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Editions Hélios
Les Chênes Verts
11570 Villefloure
04 68 20 81 96
RCS Carcassonne
service manuscrits
Ce message pourrait sembler complètement décalé, inconvenant, hors de toute logique dite spirituelle, mais il est simplement un peu « en avance » sur son temps et prépare à une nouvelle vision des choses pour quelqu’un qui se dit dans la spiritualité ou qui se donne l’illusion d’être celui qui « travaille » efficacement à la bonne marche du monde… mais sans doute trouvera-t-il un écho auprès de ceux qui ont compris leur place depuis longtemps et qui ne jouent plus dans la cour des apprentis maîtres…

L’étranger

De toutes les religions qui existent, nous ne savons pas en apprécier les détails : les soumissions, les exultations, les divinités, les symboles, les apparentes banalités comme les plus contradictoires significations. Et pourtant, lorsqu’on y regarde un peu mieux, on s’aperçoit que toutes rejoignent la même porte de sortie : Dieu, Allah, Bouddha, Mahomet, Shiva, Jésus, et j’en passe, bien que je devrais au contraire y rester un peu plus. Mais le nombre de divinités adulées dépasseraient de beaucoup la grandeur de cette page. Alors, assignons-nous à ne garder que les plus « connus » ; ce qui restreint sans contraindre.
Le plus important n’est donc pas le choix de l’être adulé, mais la finalité qui encourt à cette divination de l’être.
Lorsque l’un d’entre vous se concentre sur son chemin spirituel et son ange divin, il oublie toute contrainte et devient Un avec lui et le Ciel qu’il adore. Il est, dans cet état, parfaitement aligné avec son Soi divin sans le percevoir parfaitement. Même lorsqu’il récite des litanies ou qu’il psalmodie, il continue à être dans la méditation et il convient, alors, de parler qu’il est en bonne unicité avec Son Royaume, mais il ne le comprend pas toujours. Par croyance autre, par pure humilité ou ignorance totale.
Nous ne faisons pas un bref tour d’horizon des spiritualités mais juste un état des lieux qui nous permet de mettre en avant la fameuse avancée de l‘humain sur le chemin de la lumière. Mais d’après vous qui la côtoie de plus près ou le plus constamment possible ? Celui qui met le front sur la terre, celui qui, en silence, donne son âme à la pureté de l’esprit, celui qui s’agenouille sur un banc d’église, celui qui médite dans son bain, celui qui regarde la Vie avec des yeux d’enfant ou celui qui renie homme, femme, dieux et démons, tout ?
Et c’est là qu’intervient le jugement, celui des valeurs, qui va placer celui-ci au rang de bien pensant ou au contraire le reléguer au grade des insoumis, des idiots, des athées, et j’en passe. Et ainsi tout n’est affaire que de jugement et c’est celui-là même qui va trancher en permanence sur le bien fondé de telle ou telle action, sur le mérite de tel ou tel homme, sur la véracité de telle ou telle information et la liste est longue.
Qui est capable, de nos jours, de se mettre en dehors de cette façon d’être et qui peut jurer qu’il ne juge rien de ce que font ou pensent les autres ? Qui peut être certain qu’il n’a pas, au moins une fois, condamné gentiment l’autre parce qu’il n’épousait pas ses idées et qu’il préférait continuer à servir les pas de l’obscure conscience ? Personne ne peut l’affirmer ou alors il n’est plus capable de se juger lui-même.
Et c’est à partir de ce jugement que tout s’enclenche et que l’on voit apparaître la discrimination, l’intolérance, la guerre, toujours la guerre. Qu’elle revêtisse l’apparat de mots cinglants échangés ou qu’elle soit pratiquée par le feu et la mort de l’autre. Ainsi l’étranger, avec sa façon d’être, devient coupable de non respect et doit payer pour cela. Ainsi l’étranger, par sa religion, n’est bon qu’à être pendu haut et court pour avoir osé penser différemment, ou ne pas penser du tout. Ainsi l’étranger, de couleur de peau, de langage, de mœurs, de pays, de naissance devient l’homme à éliminer d’office.
Certains de vos généraux ou gouvernants puissants ont tenté, et continuent à le faire, de développer une unicité de la race, proscrivant tout ce qui n’était pas conforme à l’uniformité, à la singularité, à une manière d’être, de se comporter, de vivre. Et les moules ont été différents suivant les époques et les circonstances. Mais si l’on regarde, en ce jour, où en est la population de la Terre, à part quelques « marginaux », il existe trop souvent encore une propension au stéréotypage, mettant dans des structures tous ceux qui décident de s’adonner à quelque chose qui puisse ressembler à une idéologie quelconque. Qu’elle soit sociale ou religieuse. Il faut avoir telle forme de corps, telle couleur de cheveux, tels vêtements, tel job, suivre telle tendance pour être dans la norme.
Que peut-on faire pour démasquer tout ceci et redonner à la Vie sa véritable pluralité, sa diversité, sa vraie nature première ? C’est-à-dire, redonner la possibilité à tous d’être ce qu’ils sont au plus profond de leurs âmes, tout dogme confondu, toutes couleurs unifiées, toutes libertés rendues.
