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Concile (première partie)

Pascale A : Essayez de vous détendre le plus possible…mettez-vous à votre aise…
A mesure que vous vous détendez, imaginez-vous, tous, en train de vous prendre" virtuellement" par la main. Ce n'est pas pour former une ronde, ni pour vous mettre à la queue leu leu, mais simplement pour vous dire bonjour, pour vous saluer, chacun à votre façon. Et de par ce geste, ceux qui sont déjà allés dans cet espace-là, où se tiennent les Conciles, vont emmener ceux qui sont un tout petit plus timides, peut-être effrayés, peut-être pas sûr de ce qu'ils vont voir ou comprendre, ou réaliser.

Ainsi," virtuellement", faites-le. Sortez votre compréhension en-dehors de cet espace, de cette pièce, et retrouvez-vous dans un endroit que vous ne pouvez vraiment pas qualifier, qui ne ressemble à rien de ce que vous connaissez déjà.
Vous êtes tous regroupés et debout, avec moi-même, et Hilaïhi qui m'accompagne, et nous sommes comme un groupe de touristes, de visiteurs qui vont pénétrer dans un espace. Mais l'espace dans lequel vous êtes, dans cet instant-là, précisément, ne ressemble à rien, et il n'est rien. Il est simplement votre propre imagination que je vais essayer de guider.

Tout autour de vous, il y a quelque chose qui pourrait s'apparenter à des murs, mais ça n'est pas cela. Ils sont légèrement dorés, ocres. Ils sont comme une vapeur, quelque chose qui bouge légèrement, quelque chose qui vit, qui vibre même. Pourtant, si vous approchez votre main, cet espèce de mur, qui n'en est pas un, repousse sa limite et ne vous laisse pas rentrer en contact avec lui. Sous vos pieds, cependant, quelque chose de tangible existe. Cela peut-être comme un peu de terre battue. C'est doux et agréable. Vous pouvez même vous regarder dans cet espace-temps-là et vous trouver vêtus d'une manière différente, pas comme vous êtes arrivés ici, dans cet autre endroit.

Et là, je vais vous demander, tout doucement, et tout simplement, de commencer à nous suivre. Hilaïhi et moi-même, nous allons marcher lentement dans un corridor, qui maintenant, petit à petit, prend forme à vos yeux et peut-être même devient un tout petit peu plus tangible. C'est un grand corridor, pas vraiment un couloir. De chaque côté, imaginez que vous voyez des flambeaux, comme si vous traversiez un espèce de souterrain, mais est-ce vraiment un souterrain ? Les murs sont couleur de terre de sienne et ce ne sont pas réellement des murs, même s'ils vous semblent, eux aussi, ressembler à de la terre battue. C'est notre imagination qui nous fait défaut et ne nous permet pas de voir au-delà de ceci. Marchez doucement, marchez en confiance. Donnez la main à ceux qui savent. Marchez et voyez-vous avancer tout doucement dans cet espace. Faites une dizaine de pas, pas guère d'avantage et voyez que ce corridor, petit à petit, s'élargit, s'élargit, en haut comme de chaque côté. Et plus vous progressez dans cet espace, plus vous ne voyez pas vraiment d'où viennent les lumières, et de plus en plus cet endroit s'éclaircit. Les couleurs deviennent sable foncé, puis sable clair. Avancez encore. Laissez-vous porter, peut-être avec timidité, ou encore de manière beaucoup plus insolente et hardie, parce que vous êtes déjà venus, parce que vous avez déjà vu et que, quelque part, vous savez ce que vous allez voir aujourd'hui.

Pour ceux qui se laissent porter, regardez. Ouvrez vos yeux intérieurs, tout doucement et regardez que nous pénétrons avec grâce, avec volupté même, parce que nos pieds touchent tout juste le sol, dans un immense hall, une grande pièce illuminée de toutes parts. Vous ne pouvez pas vraiment comprendre comment, mais c'est comme ça. Et là, tout doucement, affinez votre regard et voyez la table démesurée ovale qui se tient au centre de cette pièce. Elle est remplie de personnages tout autour et chacun est assis. N'essayez pas de les compter, il y en a dix, il y en a cinquante. Peu importe ! Laissez-vous simplement porter dans votre compréhension intérieure et regardez avec vos yeux.

