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Editions Hélios
Les Chênes Verts
11570 Villefloure
04 68 20 81 96
RCS Carcassonne
service manuscrits

     

Message de « La Terre »

L'Amour de Shan


Au nom de Qui Vous Êtes, je vous salue, et je vous accueille tous et toutes, un par un, dans vos divinités, à l'intérieur de mon sein, dans mon cœur même.
Je reconnais en vous, votre grandeur et votre beauté, et je les salue d'une grande révérence.

Mes chers petits, c'est affectueux, je devrais dire mes chers grands, mes Grands. Mais je vous appellerai mes chers petits, puisque tout près de moi, en mon cœur, en cet instant, vous vous blottissez dans mes grands bras.
Je m'appelle Terre, je m'appelle Urantia, Gaïa, Shan et tant d'autres noms, mais je suis simplement votre terre d'accueil, et j'aime que vos pieds chatouillent mon dos constamment. J'aime que vos doigts, de temps en temps, viennent me gratter pour planter des fleurs, des fruits, des légumes, des arbres, de l'herbe, ou même parfois ensevelir ce qui a été pour vous un compagnon, un parent, un ami. Et vous me le « rendez » à votre manière, comme si c'était moi qui était votre mère et qui avais décidé d'offrir la vie, alors que c'est vous, les artisans de cette vie, les reproducteurs de cette vie, qui perpétuellement l'offrent de mains en mains, de cœur à cœur, de corps à corps.
Aujourd'hui, ce ne sont pas seulement des remerciements que je voudrais faire, mais j'aimerais aussi vous rassurer. Je voudrais vous dire dans de grosses lettres lumineuses suivies d'un grand point d'exclamation : « Je vais bien, je vais même très bien ! »
Tout ce que vous pensez être vérités est parfois tellement camouflé en mensonges. Tout ce que vous pensez être difficultés, menaces pour moi, est souvent tant exagéré que vous n'en comprenez même plus la finalité ou le pourquoi.
Tout ce que je vis, puisque je suis assujettie à votre espace/temps, je le vis dans mon cycle et dans mes cycles perpétuels, d'initiation peut-être, mais de renouvellement, certainement.
Je ne suis pas quelqu'un qui est au bord de l'explosion, qui est en train de m'auto détruire. Je ne suis pas quelqu'un qui subit les affres de votre technologie plus ou moins fantasque ou diabolique de temps à autre. Je ne suis pas quelqu'un qui craint pour ma vie ou pour la vôtre. Je suis simplement dans mon cycle de vie, et je perpétue, d'une étape à l'autre, tout en revenant quelquefois à la première, ce que je dois être ou ce que je dois faire. Vous appelez cela des cycles.
En ce moment précis, et depuis quelque temps, parce que je ne peux pas mesurer le temps à votre manière, je suis en train de modifier ma structure tout doucement, mais je l'ai fait déjà maintes fois, sans pour autant que cela comporte ce que vous qualifiez de catastrophes ou cataclysmes.
Je modifie ainsi mes particules, mes molécules, ma matière même. A certains endroits, elle devient de plus en plus subtile, à d'autres elle s'alourdit.
Ceci est juste une comparaison pour vous tenter de vous expliquer. Je voudrais vous exprimer que l'unique sonnette d'alarme que je puisse tirer, en ce jour, est celle qui vous demande, à vous, les lumineux, les gens à part, ceux qui paraissent décalés et pourtant bien plus instruits que les autres, de cesser d'écouter ce que l'on vous dit, dans vos postes de télévision, dans vos récepteurs quelconques, dans tout ce qui vient à vos oreilles ou que vous pourriez lire, et qui peut engendrer de la frayeur.
Vous n'êtes coupables de rien ! Vous ne me menacez d'aucune manière, bien au contraire, vous m'aidez. Des fois, vous n'en avez même pas conscience et parfois vous avez cette conscience-là qui revient juste quelques instants. Vous m'aidez à me faire honneur, vous m'aidez à redevenir simplement ce que j'ai été, dans votre jargon de comptable, il y a des milliards d'années, un autre astre, d'une différente manière mais qui sera toujours une terre d'accueil. Et je me prépare tout doucement à accueillir, justement, d'autres individus, d'autres espèces animales, d'autres groupes de végétaux et j'en connais d'autres qui vous sont familiers, mais je ne pourrai pas tout vous raconter.
Je dois, de par ce changement soudain, ou qui vous semble l'être, modifier certaines parties de mes fragments terrestres afin d'accueillir au mieux les prochains arrivants. Ils ne supporteront pas, ici, un taux d'oxygène aussi élevé, là, une température qui ne sera pas adéquate à leur survie, là encore une terre de vie qui devenait stérile et qui doit redevenir humide et accueillante. Et ainsi il vous semble que je dérange ou que je suis dérangée dans des mouvements climatiques complètement désordonnés alors, qu'en définitive, tout se passe dans le calme et la réalité de ce que je suis.
