Ce message pourrait sembler complètement
décalé, inconvenant, hors de toute logique dite
spirituelle, mais il est simplement un peu « en
avance » sur son temps et prépare à une
nouvelle vision des choses pour quelqu’un qui se dit dans la
spiritualité ou qui se donne l’illusion d’être
celui qui « travaille » efficacement à la
bonne marche du monde… mais sans doute trouvera-t-il un
écho auprès de ceux qui ont compris leur place depuis
longtemps et qui ne jouent plus dans la cour des apprentis
maîtres…
L’étranger
De toutes les religions qui existent, nous ne
savons pas en apprécier les détails : les
soumissions, les exultations, les divinités, les symboles, les
apparentes banalités comme les plus contradictoires
significations. Et pourtant, lorsqu’on y regarde un peu mieux, on
s’aperçoit que toutes rejoignent la même porte de
sortie : Dieu, Allah, Bouddha, Mahomet, Shiva, Jésus, et
j’en passe, bien que je devrais au contraire y rester un peu
plus. Mais le nombre de divinités adulées
dépasseraient de beaucoup la grandeur de cette page. Alors,
assignons-nous à ne garder que les plus
« connus » ; ce qui restreint sans
contraindre.
Le plus important n’est donc pas le choix de
l’être adulé, mais la finalité qui encourt
à cette divination de l’être.
Lorsque l’un d’entre vous se concentre
sur son chemin spirituel et son ange divin, il oublie toute contrainte
et devient Un avec lui et le Ciel qu’il adore. Il est, dans cet
état, parfaitement aligné avec son Soi divin sans le
percevoir parfaitement. Même lorsqu’il récite des
litanies ou qu’il psalmodie, il continue à être dans
la méditation et il convient, alors, de parler qu’il est
en bonne unicité avec Son Royaume, mais il ne le comprend pas
toujours. Par croyance autre, par pure humilité ou ignorance
totale.
Nous ne faisons pas un bref tour d’horizon
des spiritualités mais juste un état des lieux qui nous
permet de mettre en avant la fameuse avancée de
l‘humain sur le chemin de la lumière. Mais
d’après vous qui la côtoie de plus près ou le
plus constamment possible ? Celui qui met le front sur la terre,
celui qui, en silence, donne son âme à la pureté de
l’esprit, celui qui s’agenouille sur un banc
d’église, celui qui médite dans son bain, celui qui
regarde la Vie avec des yeux d’enfant ou celui qui renie homme,
femme, dieux et démons, tout ?
Et c’est là qu’intervient le
jugement, celui des valeurs, qui va placer celui-ci au rang de bien
pensant ou au contraire le reléguer au grade des insoumis, des
idiots, des athées, et j’en passe. Et ainsi tout
n’est affaire que de jugement et c’est celui-là
même qui va trancher en permanence sur le bien fondé de
telle ou telle action, sur le mérite de tel ou tel homme, sur la
véracité de telle ou telle information et la liste est
longue.
Qui est capable, de nos jours, de se mettre en
dehors de cette façon d’être et qui peut jurer
qu’il ne juge rien de ce que font ou pensent les autres ?
Qui peut être certain qu’il n’a pas, au moins une
fois, condamné gentiment l’autre parce qu’il
n’épousait pas ses idées et qu’il
préférait continuer à servir les pas de
l’obscure conscience ? Personne ne peut l’affirmer ou
alors il n’est plus capable de se juger lui-même.
Et c’est à partir de ce jugement que
tout s’enclenche et que l’on voit apparaître la
discrimination, l’intolérance, la guerre, toujours la
guerre. Qu’elle revêtisse l’apparat de mots cinglants
échangés ou qu’elle soit pratiquée par le
feu et la mort de l’autre. Ainsi l’étranger, avec sa
façon d’être, devient coupable de non respect et
doit payer pour cela. Ainsi l’étranger, par sa religion,
n’est bon qu’à être pendu haut et court pour
avoir osé penser différemment, ou ne pas penser du tout.