Voilà donc une belle idée que certains de vos dirigeants pourraient mettre en exergue pour planifier leurs élections futures. Mais qui serait assez fou pour les croire, depuis le temps qu’ils promettent les vraies valeurs retrouvées et qu’ils continuent à obéir à leurs propres supérieurs cachés derrière le rideau. Pourtant, un jour viendra où tout ceci fera rire ceux qui liront ce qu’il se passait dans vos époques épiques, dans les livres électroniques qui rempliront vos bibliothèques intergalactiques. Et c’est déjà ce qu’il se produit pour d’autres sphères d’accueil dans vos univers. Mais ne croyez pas que nous rions de vous voir vous démêler dans vos existences, quand trop peu d’entre vous trouvent enfin le chemin vers la sortie de ce calvaire. Et je ne peux discerner d’autres mots pour qualifier ce qu’il se passe en ces instants sur votre planète.
Vous avez compris qu’il fallait passer par un grand nettoyage pour que cette fabuleuse ascension se réalise et vous êtes secoués par les évènements présents. Pourquoi ? Est-ce que cela ne fait pas partie du Plan prévu ? Croyez-vous que vos élans de charité, qui se manifestent par exemple par des chaînes d’amour, soient suffisants pour que ceux qui sont derrière le rideau capitulent et vous laissent enfin vous comporter comme des vrais responsables, que vous êtes, et enrayer cette vague de nettoyage à fond ? Tout ce qui fait semblant de se démolir ne vous appartient plus. Et vous donner corps et âmes à cette atteinte à l’intégrité, à la vie d’une ou plusieurs populations ne peut rien. Je ne dis pas ceci pour vous décourager, mais pour que vous arrêtiez de vous donner bonne conscience ou encore de vouloir « travailler » sur des évènements qui ne vous appartiennent pas. Lorsque vous souhaitez la paix dans un pays, vous oubliez d’imaginer tout ce qu’il y a en dessous et quels sont les enjeux réels à de tels affrontements. Posez-vous la bonne question, inlassablement : « A qui profite tout ceci » ? Et vous verrez votre petite impuissance reprendre sa place, sans pour autant gêner votre poursuite dans l’ascension de votre être. Vous pouvez avoir une pensée d’amour pour ceux qui participent à cette scène de vie, mais en vous remémorant qu’ils ont TOUS choisi ces moments-là, comme vous les vôtres. Vous pouvez savoir ce qu’il se passe, mais ne pas vous en émouvoir, parce qu’il apparaît alors un sentiment qui donne vie et nourriture à ceux de derrière le rideau, car vous devenez vulnérables, à ce moment précis, et donc une proie facile à la peur, au jugement, à la colère, à tout ce que vous fuyez sans cesse pour ne garder en vous que la lumière.
C’est insidieux, pervers et si facile pourtant.
Je comprends que vous soyez choqués de tant d’idées que je remets en cause et que vous puissiez trouver ma démarche déplacée. Mais elle est appropriée pour vous remettre sur la voie. Votre voie. Elle est peut-être simplement un peu décalée parce que vous avez perdu la lumière qui vous permet d’avancer, en regardant ce qu’il se passe en arrière. Elle est peut-être perturbée parce que vous ne comprenez toujours pas comment on peut vivre avec tout ce qu’il se trame autour de vous, et vous en oubliez les vœux de chacun qui ont placé toute leur confiance dans le Plan et qui vivent selon des schémas préétablis, par vous peut-être, dans d’autres existences. Et qui vous dit que vous n’êtes pas une extension de vie de ceux qui donnent les ordres, fournissent les armes ou tirent sur la population ? Que cela soit au nom de leurs dieux, de leurs croyances, de leurs libertés, ou de leurs folies ? Chaque chose, chaque évènement heureux ou troublant a sa place de choix dans le grand manège de la Vie et vous ne pouvez, ni ne devez, rien changer. Juste être spectateurs, sans juger, sans craindre, sans penser que vous pouvez modifier quoi que ce soit sans vous ingérer dans un plan divin quelconque.
Quelle que soit la position que vous avez choisie, vous devez vous la remémorer et vous y tenir. Vous êtes peut-être celui ou celle qui est devant avec un grand bâton de pèlerin, et vous menez les troupes de semblables vers leurs terres promises. Vous êtes peut-être en fin de marche, et vous poussez gentiment ceux qui faiblissent dans leurs longues déambulations vers la Maison. Ou vous êtes peut-être assis sur le rebord du chemin, à regarder passer tout ce beau monde et ne pas vous sentir ni concerné ni assez fou pour suivre un tel idéal. Peu importe. Car là où vous êtes, vous avez tout pouvoir et ce que vous faites de votre vie, j’insiste sur le terme votre, est primordial. Et ce pourquoi vous avez choisi de la vivre.
Ainsi, pouvez–vous redéfinir votre place dans le dernier kilomètre qui vous sépare de l’aboutissement de votre divinité et vous y tenir uniquement ?
