budgétaires et de pouvoirs denquête
très substantiels, de manière à assurer un véritable
contrepoids face au Gouvernement et à lAdministration.
1d. Sinspirer
du système suisse des votations pour consulter
les Français chaque fois quune décision importante
dordre politique, économique ou social doit être
prise par le gouvernement ou à linitiative de lAssemblée
NB : lexécutif aurait
le devoir dengager des consultations
populaires pour tous les grands sujets de société
; par ailleurs, le Parlement aurait linitiative des consultations
populaires sur les sujets qui lui paraissent importants.
1e. Refondre sociologiquement la composition
du Gouvernement et des cabinets ministériels, en donnant une
large place aux représentants de la société civile
et en se dotant dun strict quota maximal de hauts fonctionnaires
ou de politiciens
professionnels à ces postes.
(Prévoir à cet effet une indemnité
de départ pour les parlementaires non fonctionnaires qui perdent
leur mandat).
1f. Simplifier, domaine par domaine,
lextrême complexité des textes législatifs,
et imposer un délai maximal dun an entre le vote dune
loi et la parution de son décret dapplication (faute
de quoi ladite loi deviendrait caduque, mais avec une sanction à
la clé pour les responsables administratifs concernés).
1g. Revoir la loi actuelle sur le
financement des partis et des campagnes électorales, qui interdit
de fait lémergence de nouveaux partis ou de candidats
indépendants (en effet, cette loi assure un financement public
automatique aux grands partis en place, tout en interdisant aux nouveaux
entrants toute ressource autre que celle des cotisations individuelles
dadhérents, plafonnées à 50 000 F par cotisant).
2. Favoriser le dynamisme économique
de notre pays :
2a.
Simplifier et alléger la fiscalité des entreprises et
des personnes :
Instaurer un impôt standard au
taux de 20 ou 25 % : face à la complexité actuelle
du système fiscal français, résultante de
sédimentations successives des lois de finances annuelles,
lidée consiste à simplifier radicalement les
choses, à savoir ne conserver que les principaux impôts
dEtat (IR, IS, TVA, TIPP, droits de succession, etc.) en
les recentrant autour dun taux unique à 20 ou 25
% (avec éventuellement certains aménagements dassiette).Avantage : mettre en place une règle
fiscale claire et incitative tant pour les entreprises que pour
les personnes physiques.
Précision :
la détermination du taux adéquat ferait lobjet
de simulations préalables, à partir des bases de
données du Ministère des Finances
Supprimer tous les impôts dEtat
inutiles et peu rentables ou inadaptés (au nombre dune
bonne centaine).
Plafonner nationalement les taux de
la fiscalité locale (taxe dhabitation, taxe professionnelle,
taxes foncières, etc. ), tout en laissant la possibilité
aux élus locaux de voter un taux inférieur au taux
plafond sils le jugent opportun. Harmoniser corrélativement
la valeur des bases imposables, en se fondant sur les prix fonciers
réels.
Instaurer le prélèvement
à la source pour limpôt sur le revenu, ainsi
que cela se fait dans la plupart des pays, de manière notamment
à éviter des situations individuelles difficiles
en cas de forte baisse de revenu dune année sur lautre.
2b. Mieux insérer lensemble des citoyens dans lactivité
économique :
Intégrer
les chômeurs dans le monde du travail
Lidée de base est quune personne en âge
de travailler, qui reçoit des indemnités de chômage
ou équivalents (RMI, autres allocations sociales, etc.),
fournisse en contrepartie un travail dans le secteur privé
(seul vrai créateur demplois) ; dans ce cas, pendant
quelques mois, la personne continue à percevoir ses indemnités
(éventuellement complétées par une prime
de lentreprise).
Au bout de ces quelques mois, si la personne sest bien
intégrée, son salaire sera pris en charge directement
par lentreprise.
Avantages de
cette mesure : accélérer
la réinsertion des chômeurs et permettre aux entreprises
de se développer sans subir demblée une
charge salariale accrue.
