LA CATHÉDRALE-BASILIQUE
NOTRE-DAME et SAINT JOSEPH

Retour à la Paroisse Nouvelle Notre Dame de Boulogne

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La Cathédrale est ouverte

du 1er septembre au 31 mars
de 10h à 12h et de 14h à 17h

du 1er avril au 31 août
de 9h à 12h et de 14h à 18h

La Cathédrale est fermée
le lundi matin

 

Renaissance du tableau 
de Saint Benoît Joseph Labre

Le tableau détruit par les bombardements de 1944
et refait à l'identique, 
a retrouvé sa place dans la Cathédrale
grâce aux "Amis de la Cathédrale"

Le mardi 17 juillet 2001, 
les 8 cloches de la Basilique 
ont quitté leurs clochetons...

 

L'Association "Cathédrale de Boulogne" rassemble les "Carillons" et "Les Amis de la Cathédrale"

                     Ce sanctuaire est l'une des trois cathédrales de ce diocèse avec Arras et St Omer

 

L'historique

Vers l'an 636,  au temps de Dagobert, St Omer était évêque de notre région. Vers la tombée du jour, le peuple de Boulogne était rassemblé dans une chapelle  couverte de joncs et de genêts, située dans la partie haute de la ville lorsque la Mère de Dieu apparut et dit aux fidèles de se rendre au rivage où les attendait une visite merveilleuse.

Ils coururent vers le lieu désigné, et trouvèrent une barque sans voile, sans rames et sans matelots, sur laquelle était posée une Vierge en bois, d’environ 1m de hauteur, tenant l’enfant Jésus sur son bras gauche. Tout ceci répandait une lumière extraordinaire, une impression de paix, de calme, de bonheur. 

L'image fut transportée avec respect dans la petite chapelle. (voir le tableau de Tattegrain, artiste berckois. Le tableau a été découpé pendant la dernière guerre mais très bien restauré)


Vers 1100, la Comtesse Ide, de Boulogne, qui deviendra Ste Ide, fait construire une église romane. Les travaux durent 200 ans et un chœur gothique termine l’ensemble au début du XVI s.

 

Ste Ide eut de nombreux enfants, dont Godefroy de Bouillon, qui, lors de la 1ère croisade, s’empare de Jérusalem en 1099. Ses soldats le proclament roi de la ville, mais il refuse les honneurs et envoie, à Ste Ide, les couronnes qui lui avaient été offertes ainsi que de nombreuses reliques. Les couronnes servirent à orner les statues, elles avaient la forme de château fort. Les couronnes originales ont disparu lors de la révolution mais ont été refaites plus tard. Elles décorent les statues de procession.


A partir du XIIe et XIIIe, les pèlerins affluent à Boulogne qui devient une étape sur le chemin de St Jacques de Compostelle. On s’arrête à Boulogne, en venant d’Angleterre ou des Pays-Bas, ou en remontant d’Espagne ou d’Italie. Il y a de nombreuses attestations de venues de pèlerins célèbres : Lanfranc, archevêque de Canterbury, St Bernard, et venant du Moyen Orient, vers 1050, l’évêque d’Antioche et celui du Mont Sinaï.- puis au XIIIe siècle, Le roi Philippe Auguste, St Louis, Henri III d’Angleterre, François 1er, et de très nombreuses guérisons survenues par l’intermédiaire de Notre Dame de Boulogne.

Au XIIIe siècle, on dit que Boulogne était comme Lourdes maintenant.

 

1308, Philippe IV Le Bel marie sa fille Isabelle de France avec Edouard II d’Angleterre, en présence de 5 rois et 4 reines. A cette occasion, Philippe Le Bel fait don d’un reliquaire en or et en émail.


En 1478, Louis XI, désireux de faire entrer le Comté de Boulogne dans le domaine royal, vient sans chapeau, sans épée ni éperons s’agenouiller devant la statue de Notre Dame. Il offre un cœur en or fin, pesant 2000 écus, et ordonne que ses successeurs, lors de leur avènement, fassent la même offrande.

En 1544, malgré le courage du Mayeur Antoine Eurvin et des habitants, le roi d’Angleterre, Henri VIII, prend la ville et emporte, en plus des nombreux trésors et des orgues, la statue de Notre Dame. Puis les anglais démolissent en grande partie l’église et font un arsenal de ce qui reste debout. 
6 ans après, le roi de France Henri II rachète Boulogne aux anglais qui rendent la statue de Notre Dame.