Vous avez fait des choix déterminants vos vies, vos rencontres, vos idéaux et votre accomplissement, et pour cela vous avez reçu des renseignements qui vous ont aidés, ou perturbés à l’occasion, mais qui ont toujours été dans le déroulement prévu de vos volontés premières.
Rien ne vous appartient plus que votre vie, uniquement votre vie.
J’entends ceux qui disent qu’ils vont se sentir humiliés de regarder les autres souffrir, mais n’as-tu pas déjà souffert dans ta chair, dans ta conscience aussi ? D’autres qui vont se sentir complètement inutiles s’ils ne peuvent plus « faire » quelque chose pour cela change et que les guerres finissent, et que la terre ne tremble plus, qu’elle cesse de remuer ces eaux profondes et ainsi de suite. Mais sans doute serez-vous plus « utiles » en emmenant vos pas vers l’avant sans vous retourner, pour que ceux qui vous voient passer emboîtent ceux-ci. Sans doute serez vous plus utiles, à vos proches, en les laissant vous juger de fous, de simples d’esprit et maudire votre comportement antisocial, égoïste, décalé, ignorant, et alors ? Ils sont là pour arbitrer ce que vous faites, comme eux-mêmes, car ils ne peuvent pas vous ressembler, ni vivre vos idéaux, pas plus que ceux qui s’entretuent, et pas seulement dans les pays qui sont plébiscités par vos télévisions. L’Afrique reste une grande plaque tournante de conflits dans son ensemble, et légions sont les peuples qui ont faim et qui meurent toujours dans la plus grande indifférence. Pourquoi ? Parce que cela remettrait en cause ceux qui vont se pavaner bientôt, vous affirmant qu’ils seront les meilleurs, les plus aptes à vous satisfaire, à vous gouverner. Qu’ils parlent votre langage ou tout autre dialecte. Vous n’y pouvez rien et n’en faites plus rien.
La grande « épuration » a largement commencé et il suffit juste de le reconnaître pour permettre à tous ceux qui la vivent au présent de passer à autre chose : soit rejoindre le Royaume d’en haut, soit permettre de comprendre aux autres quelle est leur tâche. Mais vous, vous ne pouvez que compatir, soutenir par la pensée mais pas vouloir la paix, alors que le nettoyage n’a pas été fait en profondeur. Pensez que si l’on recouvre un abcès avec un pansement hermétique, cela gangrène la totalité de l’endroit où il s’est logé et il faut trancher plus fort, plus loin ou accepter la mort. C’est ainsi que cela fonctionne partout et en tous lieux. Dans un pays, sur une planète, dans un couple, partout.
Chers amis, vous voilà devant un grand dilemme ou devant une absurdité qui vous a mise hors de vous. Ou peut-être vous a-t-elle rappelé que l’ingérence n’a jamais fait changer les choses mais qu’elle les perturbe plutôt. Que la puissance de votre pensée doit être distribuée pour vous, et seulement pour vous, pour ne pas vous retrouver anéantis juste devant le pas de la  porte du Royaume. Que les forces qui vous restent encore doivent vous maintenir en vie afin de pouvoir enfin profiter de la découverte de votre propre Graal et que tous vous soyez réunis pour boire à la coupe de l’Un.
Cela peut-être une grande humilité que reconnaître que vous ne pouvez pas changer le cours des choses et que vous avez tous participé à cette grande mise en scène de l’illusion pure et simple de votre monde de papier. Ce n’est pas vous qui tenez les ficelles, à moins que je me sois trompé sur votre compte… Mais loin de moi l’idée de juger l’étranger qui vit sur cette planète nommée de multiples façons, et plus connue sous l ’appellation de Terre promise. Mais à qui profite-elle vraiment ?
Enfin, rassurez-vous, tout ceci est un grain de poussière dans les rouages parfait de votre entendement et vous aurez tôt fait de recouvrer votre dignité et de reprendre le chemin de votre chemin, celui du Domaine d’en haut. Car tout est engagé et tout est pour le mieux, quoi que vous en pensiez…. Il est de ne penser qu’à vous pour devenir les « Parfaits » de l’histoire….

Votre serviteur : un étranger venu vous rendre visite car il est bien plus facile de comprendre quand on se trouve en dehors du plateau où se déroulent des scènes orchestrées par des marchands de faux rêves, où des casseurs se délectent de leur victoire assurée. Mais ils ne veulent pas voir combien nombreux sont ceux qui regardent, trouvent le film en préparation infâme et qui vont certainement choisir d’aller ailleurs, s’asseoir sur leur nuage de lumière, parlant avec des  tres de lumière, au cœur de la lumière.
Bien à vous, chers terriens, et courage, le film ne sortira dans aucune des salles de lumière connues de cet univers en herbe.
Et quelle importance d’où je viens, puisque je suis aussi une suite sans fin de votre majesté.
 message transmis par Pascale Arcan le 22 juillet 2006  © http//:www.editionhelios.com