Contrainte : éviter
que certaines entreprises ne profitent du système pour
avoir en permanence un volant de salariés gratuits et renouvelables,
par exemple en écartant du dispositif les entreprises qui
nembauchent personne au bout dun an.
Assouplir les conditions de travail, de manière à
améliorer la productivité des entreprises en aménageant
lapplication de la loi sur les 35 heures et en modulant
le temps de travail au cours de lannée en fonction
des besoins de lentreprise. Creuser également le
concept de la semaine de quatre jours.
Aménager le régime des
interdits bancaires, en réduisant de 5 ans
à 6 mois la période dinterdiction démettre
des chèques suite à des incidents bancaires. Le
régime actuel - bien que récemment amendé
- aboutit en effet à écarter du circuit économique
normal 2 millions de personnes, et ce souvent juste pour un ou
deux chèques sans provision dun montant très
réduit.
2c. Transformer le système daide
à la création dentreprises :
Supprimer la centaine de dispositifs
administratifs dispersés censés favoriser la création
dentreprises.
Les remplacer par une incitation fiscale
unique consistant à rendre déductibles du revenu
imposable les moins-values résultant dinvestissements
dans les PME non cotées.
Commentaire : si
la PME se développe, tant mieux pour linvestisseur
; et si elle échoue, au moins il naura pas tout
perdu grâce à son bonus fiscal.
2d. Recadrer la distribution des subventions
au monde économique :
Modifier la politique agricole en limitant
les subventions et les indemnités versées au secteur
agricole ; utiliser les sommes ainsi économisées
pour favoriser dautres secteurs créateurs demplois
(hôtellerie, restauration, BTP, etc.)
Compléter ce rééquilibrage
par une réduction du montant total des subventions, avec
en contrepartie une réduction de la fiscalité des
entreprises (cf § 2a.)
3. Améliorer radicalement
le fonctionnement des services publics :
3a. Faire
un état des lieux :
Effectuer un audit du fonctionnement des différentes
administrations et services publics ; identifier les secteurs
en sureffectif et ceux manquant de personnel.
A la suite de cet audit, proposer un rééquilibrage
en favorisant le passage des fonctionnaires des secteurs en surnombre
vers les secteurs déficitaires (ex. : Douanes vers Justice)
et en rapprochant les conditions de fonctionnement de lAdministration
de celles du secteur privé.
3b. Mettre en uvre le changement :
Encourager et fluidifier la pratique de mise
à disposition de fonctionnaires dune administration
vers une autre administration, dans la logique des propositions
ci-dessus.
Inciter les fonctionnaires et agents des services
publics à créer leur propre entreprise, en leur
proposant par exemple une prime de deux ans de salaire à
condition quils quittent lAdministration pour réaliser
ce projet.
Imposer une notion de service minimum pour
les entreprises dEtat hors secteur concurrentiel (SNCF,
RATP, contrôleurs du ciel, divers, etc.)
Réformer le Statut de la Fonction
Publique, notamment sur le plan contractuel, en supprimant la
notion de fonctionnaire à vie.
Remplacer la comptabilité
publique - actuellement comptabilité de caisse
- par une vraie comptabilité dentreprise.
Gérer la Dette
de lEtat (premier poste de dépense du Budget) dune
manière dynamique (économie possible : de lordre
de 5 milliards d'€ annuels).
Evaluer d'une manière normalisée
le patrimoine public ("actif du bilan") ainsi que les
engagements de l'Etat ("passif du bilan") : dette publique,
retraite des fonctionnaires, dette sociale, etc.
3d. Cas de lEducation Nationale :
Constat :
le système français déducation nationale
est particulièrement inefficace dans la mesure où
il mobilise un nombre considérable denseignants et
dadministratifs (sur 1,6 million de fonctionnaires dEtat,
plus dun million appartiennent à lEducation
Nationale), alors que le nombre total délèves
et détudiants est en baisse et que le niveau culturel
moyen des élèves issus du primaire ou du secondaire
est également en baisse. Par ailleurs, de sérieux
problèmes de sécurité se posent dans plusieurs
milliers détablissements des zones urbaines et péri-urbaines.