En 1553, l’empereur Charles Quint fait raser Thérouanne, à 20 km de Boulogne, où était l’évêché de la région. L’évêque vient résider à Boulogne et l’église devient cathédrale (siège d’un évêque).
Mais le XVIe s. est celui des guerres de religion. A Boulogne, les Huguenots s’acharnent contre la cathédrale, brisent les vitraux, brûlent les boiseries et surtout essaient de briser la statue puis de la faire brûler, en vain. Elle est finalement jetée sur un tas de fumier puis dans un puits. La femme d’un Huguenot, très pieuse, la retire secrètement du puits et la cache dans son grenier, où elle restera plus de 30 ans avant de regagner la cathédrale. Elle est en très mauvais états, mais la reprise des miracles prouve son authenticité.

1630, Mgr Le Bouthiller, 3e évêque de Boulogne préside la célébration du rétablissement de Notre Dame en sa maison à nouveau rebâtie.

Louis XIII avait écrit une ordonnance afin de faire une coupe de bois extraordinaire dans les forêts du Comté pour réunir la somme équivalente aux cœurs d’or que les précédents rois de France avaient négligé de payer à la Vierge. Louis XIV et sa mère Anne d’Autriche firent un don de 12 000 livres pour la construction d’un autel et d’une clôture de marbre pour le chœur. 
Le Duc d’Aumont (1666) fait construire un jubé (débris à la crypte). Henriette de France, le Compte de Crouy, la Duchesse de Chevreuse et beaucoup d’autres, font des dons. Louis XV offre 6 000 livres. (nombreux objets visibles dans la crypte...)
De nombreux pèlerins obtiennent des grâces et offrent des ex. votos (statue et reliques de St Benoît Labre)

Pendant 1 siècle la cathédrale est tranquille, mais en 1789, avec la révolution, églises et couvents sont déclarés propriétés de l’État. Le mobilier est vendu ou détruit. La statue est brûlée en 1793. La main droite, qui s’était détachée peu avant, est le seul vestige de la statue originale. (+ morceau dans un reliquaire de cuivre, sous le dôme)

La cathédrale sert d’arsenal, d’entrepôt puis, vendue à des trafiquants étrangers à la ville, elle est démolie et vendue pierre par pierre. La chapelle du couvent des Annonciades sert d’église aux habitants.

Le calme revenu, on exécute une copie de l’antique statue brûlée en 1793.

Le roi Louis XVIII, revenant d’exil en 1814, vient s’agenouiller devant elle. Cette statue possède de très beaux habits : violet pour l’Avent et le Carême, rouge pour la Pentecôte, vert pour le temps qui suit la Pentecôte etc...

 

Vers 1820, un jeune prêtre originaire du boulonnais, Benoît Agathon Haffreingue, professeur dans un collège proche de la cathédrale, passant devant ses murs en ruines, sent comme un appel pour les relever. Avec de l’argent donné par sa famille, il achète le terrain et les débris de la cathédrale et construit une petite chapelle pour son collège. Un généreux donateur lui remet une somme de 48.000 F, doublée quelques mois plus tard. Il bâtit alors, devant la chapelle, une rotonde devant servir de chœur. A partir de ce moment, l’opinion publique se mobilise et des fonds arrivent de toute la France et même d’Angleterre. 

Les pèlerinages reprennent. Les pèlerins viennent tout d’abord du boulonnais, puis d’Abbeville, Amiens, de Belgique et d’Angleterre. Les dons continuent d’affluer. L’Empereur Napoléon III fait un don de 1 000F et remet la Légion d’Honneur à l’abbé Haffreingue. Une Dame anglaise fait don de l’autel de la chapelle axiale.

 Le don le plus remarquable est le maître autel, offrande royale des Princes Torlonia, réalisé avec 147 sortes de marbres différents, venus de tous les pays du monde. Il a coûté, en 1860 un demi million de francs et les artistes romains y travaillèrent plus de 10 ans. (E1)

L’abbé Haffreingue passera sa vie à reconstruire la cathédrale, dont il en sera lui-même l’architecte en s’inspirant de St Paul de Londres et des grandes basiliques romaines. Son chantier occupa 160 ouvriers auxquels il se mêlait volontiers. Il voulait qu’on puisse la voir d’Angleterre et qu’elle soit comme une prière permanente élevée vers le ciel pour la réunion des communautés protestantes et catholiques, en une seule église. L’Abbé Haffreingue était très modeste. A l’extérieur, devant le parvis, on peut lire au dessus du portail central " A Domino factum est " : ceci est l’œuvre du Seigneur.

