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Émile BRAUNTHAL WEISMAN

 

Une remise en question des bases de la physique actuelle

Pour un renouveau de la physique fondamentale

 
 

 


PHYSIQUE

Livre :

Structure et mécanique de l'atome.

 

Cet ouvrage est paru aux

Editions Bénévent. 530 pages, 35€

Demandez-le à votre libraire ou utilisez le Bon de Commande

 

Sommaire et introduction du livre

Mécanique de l'atome

Mechanics of atom.

Onde ou photon ?

Propagation du rayonnement

La molécule d'eau

La constante de Boltzmann

Propulsion interplanétaire

L'inertie

 

MECANIQUE CELESTE

La force de gravitation

Le mouvement du périhélie

Le mouvement rétrograde

Les anneaux de Saturne

Les marées

Pourquoi le soleil est rond ?

Pioneer anomaly

 

RELATIVITÉ

Les vérifications de la relativité

Les ondes gravitationnelles

Mesure du temps en relativité

 

COSMOLOGIE

Le redshift

L'expansion de l'univers

Les trous noirs

Le paradoxe d'Olbers

 

ECOLOGIE

Protocole de Kyoto, pourquoi faire ?

Le trou de la couche d'ozone

Traitement des déchets radioactifs

Kyoto protocol, what for ?

 

SOCIETE

Alerte, la physique en danger

J.-M. LEVY LEBLOND et la physique

JMLL accouche d'une souris

Correspondance Académie des Sciences

Un Polytechnicien m'interpelle, Réponse

Sylvain Poirier défend la Relativité

Si j'étais Président...

L'Académie des...  silences

Virgo, l'échec

L'art de (ne pas) répondre

Science et conscience

 

 

 

 

 

Me contacter :ebraw@wanadoo.fr

 

 

CO2 et effet de serre.

 

Quelle gabegie ! Combien coûte et combien coûtera encore cette chasse au dioxyde de carbone et pourquoi faire ?

 

La frénésie avec laquelle les lobbies écologistes, les"scientifiques" et les gouvernements s’acharnent à lutter contre la production du dioxyde de carbone prêtera certainement à rire d’ici à quelques décennies.

 

Mais en attendant, ce spectacle est non seulement affligeant mais de plus, il ne peut qu’inquiéter pour ses conséquences à terme.

 

Affligeant, de voir que des gens, intelligents, peut-être, diplômés, certainement, font chorus avec les écologistes qui, en guise de connaissances scientifiques réfléchies, invoquent des raisons générées au niveau de leurs tripes sentimentales, pour dénoncer à la fois le nucléaire et les gaz à effet de serre et prôner les éoliennes. Alors que les centrales nucléaires évitent justement la combustion des matières fossiles qui génèrent le CO2, alors que les éoliennes ne sont pas autosuffisantes et qu’elles nécessitent la construction de centrales thermiques pour assurer la continuité de la production électrique en l’absence ou en cas d’excès de vent …

 

Inquiétant, car ils n’ont aucune idée des conséquences que pourrait générer la politique qu’ils imposent. Peut être ont-ils raison pour certains combats, mais les scientifiques n’en savent rien et eux ne le savent pas davantage. Principe de précaution ? Soit ! Mais à condition que le remède ne soit pas pire que le mal !

 

Rappelons-nous les conséquences de la chasse aux moineaux préconisée par Mao dans la Chine des années ’60. « Les oiseaux mangent nos céréales et affament le peuple, détruisons les oiseaux ! » Résultat : des milliards d’oiseaux détruits, généralement insectivores. N’ayant plus de prédateurs, les insectes proliférèrent et s’acharnèrent sur les récoltes de céréales…

 

Si vous vous souvenez de ce que vous avez appris dans votre enfance, vous savez certainement que les plantes absorbent le CO2, gardent le carbone et libèrent l’oxygène. Pas seulement les plantes des forêts tropicales, toutes les plantes, aussi bien votre bégonia que toutes les mauvaises herbes qui envahissent votre pelouse ou les allées de votre jardin.

 

Sans CO2 pas de végétation !