Tout doucement avancez encore, pour percevoir tout à fait des visages, des couleurs de cheveux, des habits. Mais ne forcez pas. N'essayez pas à tout prix de voir, mais laissez-vous aller, laissez-vous couler tout doucement dans ce coin merveilleux qu'est cette réunion-là, ce Concile qui va être fait pour vous, ce soir, et uniquement pour vous.

Avancez encore et regardez que, tout autour de vous se sont déployés des personnages qui n'étaient pas assis. Ils viennent vous prendre par la main, un par un, dans leur apparence très particulière et ils vous conduisent juste à coté, tout près, sur des chaises vacantes qui vous attendent. Il y en a bien assez pour chacun et chacune d'entre vous.

Avancez, avancez en regardant encore si, avec vos yeux intérieurs, vous reconnaissez des visages, si vous pouvez peut-être mettre des noms sur ces visages. Et si tout ceci vous apparaît dans une espèce de nébulosité, dans un flou, ça n'a pas d'importance. L'essentiel c'est que votre Présence, avec un « P » majuscule soit là, et le tour est joué.

Je m'avance et me détache tout doucement de votre groupe pour aller juste en face, au bout de la grande table, où un Être vient de se lever. C'est Celui qui a l'habitude de siéger et d'être l'interlocuteur de tous les Présents de ce soir, et d'autres soirs. Mais je ne sais même pas pourquoi je dis " soir", car naturellement je suis dans un temps, dans quelque chose que je comptabilise, mais ici, il n'y a pas de temps et tout se fait dans cet intervalle, dans le présent.

L'Être qui s'est levé, je ne le décrirai pas, pour vous laisser le voir avec vos propres yeux, l'imaginer et savoir comment vous représentez, dans votre cœur et par votre Présence : Sananda. Il se lève avec un grand sourire, vient à ma rencontre et à celle d'Hilaïhi. Déjà ses bras se sont levés et ses mains se tendent vers moi. Je ne peux pas vraiment résister à l'appel et je me joins à cette étreinte et lui dis "bonjour", dans mon propre langage. Il ne répond pas vraiment, mais dans mon esprit se décalquent et se dessinent des mots et il me dit :

"Bonjour la fée. Cela fait drôlement longtemps que tu n'étais pas venue en ce lieu et je peux t'assurer que, ce soir, chacun des personnages ici présents t'accueille avec une joie incommensurable. Nous sommes heureux de ce retour. Nous sommes heureux qu'Hilaïhi soit aussi présent. Nous sommes heureux que vous soyez là, tous, et je demande que chacun qui est venu ici, prenne la place et s'assoie et qu'il se trouve bien à son aise, parce qu'il est ici chez lui, chez elle. Merci à toi d'être venue. Merci de les avoir amenés. J'espère que ce ne sera pas la dernière fois et qu'il y a d'autres fois encore qui vont se profiler, où tu emmèneras avec toi ceux qui ont besoin de toucher du doigt, de comprendre, de reconnaître et surtout de se sentir aimés, aimés, profondément aimés."