En 1859, le pape Pie IX le nomma " protonotaire apostolique ", il eut ainsi droit au titre de Monseigneur.

 

La statue originale a été détruite pendant la révolution de 1789.
 Il reste un fragment de la main droite conservée 
dans 2 reliquaires en forme de main.

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Le plan

A. L’oratoire de Notre Dame

B. La chapelle absidiale de la Vierge

CD. Le Dôme et cinq chapelles absidiales et les Fresques représentant la vie de la Vierge

E1. Le choeur et le Maître-autel offert par les princes Torlonia

E2. Le Transept
    Bras ouest : autel du Sacré Coeur
    Bras est : le bureau d’accueil de la Cathédrale

F. Les grands Orgues
   
Orgue Schwenkedel restauré (+ de 3000 tuyaux)

G. La Chapelle du Saint Sacrement
Le visiteur de cette Cathédrale pourra particulièrement orienter son attention vers le Dôme haut de 88m., l’autel Torlonia (Ateliers du Vatican, 19e siècle, 147 sortes de marbre), la chaire en chêne sculpté - style Louis XV, la Vierge Couronnée en chêne du 19e siècle, la chapelle du Sacré Coeur avec ses marbres, le char de Notre Dame du Grand Retour, l’orgue Schwenkedel 1975 2500 tuyaux - 30 jeux - de style classique.

H. La descente à la Crypte et au trésor de la Cathédrale
La crypte de la cathédrale est l’une des plus vastes de France : 128 m. de long, 42 m. de large ; on y retrouve des vestiges du 3e siècle, une salle romane du 11e et des éléments gothiques des 12e et 14e siècles ainsi que les extensions du 19e siècle. Dans l’une de ces salles est exposé un trésor, avec de belles pièces d’orfèvrerie sacrée et des statues polychromes du 14e et 19e siècles.

I. Depuis 1981, une chapelle, dédiée aux martyrs du 20e siècle de diverses confessions chrétiennes, a été aménagée sous le dôme de la cathédrale en lien avec celle de la cathédrale anglicane de Canterbury.

La visite

La chapelle axiale est la 1ère que l’abbé Haffreingue ait construit. Au fond, Notre Dame, debout, couronnée, se tient sur la barque entourée de 2 anges. Ces 2 anges auraient accompagné la statue lors de son arrivée au port.

Les vitraux : à gauche, St Louis agenouillé devant Notre Dame, de l’autre côté, Ste Ide et ses 3 fils : Eustache III, Godefroy de Bouillon et Baudouin de Jérusalem, avant le départ en croisade, en 1096.

La nef comprend 6 travées, elle est percée de coupoles, autrefois ornées de fresques. Quand on rentre par le grand parvis, rien n’arrête le regard jusqu’à la Vierge, au-delà du transept et de la rotonde. En 1921, la nef s’est effondrée. Elle fut reconstruite mais les fresques ne furent pas repeintes.

 

Le Mausolée de Mgr Haffreingue est l’œuvre d’un sculpteur régional, Mr Duthoit.

La chaire en chêne sculptée provient d’un couvent de la basse ville. Elle fut donnée par Mr Bouthor qui la racheta lors de la révolution.

Les orgues actuels sont modernes. Il reste de nombreux vestiges des orgues romantiques originaux. Ces derniers furent détruit en 1944, lors d’un bombardement. Il ne restait que le roi David jouant de la harpe.

Plaques de marbre sous les orgues : Le 24/8/1866 consécration de la cathédrale, en présence de 6 évêques et de 200 prêtres. Plus de 10 000 pèlerins venus de France, de Belgique, d’Angleterre. Même le Times à Londres consacra quelques colonnes à la une, pour cet événement.

 

Notre Dame du Grand Retour : Il s’agit du Grand Retour des prisonniers de guerre. C’est un grand mouvement de prière et de pénitence, suscité de paroisse en paroisse par le passage de 4 statues de Notre Dame de Boulogne entre 1943 et 1946. Aux étapes de ces 120 000 km parcourus, chaque église et son village accueillaient une statue. Il y eut ainsi 16 000 églises ou chapelles visitées. Les gens se rassemblaient en foule pour prier pour le retour des prisonniers (1 000 000 de français étaient retenus en Allemagne), pour le retour de la paix, de la liberté et de la foi. La statue était traînée à pieds, sur une petite charrette. Il y avait une très grande ferveur. Parties de 4 coins de la France dès 1942, les 4 statues se rejoignirent en 1946 au stade de Colombes, puis reprirent la route.