Redresser la situation des établissements
sensibles (cf ci-dessus) en ny envoyant que des professeurs
expérimentés dotés dune prime de risque
qui double leur salaire et en créant des centres de rééducation
pour y cantonner les 5 % dagitateurs permanents qui perturbent
le bon fonctionnement des cours.
Redonner ses lettres de noblesse à
lenseignement professionnel, en rehaussant également
le salaire des enseignants concernés et en encourageant
une bifurcation rapide des élèves motivés
(dès la classe de cinquième par exemple). Renforcer
en parallèle les liens entre les entreprises et ces filières
professionnelles.
Etre plus sélectif au niveau
de lenseignement supérieur, comme cela se pratique
dans les écoles dingénieurs ou de commerce.
Limiter laccès aux universités à la
fois en fonction des besoins du pays - matière par matière
- et en fonction des capacités des candidats.
3e. Assurer
la sécurité des personnes et des biens :
Motiver les services de police et de gendarmerie
en leur fixant comme objectif prioritaire dassurer la sécurité
du pays (lutte contre la délinquance et le banditisme,
sécurité routière, maintien de lordre,
etc.), avec accessoirement la charge de diverses tâches
administratives. Ainsi les fonctionnaires affectés au
front bénéficieraient dune prime de
risque conséquente ; inversement les agents administratifs
auraient peu dincitation financière.
Créer un corps de police (et de gendarmerie)
suburbaine, spécialisé dans la répression
de la délinquance de banlieue ; cette force spéciale
- si possible constituée en partie de représentants
ethniques - bénéficierait elle aussi
dun statut financièrement privilégié.
Sauf cas particuliers, supprimer ou réduire
de manière systématique les allocations sociales
des parents de mineurs délinquants récidivistes.
Maintenir fermement les peines judiciaires
à lencontre des délinquants y compris mineurs
(cf centres de rééducation) et sassurer de
leur mise en uvre effective (ce qui nest pas toujours
le cas actuellement).
3f. Pour une Justice plus efficace :
Mettre immédiatement à
la disposition du Ministère de la Justice 10 à 20
000 fonctionnaires issus dautres départements ministériels
(Finances, Education, Agriculture, etc.), avec un programme de
formation adéquat à la clé.
Mettre en place un programme de rénovation
et dextension du parc détablissements pénitentiaires,
de manière à rendre décentes les conditions
de vie dans les prisons et à pouvoir accueillir davantage
de détenus si nécessaire.
Instaurer des délais maximaux
pour linstruction des dossiers de justice (sauf cas exceptionnels).
Réformer le système de
détention provisoire, en le limitant à des périodes
courtes et généraliser la pratique des libérations
sous caution (pour des montants financiers raisonnables).
Créer une Cour spéciale
de Justice, contrôlée par le Parlement, destinée
à juger les magistrats et autres auxiliaires de Justice
(qui de facto échappent aux juridictions classiques, car
ils en font partie).
Réprimer réellement les
cas de violation du secret de linstruction, notamment sils
proviennent des magistrats ou de la Presse.
Remettre en place une coordination centralisée
de laction des juges, qui de fait aujourdhui échappe
à tout contrôle (ce qui aboutit en pratique pour
le citoyen à une justice-casino).
4. Mettre en avant les valeurs
sociales, humanitaires et d'environnement :
4a. Favoriser la convivialité
et les valeurs humaines :
Permettre aux personnes
handicapées, aveugles, sourdes, etc. davoir une éducation
et une activité normales et de se déplacer
sans trop de difficulté (notamment en ville).