Je me desserre de cette étreinte tout doucement et je vois que deux chaises, de chaque côté de lui sont restées vides et nous attendent. Hilaïhi et moi-même, nous prenons place et nous nous asseyons. Sananda reste debout, un instant. Il dit :
"Mes chers grands, je proclame cette séance ouverte et que chacun qui désire s'exprimer en son nom, le fasse. Mais avant, permettez-moi que je salue cette assemblée. Permettez-moi que je remercie tous ceux qui sont venus aujourd'hui se joindre à nous, certains par curiosité et d'autres par simple amour, encore et toujours. Je sais que nous aurons encore des accolades et des embrassades tout à l'heure, mais pour l'instant, peut-être, est-il temps simplement de vous rendre grâce et de vous accueillir. Vous avez fait un long chemin, ceux que j'ai appelé pendant longtemps : mes chers enfants, mes tous petits, ceux que je nomme maintenant mes grands, mes autres bouts de moi-même. Vous avez fait un long et grand chemin et je crois qu'il est grand temps, en ce jour, de vous dire naturellement : je vous salue, parce que, ce Que vous êtes et Qui vous êtes est devenu une grande et belle conscience. Mais, je sais que de ceci, vous en entendrez reparler tout à l'heure. Je me permets donc, sans façon, de déposer ma main furtivement sur chacune de vos têtes, comme si je caressais de petites têtes blondes et que je disais dans mon cœur : "Dieu, comme ils beaux ! Dieu que vous êtes beaux !". Vous avez tellement grandi et vous êtes maintenant devenus ces géants, que j'ai toujours eus à mes côtés et que j'ai toujours connus et mon amour pour vous est immense, immense. Vous ne pouvez pas encore le comprendre, vous ne pouvez pas encore l'imaginer dans sa totalité. Mais cette grâce-là que je rends à vous, ce soir, vous la rapporterez dans votre cœur et vous l'ensemencerez à tous ceux qui ne savent pas encore, qui n'ont pas compris, qui ont oublié, mais qui, petit à petit, dans vos bras, dans votre regard et blottis sur votre cœur, comprendront combien, eux aussi, ils sont immenses.

Que chacun qui, en cette soirée, désire prendre la parole, le fasse ! Je déclare cette séance ouverte et je vous remercie d'être là, encore. »

Il se rassoie doucement et, pendant quelques instants, je vous laisse promener votre regard sur les visages que vous tentez d'apercevoir tout autour de vous. Je vous laisse même imaginer à quoi peut ressembler cette table qui est au centre. Comment la voyez-vous dans votre cœur ? Est-ce qu'elle est en bois ? Est-ce qu'elle est en pierre ? Est-ce qu'elle est dans un matériau que vous ne connaissez pas ? Vous imaginez aussi vos chaises. Comment les ressentez-vous, comment les voyez-vous ? Et si tout d'un coup, je vous disais que vous n'êtes même pas assis sur des chaises et que la table qui est au centre de vous n'en est même pas une. Ce serait peut-être porter confusion en vous. Alors, laissez-vous guider par ce que vous ressentez au plus profond de votre être, parce que c'est ça la vérité, votre vérité. Et même s'il y a autant de vérités que de personnes autour de cette table, cela n'a pas d'importance. Nous sommes tous venus avec ce qu'il y a de plus beau et de plus pur en nous, c'est-à-dire notre Amour, celui que l'on met avec un " A" majuscule.

Quelqu'un arrive à grandes enjambées, qui ne trouvera peut-être pas de fauteuil pour s'asseoir, mais peu importe. Je sais qui c'est, parce que je l'ai reconnu. Il est toujours habillé pareil, avec son jean bleu et son pull rouge. Il me regarde et me dit : "Bonjour princesse, alors comment tu vas ? Eh bien je suis content de te revoir, ça faisait bien longtemps que je ne t'avais pas aperçu ! " Il se nomme dans mon cœur : Kinou. Il a été pendant quelques temps, je ne dirai pas années parce que ce n'est pas suffisant, ma flamme jumelle d'existence, dans mon coin de vie de cet univers, de planète Terre. Son surnom est Kinou, mais il en porte bien d'autres lorsqu'il revêt des habits aussi différents les uns que les autres. C'est ma flamme jumelle qui s'est envolée voilà une vingtaine d'années de ce plan terrestre. Et Kinou un jour m'a dit, et je sais que dans cet entrelacs, il y a des personnes qui le connaissent. "Tu sais, j'ai aussi été le Tibétain et tant d'autres, mais je le suis toujours parce que pour moi, tout ceci se situe dans un instant qui n'a pas de temps". Il me regarde et souris parce qu'il pense que ce que je suis en train de dépeindre de sa personnalité est une réalité, mais pas la réalité de toutes les réalités. Voilà pourquoi il a des baskets blanches, un jean toujours pareil, bien moulant, et son pull rouge sur une chemise blanche. Il sourit de toutes ses dents et de toutes ses boucles. Tout à la fois en lui vibre de cet amour qu'il a toujours eu pour moi et que j'ai toujours accueilli dans mon sein, avec délice. Il dit :

"Je pense que maintenant tu as assez parlé et qu'il est grand temps que tu arrêtes de cirer mes chaussures. J'aimerai bien prendre la parole et je vais le faire. Je n'ai pas pris de chaise ce soir, parce que je suis toujours un petit peu à la bourre et entre deux trains, mais ceci n'a pas de consistance dans mon monde, c'est juste une boutade comme j'ai l'habitude d'en faire.