Le Char du " Grand Retour "
reprend la route.

En 2004, aux Pèlerinages diocésains de juin et d’août, une " Visitation " de Notre Dame de Boulogne à Lourdes.

Monseigneur Jacques PERRIER, Evêque de Tarbes et Lourdes, invité par notre Evêque, Monseigneur Jean-Paul JAEGER, a présidé la GRANDE PROCESSION de NOTRE DAME de BOULOGNE, en août 2003. A la fin de la Messe de clôture, il a exprimé le désir que les Boulonnais viennent en Pèlerinage Diocésain, à Lourdes, en 2004, avec la Statue de Notre Dame du Grand Retour, qui fit le tour de France, de 1943 à 1948.

Ainsi, le Char du Grand Retour était à Lourdes, durant le Pèlerinage Diocésain du 21 au 28 juin avec les Aînés et durant celui du 4 au 11 août avec les Jeunes.

Un convoi exceptionnel a été organisé pour le "Char du Grand Retour", accompagné d’une cinquantaine de Pèlerins, avec les Dames de la Marine et des Marins. 

Deux Haltes ont eu lieu : la 1ère à Boulogne-Billancourt et la 2ème au Puy-en-Velay.

Pour le retour,

Deux Haltes :  la 1ère à Rocamadour et la 2ème à Chartres.

L'esprit du "GRAND RETOUR", de 1943 à 1948, c'était la "RECONCILIATION ENTRE LES PEUPLES". Ce thème s’accorde bien avec celui de Lourdes 2004 : " La Grotte … n’est-elle pas la Paix où nous pouvons nous abriter, … le Rocher, la Fraternité qui en est la fondation ! " On peut toujours vivre notre Pèlerinage dans le même esprit, en 2004 : "Avec Marie, Mère du Christ et Mère des Hommes, sur des Chemins de Réconciliation."

Abbé Claude Westelynck
Doyen de Boulogne sur Mer jusqu'en août 2006

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La crypte et le trésor

 

La crypte de Notre Dame est le site le plus singulier et le plus insolite de Boulogne. Elle mesure près de 128 m de long. On y retrouve le différentes parties de l’édifice supérieur. On remarquera particulièrement la crypte romane avec ses piles au décor polychrome.

Aménagée dans une galerie de cette crypte en 1980, la salle du trésor abrite une collection très diversifiée de pièces religieuses provenant d’Églises du boulonnais (du XIVè au XIXè siècles).

 

                        

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      Les Cloches Muettes de Notre Dame

Le mardi 17 juillet 2001, 
les 8 cloches de la Basilique ont quitté leurs clochetons...

" Des battants et des poulies rongées à cœur par la rouille, des fers de fixation en état d’oxydation, des supports de cloche et des brides de suspension en état de décomposition, une charpente de bois pourrie… la cloche supérieure du clocheton Nord menaçant de basculer et de tomber sur le Parvis… ", voilà le triste bilan que Dominique et Bernard Paschal ont effectué, avant d’entreprendre la lourde tâche de descendre les 8 cloches fondues à Angers par Guillaume Besson, entre 1854 et 1871.

 

Après un gros travail de préparation et de mise en sécurité, les 8 cloches, dont le poids varie de 2,2 tonnes à 250 kilos, ont été descendues sur le Parvis, puis nettoyées.

 

Bénies le 16 juillet, elles ont été remontées le 18 juillet 2007

 
Côté gauche du portail
Notre Dame (Bourdon)  posée le 13 août 1854

2185 kg

 note

UT grave
St Maxime posée en 1870 

900 kg

MI
St Benoît Labre posée en 1870 

525 kg

SOL
St Benoît Agathon posée le 13 août 1854

250 kg

SI aigu

poids total

3860 kg

                                                                      

Côté droit du portail
Immaculée Conception posée le 30 août 1857

 1400 kg

note 

St Joseph posée en 1870

 775 kg

FA
Notre Dame de l’Espérance posée le 26 août 1856

375 kg

LA
Ste Ide posée en 1870 

315 kg

UT

poids total

 2865 kg

                      

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