Ainsi l’étranger, de couleur de peau, de langage, de
mœurs, de pays, de naissance devient l’homme à
éliminer d’office.
Certains de vos généraux ou
gouvernants puissants ont tenté, et continuent à le
faire, de développer une unicité de la race, proscrivant
tout ce qui n’était pas conforme à
l’uniformité, à la singularité, à une
manière d’être, de se comporter, de vivre. Et les
moules ont été différents suivant les
époques et les circonstances. Mais si l’on regarde, en ce
jour, où en est la population de la Terre, à part
quelques « marginaux », il existe trop souvent
encore une propension au stéréotypage, mettant dans des
structures tous ceux qui décident de s’adonner à
quelque chose qui puisse ressembler à une idéologie
quelconque. Qu’elle soit sociale ou religieuse. Il faut avoir
telle forme de corps, telle couleur de cheveux, tels vêtements,
tel job, suivre telle tendance pour être dans la norme.
Que peut-on faire pour démasquer tout ceci
et redonner à la Vie sa véritable pluralité, sa
diversité, sa vraie nature première ?
C’est-à-dire, redonner la possibilité à tous
d’être ce qu’ils sont au plus profond de leurs
âmes, tout dogme confondu, toutes couleurs unifiées,
toutes libertés rendues.
Voilà donc une belle idée que
certains de vos dirigeants pourraient mettre en exergue pour planifier
leurs élections futures. Mais qui serait assez fou pour les
croire, depuis le temps qu’ils promettent les vraies valeurs
retrouvées et qu’ils continuent à obéir
à leurs propres supérieurs cachés derrière
le rideau. Pourtant, un jour viendra où tout ceci fera rire ceux
qui liront ce qu’il se passait dans vos époques
épiques, dans les livres électroniques qui
rempliront vos bibliothèques intergalactiques. Et c’est
déjà ce qu’il se produit pour d’autres
sphères d’accueil dans vos univers. Mais ne croyez pas que
nous rions de vous voir vous démêler dans vos existences,
quand trop peu d’entre vous trouvent enfin le chemin vers la
sortie de ce calvaire. Et je ne peux discerner d’autres mots pour
qualifier ce qu’il se passe en ces instants sur votre
planète.
Vous avez compris qu’il fallait passer par
un grand nettoyage pour que cette fabuleuse ascension se réalise
et vous êtes secoués par les évènements
présents. Pourquoi ? Est-ce que cela ne fait pas partie du
Plan prévu ? Croyez-vous que vos élans de
charité, qui se manifestent par exemple par des chaînes
d’amour, soient suffisants pour que ceux qui sont derrière
le rideau capitulent et vous laissent enfin vous comporter comme des
vrais responsables, que vous êtes, et enrayer cette vague de
nettoyage à fond ? Tout ce qui fait semblant de se
démolir ne vous appartient plus. Et vous donner corps et
âmes à cette atteinte à
l’intégrité, à la vie d’une ou
plusieurs populations ne peut rien. Je ne dis pas ceci pour vous
décourager, mais pour que vous arrêtiez de vous donner
bonne conscience ou encore de vouloir
« travailler » sur des évènements
qui ne vous appartiennent pas. Lorsque vous souhaitez la paix dans un
pays, vous oubliez d’imaginer tout ce qu’il y a en dessous
et quels sont les enjeux réels à de tels affrontements.
Posez-vous la bonne question, inlassablement : « A qui
profite tout ceci » ? Et vous verrez votre petite
impuissance reprendre sa place, sans pour autant gêner votre
poursuite dans l’ascension de votre être. Vous pouvez avoir
une pensée d’amour pour ceux qui participent à
cette scène de vie, mais en vous remémorant qu’ils
ont TOUS choisi ces moments-là, comme vous les vôtres.