Je suis juste venu rendre hommage au couple qui est là, présent ce soir, et même si mon ami "San" est en train de les séparer, l'un à droite et l'autre à gauche, cela n'a pas d'importance parce que leurs cœurs sont toujours pleins, pleins d'eux et remplis de leur Amour.

Ce soir je vais juste faire un petit tour de table et aiguiser votre attention et porter celle-ci sur, justement, les couples. Qu'est-ce que c'est justement pour vous un couple ? Un homme, une femme, ça peut être deux hommes, deux femmes, ça peut être tout et tant d'autres choses, possibles et inimaginables. Un couple cela peut être aussi un personnage avec un chat ou un chien. Il y a tant d'amour qui puisse se distiller entre ceux-ci que cela ne fait pas de différence pour moi et à mes yeux. J'aimerai juste regarder le couple et la façon dont se comportent les couples sur le plan de votre terre. Je pense que vous avez regardé en vous, peut-être que vous avez vu, peut-être que vous avez compris que ce que vous nommez "énergie", sur ce plan terrestre, a beaucoup changé. Certains ressentent des vibrations beaucoup plus accélérées, d'autres des fatigues démentes, d'autres encore ne savent pas où donner de la tête parce le temps s'est tellement accéléré que tout n'arrive plus à être fait dans une seule journée. Et tout se bouscule dans votre esprit et vous ne comprenez pas vraiment ce qu'il se passe. Et les couples se font et d'autres couples se défont. Et autant, autrefois, dans votre autrefois terrestre, vous n'auriez pas imaginé qu'un ménage ne puisse pas arriver jusqu'à 80 ans ensemble. Autant maintenant, vous vous êtes aperçus que certains couples durent deux ans, trois ans et qu'il arrive qu'il y ait trois, quatre, cinq mariages et rencontres, et encore, ils ne passent pas tous devant Monsieur le Maire.

Vous trouvez ça peut-être difficile à vivre, incompréhensible et ce sont peut-être vos aïeux qui vous posent ce genre de question : "Mais comment faites-vous ? Nous, nous avons vieilli ensemble, nous avions des caractères difficiles et différents, mais nous nous sommes accommodés et vous, vous n'en faites pas autant ?" C'est normal ! Vous êtes en train d'essayer de regarder en face de vous l'autre partie de vous-même et à chaque fois qu'un couple se forme, l'homme regarde dans les yeux de la femme et inversement, l'autre partie de lui, de Qui il est, ce qu'il est. Puis vous passez un laps de temps, qui se compte en mois, en années à vous apprendre. Vous apprenez de l'autre ce qu'il a à vous enseigner. Et parfois cela ne s'apprend pas bien, parce que les leçons sont difficiles ou ne sont pas comprises ou ne sont pas assimilées. Mais le plus souvent, lorsque l'un et l'autre a fait le tour, comme vous dites dans votre jargon, de son partenaire, il en change. Parce qu'il a appris toutes les leçons qu'il avait à retenir de celui-ci ou de celle-ci et il peut alors aller vers quelqu'un d'autre de nouveau.

Ce que je vous dis peut, peut-être, vous choquer et vous ne comprendrez pas pourquoi on a besoin, en ce temps-là, en ce temps présent sur votre plan terrestre, d'avoir des partenaires beaucoup plus qu'autrefois. Parce que vous allez, dans les regards de chacun de ceux que vous croiserez, réapprendre une partie de Qui vous êtes. Et c'est le seul, le seul moment où vous pourrez le faire d'une manière totalement terrestre.

Pour le côté spirituel de la chose, il existe de nombreux ouvrages, de nombreuses expériences, conférences, ou peu importe comment vous les appelez, qui vont vous réapprendre à cultiver ces retrouvailles avec tous vos bouts de vous-mêmes, avec toutes vos extensions, avec tous les personnages que vous incarnez dans toutes les dimensions possibles et inimaginables, sur les planètes possibles et inimaginables. Mais, les partenaires que vous rencontrerez sont aussi des bouts de vous qui ont quelque chose, et un rôle particulier, à tenir à vos côtés.

