Espace de fort peuplement puisque la façade atlantique de l'Amérique du Nord regroupe environ la moitié des 435 millions d'Américains du Nord aujourd'hui, la façade atlantique est aussi un espace largement ouvert sur l'Océan atlantique et le Golfe du Mexique et qui fut la porte d'entrée des Européens vers l'Amérique du Nord à partir des XVIe et XVIIe siècles. Cette façade atlantique est surtout remarquable par la concentration des activités motrices de quelques unes de ses métropoles. En effet, si le Nord de cette façade, canadien comme étatsunien, a connu une vigoureuse crise des industries traditionnelles (en particulier les industries sidérurgiques et automobiles), il n'en demeure pas moins que c'est aussi cette façade qui est un, sinon le centre d'impulsion majeur de la mondialisation: les métropoles de cette façade concentrent les sièges sociaux de grandes FTN, mais aussi les places financières majeures au premier rang desquelles se trouve New York, ou encore les sièges d'institutions internationales majeures comme l'ONU à New York ou le FMI et la banque mondiale à Washington. En outre, ces métropoles sont souvent aussi des technopôles, et voient se développer ces parcs d'activités dédiés aux hautes technologies en liaison avec les puissantes universités (ainsi Harvard ou le MIT à Boston) de la région.
Cette façade peut assumer ce rôle moteur à l'échelle planétaire grâce à l'efficacité de ses communications. D'importants organismes portuaires assurent l'ouverture de cet espace sur le monde, et plus particulièrement l'Europe. Ces liaisons sont aussi assurées grâce à de puissantes plateformes aéroportuaires dont le rôle est également majeur en ce qui concerne les liaisons intérieures. De plus, grâce à l'existence de liaisons transcontinentales avec l'Ouest du continent, cette façade dispose d'un très vaste arrière pays aujourd'hui étendu jusqu'au Pacifique. Enfin, outre ces liaisons Est Ouest, les pôles de cette façade disposent de très efficaces liaisons entre eux grâce à deux axes Nord Sud de première importance, le premier assurant les liaisons entre les pôles urbains les plus proches de la côte atlantique, le second, suivant l'axe du Mississipi et s'ouvrant au Nord sur les grands Lacs puis le Saint Laurent grâce à un système de canaux performants, permettant de relier le Golfe du Mexique à Chicago et, au delà, l'axe du Saint Laurent.
Le développement de cette façade laisse cependant apparaitre plusieurs espaces à bien des égards complémentaires. Le premier par sa puissance est la Megalopolis (voir définition d'une mégalopole dans la page consacrée à la métropolisation), s'étendant de Boston à Washington, et qui reste le centre d'impulsion majeur, par ses capacités directionnelles, de l'Amérique du Nord. La région étatsunienne des Grands Lacs et l'axe du Saint Laurent canadien, formant la Main street america, apparaissent comme un important pôle de puissance, quoiqu'en retrait par rapport à la Megalopolis et plus touché qu'elle par la désindustrialisation. Les Sud sont eux plus contrastés. le Sud étatsunien de la façade apparait aujourd'hui comme une partie de la Sun Belt, et bénéficie de certaines activités industrielles (pétrole texan, activités de main d'oeuvre assurée par une population immigrée de fraîche date...), mais aussi du tourisme (en particulier pour la Floride). Le Sud mexicain lui connait un certain développement en liaison avec les Etats Unis auxquels il fournit une part de son pétrole, mais aussi de la main d'oeuvre à bon marché dans les maquiladoras -entreprise de main d'oeuvre travaillant pour le compte d'une firme étatsunienne et bénéficiant d'avantages fiscaux pour l'exportation de ses produits vers les Etats Unis (voir la page consacrée à la notion d'interface-, ou encore des destinations touristiques nouvelles et de mieux en mieux équipées (comme Cancun dans la presqu'ile du Yucatan).