Protéger les
commerces de proximité (dans les grandes et petites villes),
notamment via une réduction de leur fiscalité -
telle quelle se pratique pour les agriculteurs. Encourager
notamment lactivité des cafés-bars-restaurants,
qui sont aujourdhui les derniers lieux de convivialité.
Instaurer un prix
annuel de citoyenneté (à linstar du prix Nobel
suédois) appliqué aux différents aspects
de la vie courante (éducation, sécurité,
vie politique, bénévolat, etc.), destiné
à encourager les idées et les actions généreuses
de nos concitoyens.
Encourager les occasions
de convivialité : fête de limmeuble, fête
du village, Mardi Gras, etc.
4b. Mieux contrôler les dépenses
de santé :
Fixer un plafond annuel de dépenses
individuelles de santé ; en cas de dépassement de
ce plafond, autoriser au cas par cas le remboursement des dépenses
supplémentaires, soit de manière automatique (exemple
: cancer, maladies cardiaques, etc.), soit au vu du dossier individuel.
NB : la mise en uvre de cette mesure
sera facilitée par la généralisation obligatoire
de la Carte Vitale à lensemble des assurés
sociaux et des acteurs du domaine médical (médecins,
hôpitaux, pharmaciens, etc.)
Plafonner le remboursement des médicaments
au tarif des leurs équivalents génériques
quand ils existent.
4c. Trouver une solution efficace et équilibrée
au problème des retraites et à certaines situations
particulières :
Au lieu dutiliser les cotisations
de retraite des entreprises et des salariés pour payer
directement les prestations de retraite des retraités,
investir ces cotisations dans un Fonds National dInvestissement
géré par des financiers professionnels, qui montera
en puissance progressivement et dont les revenus annuels serviront
à payer (en tout ou partie) les prestations de retraite
(système de capitalisation).
NB : compte
tenu de la situation actuelle (retraite par répartition)
il est clair quau départ le système ne pourra
être que mixte (en partie répartition, en partie
capitalisation).
Unifier les différents régimes
de retraite : en matière de retraite, la situation actuelle
est particulièrement injuste, avec dun côté
des professions défavorisées tant en termes dâge
de la retraite quen termes de prestations assurées
(commerçants, professions libérales, agriculteurs,
etc.) et de lautre des secteurs exagérément
favorisés (cf SNCF, RATP, Charbonnages de France, etc.
). Il est à noter que ces régimes dexception
sont majoritairement financés par lensemble des contribuables,
alors quils ne profitent quà quelques centaines
de milliers de privilégiés, qui ont de plus travaillé
dans leur vie largement moins que la moyenne des salariés.
Dans ces conditions, nous proposons dinstaurer un régime
standard de retraite pour tous les nouveaux salariés du
public comme du privé.
Sagissant des salariés et des retraités existants,
nous proposons de rééquilibrer la
situation en réduisant en partie les
prestations des secteurs protégés et en améliorant
en partie les conditions des secteurs exposé
NB : une telle mesure, lourde de conséquences
sur le plan social, devrait faire lobjet dune consultation
populaire préalable.
Réviser la situation des harkis et
familles de harkis, en considérant les premiers comme danciens
fonctionnaires à part entière, anciens combattants,
et en revalorisant les prestations familiales associées.
4d. Défendre lenvironnement et les
conditions de circulation :
Réduire le bruit en ville en verbalisant
strictement les véhicules bruyants et en imposant aux compagnies
de travaux publics lusage de marteaux-piqueurs insonorisés.
Limiter la pollution en ville en immobilisant
les véhicules à échappement défectueux.
Sécuriser la circulation routière,
en organisant une vraie campagne de prévention, en confisquant
les véhicules des auteurs dinfractions graves et
en bridant les automobiles, camions et motos à une vitesse
maximale raisonnable.
Protéger lespace rural en interdisant
aux agriculteurs lusage de pesticides dangereux (round-up,etc.)
et en faisant payer une taxe écologique aux cultivateurs
qui lèsent les nappes phréatiques et qui détruisent
les haies et les bois par souci de productivisme.