 

J’ai estimé, dans un article 1 de ce site, que les besoins en carbone de toute la biomasse planétaire étaient de l’ordre de 28 milliards de tonne par an, ce qui représente une absorption d’environ 100 milliards de tonne de CO2. Or, la production annuelle totale de CO2 d’origine humaine est de l’ordre de 36 milliards de tonne2. Bien sûr, les plantes réabsorbent une partie du carbone qui provient de la décomposition des végétaux mais il leur faut tout de même faire appel au CO2 atmosphérique et donc d’origine humaine car, comme on le voit ci-dessus, le déficit serait de l’ordre 60 milliards de tonne et il n’et pas sûr que la décomposition de la végétation caduque apporte ce complément. En effet, une grande partie des végétaux qui croissent à la surface de la terre sont cultivés par l’homme et consommés loin de leur lieu de production. Il en résulte que la quantité de carbone qu’ils contiennent n’est pas restituée là où elle a été prélevée et ainsi, les végétaux qui pousseront à la même place l’année suivante n’auront d’autre source de carbone que dans le CO2 contenu dans l’atmosphère.

La combustion des hydrocarbures d’origine fossiles génère du CO2 qui n’entre pas dans le bilan d’équilibre actuel car ces fossiles ont été produits il y a très longtemps. Ainsi la quantité de CO2 totale produite par le recyclage naturel et l’activité humaine pourrait présenter un excédent par rapport aux besoins de la biomasse si les besoins de cette biomasse étaient entièrement couverts par le recyclage naturel. Et cet excédent ne pourrait que favoriser la production végétale.

Dans ce bilan, je n’ai pas inclus les besoins en carbone des mers et des océans. Il est certain qu’étant donné les prélèvements humains en poissons et végétaux marins, ces milieux absorbent également une grande quantité de CO2 atmosphérique pour assurer leur équilibre.

 

Il est également bon de rappeler que, selon les lois de la physique, la teneur en CO2 de l’atmosphère est indépendante de la quantité produite. Les gaz se répartissent l’espace disponible en fonction de leur pression partielle. Chaque molécule possède une pression interne en équilibre avec la pression ambiante et dans les conditions de pression et de température en fonction de l’altitude, la proportion de chaque élément (oxygène, azote, vapeur d’eau, dioxyde de carbone…) est immuable. Les excédents se condensent sous forme d’aérosols comme dans le cas de la vapeur d’eau lorsqu’elle atteint la température du point de rosée. Si bien que quelle que soit notre production de CO2, la teneur de ce gaz dans l’atmosphère sera toujours la même (dans les conditions actuelles). Les fluctuations observées ne peuvent avoir qu’un caractère local. Les mesures faites dans les carottes glaciaires devraient êtres pondérées par les conditions de pression et de températures qui régnaient à ces époques et en ces lieux pour être significatives.

 

Ainsi, avant de crier haro sur le CO2 on doit se rappeler que ce gaz n’est pas le seul responsable de l’effet de serre. La vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère y contribue pour une part beaucoup plus importante, On doit également se rappeler que l’effet de serre est indispensable au maintient des conditions climatiques favorables à la vie sur notre planète. On doit, enfin, prendre la mesure de l’influence des activités humaines face aux forces de la nature.

 

 

Juillet 2009.

 

Lectures :

 

Christian GERONDEAU, CO2, un mythe planétaire, Editions du Toucan, 2009

Laurent CABROL, et si la Terre s’en sortait toute seule ? Le Cherche Midi, 2008

André LEGENDRE, L’homme est-il responsable du réchauffement climatique ? EDP sciences, 2009,

 

Et aussi mon ouvrage :Structure et mécanique de l’atome, Editions Bénévent, 2009, dans lequel je traite des relations entre la structure des atomes et les phénomènes atmosphériques.

 

1 – André Legendre (page 192) estime les besoins de toute la biosphère à 120 milliards de tonne de carbone par an mais conclu à l’équilibre entre ces besoins et les quantités recyclées.

2 - Ces données sont estimées d’une façon empirique mais les erreurs éventuelles en plus ou en moins peuvent se compenser mutuellement et l’erreur globale est certainement inférieure à 10 %.

 

 

 

 

 


 

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