Mon chat sur les genoux de son
“Monde”
Laisse-toi envelopper dans cette douce vapeur et
laisse venir à toi tout ceci.
Il existe bien un monde où je suis, comme
un monde où tu es et les deux font la paire. Ils sont le
pendant, comme ils sont le contenant et indissociables ils fonctionnent
simultanément pareillement à ce que tu expliques comme
étant le système des poupées russes. Ces mondes
s'interpénètrent et changent de formes et de directions
aux grés de leurs fonctions et de leurs implications au sein de
cet univers de conjonctions planétaires, mais aussi dans
l'espace lui-même qui peut être nommé
"sidéral".
Et je suis comme cette vapeur qui t'enveloppe,
à la fois là et ailleurs et je suis, pour autant.
J'ai eu la chance, comme le devoir, de
t'accompagner pendant des années durant dans ton plan
d'expression humaine et c'est en tant que compagnon de route que je me
suis investi d'un manteau de poil gris, appelé vulgairement
bleu. Mais rien de bleu là-dedans, si ce n'est l'appellation
bien hautaine d'un gris très souris… Mais là n'est
pas le but de mon discours.
J'ai demandé à ce que ce contact se
fasse pour que quelques explications te soient données et que tu
puisses aussi les transmettre aux autres, à tes proches comme
à ceux que tu ne connais pas encore ou même jamais. Ce que
vous nommez la vérité est tellement limitée dans
l'histoire sans fin qu'il est difficile de faire changer les opinions,
de moduler les acquis ou encore plus puissamment bouleverser des
idées reçues qui ont fait leurs trous et qui ne peuvent
être déracinées, au risque de faire perdre la
tête à ceux qui voudraient comprendre une autre
réalité. Ces implications, dans le système qui est
vôtre, sont telles que chaque "évolution" peut
être comprise comme une remise en question, comme un
événement si bouleversant qu'il ne peut trouver aucune
place dans la mémoire, déjà saturée
d'informations diverses et contradictoires. Alors, pourquoi aurais-tu
droit à une information différente, toi, si ce n'est par
le simple fait que c'est moi qui te l'offre.
Tu as longtemps caressé ma toison de poil,
farouche ou craintive, et j'ai reçu chaque caresse comme venant
de la main du divin. Toi, la divine. Et je ne peux que te remercier de
m'avoir tant aimé, même s'il t'a semblé
m'abandonner lors de tes sorties, pour tes occupations de quelques
heures, comme de quelques mois. Quelle importance, quand la notion de
temps ne peut faire oublier aucun geste, aucune parole, aucun
échange d'amour, de regard de cuivre à regard marron ou
autre. Et je te reconnais en tant que Qui Tu es et je te glorifie pour
l'être, tout simplement. Parce que je t'avais choisi depuis
longtemps, moi le timide chat se cachant derrière les
canapés, qui n'acceptait de câlin que de sa princesse, qui
n'aimait pas être dérangé pour rien dans une
quiétude si normale de chat de coussin. Et si cette
timidité a pu être prise pour excessive c'est uniquement
que mes occupations de chat méditatif ont porté leurs
fruits. En tant que concepteur de transcommunications, j'ai fait et
établi un réseau autour de toi et j'ai partagé
nombre des tes engagements avec ceux que vous nommez des plans
supérieurs, pour ne pas savoir où les mettre. J'ai
établi une résonance de paraboles pour que les ouvrages
se fassent et que les lignes de communications soient en permanence en
bon fonctionnement. C'est alors que, dépérissant de mon
plan de vie, tu as trouvé de plus en plus difficile la
possibilité de te connecter avec ces ailleurs et que tu as
même mis en stand by, tes fonctions d'écrivaine. Ne
recherchant juste que le plus aisé pour toi, la communication
avec les plans d'expressions connus ou pas de toi, mais moins
"loin" de tes rivages accueillants.
Ce n'est pas mon départ qui doit freiner ta
propre élévation, variable dans les édifices de ce
grand monde, et il est nécessaire de reprendre toute
activité qui doit t'amener à rejoindre les très
lointaines sphères d'accueil du Monde dans les mondes. Mais il
n'est pas encore l'heure d'y revenir de nouveau.