Vous pouvez savoir ce qu’il se passe, mais ne pas vous en
émouvoir, parce qu’il apparaît alors un sentiment
qui donne vie et nourriture à ceux de derrière le rideau,
car vous devenez vulnérables, à ce moment précis,
et donc une proie facile à la peur, au jugement, à la
colère, à tout ce que vous fuyez sans cesse pour ne
garder en vous que la lumière.
C’est insidieux, pervers et si facile
pourtant.
Je comprends que vous soyez choqués de tant
d’idées que je remets en cause et que vous puissiez
trouver ma démarche déplacée. Mais elle est
appropriée pour vous remettre sur la voie. Votre voie. Elle est
peut-être simplement un peu décalée parce que vous
avez perdu la lumière qui vous permet d’avancer, en
regardant ce qu’il se passe en arrière. Elle est
peut-être perturbée parce que vous ne comprenez toujours
pas comment on peut vivre avec tout ce qu’il se trame autour de
vous, et vous en oubliez les vœux de chacun qui ont placé
toute leur confiance dans le Plan et qui vivent selon des
schémas préétablis, par vous peut-être, dans
d’autres existences. Et qui vous dit que vous n’êtes
pas une extension de vie de ceux qui donnent les ordres, fournissent
les armes ou tirent sur la population ? Que cela soit au nom de
leurs dieux, de leurs croyances, de leurs libertés, ou de leurs
folies ? Chaque chose, chaque évènement heureux ou
troublant a sa place de choix dans le grand manège de la Vie et
vous ne pouvez, ni ne devez, rien changer. Juste être
spectateurs, sans juger, sans craindre, sans penser que vous pouvez
modifier quoi que ce soit sans vous ingérer dans un plan divin
quelconque.
Quelle que soit la position que vous avez choisie,
vous devez vous la remémorer et vous y tenir. Vous êtes
peut-être celui ou celle qui est devant avec un grand bâton
de pèlerin, et vous menez les troupes de semblables vers leurs
terres promises. Vous êtes peut-être en fin de marche, et
vous poussez gentiment ceux qui faiblissent dans leurs longues
déambulations vers la Maison. Ou vous êtes peut-être
assis sur le rebord du chemin, à regarder passer tout ce beau
monde et ne pas vous sentir ni concerné ni assez fou pour suivre
un tel idéal. Peu importe. Car là où vous
êtes, vous avez tout pouvoir et ce que vous faites de votre vie,
j’insiste sur le terme votre, est primordial. Et ce pourquoi vous
avez choisi de la vivre.
Ainsi, pouvez–vous redéfinir votre
place dans le dernier kilomètre qui vous sépare de
l’aboutissement de votre divinité et vous y tenir
uniquement ?
Vous avez fait des choix déterminants vos
vies, vos rencontres, vos idéaux et votre accomplissement, et
pour cela vous avez reçu des renseignements qui vous ont
aidés, ou perturbés à l’occasion, mais qui
ont toujours été dans le déroulement prévu
de vos volontés premières.
Rien ne vous appartient plus que votre vie,
uniquement votre vie.
J’entends ceux qui disent qu’ils vont
se sentir humiliés de regarder les autres souffrir, mais
n’as-tu pas déjà souffert dans ta chair, dans ta
conscience aussi ? D’autres qui vont se sentir
complètement inutiles s’ils ne peuvent plus
« faire » quelque chose pour cela change et que
les guerres finissent, et que la terre ne tremble plus, qu’elle
cesse de remuer ces eaux profondes et ainsi de suite. Mais sans doute
serez-vous plus « utiles » en emmenant vos pas
vers l’avant sans vous retourner, pour que ceux qui vous voient
passer emboîtent ceux-ci. Sans doute serez vous plus utiles,
à vos proches, en les laissant vous juger de fous, de simples
d’esprit et maudire votre comportement antisocial,
égoïste, décalé, ignorant, et alors ?