Modifier le code rural, en rééquilibrant
la relation entre propriétaires et fermiers.
Soutenir les maires des communes rurales,
garants dune vraie protection de la campagne, en leur donnant
davantage de prérogatives en matière denvironnement,
en revalorisant leurs indemnités et en limitant leur responsabilité
pénale face à des incidents ou accidents non directement
liés à leur magistrature.
4. e/ Favoriser le développement des activités
culturelles
Etendre le régime des SOFICA (cinéma)
aux autres formes dexpression artistique (théâtre,
opéra, danse, etc.)
Mettre en place un système de fondations
pour encourager le maintien en France du patrimoine pictural ou
sculptural dimportance (de manière à alléger
ou à supprimer les droits de succession à partir
du moment où une fondation dutilité publique
reprend en charge le patrimoine concerné).
5. Jouer un rôle moteur
en Europe et dans le reste du monde :
5a. Favoriser limage de la
France, de la culture française et des entreprises
françaises à létranger :
Dans les pays étrangers, renforcer le rôle et
les moyens de la mission universitaire et culturelle française
; favoriser laccès des lycées français
non seulement aux enfants de coopérants et de diplomates,
mais aussi et surtout aux élèves doués
du pays, quelle que soit leur origine sociale.
De même, faciliter laccès aux écoles
et universités de France métropolitaine aux étudiants
étrangers compétents (notamment via un système
de bourses et une simplification des procédures de visa).
Professionnaliser les postes dexpansion économique
à létranger, en y affectant non pas seulement
des hauts ou moyens fonctionnaires, mais aussi danciens
hommes daffaires ou dex-cadres dentreprises
exportatrices.
5b.
Accélérer la construction de lEurope :
Proposer un véritable projet européen (constitution,
gouvernement, règles pratiques de fonctionnement, etc.)
qui permette à lEurope de renforcer son rôle
face aux Etats-Unis et aux autres puissances mondiales.
Faire que les décisions dintérêt
général (politique, économique, social,
etc.) soient prises non pas à lunanimité,
mais via une majorité qualifiée (par exemple :
50, 66 ou 75 % des voix des pays membres, selon la nature de
la décision).
Pour favoriser laccession de nouveaux membres (Europe
de lEst, etc.), leur proposer demblée de
remplacer leur monnaie nationale par leuro, ce qui les
renforcera sur le plan économique.
Mettre en place une véritable Europe de la Défense,
au travers dune force communautaire dans laquelle la France
jouerait un rôle majeur.
Favoriser les échanges culturels entre pays européens,
en ménageant dans les écoles et les universités
un quota détudiants venus des autres pays dEurope.
5c. Aider les pays émergents
:
Proposer lextension de leuro aux pays dEurope
de lEst, dAfrique du Nord et dAfrique Noire,
de manière à les doter dun socle monétaire
solide (cf 5b.)
Créer un
fonds dinvestissement européen défiscalisé,
destiné à financer la création et le développement
dentreprises dans ces pays, sous le contrôle dadministrateurs
européens.
Distribuer les
énormes surplus agricoles de lUnion Européenne
aux pays les plus pauvres, tout en contrôlant strictement
leur affectation finale (par exemple via les ONG ou si nécessaire
par des contingents de lONU ou dune Force Européenne)
5d.Revoir la politique dimmigration :
Assouplir lobtention des visas
temporaires pour les étudiants et hommes daffaires
étrangers
Mettre en place une politique moins
restrictive mais plus sélective dimmigration, en
retenant, pays par pays, les candidats les mieux à même
dapporter leur contribution à la France (études,
expérience professionnelle, relations politiques, travaux
scientifiques ou culturels, etc.)
(NB : cest par exemple lapproche
retenue au Canada).
Conclusion
:
Toutes les idées sont les bienvenues
pour critiquer et compléter ces propositions, qui représentent
une première étape de la réflexion.