Pour l'instant, permets que je te parle de moi et
mon royaume.
On a appris à certains que la
manière la plus adéquate de considérer le
règne animal était de le mettre à part, puisque
faisant partie d'une autre forme d'expression, dite non humaine. Et il
a été question de groupe d'âmes semblables qui se
regrouperaient sous la forme d'une âme centrale, le plus souvent
régie par un humain ou du moins un préposé
à notre règne. Et la même chose a été
établie avec les êtres de verdure et ceux des mondes de
pierre. Mais, aujourd'hui, quelques barrières commencent
à se fracasser, parce qu'elles ne correspondent plus à
rien de ce que vous commencez à comprendre, de plus haut,
de plus fort, de plus simple. Avec l'arrivée des
dimensionnements dans votre compréhension de cette grande Vie,
vous avez perçu que tout pouvait être
mélangé comme amalgamé et non dispatché un
peu partout, et surtout coupé des liens qui les unissaient. Vous
avez entrevu l'hypothèse que "l'évolution", que
vous placez dorénavant entre guillemets pouvait se faire de
manière bien différente et que rien n'était plus
petit ou moins important et que tout pouvait prendre place sur le
même rayonnage de la construction de la vie, comme de son
expérimentation. Ainsi, je te confirme bien que je ne suis pas
qu'un chat qui a donné plus de 16 ans dans vos comptages de vie
pour toi et tes proches, mais que je suis bel et bien un être qui
circule, et n'a même jamais cessé de le faire consciemment
dans toutes ces ficelles qui se ramifient pour fabriquer ce bel
écheveau de vies en simultané, comme vous dites. Elles
sont simplement des autres consciences confondues en
perpétuelles connexions, interactions, reliances, peu importe le
terme qui puisse vous faire admettre puis comprendre l'alliance si
étroite qui existe entre tout ce Tout. C'est comme si vous
faisiez la comparaison avec votre corps et ce dont il est
composé, ainsi vous le mettez encore si souvent "en
dehors" de cet équilibre parfait qui nous fait être
unis totalement, indistinctement comme parallèlement, ensemble :
"êtres" ou ce que nommez "choses", et tout ce
qui semble entourer ces êtres et ces choses. Alors que,
même ce qui entoure toute vie est déjà vie.
Et ma démarche pour toi, outre ce merci du
fond du cœur, fut pour te rappeler qu'il n'y jamais
séparation avec les mondes d'en haut, d'en bas, autour et
dedans. L'interpénétration des éléments de
la vie est telle qu'il n'y a que vous qui percevez tout ceci comme
parcellé, morcelé et vous vous individualisez à
outrance. C'est ainsi que je peux dormir sur ton lit en toute
quiétude ou que je peux me reposer sur tes genoux ou encore que
je suis parfaitement capable de te parler ouvertement ou encore de te
proposer des solutions pour ton ouvrage ou ta vie de tous les jours,
sans pour autant que tu me demandes des recettes de cuisine. Ce n'est
pas plus ma spécialité que la tienne. Mais par contre, je
pense que nous pourrons travailler de concert lorsque tu reprendras la
longue écriture de ce nouveau livre qui mettra en scène
l'univers. Je suis tout à fait capable de te donner ce coup
demain salutaire et d'entreprendre avec toi ce bel édifice, de
la même manière que lorsque je me posais sur tes genoux,
pour écrire en ta compagnie les autres volumes publiés.
Je n'ai que l'apparence qui a été
modifiée et mon endormissent dans tes bras a été
pour moi la sécurité d'un passage en douceur vers cet
ailleurs que je devais rejoindre sans en trouver la force. Mon corps de
chat endolori ne pouvait plus manifester ni joie ni souffrance, ni
instinct autre que celui de la survie. Et ainsi j'ai offert à
cet organisme ce qu'il lui fallait pour que cela soit toi qui m'aides
encore, mais cette fois-ci à passer dans mon monde. Pas l'autre
monde, mais le mien qui est semblable au tien. Et j'ai pu aussi avoir
l'aide de celui qui avait pris la place de père dans ta vie
d'humaine. Et nous avons beaucoup ri de cette joyeuse rencontre en tant
que personnages revêtus de notre véritable harmonie, la
Vie.