Ils sont là pour arbitrer ce que vous faites, comme
eux-mêmes, car ils ne peuvent pas vous ressembler, ni vivre vos
idéaux, pas plus que ceux qui s’entretuent, et pas
seulement dans les pays qui sont plébiscités par vos
télévisions. L’Afrique reste une grande plaque
tournante de conflits dans son ensemble, et légions sont les
peuples qui ont faim et qui meurent toujours dans la plus grande
indifférence. Pourquoi ? Parce que cela remettrait en cause
ceux qui vont se pavaner bientôt, vous affirmant qu’ils
seront les meilleurs, les plus aptes à vous satisfaire, à
vous gouverner. Qu’ils parlent votre langage ou tout autre
dialecte. Vous n’y pouvez rien et n’en faites plus rien.
La grande
« épuration » a largement commencé
et il suffit juste de le reconnaître pour permettre à tous
ceux qui la vivent au présent de passer à autre
chose : soit rejoindre le Royaume d’en haut, soit permettre
de comprendre aux autres quelle est leur tâche. Mais vous, vous
ne pouvez que compatir, soutenir par la pensée mais pas vouloir
la paix, alors que le nettoyage n’a pas été fait en
profondeur. Pensez que si l’on recouvre un abcès avec un
pansement hermétique, cela gangrène la totalité de
l’endroit où il s’est logé et il faut
trancher plus fort, plus loin ou accepter la mort. C’est ainsi
que cela fonctionne partout et en tous lieux. Dans un pays, sur une
planète, dans un couple, partout.
Chers amis, vous voilà devant un grand
dilemme ou devant une absurdité qui vous a mise hors de vous. Ou
peut-être vous a-t-elle rappelé que
l’ingérence n’a jamais fait changer les choses mais
qu’elle les perturbe plutôt. Que la puissance de votre
pensée doit être distribuée pour vous, et seulement
pour vous, pour ne pas vous retrouver anéantis juste devant le
pas de la porte du Royaume. Que les forces qui vous restent
encore doivent vous maintenir en vie afin de pouvoir enfin profiter de
la découverte de votre propre Graal et que tous vous soyez
réunis pour boire à la coupe de l’Un.
Cela peut-être une grande humilité
que reconnaître que vous ne pouvez pas changer le cours des
choses et que vous avez tous participé à cette grande
mise en scène de l’illusion pure et simple de votre monde
de papier. Ce n’est pas vous qui tenez les ficelles, à
moins que je me sois trompé sur votre compte… Mais loin de
moi l’idée de juger l’étranger qui vit sur
cette planète nommée de multiples façons, et plus
connue sous l ’appellation de Terre promise. Mais à
qui profite-elle vraiment ?
Enfin, rassurez-vous, tout ceci est un grain de
poussière dans les rouages parfait de votre entendement et vous
aurez tôt fait de recouvrer votre dignité et de reprendre
le chemin de votre chemin, celui du Domaine d’en haut. Car tout
est engagé et tout est pour le mieux, quoi que vous en
pensiez…. Il est de ne penser qu’à vous pour devenir
les « Parfaits » de l’histoire….
Votre serviteur : un étranger venu
vous rendre visite car il est bien plus facile de comprendre quand on
se trouve en dehors du plateau où se déroulent des
scènes orchestrées par des marchands de faux rêves,
où des casseurs se délectent de leur victoire
assurée. Mais ils ne veulent pas voir combien nombreux sont ceux
qui regardent, trouvent le film en préparation infâme et
qui vont certainement choisir d’aller ailleurs, s’asseoir
sur leur nuage de lumière, parlant avec des tres de
lumière, au cœur de la lumière.
Bien à vous, chers terriens, et courage, le
film ne sortira dans aucune des salles de lumière connues de cet
univers en herbe.
Et quelle importance d’où je viens,
puisque je suis aussi une suite sans fin de votre majesté.
message transmis par Pascale Arcan le 22
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