Ainsi, ce soir, la seule astuce que je voudrai faire, c'est de démystifier ces rencontres, ces séparations, ces re-rencontres, ces re-séparations, et je puis vous dire que tout ceci n'est autre qu'une des nombreuses leçons de vies terrestres qui vous sont permises d'expérimenter. N'ayez donc aucun chagrin, n'ayez donc aucune difficulté à accepter tout ceci et regardez avec un amour aussi immense, comme l'a fait mon frère Sananda tout à l'heure, ceux qui partagent vos vies l'espace d'un instant.

Mais ce n'est pas pour autant que je vous dis qu'il faut absolument vous séparer. Si vous avez envie de passer quatre vingt ans ensemble, faites-le donc ! Si cela, pour vous, enrichit votre âme et vous permet d'être Qui vous êtes dans votre totalité de chaque instant de votre vie terrestre, faites-le ! Et continuez d'apprendre ainsi à l'autre votre Grandeur, afin qu'il se reconnaisse dans vos yeux et qu'il ne trouve pas simplement une place dans votre cœur, mais encore plus loin que ça, dans votre immensité.

Il est donc passé ce temps-là où vous deviez vous investir de manière inéluctable et pour toujours dans des relations qui ne vous plaisaient pas, qui ne vous épanouissaient pas. Il est donc passé ce temps-là, et maintenant vous avez enfin le choix d'être avec Qui vous êtes, comme vous êtes.

Peut-être que ce sera un peu plus compliqué au niveau de ce que vous nommez flamme jumelle, parce que là, les distorsions sont plus que désagréables, vous êtes tellement semblables ! Mais alors, injectez dans vos veines une dose d'amour encore plus immense et allez le chercher là où vous l'avez, dans le cœur de Dieu, dans le cœur de Tout ce qui Est, dans le cœur de l'Un et offrez-le à l'autre.

Princesse, je m'adresse à toi en te disant que ça fait bien longtemps que tu ne m'as pas parlé. Rassure-toi, je ne me suis pas ennuyé ! J'ai vaqué à mes nombreuses occupations et si je ne suis pas venu pour frotter ton front, de temps en temps, ce n'est pas que je n'y ai pas pensé, mais parce que j'étais occupé ailleurs. Mais le temps de ces retrouvailles, où nous allons encore passer du temps ensemble, est si proche que je n'ai aucune peine à t'attendre. Je sais que tu es là et je sais que d'ici très peu de temps tu seras encore plus "là", dans ta totalité.

Je ne vais pas m'asseoir. Je suis désolé pour le reste de l'assistance, mais une bonne frappe dans le dos sera mon "au revoir". Je vous remercie surtout d'avoir supporté mon caractère de cochon, d'avoir lu certains de mes messages qui étaient un peu plus désopilants les uns que les autres, qui défrayaient même parfois la chronique, mais peu importe, je ne peux changer ce que je suis. Et si, toujours, j'ai été un empêcheur de tourner en rond, je le resterai. Tant pis pour les derviches, tant pis pour tous les autres, tant pis pour ceux qui n'acceptent pas mon verbe. Mais, si j'ai une seule chose à vous dire, c'est : lâchez-vous ! Il est grand temps d'être heureux, parce que vous l'avez toujours mérité, ce bonheur ! Alors, qu'attendez-vous pour aller le cueillir dans votre cœur et dans le cœur de tout ce qui existe, tout autour de vous ? Je vous dis : "chao" et je m'en vais ailleurs, j'ai rendez-vous, je ne vous dirai pas avec qui !"

Il me fait un signe de la main avec un énorme sourire de connivence, ne s'est pas assis, a tourné en rond tout autour de la table à mesure qu'il parlait et a franchi maintenant le corridor, que nous avons emprunté tout à l'heure, et repart aussi vite qu'il est entré. C'est une habitude chez lui. Il est rentré dans la vie aussi vite qu'il en est parti et je pense qu'il fera toujours ainsi.

