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Copenhague, pourquoi faire ?
Au sommet de Copenhague, les chefs d’États
vont se mettre d’accord pour limiter les émissions de gaz à effet de serre
d’ici à 2050. Bien. Bravo. On ne peut qu’applaudir à de telles initiatives.
Mais a t’on une idée du résultat à terme ?
Il est évident qu’en limitant ces émissions,
-
on consommera moins de produits fossiles (pétrole,
charbon, gaz),
-
on ménagera nos réserves pour les générations futures
-
on diminuera en partie la pollution générée par nos
activités
-
.
Mais atteindra
t’on le but recherché : éviter
le réchauffement climatique ? Rien
n’est moins sûr !
Nous accusons les émissions de CO2
d’être responsables de l’effet de serre et du réchauffement de la planète. Un simple petit calcul va nous
permettre de vérifier que cette croyance n’est pas forcément fondée.
La consommation totale, pour toute la
planète, de combustibles fossiles, pétrole, charbon et gaz, a été en 2008,
d’environ 8 milliards de tonnes d‘équivalent pétrole (dont 4,3 pour le seul
pétrole. Source CNUCED). La combustion de ces 8 milliards de tonnes a produit
25 milliards de tonne de CO2.
A la surface de la terre, la végétation ainsi
que le plancton des mers et des océans, absorbent du CO2 , gardent
le carbone pour leur croissance et rejettent l’oxygène. Si l’on admet que chaque mètre carré de la
planète produit en moyenne 1 kg de biomasse qui nécessite l’absorption de 2,5
kg de CO2, la quantité totale de CO2 absorbée par la
planète sera de 900 milliards de tonne, soit 36 fois la production d’origine
humaine.
Je vous fais grâce du détail des calculs,
vous pouvez les vérifier si vous ne me faites pas confiance. Remarquez que je
ne compte qu’une production moyenne de 1 kg de biomasse par mètre carré sur
toute la planète y compris les surfaces immergées. En fait, les zones
tropicales et tempérées produisent beaucoup plus et compensent largement la
stérilité des zones arctiques et antarctiques. Si bien qu’une étude plus fine
pourrait conduire à chiffrer une production moyenne de biomasse supérieure à
1 kg/m² et donc des besoins de CO2 bien supérieurs à 36 fois la
production humaine.
Rappelons :
- que la biomasse se fournit en carbone par
recyclage de ses propres déchets mais que ce processus est insuffisant du
fait des prélèvements humains et que l’absorption du CO2 aérien
lui est indispensable.
- que le CO2 n’est pas le seul
responsable de l’effet de serre. L’azote et l’oxygène ont également ce
pouvoir mais que le principal coupable est la vapeur d’eau contenue dans
l’atmosphère.
- que l’effet de serre est indispensable au
maintient des conditions de vie à la surface de la planète.
- que nous ignorons tout de la part du CO2
dans l’effet de serre global car ce gaz est intimement mélangé aux autres
composants de l’atmosphère.
- que la quantité de CO2 produite
par l’homme chaque année ne représente que 1/200000e de la masse
totale de l’atmosphère.
- que nous ignorons tout des causes du
réchauffement climatique actuel.
- que nous ignorons aussi si ce réchauffement
est un phénomène irréversible ou si il ne sera pas suivi, d’ici à une ou deux
décennies, d’un refroidissement de même ampleur. Souvenons nous des
alarmistes qui prédisaient une désertification rapide la planète après la
« sécheresse » de 1976.
Le débat actuel dans les médias est
lamentable. Les protagonistes évoquent des prévisions d’augmentation de la
température et d’élévation du niveau des eaux avec une certitude qui n’est
basée que sur des croyances affectives qui n’ont aucune base scientifique. Le
GIEC est composé uniquement de partisans de cette politique et refuse tout
débat contradictoire avec ceux qui apportent des éléments scientifiques
invalidant ses conclusions.
Cependant, si le Sommet de Copenhague, à défaut d’empêcher
le réchauffement de la planète, permet de prendre des résolutions qui conduisent
à économiser les énergies fossiles, à développer l’utilisation des énergies
renouvelables, à limiter les industries polluantes, ce sera toujours ça de
gagner et nous ne pouvons que nous en réjouir.
Courcoury, décembre 2009.
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