Il ne te serrait donc d'aucune utilité de
te raconter qui je suis puisque je suis tout à la fois comme toi
et les autres multiplicités dupliquées dans les mondes de
la Vie. Voilà pourquoi, tout le monde retrouve tout le monde,
lors des passages…
Et j'ai fait, aussi grâce à toi,
l'expérience d'un autre passage que peu de personnes humaines ne
pratiquent et encore moins d'être comme je l'étais,
faisant partie de la vie animale, ou du moins reconnue comme telle par
vous. J'ai eu la merveilleuse chance de comprendre que l'on pouvait
choisir de rester encore un peu, en compagnie de ceux que l'on aime, en
changeant juste l'expression de vie et en la remplaçant par une
autre désirant tenter l'expérience de celle-ci. J'ai fait
un "walk-in" comme vous dites dans votre jargon
françaïsé. Tu m'as donné cette permission et
je t'en gratifie encore. Quelle merveille de regarder ces deux
lumières qui se croient, se reconnaissant parfaitement et qui se
passent "les consignes" pour que l'échange de vie ne
se "voit" pas trop pour l'entourage familial proche. Quelle
belle expérience ! J'ai fait la "rencontre" d'un
prolongement de ma fraternité et je l'ai remercié de
prendre ainsi le relais et de te permettre aussi de conserver avec toi,
un compagnon de route, de vie. Il avait des informations que je ne
connaissais pas et moi, je devenais plus apte à te renseigner
sur tes occupations de travail, comme de situations courantes. Et
l'expression de nos âmes, puisque vous les nommez ainsi, a
donné ce cocktail détonant, permettant à ce corps
déjà affaibli par les malaises et dysfonctionnements, de
retrouver une nouvelle jeunesse, surtout dans le sens de la
découverte d'un monde vu par les yeux d'un chat.
Réalises-tu combien, suivant la hauteur de
ta situation et des fonctions vitales, la vie peut paraître
complètement différente d'un état à un
autre. Mes préoccupations n'étant pas les vôtres,
mes instincts étant différents, mes besoins aussi et mes
pensées, n'en parlons pas. Si, peut-être… A quoi
peut bien penser un chat ? Qu'il soit de "gouttière"
ou de "coussin". En fait, il ne "pense" pas, il vit
tout simplement. Il hume la vie, il la connaît par cœur,
dans ses moindres fractions, dans ses plus grands secrets, il la sait.
Il ne dort pas toujours, il écoute, il ressent, il transmet, il
sait. Il ne ronronne pas non plus, il vibre de sa note primaire et la
donne à son hôte. Il propage ses ondes de vibrations pour
que le corps, qu'il soit humain ou pas, soit au fait de tout ce qui
l'entoure. Il le renseigne, il le connecte, il le réaligne, il
le projette même au-delà de son monde lors des ses
sommeils ou lors de ses états d'éveil non
éveillé. Il est ce relais entre tout ce qui bouge,
respire, vit et son maître. Mais qui est donc le maître, si
tel est qu'il en existe vraiment Un ???
Ne sois donc pas surprise de me retrouver encore,
lorsque les discussions reprendront, lorsque les réunions auront
lieue, lorsque l'écriture sera de nouveau ton lot quotidien. Et
transmet ceci à tous ceux qui ont besoin de comprendre la
différence des mondes qui n'en est pas une. A ceux qui croient
que leurs petits êtres chers ont rejoint les
"défunts" qui ne sont jamais morts. A ceux qui ne
savent pas que toute la Vie est une et que nul escalier,
échelon, compartimentation ne peuvent la fractionner, la
délimiter pour classifier les bons des moins bons, les mauvais
des méchants, le plus évolués des plus faibles,
les plus hauts et forts, des plus simples et insignifiants…
Ainsi l'araignée du plafond est à la
bonne place pour aider à communiquer entre vous. Le
lézard qui réchauffe son corps sait bien quand il va
pleuvoir ou fraîchir et tranquillise les humains apeurés.