Il y a quelqu'un qui vient de se lever, et qui est à trois ou quatre personnes de notre ami Sananda. Quelqu'un que beaucoup connaissent sous son nom d'emprunt parce qu'il n'est pas que cela non plus. Il l'a prouvé maintes et maintes fois en se montrant dans une apparence totalement terrestre, dans des lieux particuliers. Mais comme vous l'appelez communément Maître Saint Germain, j'emploierai ce terme là, pour qu'il vous soit familier. Il se lève et me sourit parce qu'il sait ce que je pense. J'étais justement en train de penser : "tiens il n'est même pas habillé en violet ce soir !" Donc, il me sourit et me dit : "Pourquoi faire, je suis déjà ceci !" Il se lève et dit :

« Mes chers tous, je pense que beaucoup, dans cet espace, me connaissent et ceux qui ne me connaissent pas vraiment savent peut-être, ou on entendu parlé de la Flamme violette. Je suis le représentant de cette lumière-là, mais pas uniquement de ça. Mais pour ne pas vous dérouter ce soir, j'attirerai simplement votre attention sur celle-ci.

Beaucoup d'entre vous on fait usage de cette Flamme violette, parce que je l'ai proposé, parce que j'ai demandé à ce que certaines expériences soient faites avec elle. Pas mal en ont usé, d'aucun en ont abusé et même certains ne l'ont jamais touchée. Cela n'a pas d'importance. Je suis venu simplement, ce soir, rendre une visite et un hommage à tous ceux qui, à un moment précis de leur vie, se sont sentis investis par ma Flamme violette et ont parfois même joué le jeu que j'avais demandé de faire. C'est-à-dire, pour prendre des exemples, aller dans un super marché et développer une merveilleuse Flamme violette sur tout ce coin. Aller peut-être dans des halls de gare ou même un métro et envoyer une Flamme violette se poser sur chaque personnage, dans chaque lieu. Et vous avez peut-être ressenti des changements. Mais je ne voudrai surtout pas que vous ayez eu la sensation de purifier quoi que ce soit, car telle n'était pas mon intention. Vous ne pouvez pas purifier un être qui, pour vous, ne vous semble pas justement pur, parce qu'il est ce qu'il est, et s'il représente cet être-là, c'est parce qu'il a quelque chose à vous enseigner.

Mais vous, peut-être, avez-vous eu envie de soulager certains êtres, de donner un peu plus de légèreté dans des endroits qui étaient trop lourds et là, vous étiez dans le vrai.

A un moment donné, je vous ai dit : "vous n'avez plus besoin de moi, il vous suffit simplement d'activer votre Flamme violette personnelle, de le faire peut-être en mon nom, mais même pas en mon nom. Vous n'avez plus besoin de moi !" Quelques-uns ont compris, d'autres ont continué à m'appeler encore et comme je le disais tout à l'heure, cela n'a pas d'importance.

Ce qui est important, c'est ce qui résonne en votre cœur. De quoi avez-vous envie ? Avez-vous envie que l'humanité devienne beaucoup plus légère ? Qu'elle soit moins dans les heurts, dans les guerres, dans les brouilles incessantes, dans la haine ? Peut-être pouvez-vous faire quelque chose. Alors j'aimerai, en même temps que la Flamme violette, vous y mettiez ce mot qui a déjà été prononcé beaucoup de fois depuis cette intervention, mais qui est si important, que vous y mettiez tout votre Amour.

Chacun de vous, ici présent, dans cet espace, et tous ceux qui ne sont pas venus avec vous, vous portez en vous, non seulement cette Flamme sacrée, mais toutes les autres couleurs. Mais vous portez quelque chose de plus immense et de plus fort que ma Flamme violette, c'est l'Amour ! Vous n'arrivez pas vraiment à le considérer ce mot-là, ni à le placer quelque part, peut-être dans votre cœur parce qu'on vous a dit que c'était là qu'il était. Dois-je vous dire qu'il est dans tout votre corps, dans toute votre conscience, dans tout ce que vous nommez corps subtils et qu'il est même au-delà de tout ça, parce qu'il est votre Unité et votre relais le plus précieux qui puisse exister avec tout Ce qui est, avec ce que vous nommez Dieu, pour l'avoir prononcé tout à l'heure.


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