Rien ne se réchauffe chez vous, sur votre territoire, simplement des esprits fous. Les calottes glaciaires ne sont pas en train de s'éloigner de là où elles doivent aller pour se fondre dans les océans, elles se déplaceront simplement. J'ai besoin de beaucoup plus d'eau dans des terres qui se sont beaucoup trop asséchées pour faire venir des essaims, encore, et des graines qui ne ressembleront à rien une fois écloses à ce que vous avez déjà connu. Parce que les habitants de cette planète Shan que vous connaissez par cœur, ou presque, vont changer d'aspect, vont changer d'histoire.
Vous qui les avez connus, dans vos livres d'images un peu imparfaits, pensez-vous que vous ressemblez à ces hommes/singes que vous avez dessinés ? Je conçois, au contraire, que les dames ont bien besoin de s'épiler, et que les hommes se rasent tous les matins.
Cette petite allusion est naturellement pour vous détendre, et pour que vous preniez conscience, qu'en définitive, il n'y a rien qui se détruit mais, qu'au contraire, tout n'est que cyclique renouvellement, pour expérimenter encore.
A un moment donné, sur mon corps comme dans mon organisme, il n'y avait que des êtres éthérés, puisque vous les appelez comme cela. Il n'y avait que des boules de lumière qui parsemaient tout mon être intérieur comme extérieur. Et ils n'avaient nullement besoin d'avoir des plantes vertes dans leur appartement, parce qu'il n'y avait pas d'appartement.
Ils n'avaient pas besoin non plus d'une nourriture quelconque, parce qu'ils ne mangeaient pas ce qui venait du sol, ils absorbaient ce que vous nommez énergie et ainsi de suite…
En d'autres temps, il vous semblait que vous aviez fait des découvertes fantasmagoriques et que vous étiez devenus des personnages très évolués. J'exprime simplement que vous avez grandi à l'intérieur de vous comme à l'extérieur, en moi et autour de moi, dans la compréhension de votre grandeur et de votre beauté.
Les petits, que certains d'entre-vous ont engendrés, que vous nommez de toutes les couleurs de l'Arc en ciel, et vous n'en connaissez pas beaucoup, sont des êtres à part. Ils sont plus que dérangeants en cette époque, manifestant des caractères difficiles, ou simplement à part, ou bien décalés de votre propre expérience de vie.
Ce sont eux, non pas qui feront votre futur ou qui le modèleront, mais qui enfanteront, à leurs tours, et permettront la venue de ces nouvelles espèces de vie.
Ce sont eux qui ont ce rôle précis, de transition d'une étape à une autre, et ils ne craindront pas d'entendre qu'il va y avoir un raz de marée par-ci, une tempête dévastatrice par-là. Ils savent que tout ceci est on ne peut plus normal dans leur logique de fonctionnement. Seulement, ils ne les appelleront pas comme ça, préférant des mots doux et logiques, de vents forts et de marées hautes.
Mais je rends grâce à ces « papas et mamans » qui ont décidé d'affronter des caractères spéciaux pour donner naissance, plus tard, à l'éclosion de ces futurs grands lumineux, qui seront naturellement la continuité d'une génération qui est la vôtre, déjà.
Ainsi, si je me veux plus que rassurante, c'est pour enlever de vous toute crainte qui n'a pas besoin d'exister. Je désirerai que votre chemin soit avec des chaussons de nuages à chacun de vos pieds, qu'il se poursuive dans une souplesse qui n'ait jamais de fin et que vous ne cessiez pas de toucher les épaules de tout un chacun que vous rencontrez en disant : « Sois confiant, ce que tu fais est merveilleux », même s'il vient d'accomplir quelque chose que vous pourriez juger de terrible.
Il n'y a rien en mon sein, ni à l'extérieur de moi qui ne soit pas à sa juste place. Il n'y a rien, ni dedans, ni dehors qui ne soit pas parfaitement dans l'alignement de Qui Je Suis, dans le plus pur respect de mon être et de l'expérience que je vous permets d'accomplir en même temps que moi.

Du fond de mon cœur, même si je n'en ai pas un comme le vôtre, je tenais à vous dire ce « merci ». Et je tenais aussi, même si vous ne voyez pas mon bras, à vous encercler pour vous serrer très fort, vous dire combien, moi aussi, je vous respecte pour ce que Vous êtes. Et je vous aime à l'infini. Vous me le rendez si bien.
Terre, Shan, Urantia, Gaïa, si elle pouvait le faire dans sa forme physique, mettrait en cet instant précis, de votre temps, un genou à terre pour s'incliner devant votre grandeur et vous dire combien je vous trouve beaux et parfaits.

Merci, enfants joyeux de la Terre, et n'oubliez pas de gambader, n'oubliez plus de rire, et moquez-vous de tout ce qui n'appartient pas à votre cœur joyeux.
 
Shan
Transmis le 28-10-07 à Grenoble par Pascale Arcan.© http//www.editionhelios.com