L'hirondelle n'annonce pas seulement le retour du printemps, car
parfois, elle en loupe même la date. Elle gazouille ses sons
aigues pour amener la joie dans le cœur des hommes. La cigale le
réchauffe en essayant de jouer des ailes pour se
rafraîchir. Le serpent apprend à l'homme à se
cacher, à se terrer pour mieux se protéger, souvent de
lui-même et de ses craintes. La fourmi qui paraît si avare
et travailleuse aide l'humain à construire l'édifice de
sa vie sans avoir peur du manque. Le papillon réapprend à
l'homme la liberté, la buse ou l'épervier : la force, la
ténacité, l'aigle : la puissance et la grandeur
d'âme, le hérisson : la protection et la douceur
mêlées, font de bonnes amies. La grenouille chante
l'humidité et honore l'élément eau. Le chien
distille l'amour comme le fait un chat, mais différemment, sans
condition car il acceptera même la maltraitance de son
maître, non pas comme une fatalité, mais comme quelque
chose qui lui paraît normal. Il absorbe la
"négativité" de son entourage. Le cheval aime
l'espace, la rapidité, il est la finesse, la réception du
courage et de l'immensité de la vie. L'éléphant
est la terre, la volonté, la ténacité. La girafe,
la vision de loin, la vigie de la vie…
Chaque être, que vous avez
déjà reconnu comme étant porteur d'une certaine
symbolique, a son rôle à jouer à vos
côtés et tous, dans leurs différences, vous
permettent d'apprendre leurs particularités, leurs pouvoirs,
leurs forces. Ils en détiennent plusieurs, bien
évidemment, mais sont plus axés sur certaines
capacités qu'ils vont mettre à votre service. Ainsi, ceux
qui aiment la compagnie des cigales, ne seront jamais ceux qui
préfèrent les canaris. Rien n'est fruit du hasard, vous
le savez bien, rien n'est placé là comme ça, vous
le comprenez parfaitement, tout a son "utilité", sa
juste place. Ainsi, lorsque tu avais 5 perroquets différents
chez toi et qu'ils me cassaient souvent ma sieste, ils étaient
là pour t'apprendre à t'ouvrir et à parler devant
le monde, devant un public ou simplement à t'exprimer au mieux
de ton vocable quand le moment était venu de le faire … Et
tu croyais que c'était toi qui les apprenais à
parler…
Il n'y a pas de faute à ne pas
savoir, il n'y a pas honte de n'avoir pas su. Il est si important de
vivre, seulement.
Et comme un bel auteur de récit joyeux, je
voudrais remercier tous ceux qui ont caressé mes poils, ceux qui
le faisaient pour attirer mon attention, pour me câliner vraiment
ou pour tenter d'apprivoiser le sauvage. Je remercie ceux qui m'ont
aidé à me nourrir car je n'étais pas très
enclin à la chasse de mes congénères les souris,
mais plus joueur avec mes amis les oiseaux. Il en existe certains qui
sont passés dans ma vie et d'autres qui m'ont permis de la
réaliser et à tous ceux-là, je leur adresse ma
plus belle révérence. Parce qu'ils ne savaient pas ce
qu'ils faisaient ni pour quoi ils le faisaient : pour eux, pour moi,
pour la Vie…
Et que la Vie continue puisqu'elle n'a jamais
cessé d'être comme vous tous, comme toi, cette Mère
qui m'as tant donnée, toi cet enfant qui ne savait comment
m'aimer, toi ce père adoptif qui m'a accepté, toi cet
autre père qui m'a promené… Et tous les autres qui
comprenaient, ou avaient reconnu, que j'étais un chat
"à part" et qui ont su sentir ce que je portais en moi
: la flamme de la Vie. Merci !
Pas d'épitaphe, pas de fleur, pas de larme,
juste une photo, mais c'est tant me limiter déjà….
Fifi, alias Fievel de Falkland, le chat persan
bleu aux yeux de cuivre, vous salue dans notre
éternité…
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Message transmis le Vendredi 24 novembre 2006 © http//www.editionhelios.com.